Publié dans INDONESIE

JURASSIC KOMODO

 

Je devais partir d’Indonésie… Aller au Sri Lanka… Mais Indonésie, quand tu nous tiens ! Et l’avantage de voyager en solo, c’est qu’on n’a de compte à rendre qu’à soi-même !

Oui, oui, je suis sous le charme de ce pays qui a tant à offrir. Plusieurs voyageurs m’ont parlé de l’Ile de Flores, encore préservée du tourisme de masse. Et puis, là-bas, il y aussi le Parc de Komodo…avec toutes ses curiosités. Et pi et pi… C’est décidé, je finirai mon voyage en Indonésie !

En Asie, on voyage facilement… enfin par les airs pour pas cher… car par la route, je compte toujours une moyenne de 25 km/h. Après un premier saut à Bali (j’y reviendrai), je saute dans un avion pour Labuan Bajo. C’est la ville principale de l’Ile de Flores. Les derniers moments de vol sont simplement sublimes : de petites îles où on devine parfois d’anciens cratères… dans cette mer d’un bleu incroyable ! Ca y est, je survole le Parc Marin de Komodo. Ca promet !

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Au programme, plongées, dragons de Komodo et visite de l’Ile de Flores. La ville de Labuan Bajo se résume à la mer ! Le potentiel est simplement énorme et les grues ne s’y trompent pas. Je me dis que dans quelques temps, ce littoral risque d’être saccagé à la mode « Bali ». De vieux bateaux, plein de charme , embarquent les touristes pour des croisières snorkeling à la journée ou sur plusieurs jours. Je rencontre un premier couple de français en recherche d’information, un second couple un peu plus tard qui abandonne l’idée de la croisière car trop cher pour eux-deux. Je les mets en contact… Ils ont fait une croisière à 4 ! Merci qui ? Merci Bibi !!! Pour info, c’est le type de croisière à 100 euros pour 3 jours, où on dort sur le pont.

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Pour ma part, je rencontre un centre de plongée tenue par des Français. Ils ont eux aussi une croisière plongée qui part pour trois jours. Comme ils démarrent dans ce concept, les prix restent abordables. C’est parti mon kiki ! Le vendredi matin, j’embarque sur un bateau plein de charme pour trois jours inoubliables.

J’ai eu la chance de réaliser des plongées d’exception parmi les raies mantas, ces bestioles qui peuvent faire 7 mètres nageoires ouvertes, nager encore et encore avec tortues, requins à pointes noires, à pointes blanches… voir des poissons ou nudibranches que je n’avais encore jamais vus… de jour… de nuit… Des sites énormissimes avec parfois des courants de fous (qui m’ont d’ailleurs embarqués à une reprise… un peu peur quand même !). Allez, le plus simple, c’est les photos et la petite vidéo de la raie manta. J’ai encore un peu de mal à maîtriser la stabilité avec les courants. On fait ce qu’on peut !

Les raies manta et les photos

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Vous le voyez ?

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Eagle Ray énorme !
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Eagle Ray
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La raie Manta de loin

(Dans quelques jours, une petite vidéo d’une des raies Manta observées)

Durant cette croisière, nous ferons escale sur l’île de Rinca, pour observer les varants énormes, dits « Dragons de Komodo ». Des varants, j’en ai vu un certain nombre en Malaisie et en Indonésie… mais pas de cette taille ! La photo qui suit accentue la grandeur, je trouve mais quand même ! Ces lézards peuvent atteindre 3 mètres de long. Ils sont carnivores et ont développé des bactéries symbiotiques (qui vivent « avec ») dans leur salive. Ca leur permet d’attaquer une proie,même énorme, comme un cochon ou  un cerf et d’attendre tranquillement la septicémie de la bête avant de démarrer le festin. Il s’est également déjà essayé à l’homme. Lors de notre visite, nous étions « protégé » par un guide avec un bâton de bois, très rassurant. La plupart des spécimens rencontrés vivaient carrément sous la maison des rangers ! Mais pas le gros…

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Et le reste de l’Ile de Flores ? Et bien ça sera pour une prochaine fois…J’ai retrouvé Manou, Julien et leurs deux filles, avec qui j’avais passé quelques jours en Sulawesi. Ils m’ont rappelé que les déplacements étaient lents… très lents… et pour la fin du voyage, je n’avais pas envie de me retaper des 12  heures de bus pour aller visiter un village ou grimper un volcan… aussi beaux soient-il. Mais je peux vous dire que le peu que j’ai vu, me donne sacrément envie !

