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BALLADES AVEC FREEDOM RADIO

Mon séjour à la Réunion aura été quelque peu perturbé par la météo. C’est le risque du voyage ! Il faut faire avec. J’aurais souhaité passer encore plus de temps dans les cirques. OK, j’ai pu visiter assez largement MAFATE. Je ne me suis pas rendu à Cilaos : trop de risque de ne pas pouvoir rentrer après m’y être rendu avec les éboulements et blocages de route. Mais grâce à Freedom Radio, vous savez tout ce qui se passe sur les routes… ou ailleurs (petit topo en fin d’article !) !

Hell-Bourg et le Cirque de Salazie

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Eglise de Salazie

En revanche, je me suis rendu à deux reprises dans celui de Salazie, avec la visite du petit village de Hell-Bourg et de son musée de la musique. Hell-Bourg, aux accents bien créoles, est le point de départ de nombreuses randonnées dans Salazie. C’est aussi un des points de départ pour le Piton des Neige. Pendant mon séjour, un homme a d’ailleurs disparu sur ce chemin. En même temps, il était parti randonner au plus fort du cyclone ! Donc moi, je me suis arrêté dans le village avec une petite ballade à pieds afin d’avoir un aperçu sur les cases créoles et sur les montagnes et vallées alentours. Hell-Bourg a le label Plus beau village de France ! Ca a également été l’occasion de boire une petite bière avec des Lorientais de passage Christophe et Marine. A Hell-Bourg, il est également possible de visiter le musée de la musique de l’océan Indien. Ce musée m’a laissé sur ma faim, non pas qu’il soit mal fait ou mal conçu… mais pour la faible place consacrée aux musiques réunionnaises. La musique malgache ou indienne est intéressante mais nous sommes à la Réunion, non ?

 

Les plages de l’Ouest

On dit souvent que la Réunion n’est pas fameuse pour ses plages. Ce n’est pas rai. Elle dispose de très belles plages, peut-être pas comme d’autres îles voisines. A l’ouest, il est possible de nager dans le lagon, de voir quelques poissons de Némo. Je me suis baigné à la plage de l’Ermitage . C’est quand même bien agréable, sous cette chaleur. Plus au sud, j’ai voulu aller à la plage de l’Etang Salé. Heureusement que Freedom Radio était là ! L’eau venait d’être évacuée car un nageur avait vu un requin bouledogue ! Vrai ou faux, on ne le saura pas, mais on ne rigole pas avec ces requins …

Et puis, le petit apéro coucher de soleil à la Bodega à la Saline… Ca a de la gueule ! N’est-ce pas Elodie ?

Le musée de Villèle

Un peu sur les hauteurs, le musée de Villèle est excellent pour comprendre un passé peu glorieux de l’histoire française et réunionnaise : l’esclavage. Le guide Patrick, haut en couleur, nous a fait une visite d’une heure et demie, avec explications biens détaillées. C’est en fait l’ancienne demeure de Madame Desbassayns, propriétaire terrien et esclavagiste. En soit, la demeure n’a rien d’exceptionnelle au niveau architecture mais la qualité mais la qualité du guide en fait une visite à prix modique super intéressante !

St Pierre, le Sud et la Saga du Rhum !

J’ai pu faire un tour à St Pierre, et à son marché du samedi matin. Ca sent bon la vanille, les jus de fruits frais sont juste une tuerie. Et puis, la petite ballade à la plage derrière est bien sympa aussi. J’ai continué mon petit tour dans le sud par la visite du musée La Saga du Rhum. L’entrée n’est pas donnée. La visite qui s’en suit est quand même très bien, avec la petite dégustation qui va bien à la fin !

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La route des Laves !

Pas de bol pour voir les coulées de laves sur le Piton, le temps est hyper chargé. J’aurai juste pu voir la petite église de Notre Dame des Laves de Sainte Rose, épargné par la lave même si cette dernière l’a complètement entourée. Allez, ce n’est pas bien grave, ce n’est pas comme si je n’avais pu ces coulées du haut du volcan !

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Pour se guider à la Réunion : Radio Freedom

Cette radio, c’est juste l’allu !!! Ne critiquez pas Radio Freedom devant un Réunionnais ! Que diable… A Radio Freedom, c’est libre antenne. Ca veut dire qu’on sait tout avant les pompiers (en cas d’accident, en appelle freedom avant les pompiers), avant les gendarmes (en cas de disparition d’une personne, on appelle Freedom avant les gendarmes). S’il pleut et que vous vous faites éclaboussez par une voiture qui passe dans la rue, et bien on appelle Freedom ! Francky vous écoute… Il ne vous répond pas car il n’y a pas de réponse à donner. Il dit « Ah bon !!! ». A 20H00 le soir, c’est Chaleurs Tropicales : on appelle pour trouver l’Amour ! C’est assez drôle quand même… Point positif : vous savez tout sur les embouteillages, sur les blocages de routes en cas d’intempéries.

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VACANCES EN TOUR DU MONDE

Allez, je suis un peu en vacances, ici, à la Réunion… Je vous entends d’ici !

– « En vacances, euh , ça fait 7 mois que tu y es… »

C’est un peu vrai mais pas tout à fait… En vacances, tu te laisses aller, tu profites de ton bel hôtel, tu fais quelques excursions, tu réalises ton programme de 15 jours que tu as préparé depuis plusieurs mois.

Sur du voyage au long court, c’est quand même bien différent. Tu n’as pas le même budget qu’en vacances ou alors tu tiens deux mois tout au plus, tu ne dors pas dans ta belle chambre vue sur mer (quoi que… c’est arrivé). Tu as un budget de 30 euros par jour tout compris avec économie obligatoire sur la bouffe (l’Amérique du Sud est cool pour ça, car tu manges pour 2-3 euros., ou moins encore… avec risque éventuel de turista mais ça, c’est le jeu !). Les hôtels, ou les hostels, sont en général d’un confort minimaliste, avec lit en dortoir et eau chaude aléatoire … ou pas car il n’y en a pas. Donc, en journée, on n’y reste pas et on trouve toujours quelques chose à faire… On ne s’arrête jamais en fait !

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Les transports, c’est en général le bus… avec des niveaux très disparates (les moins : Guatemala, à 80 dans un bus pour 20 places + les poules + les marchandises … les plus : Pérou… on a l’impression de prendre l’avion , avec un confort +++, de la place pour étaler les pieds), avec toujours le radar vigilance activé dans n’importe quelle situation !

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Les bus servent également souvent de dortoir ! Ben oui : tu voyages dans ton hostel… économique.

