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LA PAISIBLE MALACCA

Malacca, au sud de Kuala Lumpur, est considérés comme la petite ville où il fait bon venir se ressourcer. Ca tombe bien… je suis naze et ne récupère pas. On va aller voir ça ! En 3 heures de bus, on y est. Le temps de choper une connexion auprès du vendeur de téléphone portable (on fait comme on peut !), de commander un Grab (l’équivalent de Uber), et c’est parti pour ma petite auberge de jeunesse noté 9/10 sur booking. Ca devrait le faire !

Sauf qu’en arrivant, impossible de trouver l’auberge, personne ne connait, un petit vieux voulant m’aider me dit d’aller à un endroit avant de me dire d’aller à un autre… bref il me gonfle, je l’envoie balader le pauvre (tout triste, je me suis bien sur excuser… C’est terrible de ressentir parfois de l’oppression avec plein de gens autour de toi qui veulent t’aider et te disent tout et son contraire…). En fait,  on était entrain de regarder les cartes… en face de l’entrée. Car mon auberge est un garage aménagé… tout neuf, tout propre… que personne ne connait… pour preuve, je serai seul pendant deux jours ! Bien d’un côté, dommage de l’autre car les auberges restent le meilleur moyen de rencontrer du monde.

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J’ai eu la chance d’arriver le dimanche soir, avec le marché nocturne. Encore tout un spectacle. Ici les rickshaw (tuktuk à pédale) atteignent le niveau Top International de Kitchitude ! Ils sont à thème : Reine des neiges, Hello Kitty… avec la sono incorporée. Vous avez le droit de choisir la musique (heureusement car ça coûte une blinde pour ce que c’est). Imaginez donc tous ces bolides à pédales, se dirigeant tous dans la même direction pour tous voir la même chose mais… avec des musiques différentes ! Le joyeux bordel ! Bien sûr, le soir ils s’illuminent !

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Vous pouvez aussi faire du karaoké sur la place. Vous avez la scène pour vous et un public… OK… il est plutôt vieux et pas très réceptif le public… On reviendra mais ça peut être une expérience ! Expérience aussi avec les stands de bouffe (là encore, chinois, malais, indiens…). Et attention, c’est blindé. Les gens y viennent de Singapour !

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Ici, terminé les grattes-ciel (enfin, dans les zones des grands hôtels, ça doit s’arrêter au quarantième étage). Le centre ville, classé au patrimoine de l’UNESCO est mignon comme tout, ayant conservé son charme colonial. La communauté dite « portugaise » est bien présente. Un chauffeur de taxi m’a d’ailleurs expliqué que sa femme était portugaise (en fait de descendance) et qu’elle parlait une langue mélangeant malais et portugais.

La rivière traversant la ville lui donne aussi un certain cachet. Vous y mettez de beaux lampadaires, un peu de  verdure, des fresques murales et beaux petits ponts… et ça marche… on est vite séduit ! La suite… c’est de la déambulation, se perdre un petit peu dans les rues en évitant le quartier aux bâtiments rouges (là où se garent les rickshaw et les singapouriens en vacances)… et normalement ça doit prendre. Ici aussi, dans la même rue, sur 100 mètres, vous trouverez mosquée, temple, église… Bref un beau melting-pot !

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Le dernier jour, j’ai loué un vélo pour 3 ringits de l’heure ! J’ai pu faire un saut jusqu’à la fameuse mosquée flottante (à l’heure de la prière, donc prière de rester dehors !). Parfait donc pour un petit break de deux jours (sachant qu’il est dur de sortir à certains moments de la journée).

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FARNIENTE ET PLONGEE AUX ILES PERHENTIAN

Alors, je ne sais pas si c’est l’âge ou pas… mais bon…je ne récupère plus comme avant et encore moins des décalages horaires. Après plus d’une semaine en Asie, mon organisme n’est absolument pas re-réglé. Donc, un petit séjour sur une île paradisiaque où aurait pu vivre Robinson Crusoé, c’est pas mal afin de remettre à jour l’horloge biologique !