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Une partie de l’équipe, avant une plongée de nuit

 

Publié dans INDONESIE, Non classé

PLONGEE A BUNAKEN

Le point final de mon escapade en Sulawesi : 2 plongées à Bunaken. Certains diront qu’il s’agit d’un des plus beau spots de plongée au monde compte tenu de la biodiversité rencontrée. L’île en soit n’est pas extraordinaire comme peuvent l’être les Iles Togians. On y vient pour plonger essentiellement, les possibilités de snorkeling sont également multiples !

C’est assez surprenant car à quelques mètres du rivage, c’est comme si la terre s’enfonçait d’un coup dans un abîme d’un bleu « couleur Grand Bleu ». Sur ses tombants, une vie aquatique riche s’est installé. Beaucoup de gens viennet ii pour de la photo d’ailleurs. Il y a un tas de petits spécimens que mon petit niveau ne me permet pas encore de reconnaître. Pour ma part, je suis toujours aussi émerveillé devant une tortue… et ici il y en a des quantités. J’ai  vu pas de nudibranches, un ou deux hypocampes, un crabe orang outan avec plein de poils. Malheureusement, mon appareil ne prend des photos que jusqu’à 14 mètres alors que nous étions à 20 mètres environs. Quelques clichés quand même !

Superbes plongées en tout cas dans un paradis assez facilement accessible cette fois (avion de Singapour à Manado).

Publié dans MALAISIE

FARNIENTE ET PLONGEE AUX ILES PERHENTIAN

Alors, je ne sais pas si c’est l’âge ou pas… mais bon…je ne récupère plus comme avant et encore moins des décalages horaires. Après plus d’une semaine en Asie, mon organisme n’est absolument pas re-réglé. Donc, un petit séjour sur une île paradisiaque où aurait pu vivre Robinson Crusoé, c’est pas mal afin de remettre à jour l’horloge biologique !

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Et en Malaisie, il y a ce qu’il faut avec les Iles Perhetian. Après une nuit de bus de Penang, me voilà à Kuala Besut pour prendre le ferry (ou plutôt une grande pagode à moteur) pour la demi-heure qui nous sépare des deux Iles. J’ai choisi de m’installer sur la petite, côté Corail Beach. A ce qu’il se dit, la petite serait plus routarde que la grande, et sur la petite Corail Beach serait plus calme que Long Beach. Honnêtement, vu la couleur de l’eau, vu les paysages, on s’en fout un peu car tout est beau… sauf sur les chemins de traverse ou derrière les restaurants ou resort (pleins d’ordures, pleins d’odeurs… dommage).

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Ici, il n’y a pas 36 milles choses à faire. La connexion internet sera de toute façon très limitée, ce qui fait du bien parfois ! Il faut donc emporter ses bouquins, ou les télécharger en amont, pour la plage. Sinon, il y a la plongée avec un nombre de club assez impressionnant, ou encore le snorkeling (plongée avec masque et tuba). Pour ma part j’ai négocié un pack plongée + hébergement (8 plongées + 4 nuits à 600 ringits… pas mal einh ?). Au final mon nombre de plongée s’est limitée à 5 puisque j’ai pris une excursion d’une journée sur l’Ile de Redang, un peu plus au sud. Côté plongée, c’est bien sans être exceptionnel. La visibilité sur Perhentians n’étant pas au RDV, seul une plongée valait véritablement le coup. A Redang en revanche, la visibilité à 20 mètres offrait un beau spectacle sauf que… nous avons plongé plutôt sur des spots à snorkeling… Pour le prix global, c’est pas mal (15 euros la plongée…). A refaire, je ne ferais peut être qu’une ou deux plongées sur les meilleurs sites (temple…) et consacrerait le reste du temps au snorkeling où on voit autant de belles choses (tortues, requins à pointes noires, stringray, barracudas…). D’autre part, le Tour de Snorkeling sur 5 spots ne coûtent que 40 ringits, soit 8 euros… on aurait tort de se priver. Et on ne veut rien dépenser, c’est aussi possible de partir de la côte, de la longer et de voir de très belles choses !