Dans tous les pays traversés, le programme est sans cesse chamboulé par la météo, les nouveaux plans que t’ont filés des gens croisés en chemin, le bus en retard… Et c’est ce qui fait le charme au fond d’un tel voyage ! Enfin, c’est parfois aussi de l’appréhension : l’appréhension d’arriver seul dans des villes où on t’as dit de ne pas te balader après 18h00, sauf que ton bus est en retard, qu’il est 21h00, que t’as oublié de télécharger ta carte pour aller à ton hébergement, que le chauffeur de taxi essaie de t’arnaquer, et qu’au final tu fais ce qu’il ne faut pas faire en allant tout seul avec ton sac à pied à travers la ville jusqu’à ton hôtel …

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Donc je ne vais pas vous le cacher, j’étais bien content de me « poser » à la Réunion. Imaginez : il y a quelqu’un qui m’attend à l’aéroport, une tête connue ! C’est mon cousin Gwéno. Avec Mag, sa femme, ils m’ont même libéré la chambre d’une des filles… Là, c’est trop le luxe ! Y’a même une machine à laver, du PQ dans les toilettes ! Si je vous jure… Je ne parle pas de la piscine bien entendu, ni de la superbe vue sur la mer de la maison … Les vacances !!!

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La joyeuse troupe ! Quel accueil !!!

Le première semaine, je n’ai pas fait grand chose, seulement une randonnée de deux jours (une cinquantaine de km quand même). Ensuite, durant le week-end, le cyclone  Dumazile est passé à moins de 200 km des cotes, nous empêchant de sortir… sauf pour le repas chez le vice-procureur et la vice-présidente du tribunal de Saint Denis, des gens bien pompeux, comme leur titre l’indique… mais nan, je déconne ! C’est même carrément l’inverse. Ensuite, j’aurais quand même bien crapahuté. Mais, globalement j’aurais bien profité de mon séjour ici, différemment d’ailleurs, c’est certain ! Rythme plus à la cool … Et ça fait du bien aussi !

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Les vacances en tour du monde … Le cadre s’y prête bien …

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LE PITON DE LA FOURNAISE

J’aurais bien pu intituler cet article « J’ai marché sur Mars ! ». J’ai conservé l’authentique car le terme mythique de Piton de la Fournaise m’emporte ! J’avais vu des irruptions de la Bête à la TV car il s’agit bien d’un des volcans les plus actifs actuellement (dernière éruption en juillet 2017).

La veille de  l’ascension, j’ai rejoint le gîte au pieds du volcan. Evidemment je suis arrivé trop tard pour le repas du soir. C’est dommage, car l’ambiance dans ces gîtes est généralement très sympa, propice aux belles rencontres. On m’a tout de même préparé un sandwich avant que je ne rejoigne mon dortoir à 21H30. Et là, shut… tout le monde dort. Et oui, pour les plus téméraires, c’est un départ à 3H00 pour aller admirer le lever du soleil du haut du volcan, sur l’Océan Indien. Pour moi, ça sera réveil à 3H45 ! L’avantage de dormir en gîte, c’est que le lendemain on ne peut pas de se débiner !

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Très honnêtement, je m’attendais à pire ascension. Les conditions sont relativement bonnes. Il fait beau, le vent fait parfois vaciller. On m’avais parler d’un terrain difficile. Là encore, c’est une ascension sur des pierres, mais ce n’est pas du sable volcanique comme j’avais pu le voir sur le volcan Acatanengo  au Guatemala. Je crois que l’ascension est programmée normalement en trois heures. J’ais mis deux petites heures pour monter. Ca va ! Vu  que je suis encore parti un peu tard, je n’ai pas vu le levée du soleil au sommet mais sur la crête, ce qui est très bien aussi.

Les volcans m’impressionnent toujours autant. Le piton n’est pas actuellement en forte activité, quoi que les sismologue parlent d’un regain d’activité. Le cratère du Piton de la Fournaise est juste impressionnant, avec les fumeroles au fond du cratère. De là-haut, on se croirait sur Mars, avec plein de petits cratères, des paysages mêlant roches rouges et brunes, sans végétation. Les coulées de lave des précédentes éruptions sot comme des dessins sur les flancs du volcan et se jettent littéralement dans l’Océan Indien, tout en bas. Encore du Grand Art, de la part de Dame Nature ! En redescendant, j’observe les cavités crées par la lave. Il y a beaucoup plus de monde à monter vers 7H00 qu’à 4H00 du matin. Bande de fainéants … Nan mais ohhh !!!!

A 9H00, j’ai fini mon tour ! Je prends le temps donc de m’arrêter à la Cité du Volcan, petit musée très bien fait sur l’activité volcanique sur l’Ile de la Réunion.

Vous l’avez compris, l’ascension du Volcan (comme on dit ici) est bien un incontournable de l’Ile de la Réunion !

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MAFATE SOUS TOUTES LES COULEURS

La galère ce début d’année à la Réunion ! Il a beaucoup plu… et il continue de pleuvoir. Imaginez, à certains endroits, le cumul des précipitations a déjà atteint 3 000 mm en deux mois et demi. A titre de comparaison, Brest c’est plutôt 1 100 à 1 200 mm sur l’année. Et ici, les terrains ne sont pas stables, engendrant des éboulis permanents, coupant les routes et isolant les populations pendant parfois plusieurs jours. Pas grave ! j’ai appris pendant le voyage que quelque soit le temps, un pays a plein de chose à offrir… peut-être pas ce qu’on avait prévu… et alors…

Pour commencer, je voudrais repréciser ce qu’est un cirque… car sans ça, comprendre les activités à la réunion est un peu compromis. La Réunion est un île récente à l’échelle géologique, issue de deux volcans à l’origine qui ont créé deux îles qui se sont regroupées. La pluie, l’érosion a conduit à des effondrements de cratères, qui ont créés des cirques, aux reliefs escarpés. Les types de  végétations sont très différents suivant l’orientation, l’altitude. Les sommets « accrochent » littéralement les nuages, ce qui fait que d’une vallée à l’autre, la météo peut être radicalement différente, ce qui rend bien entendu difficile toute prévision pour les randonnées.

LE CIRQUE DE MAFATE

J’en ai fait les frais, lors de ma première randonnée. J’ai jeté mon dévolu sur le site de La Roche Ecrite. Ce sommet culmine à 2276 mètres, dominant le Cirque de Mafate et de Salazie. J’ai effectué la montée en deux jours. Le premier jour, départ de Saint Denis pour rejoindre le Gîte de la Roche Ecrite, situé à encore deux heure de marche du sommet. Le premier jour, c’est près de 1800 mètres de dénivelé positif ! Sur la première partie en forêt, jusqu’au Brulé, les fous de la diagonales me doublent, enfilant les montées en courant en guise d’entraînement (pour ceux qui ne connaissent pas, la Diagonales des Fous est un trail de 160 km qui traverse l’Ile de la Réunion, avec 10 000 mètres de dénivelé positif ! Mon cousin a fait la Bourbon, la course qui ne fait « que » 110 km…).

Du Brûlé au gîte, en passant par Mamode Camp, j’espère observé ce petit oiseau endémique le Tuit Tuit… il ne reste que quelques couples J’aurais la chance d’en voir un ! Enfin, je crois…

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Les sentier glisse et je me dit qu’il est plus que temps que j’abandonne mes chaussures qui voyagent avec moi depuis le début mais qui n’ont plus de crampons sous les semelles… snif… Les conditions sont quand même très moyennes… La preuve : je suis seule sur le sentier et serai le seul occupant du gîte.