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Et en Malaisie, il y a ce qu’il faut avec les Iles Perhetian. Après une nuit de bus de Penang, me voilà à Kuala Besut pour prendre le ferry (ou plutôt une grande pagode à moteur) pour la demi-heure qui nous sépare des deux Iles. J’ai choisi de m’installer sur la petite, côté Corail Beach. A ce qu’il se dit, la petite serait plus routarde que la grande, et sur la petite Corail Beach serait plus calme que Long Beach. Honnêtement, vu la couleur de l’eau, vu les paysages, on s’en fout un peu car tout est beau… sauf sur les chemins de traverse ou derrière les restaurants ou resort (pleins d’ordures, pleins d’odeurs… dommage).

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Ici, il n’y a pas 36 milles choses à faire. La connexion internet sera de toute façon très limitée, ce qui fait du bien parfois ! Il faut donc emporter ses bouquins, ou les télécharger en amont, pour la plage. Sinon, il y a la plongée avec un nombre de club assez impressionnant, ou encore le snorkeling (plongée avec masque et tuba). Pour ma part j’ai négocié un pack plongée + hébergement (8 plongées + 4 nuits à 600 ringits… pas mal einh ?). Au final mon nombre de plongée s’est limitée à 5 puisque j’ai pris une excursion d’une journée sur l’Ile de Redang, un peu plus au sud. Côté plongée, c’est bien sans être exceptionnel. La visibilité sur Perhentians n’étant pas au RDV, seul une plongée valait véritablement le coup. A Redang en revanche, la visibilité à 20 mètres offrait un beau spectacle sauf que… nous avons plongé plutôt sur des spots à snorkeling… Pour le prix global, c’est pas mal (15 euros la plongée…). A refaire, je ne ferais peut être qu’une ou deux plongées sur les meilleurs sites (temple…) et consacrerait le reste du temps au snorkeling où on voit autant de belles choses (tortues, requins à pointes noires, stringray, barracudas…). D’autre part, le Tour de Snorkeling sur 5 spots ne coûtent que 40 ringits, soit 8 euros… on aurait tort de se priver. Et on ne veut rien dépenser, c’est aussi possible de partir de la côte, de la longer et de voir de très belles choses !

Côté plage… bon ben c’est un peu le paradis. L’eau est bleu turquoise, le sable est super fin. Elle est « limite » trop chaude à 30 degrés (là, c’est pour vous ennervé)… Si vous voulez être pénard, vous prenez un bateau taxi et demandez à ce qu’on vous dépose sur une plage déserte (A/R pour 1 à 2 euros). Et si vous êtes à deux, demandez Romantic Beach ! Ca pête einh ?

Et côté bouffe, et ben c’est pas mal non plus ! Les retours de pêche offrent de supers bons barbecues en soirée. Et j’ai fait la découverte du Roti Canai ! C’est un peu comme une crêpe qu’on garnit avec ce qu’on veut, en général agrémenté d’une sauce au curry. Allez, je ne vais pas être chauvin, les bons rotis valent bien nos crêpes ! Le monsieur de la petite échoppe est devenue mon pote, venant même s’excuser s’ils ouvraient un peu plus tard…

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Les Iles Perhentians sont certainement un bon avant-goût de ce que je vais voir dans quelques jours. Je n’en dis pas plus… mais … dans 10 jours je pars pour une étape qui promet d’être assez étonnante !

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PENANG ET GEORGETOWN, BOUILLON DE CULTURE

L’île de Penang est située au nord de la Malaisie. J’aurais pu poursuivre mon voyage en Thaïlande, mais ne me demandez pas pourquoi, je me suis dirigé vers la Malaisie. Quoi que… une raison peut-être… j’avais lu un article sur la ville de Georgetown sur cette île de Penang, qui très vite m’a fait des appels du pied.

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Malais, chinois, indiens… un melting-pot de saveurs !

Alors, elle a quoi de si spéciale cette ville ? C’est une ville de taille moyenne, avec environ 700 000 habitants. On y respire un peu mieux qu’à Bangkok… quoi que les après-midi peuvent vite devenir suffocante avec un air à 35 degrés et un taux d’humidité qui accentue l’effet de chaleur. L’idée de faire de la rando est vite devenue pour moi un lointain souvenir ! Et ce n’est vraiment pas grave car la ville a beaucoup à offrir. Allez, on y va ?