Côté plage… bon ben c’est un peu le paradis. L’eau est bleu turquoise, le sable est super fin. Elle est « limite » trop chaude à 30 degrés (là, c’est pour vous ennervé)… Si vous voulez être pénard, vous prenez un bateau taxi et demandez à ce qu’on vous dépose sur une plage déserte (A/R pour 1 à 2 euros). Et si vous êtes à deux, demandez Romantic Beach ! Ca pête einh ?

Et côté bouffe, et ben c’est pas mal non plus ! Les retours de pêche offrent de supers bons barbecues en soirée. Et j’ai fait la découverte du Roti Canai ! C’est un peu comme une crêpe qu’on garnit avec ce qu’on veut, en général agrémenté d’une sauce au curry. Allez, je ne vais pas être chauvin, les bons rotis valent bien nos crêpes ! Le monsieur de la petite échoppe est devenue mon pote, venant même s’excuser s’ils ouvraient un peu plus tard…

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Les Iles Perhentians sont certainement un bon avant-goût de ce que je vais voir dans quelques jours. Je n’en dis pas plus… mais … dans 10 jours je pars pour une étape qui promet d’être assez étonnante !

Publié dans EQUATEUR

GALAPAGOS … WHAOU !

Et dire que j’ai failli passer à côté ! C’est le cas de le dire… dans tous les sens du terme :

  • passer à côté de ces îles situées dans le Pacifique, au large de l’équateur. Je n’aurais jamais été aussi près
  • passer un côté d’un merveilleux spectacle de la nature !
  • passer à côté de belles images qui resteront dans ma tête pendant un moment… c’est sûr !

Car les Galapagos, c’est cher ! Ou du moins, tout est mis en oeuvre pour vous faire penser qu’il faudra casser votre tirelire :

  • le prix du billet d’avion, de 150 dollars pour les locaux A/R est d’au moins 300 dollars pour les touristes. A celà, vous ajoutez 20 dollars à l’aéroport de départ pour fouiller vos valises (pour ma part, les 20 dollars ont été juste encaissés, sans question, sans ouverture de valise). Ensuite, vous lâchez 100 dollars à l’aéroport d’arrivée. C’est un peu le ticket d’entrée au Parc !
  • les Galapagos se visitent beaucoup en croisière. Ce n’est pas compliqué : pour 2000 € la semaine, vous avez une croisière milieu-bas de gamme. Si vous souhaitez une croisière plongée, donnant le droit aux fameux spot Wolf et Darwin, il suffit « juste » de lâcher 5000 € la semaine. En dernière minute, les prix peuvent diminuer de 30%. Enfin bon, ça calme un peu quand même !
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San Cristobal, on aperçoit le rocher Leon Dormido en mer !

Je m’étais donc mis dans la tête que les Galapagos auraient sacrément mis un coup à mon budget. Heureusement, j’ai eu la chance de croiser des backpackers qui en revenaient, et qui s’en étaient tirés à peu près convenablement, en faisant beaucoup d’activité par eux-mêmes. J’ai finalement décidé d’y aller, sacrifiant une virée dans la jungle équatorienne, qui avait un petit goût de « déjà vu », du moins en terme d’expérience (jungle au Nicaragua). Le moins que je puisse dire, c’est : « T’aurais été bien con de passer à côté d’un truc comme ça ! ». Une semaine après, je crois que mes yeux sont encore pleins d’étoiles, que je regrette de ne pas être resté une minute en plus dans l’eau jouer avec un lion de mer, ou que je me dis que les pattes bleus de ce fameux oiseau, c’est quand même incroyable… Allez, je vais vous raconter cette virée hors du commun !