L’objectif pour le lendemain est le levé du soleil sur la Roche Ecrite, avec un réveil à 4H00 afin d’atteindre le sommet à 6H00. A 4H00, on voit la lune, les étoiles brillent, le ciel est dégagé… P… je vais me régaler là-haut… à 5H00, il y a des nuages qui arrivent : « ça va être encore plus beau avec le levé de soleil, avec ces quelques nuages qui agrémenteront la vue ». A 5h30, je suis dans un fucking fog (brouilard), on ne voit rien si ce n’est les quelques coup de peintures au sol indiquant le chemin. Bon, je continue, ça va bien finir par se lever car normalement, le ciel est censé se boucher plus tard ! Non… Ce n’est pas pour aujourd’hui. Arrivé au sommet, je ne vois absolument rien, j’ai froid (vu le temps au départ, je ne me suis pas couvert ! quelle andouille…). C’est toujours un peu frustrant mais je me rassure en me disant que des compagnons de voyage n’ont pas pu voir le Machu Pichu ou encore la Montagne des 7 couleurs après une rando jusqu’à 5200 mètres. Pour l’instant, j’ai toujours eu de la veine… Pas là… Ca fait partie du jeu …

Au retour vers 8H00, je croise des trailers qui viennent de l’autre côté « Dos d’Ane ». Il paraît que la vue est dégagée pour le coup. C’est parti pour un relief où ça monte et ça descend, passant par des forêts, des crêtes avec une superbe vue sur le cirque de Mafate que je peux apprécier pour la première fois. C’est la Grande Classe de la nature. De ces crêtes vertigineuses, on a une vue de fou sur cette vallée toute verte, avec des cascades dans le fond, de petits chemins qu’on devine parfois et qui permettent d’accéder à pieds aux quelques villages. En face, le Grand Bénare ! Il paraît qu’on y accède assez facilement… Ca sera ma prochaine destination pour apprécier Mafate d’un autre angle.

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Le Grand Bénare… Facilement, facilement… je veux bien moi. De loin ça paraît plat… de près c’est une autre histoire. D’abord, c’est encore un réveil à 4h du matin pour aller au lever du soleil à Maïdo. Finalement, je trainerai un peu et arriverai juste après le lever du soleil… Mais ce n’est pas grave, c’était beau quand même ! S’en suit la remontée de la crête. Heureusement qu’on a de beaux points de vue, car je dois dire que la montée est assez monotone, répétitive et creuvante. Il n’y a que des roches volcaniques et les genoux en prennent un coup. J’ai rencontré un couple métropolitain, récemment installé ici, avec qui j’ai fait la montée. Ca passe plus vite. L’arrivée au somme est somptueuse avec d’un côté une vue extra sur le cirque de Mafate, de l’autre un bel aperçu du Cirque de Cilaos. Vincent, le gars rencontré, m’explique les possibilités de circuit dans Mafate. Ca fait envie, d’aller explorer ce Cirque de l’intérieur.

 

Ca ne sera pas pour aujourd’hui, car je ne sais pas pourquoi, j’ai eu envie de continuer ma marche cette fois vers le Petit Bénare. Le chemin longe l’une des Crètes du Cirque de Cilaos cette fois. C’est moins impressionnant, mais ça reste très haut sur mon échelle de « Beau ». Au final, j’ai marché 32 km sur cette journée, pris quelques coups de soleils, malgré la crème indice 50. Et j’ai eu une superbe vue sur la Roche Ecrite, que je n’avais pas vu d’en haut …

Pour en finir avec Mafate, j’ai eu envie d’aller dedans, tout en bas ! C’est donc partie pour une rando de deux jours avec nuit en gîte. Soyons clair ! J’en ai pris plein la vue… Que c’est beau ! Et pour le coup, c’est de la vraie rando avec traversée des rivière à gué, eau jusqu’aux cuissent, tout type de terrain et de relief… des paysages à couper le souffle avec une mention spéciale pour le site des trois roches… simplement féérique. Allez, on se le fait en photo ?

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JO’BURG, COTE PRATIQUE

Je parle rarement de ce qui est habituellement bien expliqué dans les guides. Cette fois, j’ai eu beaucoup plus de difficultés à trouver des informations sur la ville. D’autre part, le fait d’être resté une semaine permet un certain recul sur la ville.

De l’aéroport au centre ville

  • Si vous êtes seul, prenez le Gautrain ! En moins d’une demi-heure, vous serez au centre ville dans un train hyper rapide, propre et sécurisé… 160 rands + la carte
  • En groupe, Uber est le plus intéressant
  • Les bus ? J’ai cherché et je n’ai pas trouvé

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Ou loger ?

  • J’ai logé a dans le quartier de Braamfountain, à Once In Joburg. C’est un quartier étudiant, en cours de rénovation avec de bons pubs et autres endroits où sortir dont le fameux Orbit et ses concerts de jazz. Les prix varient beaucoup dans cet hôtel. Réservez sur Agoda ! Les dortoirs sont pour 4 personnes avec une super literie digne d’un trois étoiles, sérieusement). Une salle de bain par chambre
  • Dans le quartier de Maboneng avec l’hôtel Curiocity. Ça bouge bien dans cet hôtel et ils organisent pas mal de choses dont des visites du centre, de Soweto. Je n’ai pas vu les chambres mais ça a l’air pas mal (moins biens que Once in Joburg, dixit un colocataire de chambre). Le quartier est top avec pleins de lieux sympa pour sortir.

 

Comment aller d’un lieu à l’autre ?

  • Joburg n’est pas une ville piétonne. De la prudence s’impose. Il ne n’est rien arrivé mais sachez qu’il y a des gens partout pour profitez d’une éventuelle faiblesse. Un gars rencontré à l’hôtel s’est fait tiré sa carte bancaire dans une rue hyper fréquentée, malgré la queue au distributeur ! Le système est bien rodé !
  • Donc Uber : ce n’est pas cher, mais ça nécessite une connexion. Et mis bout à bout, ça peut représenter une certaine somme. Les taxis ? Je n’ai pas testé mais ils ne sont pas si nombreux.
  • Le Gautrain : pourquoi pas pour accéder à certains quartiers comme Mandela Square. Ce n’est pas très cher, très sur et très rapide
  • Le bus rouge : définitivement la meilleure solution si vous restez deux jours à Joburg. Le prix est raisonnable, plus économique qu’Uber avec les explications qui vont avec (plutôt pas mal d’ailleurs). À refaire, j’aurais pris l’extension Soweto avec eux également). Possibilité donc de descendre à plusieurs « incontournables » comme le musée de l’apartheid, constitution Hill…

Combien de temps à Joburg ?