Ce qui marque dès l’arrivée à l’aéroport, ce sont les femmes. On arrive en pays à majorité musulmane. Les têtes sont couvertes pour la plupart. Et pourtant arrivé au centre ville, le quartier chinois arrive presque jusqu’à la mosquée, les appels de cette dernière se mêlant aux chansons bollywoodiennes du quartier indien tout proche. On parle malais, mais également langages chinois et indiens. Les bouddhas indiens font de l’oeil aux bouddhas malais. Bref, c’est un joyeux mélange coloré, avec de belles senteurs d’épices… et ça semble bien aller à tout le monde. Côté gastronomique, celui qui se plaint est difficile car vous pouvez manger indien, thaï, malais, ou encore un burger ! et tout ça pour pas grand chose… sauf si vous agrémentez votre repas d’une petite bière… Celle-ci est aux prix européen car destinée quasiment qu’aux seuls touristes et aux indiens.

Côté ballade, il y a bien de quoi s’occuper deux jours. Le quartier indien vaut vraiment le coup d’œil. Il est n’est pas bien grand et ça grouille bien moins qu’au pays… mais j’ai souri lorsque je l’ai traversé. J’ai repensé à mon couple franco-indien préféré (Anne-Ga et Sayash), à leur fabuleux mariage en Inde il y a 4 ans… aux choix des saris des filles (rhoo Val, tu te rappelles comme tu nous a fait chier pour trouver celui qui t’allais le mieux ???), aux senteurs d’épices (pas trop Spaïcy Aurel et Francky), aux clips bollywoodiens projetés en devantures des magasins (Hélène et Marie, je vous ai vu danser en vitrine)…

IMG_20180410_142715.jpgCe petit quartier donne un bon petit goût d’Inde bien savoureux. Juste à côté, la grande mosquée se visite rapidement, avec un accueil des plus chaleureux. On vous file un tissu pour couvrir les jambes, et c’est parti !

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Et encore dans un rayon de moins de 100 mètres, ce temple chinois…

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Dans tous ces quartiers, on trouve des bâtisses plus ou moins rénovées, du temps des colonies. Ca a son charme, c’est clair !

Un peu plus loin sur le port, tout un quartier chinois est construit sur pilotis. D’un côté des pontons, ils ont essayé de faire une zone de magasins à touristes, plus ou moins réussi.

Le soir venu, deux ou trois rues s’animent un peu avec les resto de rue où on y mange pour que dalle… les bars tentent de vous séduire avec leur Happy Hour à la bière locale Tiger !

Et Georgetown, c’est aussi le Street Art… et là c’est un vrai jeu de piste. Je l’ai fait avec un plan car sinon, on passe à côté de plein de chose et même avec ce plan, je suis passé à côté de plein de chose. C’est en 2012, lors d’un festival de Street Art, qu’un artiste lithuanien nommé Ernest Zacharevic a mis son empreinte dans cette ville. D’autres locaux ont également investis les lieux. Le résultat est assez génial, mêlant peintures et objets réels, parfois le fer forgé venant faire des propositions artistiques assez étonnantes. On pourra toutefois regretté que quelques créations plus anciennes perdent de leur couleurs et soient insuffisamment remplacées par de nouvelles…

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Enfin, pour un petit bol d’air (un petit… einh ?), il est possible de se rendre à Penang Hill, colline située en périphérie de la ville qui offre une vue imprenable sur l’Ile et la ville après une montée en téléphérique. Il est possible d’y monter à pieds mais avec cette chaleur il faudrait démarré l’ascension à 4H00 du matin ou alors être complètement tarré !

IMG_20180411_140758.jpgA quelques centaines de mètres, en bas du téléphérique, un des plus grands temples bouddhiste d’Asie du Sud Est, le Kek Lok Si Temple. C’est assez énorme, avec une pagode aux « je ne sais plus combien de bouddhas ». Même n’étant pas fan, la visite gratuite reste intéressante !

Voilà pour Georgetown… Une première étape bien sympathique en Malaisie.