En guise d’introduction, quelques mots sur les Galapagos :

  • Les Galapagos, c’est une quarantaine d’îles volcaniques (volcans sous marins, les îles sont les parties émergées), dont trois habitées : Santa Cruz, San Cristobal et Isabella
  • Les Galapagos, Darwin s’y est rendu en 1835. Un peu comme Newton avec sa pomme sur la gravité, Darwin a observé … des pinsons… et s’en est inspiré pour monter sa théorie sur l’évolution : les espèces évoluent en fonction du milieu dans lequel elles se trouvent… Les pinsons ont des becs différents suivant les îles des Galapagos dans lesquelles ils vivent ! Ce pauvre Darwin avait été pris pour un fou à l’époque. Osez dire que le monde n’avait pas été créé en 7 jours … Darwin, aux Galapagos, vous ne pouvez pas le manquer. Il est en statut, en nom de rue, en nom de site de plongée, en centre de recherche !
  • Les Galapagos, c’est 58 espèces d’oiseaux dont 28 sont endémiques (qu’on ne trouve qu’ici), des variétés de reptiles uniques, dont les tortues géantes ou les iguanes terrestres et les iguanes marins…


L’ILE DE SAN CRISTOBAL

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C »st donc parti pour une semaine pleine entre deux îles des Galapagos. J’ai fait le choix d’atterrir a San Cristóbal (centre ville accessible à pieds depuis l’aéroport), et de quitter l’archipel de Santa Cruz, avec une traversée de deux heures en ferry entre les deux îles.

À San Cristobal, j’ai dormi à La Casa de Lewis : 15 dollars la nuit en chambre individuelle (un peu négocié), cuisine bien équipée, avec un proprio super sympa… qui dit mieux ? Ah oui, aux Galapagos, le budget bouffe peut s’avérer gargantuesque car presque tout est importé ! Et même en se faisant soi-même même à manger, ça fait mal … au moins à San Cristóbal où je n’ai pas trouvé les coins bouffe à pas chère.

À mon arrivée, j’ai découvert le petit port principal de Puerto Baquerizo Moreno. Pas de doute, nous sommes dans un endroit particulier ! Les lions de mer sont partout à San Cristobal. Ils ont totalement « privatisé » deux plages ces bébêtes ! À côté, les crabes rouges vifs se partagent les rochers avec les iguanes marins, espèce endémique des Galapagos. Ici, il faut faire attention où on met les pieds !

Je me renseigne sur mes futurs activités. Le lendemain, je ferai du circuit tout gratuit, le surlendemain, ça sera plongée… je finirai mon séjour à San Cristobal sur du tout gratuit ou presque…. Le tout sans jamais m’ennuyer ! Je refais le point avec Lewis, mon super hôte ! Il va me prêter son matériel de snorkeling (pas de petites économies, eh eh). Et le snorkeling (plongée avec masque et tuba), ici, c’est magique !

Le matin, je file vers le Sud de l’île, par le terrain militaire. Ici c’est le coin des surfeurs, des iguanes marins aussi. La mer est basse, c’est donc compliqué pour se baigner. Ça sera donc un « tour d’observation ». Au spectacle, les iguanes marins larvent sur les rochers pendant que les milliers de crabes rouges fuient à mon arrivée.

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Celle-là, ce n’est pas une vraie !

L’après midi, direction au nord, toujours à pieds. Je m’arrête à la plage « où tout le monde va pour le coucher de soleil, sauf moi » : c’est la Playa Mann. Là encore, les lions de mer squattent… et ils sont chez eux ! Ils aiment regarder ce qu’il y a dans les sacs, peuvent se poser sur les serviettes….

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Le spectacle est drôle ! Je continue ma balade vers plage Punta Carola. C’est magnifique : salle blanc et eau turquoise… les lions de mer sont toujourslà. J’irai me baigner au retour, pour l’instant  la marrée basse donne seulement accès aux rochers de lave. A Muelle Tijeretas, je ferai mon premier snorkeling. Je croise des Françaises qui me disent que pour un breton, ça devrait aller. En effet, l’eau doit être à 19°C. À part quelques bancs de poissons, je ne verrai pas grand-chose. De cette crique, on peut normalement observer quelques fous à pattes bleus, ou encore des frégates qui ont le coup rouge vif et gonflé en saison des amours. Aujourd’hui, personne n’est là… Un peu déçu… quand même. Bon pas grave, je retourne à ma seconde plage. Ce coup-ci, c’est la bonne ! Je me lance (nous sommes 3 ou 4 dans l’eau, tout au plus…).