  • J’ai tenté le une semaine. C’est long quand tout le monde vous dit «n’allez pas la seul, c’est top dangereux ». Je ne sais pas si c’est vrai et tant mieux ! Mais en tout cas, un blanc dans le centre ville de Jo’burg est « repère ». Vous êtes donc forcément un touriste… en même temps, j’ai rencontré des gens qui partaient se balader avec sac à dos et appareil photo de compet’… no comment !
  • Deux ou trois jours c’est pas mal. Vous avez le temps d’appréhender la ville, les musées, Soweto, quelques à quartiers sympa. Dans ce cas, il ne faut pas hésitez et prendre le réseau de bus rouge pour se déplacer en toute sécurité.

 

Où sortir ?

  • Un immanquable selon mois : le Orbit à Braamfountain et ses concerts de jazz. Le lieu est top, toujours dans ce style industriel. Les concert excellents… j’en ai fait deux
  • Dans le quartier de Maboneng : pour y passer une soirée et passer d’un bar à l’autre…. Ou le dimanche matin pour le brunch ! C’est très tendance…
  • À Malville : on n’en a parlé mais je n’y suis pas allé

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Les incontournables

  • Le musée de l’apartheid : compter une demi journée pour la visite
  • Soweto : peut être fait dans la même journée que le musée de l’apartheid, le départ pour le township se faisant près du musée
  • Constitution Hill : compter trois heures de visite également
  • Un tour au marché de Neighborhood le samedi matin : un endroit où se mixent les blancs et les blacks… mais d’un certain niveau social… le DJ est au platine en terrasse le samedi midi. On peu y manger de tout, y boire de tout… le pompon étant d’acheter sa bouteille de champagne et de se balader avec le seau ! Si, si !
  • Le quartier de Maboneng : le dimanche matin si vous pouvez. Là encore, les bobo s’y retrouvent. Artisanat local, possibilité de manger de tout. Ce quartier réové, aux accents industriel est mon quartier préféré à Joburg
  • Le Square Nelson Mandela et son impressionnante statut. Et puis, voir le décalage entre le centre ville et ce quartier chic situé seulement 15 min en Gautrain !

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Il faut un minimum de temps pour appréhender cette ville du particulière. Mais il ne faut surtout pas la fuite. Essayer de la comprendre ne peut que vous enrichir personnellement !

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JO’BURG, LE POIDS DOULOUREUX DE L’APARTHEID

Il faut l’admettre, cette ville interpelle, parfois douloureusement. Je loge en centre ville, quartier de Braamfountain… mais ils sont ou les blancs ? Au bout du quatrième jour, je n’avais toujours pas vu de blanc sud-africain ! Si… une seule de Capetown de passage à l’hôtel. L’apartheid est  pourtant terminé depuis belle lurette ! Tentatives d’explications…

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Les bons musées ont souvent ce mérite, celui de faire comprendre ce passé, qui rend ce présent si troublant ! Le musée de Constitution Hill est situé non loin de l’hôtel… mais il est conseillé d’y aller en Uber, toujours pour raison de sécurité (à pieds, ça le fait toujours avec les règles d’usage) ! Lr musée abrite une des anciennes prisons de Jo’burg. Il est plutôt bien fait. On peut y visiter le quartier des femmes, avec des vidéos assez poignantes sur les raisons des incarcérations et les conditions de vie (évidemment, toutes ces femmes étaient noires). Pour beaucoup de femmes, elles étaient embarqués car elles n’avaient pas de Pass sur elles (carte d’identité mentionnant entre autre la race…). Ça rappelle d’autres sombres histoires. Winnie Mandela (seconde femme de Nelson) a été incarcérée ici d’ailleurs. Tout comme son mari, Nelson… on peut d’ailleurs y visiter sa grande cellule d’isolement, paradoxalement très bien pourvue (bureau…). Toute une autre partie est consacrée aux deux plus célèbres prisons détenus ici : Nelson Mandela bien sûr mais également Ghandi ! Jeune avocat, il est venu s’installer ici. Il a commencé à initier des rebellions pacifiques après s’être vu refuser un siège dans un bus à cause de la couleur de sa peau. C’était bien avant Nelson Mandela, bien avant l’indépendance de l’Inde ! Enfin Constitution Hill abrite également le palais de la Constitution, cette dernière fut établie en 1995. C’est très récent. Pour la petite histoire, outre tous les droits fondamentaux, elle reconnait 11 langues « nationales » !

Cette première étape est assez poignantes. C’est un site qui vaut vraiment le coup et qui mérite de passer un peu de temps.

 

Toujours pour comprendre, j’ai visité le quartier (ou plutôt la banlieue) de Soweto située au sud de la ville. C’est une étape incontournable de Jo’burg. C’est ce qu’on appelle un Township. Ce quartier est peuplé uniquement de noirs (qui qu’il paraît que des blancs viennent s’y installer, pas partout évidemment). Certains quartiers sont terriblement pauvres et sont à mettre au même niveau que le bidonville de Dharavi, que j’ai visité à Bombay il y a quelques années. On s’y est arrêté, ça fait toujours un peu voyeur, je sais. Maintenant, ces tours font vivre quelques personnes de ces communautés et permettent une certaine prise de conscience. Ces quartiers pauvres sont peuplés de travailleurs, pour beaucoup illégaux, venant de pays voisins… mais pas que. Pas mal de programmes sont en place dont beaucoup de programmes privés pour les écoles notamment.

À l’origine, c’était beaucoup de travailleurs de campagnes qui venaient pour travailler dans les mines d’or environnantes. D’autres quartiers de Soweto sont devenus des banlieues qu’on pourraient quasiment qualifier de normales (comme par exemple la rue où se trouvent les demeures de deux prix Nobels : Mandela et Desmond Tutu). Enfin, Soweto est un quartier où des émeutes étudiantes ont pris une grande ampleur : en 1976, des manifestations pour protester contre l’éducation en langue Africaner ont vu l’intervention de la police (manifestation à priori anodine), faisant des centaines de morts, dont Hector Pieterson, enfant de 13 ans. Une photo prise par un journaliste où on voit l’enfant porté par un camarade, fera le tour du monde, agitera les consciences et provoquera un embargo sur le pays, des interdictions de manifestations sportives comme la participation aux JO pour l’Afrique du Sud.

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Et enfin, la visite du musée de l’apartheid est un incontournable. Ce musée est hyper riche. On peut y passer des heures si on veut ! C’est par contre beaucoup de lecture. Et on termine la visite par une salle dédiée à… vous l’aurez deviné… Nelson Mandela ! Le musée nous explique comment L’apartheid a été instauré. D’ailleurs on est vite dans le vif du sujet ! A il y a deux entrées : une pour les blancs et une pour les noirs (je vous rassure… on peut prendre celle qu’on veut !).