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Pas besoin de plonger bien loin… simplement de la plage !

Et la… le spectacle commence ! Au bout de deux minutes, une première tortue… les lions de mer s’amusent dans les vagues…. Une seconde tortue, puis trois, quatre en même temps ! J’ai envie de dire « whaou, je suis trop content ! » Mais je ne peux pas à moins de boire la tasse (j’ai la tête sous l’eau !) ! Les deux Françaises que j’ai croisé avant nagent près de moi… elles ne voient rien du tout… et ben tant pis pour elle ! Quelle grand moment d’égoïsme… c’est bon ! Je ressort de l’eau une bonne demie heure plus tard, fier comme un coq, à montrer mes premières photos à tous les personnes de la plage qui voulaient les voir ! J’ai même réussi à choper sur la même photo le lion de mer et la tortue (Jean de la Fontaine, sort de ce corps !).

Le lendemain, c’est the D day. Je vais plonger aux Galapagos à Léon Dormido ou Kicker Rock. Sur le bateau, une partie va pour faire du snorkeling. Nous sommes 8 à plonger avec bouteilles. Le site est hyper réputé. On peut parfois y voir des requins marteaux.

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Tout fier, devant Léon Dormido ou Kicker Rock

Dans l’eau, le spectacle est magique. On oublie vite la fraîcheur de l’eau, les courants froids… très sincèrement, j’ai vu une quarantaine de tortues au moins et une bonne quinzaine de requins Galapagos.

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J’ai eu le plaisir de nager tout près de la tortue pendant plus d’une minute (profil facebook en date du 10 décembre 2017…)

Malheureusement, les requins marteaux n’ont pas voulu montrer le bout de leur tête du spéciale. C’est comme ça… la nature ne se commande pas ! Au retour, nous nous arrêterons sur une superbe petite plage avec un naturaliste. Ah tiens, un fou à pattes bleues qui fait sa plongé lui aussi. Je ne le verrai que de loin celui là.

Le lendemain, mon plan est un peu périlleux mais je tente. Je veux traverser l’île pour aller à la plage Puerto Chino, tout en m’arrêtant en chemin voir les tortues terrestres de San Cristóbal (Galapaguera de Cerro Colorado). Tout le monde fait le trajet en taxi, ce qui coûte une blinde en général. J’ai entendu dire qu’un bus partait le dimanche à 8h00 du marché. Info exacte… 40 minutes et 2,50 dollars plus tard, me voilà seul à visiter le centre des tortues géantes. L’entrée est gratuite et les tortues sont en semi liberté. Ce sont surtout les éclosions qui sont super surveillées ici dans le but de préserver l’espèce. Elles sont énormes ces bestioles ! Certaines font bien 1m50 de long avec un poid de plus de 200 kg ! Quand on s’en approche, elles rentrent dans leur carapace : au final, tout aussi impressionnantes que leurs cousines les tortues marines.

Juste après, il y a la superbe plage de sable blanc de Puerto Chino, accessible à pieds. Quelques lions de mer sont encore là… pendant que je me baigne, un d’entre eux s’approche dangereusement de mon sac. Sa mère vient le chercher… la promenade sur le sable est finie pour lui !

Et pour rentrer ? Il n’y a personne si ce n’est une famille en van qui vient passer son dimanche. Je commence les 30 km à pieds… et là un taxi passe… pour 9 dollars il me ramènera à destination !

Au retour, un américain est arrivé chez Lewis. Il est juste en transit car il démarre une croisière de 7 jours de plongée à 5000 dollars… ouch… bon OK, il l’a eue en promo… à 3500 dollars. Ça pique quand même. Il est quasiment plongeur professionnel… je ferai ça quand je serai grand ! On part se balader l’après midi vers la Loberia. C’est une petite plage protégée ou il y a un spectacle assez rigolo. Maman lion de mer veille sur les petits de la bande pendant que les autres mamans sont à la chasse. C’est donc pleins de petits lobos partout : « tu veux venir chez moi ? J’ai une grande baignoire si tu veux ».

La ballade de continues sur les rochers avec multitudes d’iguanes de mer… bon je n’ai toujours pas réussi à avoir mon fou à pattes bleues en photo …

En trois jours et demi, j’en ai vu des choses à San Cristobal ! Pas besoin de casser la tirelire. On s’en prend plein la vue. Cap maintenant ver l’île de Santa Cruz.

 

L’ILE DE SANTA CRUZ

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Cette île est la plus peuplée des Galapagos. C’est aussi de là que démarre la plupart des croisières. Ici, tout est fait pour une espèce non endémique pour le coup… le touriste ! Il se déplace souvent en groupe avec un guide habillé comme dans Jurassic Park ! S’il est américain, il s’émerveille à grand cris de « Oh my God » devant chaque iguane ou autre bestiole croisée.

J’ai trouvé à me loger à l’hostal El Pinzón en chambre individuelle à 15 dollars la nuit après négociation. C’est propre, par contre il y une laverie à côté ou les dames commencent leurs commérages dès 7 heures du matin. Je ne vais pas me plaindre… pour le prix. Côté bouffe, il y a un très bon plan à Santa Cruz à trois blocs, sur la droite, en s’enfonçant dans les terres à partir du port : almuerzo (repas  soupe + plat+ boisson) à 5 dollars ! Un jour, j’ai même eu la chance d’avoir une demie langouste dans la formule ! A ce prix, pas la peine de se faire à manger. Le soir, ils sortent les tables dans la rue et rebelotte !

1er jour : on optimise !

J’opte pour un Tour « Promène couillons » snorkeling » et tour de baie. Ça coûte 30 dollars, il ne faut pas s’attendre au truc extraordinaire mais ce n’est pas si mal en fait. Le snorkeling était moyen. On aura quand même vu une tortue. Ensuite, les balades avec le naturaliste sont intéressantes, bien expliquées… ok le capitaine était un peu relou… Il faisait rire tout le monde, on va dire que ça sauve. Sérieusement, en peu de temps, ça permet d’aller dans des endroits difficilement atteignables. Je ne regrette donc pas ce choix. Nous avons fait un premier stop à l’Ile de la Loberia. Les lions de mer sont bien moins présents qu’à San Cristobal. . Nous avons ensuite pu aller observer les premiers fous à pattes bleus (aye !!! mais d’un peu loin…), aller voir le canal de los tiburones (des requins viennent se reposer dans ce lieu créé à partir d’une chambre magmatique à la base), le canal del Amor et ses eaux turquoises, la playa de los perros dénommée ainsi à cause des bruits d’aboiement qu’on peut entendre (en fait ce sont les cris des lions de mer !), et enfin las Grietas. On accède à cette curiosité géologique après une quinzaine de minute de marche à travers les cactus, les plans de cotons et les marais salants aux couleurs oranges. Las Grietas, c’est une sorte de canyon, où se mêle eau douce et eau salé. C’est un peu dur à accéder à l’eau, mais ça vaut le détour !

2ème jour : plongée … encore… encore !

J’avais prévu une seule plongée aux Galapagos. Mais après la première,je n’avais qu’une seule envie : y retourner. Et pour cause : sur l’Ile de Santa Cruz, le site de Gordon Rock est super reconnu pour ses requins marteaux. Me voilà donc reparti… avec le centre de plongée Albatros cette fois (très pro). Le site ressemblait au premier de San Cristobal. les plongées ne sont pas données car nous sommes aux Galapagos… en en plus, il faut pas mal de bateau pour accéder au site ! Allez plouf … oh p…, ça caille… Non pas que l’eau soit super froide, mais là encore, les courants froids sont bien présents. A peine arrivé au fond, pendant qu’une partie du groupe est entrain de faire « je ne sais quoi », je tourne sur moi-même à 360° ne voulant rien manquer au spectacle. Bien m’en a pris… Alors que personne ne voit rien, je suis à 3 mètres d’un Mora Mora, espèce de poisson super grand (celui-ci, je dirais 1m50), tout plat. Ca ressemble à ça !