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Tout y est décrit… les lois qui ont du être établies après que cette ségrégation blanc/noir ait été établie, les conditions de vie déplorable des noirs, les différences de traitements… jusqu’aux manifestations, les boycotts qui ont vu la fin de l’apartheid et l’arrivé au pouvoir de Mandela…. Les négociations troublées par des attentats… Bref, une vraie leçon d’histoire, de non humanisme puis d’humanisme…

Et pourtant… 25 ans après… force est de constater que le mélanges blancs/noirs dans cette ville de Jo’burg a encore du mal à se faire. Les noirs peuvent accéder aux mêmes endroits que les blancs, ils ont les mêmes droits. Ils ont même investi le centre ville… engendrant le départ de blancs vers de nouvelles banlieues comme Sandton. Les entreprises ont suivies. Aujourd’hui, d’anciens hôtels, d’anciennes banques du centre ville de Jo’Burg sont abandonnés et squattés, devenant même des zones de non droit la nuit tombée.

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Vestiges des mines d’or : c’est l’origine de la ville !

C’est hyper étonnant. Certains quartiers s’en sont sortis par des programmes de rénovation menés sur fonds privés. C’est le cas de Maboneng par exemple. Mais il y encore du boulot… beaucoup de boulot ! Et à quelques kilomètres, le quartier chic de Sandton avec ses hôtels de luxe, des casinos, ses centres commerciaux géants, les belles maisons…

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Bref, tout un paradoxe lié à une histoire douloureuse, avec des cicatrices encore ouvertes !

(Il s’agi ici d’un avis personnel suite aux différentes visites. Il y a sans doute des imprécisions, peut-être des interprétations « maladroites ». Si c’est le cas, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour compléter mes propos).

Publié dans AFRIQUE DU SUD

PREMIERS PAS A JO’BURG

Bienvenues à Johannesburg. Pour les locaux, c’est Jo’Burg, pour les intimes, c’est Josy !
« Hey, faut pas aller là-bas, c’est dangereux ! ». Longtemps, cette ville a figuré dans le peu glorieux Top Ten des villes les plus dangereuses au monde. D’année en année, elle recule dans le classement. Ce n’est quand même pas la panacée. On ne se promène pas dans les rues sans précaution. Il y a des règles d’usage, des rues qu’on ne doit pas prendre, même de jour, ceci parfois à quelques centaines de mètres de quartiers dits « surs ». Ici, un conducteur qui se sent en insécurité peut griller le feu rouge. Pour aller d’un quartier à un autre, on appelle Uber !
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J’ai mis un peu de temps à m’y faire, à JO’BURG. Le jetlag et la fatique n’aident pas. Mon hôtel, top design, est situé dans le centre. A ma grande surprise, je n’ai vu que peu de blancs dans les environs (en trois jours, je n’ai parlé qu’à des noirs… Les blancs, je ne les ai pas vus). L’apartheid est terminé, ce n’est pas pour autant que les gens se mélangent. Les blancs vivent souvent en périphérie ou dans des quartiers quasi fortifiés. Mon quartier est correct ce qui veut dire : « en journée, tu ne crains pas trop, le soir, tu ne sors pas seul et tu te fais accompagner si tu veux retirer de l’argent ». Les gens de l’hôtel sont à ce titre soir avenants et toujours prêts à aider si nécessaire. Des soirées communes sont organisées régulièrement, ce qui permet d’aller dans des lieux où il aurait été impossible d’aller seul. J’ai fait une soirée au sommet d’une tour, jadis infréquentable mais aujourd’hui abordable avec ce genre d’organisation.
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Et puis petit à petit, on s’y fait ! En face de l’hôtel, côté « safe », il y a un café concert au top, assez orienté jazz, musique africaine actuelle : The Orbit. Le petit marché de Neighbourgood est situé tout près de l’hôtel. Il a lieu le samedi matin … dans ce quartier noir. Et pourtant, les blancs s’y pressent. Ca fait même carrément le marché bobo de la ville. On y mange de tout (cuisines du monde), à l’étage, ça fait bon genre de se promener avec son seau à champagne à midi. Quelques « noirs huppés » s’en mêlent.

Tiens, il y en a un qu’on voit souvent ici :
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Un peu plus loin, dans le quartier de Maboneng, on retrouve la même clientèle, cette fois le dimanche. J’ai adoré le quartier. C’est un ancien quartier industriel rénové, là encore pour clientèle bobo, il faut le dire. Mais on y mange de tout : des crêpes ou de la cuisine éthiopienne… Vraiment, ça vaut le détour. A ce titre, il y a une très belle auberge dans le coin : Curiocity, avec qui j’ai fait le tour de Soweto. Ce quartier, ce sont des bâtiments industriels rénovés esprit Loft avec beaucoup de goût !


Je crois donc que cette ville se mérite. Il faut y prendre le temps. Après quelques jours :
– les cicatrices de l’apartheid ne sont pas encore complètement refermées. J’y reviendrai dans un prochain article
– les blancs ont désertés bon nombre de quartiers du centre ville. Des programmes urbains audacieux permettent tout de même un peu de mixité (Maboneng…)
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Et puis petit à petit, on s’y fait ! En face de l’hôtel, côté « safe », il y a un café concert au top, assez orienté jazz, musique africaine actuelle : The Orbit. Le petit marché de Neighbourgood est situé tout près de l’hôtel. Il a lieu le samedi matin … dans ce quartier noir. Et pourtant, les blancs s’y pressent. Ca fait même carrément le marché bobo de la ville. On y mange de tout (cuisines du monde), à l’étage, ça fait bon genre de se promener avec son seau à champagne à midi. Quelques « noirs huppés » s’en mêlent.

Tiens, il y en a un qu’on voit souvent ici :
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Un peu plus loin, dans le quartier de Maboneng, on retrouve la même clientèle, cette fois le dimanche. J’ai adoré le quartier. C’est un ancien quartier industriel rénové, là encore pour clientèle bobo, il faut le dire. Mais on y mange de tout : des crêpes ou de la cuisine éthiopienne… Vraiment, ça vaut le détour. A ce titre, il y a une très belle auberge dans le coin : Curiocity, avec qui j’ai fait le tour de Soweto. Ce quartier, ce sont des bâtiments industriels rénovés esprit Loft avec beaucoup de goût !