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Le reste de la plongée sera bien, sans plus (par rapport a potentiel Galapagos bien sûr). Je nagerait tout de même encore avec multitudes de tortues, verrait une « marble raie » et pleins de poissons multicolores. Entre les deux plongées, on a pu s’approcher des côtes et aller plonger cette fois en snorkeling avec les lions de mer, super joueurs ! Les requins marteaux ne se sont pas montrer  (eaux très froides ? courants forts ?). Bon, je ne vais pas faire mon difficile ! Même si je n’ai pas vu tout ce que voulais voir, je ressigne sans problème pour une plongée aux Galapagos…

A mon retour, je file direct vers le Centre Darwin, qui est tout près de mon hôtel. Il est tard, ça ferme relativement tôt. j’ai juste le temps de voir quelques tortues terrestre qui sont élevées en enclos ici, dans le but de la préservation des espèces. Les différentes espèces des différentes îles (une dizaine au total) sont regroupées ici. Je n’aurais pas le temps de terminer la visite… Un iguane terrestre des Galapagos est là aussi (le orange ci-dessous). RDV est pris pour le lendemain !

Quelques « tas d’iguanes » au retour… le long des mangroves des Galapagos.

3ème jour :le dernier jour… du tout gratuit…

C’est là que je suis dit : c’est quand même top ici ! OK, pour l’instant, ma préférence va à l’Ile de San Cristobal mais quand même. Je m’en suis quand même pris plein la vue en quelques jours ! Allez, je vais terminer ma visite du Centre Darwin. Hier, je n’ai pas vu Georges le solitaire ! Geores, c’est la dernière tortue de l’Ile de Pinta, trouvée en 1972. Il fait partie des sous-espèces des tortues géantes. On a eu beau lui proposer des prétendantes, ça n’a pas pas marché et sa sous-espèce s’est éteinte avec lui. Il avait plus de 100 ans ! Il est aujourd’hui conserver dans le musée. C’est quand même émouvant son histoire ! Je terminerai mon tour sur une photo avec Darwin.

Au retour, je fais une halte au marché au poisson. J’y étais passé également les autres jours. C’est un super spectacle ! Un lion de mer squatte le banc des touristes, pendant que ses copains où les pélicans essaye de choper un morceau de poisson. C’est aussi l’endroit où acheter une langouste à 10 €…

Il me restait encore un endroit à explorer, toujours accessible à pieds. C’est Tortuga Bay ! Sur la carte que j’avais, ça paressait tout proche ! Il faut marcher un peu pour arriver à cette superbe plage… ouai… elle est jette cette plage : sable blanc et eaux turquoises. Les iguanes en sont les proprio ! Ils sont sur le sable, dans l’eau… Sur la première plage, la baignade est interdite. un peu plus loin, il est possible de se baigner dans une sorte de mangrove.

Et là, je l’ai enfin mon fou à pattes bleues. Il prend la pose, ne bouge pas ! Les tortues passent dans l’eau juste derrière.

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Un de ces beaux moments magiques qui clôture mon séjour aux Galapagos !

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UTILA ET PLONGEE

Je dois dire que j’étais assez fier de ma négociation pour mon voyage vers la Ceiba : 25 dollars au lieu de 50 (c’est ce qu’on payé les autres). C’est un des avantages de voyager seul. Ils préfèrent vous prendre afin de remplir un véhicule, quitte à vous faire voyager moins cher. Je vous passe le trajet… rien d’intéressant en fait avant d’arriver à la Ceiba où il n’y a … rien d’intéressant ! Les gens qui viennent ici, c’est pour deux îles. Roatan, la cossue, la plus cher avec des fonds marins superbes parait-il.  Et Utila, la « back-packeuse », là où on passe son Open Water (1er niveau de plongée) pour moins de 220 €, hébergement inclus + 2 plongée gratuites à la fin. C’est parait-il le moins cher du monde, les fonds sont pas mal aussi !