Je crois donc que cette ville se mérite. Il faut y prendre le temps. Après quelques jours :
– les cicatrices de l’apartheid ne sont pas encore complètement refermées. J’y reviendrai dans un prochain article
– les blancs ont désertés bon nombre de quartiers du centre ville. Des programmes urbains audacieux permettent tout de même un peu de mixité (Maboneng…)
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Je crois donc que cette ville se mérite. Il faut y prendre le temps. Après quelques jours :
– les cicatrices de l’apartheid ne sont pas encore complètement refermées. J’y reviendrai dans un prochain article
– les blancs ont désertés bon nombre de quartiers du centre ville. Des programmes urbains audacieux permettent tout de même un peu de mixité (Maboneng…)
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J’ai mis un peu de temps à m’y faire, à JO’BURG. Le jetlag et la fatique n’aident pas. Mon hôtel, top design, est situé dans le centre. A ma grande surprise, je n’ai vu que peu de blancs dans les environs (en trois jours, je n’ai parlé qu’à des noirs… Les blancs, je ne les ai pas vus). L’apartheid est terminé, ce n’est pas pour autant que les gens se mélangent. Les blancs vivent souvent en périphérie ou dans des quartiers quasi fortifiés. Mon quartier est correct ce qui veut dire : « en journée, tu ne crains pas trop, le soir, tu ne sors pas seul et tu te fais accompagner si tu veux retirer de l’argent ». Les gens de l’hôtel sont à ce titre soir avenants et toujours prêts à aider si nécessaire. Des soirées communes sont organisées régulièrement, ce qui permet d’aller dans des lieux où il aurait été impossible d’aller seul. J’ai fait une soirée au sommet d’une tour, jadis infréquentable mais aujourd’hui abordable avec ce genre d’organisation.
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Et puis petit à petit, on s’y fait ! En face de l’hôtel, côté « safe », il y a un café concert au top, assez orienté jazz, musique africaine actuelle : The Orbit. Le petit marché de Neighbourgood est situé tout près de l’hôtel. Il a lieu le samedi matin … dans ce quartier noir. Et pourtant, les blancs s’y pressent. Ca fait même carrément le marché bobo de la ville. On y mange de tout (cuisines du monde), à l’étage, ça fait bon genre de se promener avec son seau à champagne à midi. Quelques « noirs huppés » s’en mêlent.

Tiens, il y en a un qu’on voit souvent ici :
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Un peu plus loin, dans le quartier de Maboneng, on retrouve la même clientèle, cette fois le dimanche. J’ai adoré le quartier. C’est un ancien quartier industriel rénové, là encore pour clientèle bobo, il faut le dire. Mais on y mange de tout : des crêpes ou de la cuisine éthiopienne… Vraiment, ça vaut le détour. A ce titre, il y a une très belle auberge dans le coin : Curiocity, avec qui j’ai fait le tour de Soweto. Ce quartier, ce sont des bâtiments industriels rénovés esprit Loft avec beaucoup de goût !


Je crois donc que cette ville se mérite. Il faut y prendre le temps. Après quelques jours :
– les cicatrices de l’apartheid ne sont pas encore complètement refermées. J’y reviendrai dans un prochain article
– les blancs ont désertés bon nombre de quartiers du centre ville. Des programmes urbains audacieux permettent tout de même un peu de mixité (Maboneng…)
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Et puis petit à petit, on s’y fait ! En face de l’hôtel, côté « safe », il y a un café concert au top, assez orienté jazz, musique africaine actuelle : The Orbit. Le petit marché de Neighbourgood est situé tout près de l’hôtel. Il a lieu le samedi matin … dans ce quartier noir. Et pourtant, les blancs s’y pressent. Ca fait même carrément le marché bobo de la ville. On y mange de tout (cuisines du monde), à l’étage, ça fait bon genre de se promener avec son seau à champagne à midi. Quelques « noirs huppés » s’en mêlent.

Tiens, il y en a un qu’on voit souvent ici :
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Un peu plus loin, dans le quartier de Maboneng, on retrouve la même clientèle, cette fois le dimanche. J’ai adoré le quartier. C’est un ancien quartier industriel rénové, là encore pour clientèle bobo, il faut le dire. Mais on y mange de tout : des crêpes ou de la cuisine éthiopienne… Vraiment, ça vaut le détour. A ce titre, il y a une très belle auberge dans le coin : Curiocity, avec qui j’ai fait le tour de Soweto. Ce quartier, ce sont des bâtiments industriels rénovés esprit Loft avec beaucoup de goût !


Je crois donc que cette ville se mérite. Il faut y prendre le temps. Après quelques jours :
– les cicatrices de l’apartheid ne sont pas encore complètement refermées. J’y reviendrai dans un prochain article
– les blancs ont désertés bon nombre de quartiers du centre ville. Des programmes urbains audacieux permettent tout de même un peu de mixité (Maboneng…)
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Je crois donc que cette ville se mérite. Il faut y prendre le temps. Après quelques jours :
– les cicatrices de l’apartheid ne sont pas encore complètement refermées. J’y reviendrai dans un prochain article
– les blancs ont désertés bon nombre de quartiers du centre ville. Des programmes urbains audacieux permettent tout de même un peu de mixité (Maboneng…)
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Publié dans BRESIL

CARNAVAL … A RIO !

Depuis 6 mois et demi, je parcours l’Amérique centrale, puis l’Amérique du Sud. Cette « Grande » étape du voyage se termine cette semaine ! Et comment ! Par le fameux Carnaval de Rio !

Il est mythique. Nous avons tous vu ces images avec les tenues délirantes, les plumes multicolores… Le carnaval de Rio, c’est une ville qui s’arrête et qui fait la fête ensemble. Vous me direz, c’est comme à Douarn’ ou à Dunkerque… Oui, d’une certaine façon, mais en 100 fois ? 1000 fois ? plus grand.

Il y a d’abord ce qui se passe dans la rue… et c’est bien là l’essentiel. Il y a les Blocos. Ce ne sont pas des constructions de la seconde guerre mondiale sur le littoral. Ce sont des animations de quartiers, avec les bandas. Il y en a en tout genre… et de toute taille ! En terme de musique, ça va du plus traditionnel (bandas batterie) à de la techno. Et en taille… ca va de 200 personnes pour les blocos dans de petits quartiers. Et ça monte à (« tenez-vous bien… ») 1 500 000 personnes pour le plus gros du centre ville le premier samedi. J’y étais et c’était vraiment trop pour moi. En général, ces blocos durent environs 3 heures en déambulant. C’est donc très drôle de voir Copacabana se vider (tout est relatif) au passage du blocos et se re-remplir une heure après. Ah oui, car il fait chaud pendant le carnaval… 35 degrés environs cette année… une petite baignade fait donc le plus grand bien !

Du coup, la température influence inévitablement les costumes. On ne voit guère de gens avec des perruques… c’est intenable sous cette chaleur. Le choix de la tenue est donc stratégique. Je vous explique la mienne : sous la jupe, il y a le maillot de bain, permettant donc de combiner plage et carnaval dans la même journée. Une pochette est cachée en-dessous… car durant le carnaval… c’est « rien de visible » si vous ne voulez pas vous faire agresser, voler… Je dois donc avouer ne pas avoir été scotché par tel ou tel déguisement … au moins pour ce qui concerne la rue !

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Car au Sambodrome, c’est autre chose. C’est là que se passe le grand défilé du carnaval, celui avec les chars, les plumes et paillettes ! Une « Rue-Stade » a été construite. La construction peut contenir 80 000 personnes… Et les 12 meilleures Ecoles de Samba sont chaque année en compétition, rivalisant d’audace, d’imagination… mais en conservant l’âme de la samba. Tout le monde peut y participer : soit en payant pour avoir un costume ou alors en participant aux activités et aux répétitions de l’Ecole tout au long de l’année. Bref, ça me fait un peu penser à un concours à un certain festival en Bretagne !