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¨PLONGEE A UTILA »

Pour ma part, c’est cette dernière que j’ai choisie. Une heure de ferry plus tard (25 dollars), me voilà sur les quais d’Utila. Un vrai balais se met en place… Les Ecoles de Plongée sont toutes là, pour te vendre le truc en plus… En fait, elles proposent toutes plus ou moins la même chose : Open water + 2 fun dives. La différence se fait sur l’hébergement. J’ai pour ma part choisi Captain Morgan. J’ai visité une autre école mais l’apparence « Olé Olé » m’a rebuté  (celle qu’on voit du quai, qui a par ailleurs de bons retours ). J’ai préféré le « travailler sérieusement sans se prendre au sérieux » de Captain Morgan. De plus, l’environnement est top : chambres potentiellement climatisées, cuisinières au top qui te balancent des burgers à la langouste à moins de 4 euros, petite plage aménagée, kayaks à dispo. En plus, un des instructeurs est français et j’aurai le droit à un Open Water en Individuel … Pas mal einh ? Marplij !

De la plage de Captain Morgan
Vue de la plage de Captain Morgan

Le premier jour, c’est bouquin et vidéos. Pas évident de rester en intérieur dans ce cadre idyllique mais c’est le prix à payer. Dès le lendemain, c’est les entraînements piscine, mais comme il n’y a pas de piscine, ça se fera en bord de mer, le long des docks. Même là, on voit des choses : raies, poissons scorpions… Ensuite, tout s’enchaîne et ça va vite ! 4 plongées pour l’Open Water avec Andréa + 2 funs dives. Le tout me permet de plonger à 18 mètres,la mer est à 30 degrés, les poissons de NEMO sont partout. OK, je n’ai pas vu de tortues ne de requins, mais des baracudas, des harlequins fishs (le truc que personne ne voit jamais mais qu’a déniché Andréa). En fait, je n’étais pas très compliqué. A chaque fois que je voyais un poisson perroquet (celui qu’on voit partout), j’avais envie de faire « waouh !!! »). Bref… ben du coup, j’ai rempilé et ai passé mon Advanced Open Water.

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Avec Instructeur Andréa !

Là, c’est différent… Moins de théorie, des trucs super funs (toujours avec Andréa) : casser des oeufs à 30 mètres, passer dans les arceaux, plongée de nuit autour de la petite épave et plongée de jour sur la grande épave … Génial … J’avais l’impression de visiter le Titanic, rentrer par les fenêtres de la cabine du capitaine !

Et le dernier jour, j’ai encore eu le droit à mes deux Fun Dives et là… le drame ! Sur ma dernière plongée, je sens un truc qui m’arrache le bras ! Je me retourne, je vois du sang dans la mer… Paniqué, j’essaie de remonter à la surface… La bête me poursuit. Je vais mourir, c’est sûr. Là, je vois le dive master me faire signe de redescendre. Mais la bête est toujours là. Ce poisson que je pensais un requin est en fait une Remora, qui a l’habitude de se fixer au requin.

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La bête

En fait, elle faisait environ 60 cm et m’a mordu le petit doigt, la garce… J’ai eu peur quand même ! Ensuite, elle ne me lâchait plus et a nagé près de moi, essayant toujours d’atteindre mes doigts pendant une bonne dizaine de minutes ! Ce n’était donc pas un requin mais ça fait peur quand même, einh ? J’ai connu ma première attaque en mer. Mon petit doigt est tout ripé !

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QUELQUES PHOTOS EN SNORKELLING ET UNE PHOTO DU PLONGEUR 

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Pas clair, sans maîtrise de l’appareil…

ET UTILA DANS TOUT CA ?

En effet, il vaut mieux avoir envie de plonger lorsqu’on vient sur l’île. Il n’y a pas grand chose à faire sinon. C’est curieux car c’est vraiment top et super beau mais ça a gardé son âme backpacker. Certes un peu plus cher que sur le continent, la vie reste très accessible. Petite trouvaille : une crêperie bretonne sur les quais tenue par Océane et Alexandre. Océane a dansé au cercle de Kombrid. J’ai testé les crêpes au blé complet passé au tamis (pas de blé noir possible ici !). C’est vraiment pas mal ! Et ceci dans un cadre au top.