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La prestation de chaque école dure 1H15. La musique a intérêt à être bien composée car c’est le même air (composé en général de deux phrases), qui est joué et chanté durant toute la prestation. Ensuite, les groupes proposent de tout… allant du très figuratif l’anniversaire d’un musée… au plus suggestif mais encore plus provocateur : « la différence est un monstre »… dénonçant toute sorte de discrimination.

J’avais réservé une place en tribune populaire le premier soir des groupes « Elites » (environ 20 euros… mieux vaut aller directement sur place, c’est moins cher que sur le net ou que dans les hôtels qui se graissent bien). C’est top ! OK, on est un peu loin… Mais on se prend vite au jeu de la comparaison. Je pense pouvoir dire que j’avais des étoiles dans les yeux. J’ai particulièrement apprécié la prestation de Villa Isabel (pas assez « trad, elle finira 8ème), sur la modernité. Les danseurs en paillettes tournent comme des engrenages… d’autres sont accrochés et courent autour d’un globe « char ». Comme nous somme situés en bout de piste, on assiste à  la fin du défilé, quelques participants viennent nous rejoindre et on s’essaye aux tenues éphémères ! Après 6 groupes le premier soir, j’ai un peu saturé (il est quand même 6 heures du matin !).

Le lendemain, avec un gars rencontré à l’hôtel, on décide d’y retourner. Cette fois, on va essayer de choper une place dans un autre secteur, où on voit mieux. On est lundi, le lendemain est férié… c’est totalement blindé. On arrive à choper une place au marché noir à 20 euros environ pour le secteur 1. Arrivé dans les tribunes, je tente une montée en solitaire… où je finirai dans un grand moment de solitude. Je suis coincé. Personne ne veut me laisser monter, on m’empêche de descendre… Les gens qui sont là sont des passionnés et ils ne laisseraient un morceau de leur place pur rien au monde. Le désarroi sue lit sur mon visage… je crois… D’un coup, une groupe de femme me fait une place. Je ne sais pas ce qui se passe… mais tout le monde m’applaudit ! Bref, je suis placé … comme un Dieu avec une vue d’enfer ! Pas possible d’avoir envie de pisser… il ne faut plus bouger.

Le spectacle de la veille prend d’un coup une autre dimension. Je vois distinctement les danseurs, les expressions sur les visages. Les percussions se mettent en place sous nos yeux, donnant une énergie de fou à toutes ces écoles. Le premier groupe réalise sa parade sur le thème de Mama Africa. Juste magnifique… avec plein de superbes couleurs. Il finira deuxième.

Le deuxième groupe est un peu plus terne, même si la partie rythmique (composé au minimum de 200 batteurs par école) est au top. Enfin, la dernière école m’aura donné des frissons. Le thème développé est assez top : les « différents » qui deviennent des mal-aimés ou des monstres… Ca démarre par des animaux (type rats, corbeaux…) pour finir par une célèbre chanteuse Drag-Quenn qui conclut le show. C’est eux, l’Ecole Beija Flor, qui remporte la compétition cette année.

Voilà, encore une case des « Trucs à vivre » de cocher. Absolument grandiose !

 

Infos pratiques : essayer d’aller quelques jours avant à la billetterie pour acheter directement les places. Il est possible d’en acheter dans le quartier de Uruguayana mais je connais pas l’adresse. Attention, sur Internet, ils font payer une blinde les frais de livraison (surtout si vous ne commander qu’une place). dans ce cas, mieux vaut se rendre sur place et en acheter au marché noir. Pour un budget très limité, privilégier les places du vendredi ou du samedi (c’est les places des Ecoles de second niveau, mais de très bon niveau !) : c’est beaucoup moins cher et vous pouvez donc avoir un emplacement meilleur. Pour une dizaine d’euros en plus, vous pouvez avoir mieux que les secteurs 12 ou 13 les dimanches ou lundi… Ne réfléchissez pas, c’est une fois dans votre vie !

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RIO, LA VILLE FASCINANTE

Río, ses Cariocas, ses plages, ses couleurs… cette ville mythique fait un peu parti de l’imaginaire collectif. On est quand même accueilli par le Christ qui souhaite la bienvenue du haut de sa butte ! En fait, Rio, c’est une ville qui se découvre, en prenant le temps, en se baladant.

J’ai démarré la découverte de la ville par un circuit « historique ». Rio est une ville chargée d’histoire, puisque porte d’entrée vers l’Amérique du Sud, puis capitale du Brésil jusqu’à ce que Brasilia lui fut préférée. Tout près de mon hostel, il y a le Palais de l’Elysée, version locale. Depuis que le président ne loge plus ici, il a été transformé en musée, conservant tout son faste intérieur. Ici, les musées sont gratuits ! Celui-ci mérite le coup d’œil pour comprendre un peu l’histoire. Complété par le parlement de l’État de Rio, anciennement parlent du pays (Palacio Tiradente), anciennement prison, vous avez une bonne compréhension de l’histoire locale. Juste à côté, le musée naval est super bien fait, toujours gratuit.

J’ai fait un saut dans le Palais Royal (la famille royale portugaise est venue s’installer ici lorsqu’elle s’est fait virer du Portugal). Aujourd’hui, il est occupé par des expo de photos. Un peu plus loin, l’ancienne cathédrale, toute petite, mais toute mignonne (elle est aujourd’hui remplacé par un truc bien moche ! À visiter tout de même …).

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Enfin, à l’ancien emplacement de la Banque du Brésil, un excellent musée, avec des expo temporaires, a été aménagé. Actuellement, l’exposition sur l’Afrique est simplement très bien faite : expo photo, montages, musique… au dernier étage, il y a le musée de la monnaie et de la Banque du Brésil. Banquier en année sabbatique, ma visite à été vite fait ! Tous ces monuments sont dans le vieux centre où ils sont parfois cachés par des constructions récentes, donnant cette impression de « joyeux bordel urbain ». En journée, on s’y balade tranquillement, à la cool, sans sentiment d’insécurité.

Un plus au sud, le théâtre de la ville ressemble à un monument français déplacé ici. Il paraît que la programmation est top en plus. Durant mon séjour, la préparation du carnaval et le carnaval lui-même rendait la visite impossible.

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Plus à droite, toujours vers le sud, on arrive au quartier de Lapa. C’est un des quartiers nocturne les plus animées de la ville, celui où on se y rend simplement en soirée avec un simple billet dans ses chaussettes, sans rien d’apprent. On le reconnaît avec ses arches si spécifiques et le petit train qui passe au dessus, venant de Santa Teresa.

Lapa, c’est aussi les marchés toutes colorées qui monte vers Santé Teresa, quartier plus résidentiel qui semble bien se rénover. Je me suis bien balader dans ses rues, dans son parc au sommet qui donne une belle vue sur la ville. En redescendant, je me suis un peu perdu. Mon pote Romain m’a dit « À Rio, quand il n’y a plus de voiture, plus personne dans la rue, tu pars sinon… à tes risques et périls ». À un moment donc, plus personne, plus de voiture … et là je tombe en face d’un autocollant, sur un poteau électrique avec un dessin d’un mec braquant un autre… et le message : « au-delà de cette zone, vous pouvez vous faire menacer à l’arme… voir vous faire tué ! ». Ok, on est en pleine journée, mais ça ne rigole pas… demi tour donc… pas très fier quand même !

Oh, j’oubliais ! La fameuse cathédrale de Rio… Alors… on aime ou on n’aime pas. Peut-être que ça été beau à un moment. Peut-être que la mode est un éternel recommencement. Pour ma part, je l’ai trouvé bien moche d’extérieure. A l’intérieur pourquoi pas…

Tout ça, je l’ai fait à pieds, et ça le fait bien ! C’est souvent comme ça que je visite les villes, quelle que soit leur taille, car ça me fait suer de comprendre le plan de transport en continu local. Du coup, toujours de mon hôtel, j’ai filé à pieds vers le fameux Pain de Sucre en longeant la plage de Flamingo (une bonne heure de marche). Cette montagne est appelé comme ça à cause de sa forme…

la première partie peut se faire à pied… j’avais déjà 25 km dans les pattes, et en plus, j’ignorais l’itinéraire. Je suis donc monté comme 99% des gens en funiculaire et ai pu assister à un coucher de soleil en demi teinte pour deux raisons : un nuage à un peu gâché la fête et ma batterie m’a lâchée, bien sollicitée dans la journée. J’ai donc décidé de rejoindre ma villégiature… en courant. Petit footing en bord de mer ! Les chemins sont super bien aménagés. Tout est fait pour le sport : pistes, terrains de foot, terrains de beach-volley avec ballons à disposition, matériel de musculation… et avec toute sorte de gens… pas que des buddy buldés…

Et évidemment, l’incontournable de la ville, c’est le Corcovado… ou le fameux Christ rédempteur. Il faut surveiller la météo car les nuages ici le recouvre souvent à partir de la mi-journée. J’avais prévu une montée à pieds mais mon corps m’a dit que c’était mieux de prendre le petit train. Au final, c’était une bonne idée : je crois que ça m’aurait gavé d’arriver la haut, crevé et transpirant, au milieu de cette foule (on ne voit rien depyuis quelques jours, donc tout le monde est là aujourd’hui) !

Enfin, je comprends pourquoi tout le monde y va : la cité de la haut est sublime et la statue est simplement magnifique d’élégance et de sobriété ! Là-haut, j’ai fait « Waouh ».

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Je comprends qu’elle fasse partie des sept merveilles du monde moderne ! Le prix n’est pas donné (75 reals, à peu près comme le pain de Sucre), mais ça en vaut vraiment la peine.

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Le Christ… et Dieu (qui a chaud !)

Et puis Rio, c’est aussi ses plages… dont la mythique Copacabana. Elle doit faire 4 km de long. Et ce n’est pas un mythe… cette plage est magnifique. Côté pratique, il y a tout ! Le parasol et le siège pour éviter de mettre votre cul sur le sable vous est fourni… moyennant finance évidemment. Sans se déplacer, vous pourrez acheter un maillot de bain, une caïpirinha « tord-boyaux »… C’est un peu blindé de monde.

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Vous pouvez essayer la plage d’à côté Ipanema ! Elle est au moins aussi belle… sans doute encore plus blindée… Et il est vrai qu’en cette période de carnaval, ça devient très vite sale. Une autre petite plage où j’ai fait un saut, c’est celle située au pied du Pain de Sucre : la Praia Vermelha. Elle est beaucoup plus petite, plus conviviale sans doute.

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Et vous l’avez compris, j’ai eu cette chance d’être à Rio durant le Carnaval ! Je trie les photos et c’est parti !

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LA COSTA VERDE : DE PARATI A IHLA GRANDE

Mon voyage au Brésil est très court. Je ne vais parcourir que la côte de Sao Paulo à Rio. De Santos, j’avais espérer trouver un système de bus m’évitant de repasser par Sao Paulo. Non, ça ne le fait pas. C’est donc de la grande ville que j’ai repris le bus pour Parati… petit village plein de charme le long de la Costa Verde.

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Les trois dernières de bus sont une très belle introduction. Comme son nom l’indique, la Costa verde est … « verte ». Ici, les forêt tropicales se jettent littéralement dans la  mer. Ca me fait penser à des paysages thaïlandais avec toutes ses îles en forme de dôme, mais surtout aux paysages de Tayrona en Colombie.

 

Arrivé dans le village, la proximité avec la Colombie est bien là avec tous ces visages métissés. Ici, tout le monde se balade en tongs, ce qui n’est vraiment pas pratique car la rue est faite de gros pavés. Bon, j’ai fait comme tout le monde et ressorti mes tongs… même pas d’entorse ! Le quartier historique est beau, avec ses maisons blanches aux persiennes et portes colorés. On vit dans la rue, on achète sa caïpirinha (un vrai tort-boyaux le lendemain vu la super mauvaise qualité de la cachasa qu’ils y mettent), son burger et dès qu’un groupe musical commence à jouer, les jambes bougent et c’est parti ! En plus c’est le début du carnaval. On teste donc les nouveaux masques, les chiens sont un peu effrayés par les bandas qui avouons-le, ne jouent vraiment pas très bien. Mais ça fait du bruit et c’est bien là l’essentiel !

Parati, c’est aussi le pays des belles plages. Il y en a deux à proximité du village. Sinon, à quelques kilomètres, les plages de Trindad sont magnifiques. Mais… c’est les vacances scolaires… c’est blindés de monde… et ce n’est pas ma tasse de thé. Ca reste idyllique ! Toutes cette région regorge d’autres trésors naturels : cascades, piscine naturelles avec toboggans… Compte tenu du budget qui explose un peu au Brésil, j’ai évité les « tours » et pris les bus locaux afin de visiter les alentours.

A deux ou trois heures de Parati, il y a la fameuse Ihla Grande. C’est assez étrange car cette île, qui aurait pu être colonisée par les Clubs Med et autre résidence de standing… a conservé cette image de carte postale. Les maisons sont colorées, les rues pour la plupart en sable. Ici, les gens sont à la cool.

Les plages sont évidemment toutes très belles dont Praia Lopez Mendez, considérée comme une des plus belle plage du Brésil. Il y a de belles rando à faire pour atteindre ces plages, ces cascades au milieu de la forêt. Au passage, on y croise quelques petits singes. Les singes hurleurs ne sont pas très loin non plus. Je n’y ai passé que deux jours pleins. J’ai eu le temps de faire la connaissance de Caro et Clément, deux pharmaciens en voyage  depuis plus d’un an ! On risque de se revoir à Rio…

Attention, cette île est un piège ! Vous voulez y passer deux jours, et vous restez y vivre… C’est l’aventure de Quentin, patron de l’hostel dans laquelle j’étais (Hotel Papagaio).IMG_20180205_112541.jpg