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GALAPAGOS … WHAOU !

Et dire que j’ai failli passer à côté ! C’est le cas de le dire… dans tous les sens du terme :

  • passer à côté de ces îles situées dans le Pacifique, au large de l’équateur. Je n’aurais jamais été aussi près
  • passer un côté d’un merveilleux spectacle de la nature !
  • passer à côté de belles images qui resteront dans ma tête pendant un moment… c’est sûr !

Car les Galapagos, c’est cher ! Ou du moins, tout est mis en oeuvre pour vous faire penser qu’il faudra casser votre tirelire :

  • le prix du billet d’avion, de 150 dollars pour les locaux A/R est d’au moins 300 dollars pour les touristes. A celà, vous ajoutez 20 dollars à l’aéroport de départ pour fouiller vos valises (pour ma part, les 20 dollars ont été juste encaissés, sans question, sans ouverture de valise). Ensuite, vous lâchez 100 dollars à l’aéroport d’arrivée. C’est un peu le ticket d’entrée au Parc !
  • les Galapagos se visitent beaucoup en croisière. Ce n’est pas compliqué : pour 2000 € la semaine, vous avez une croisière milieu-bas de gamme. Si vous souhaitez une croisière plongée, donnant le droit aux fameux spot Wolf et Darwin, il suffit « juste » de lâcher 5000 € la semaine. En dernière minute, les prix peuvent diminuer de 30%. Enfin bon, ça calme un peu quand même !
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San Cristobal, on aperçoit le rocher Leon Dormido en mer !

Je m’étais donc mis dans la tête que les Galapagos auraient sacrément mis un coup à mon budget. Heureusement, j’ai eu la chance de croiser des backpackers qui en revenaient, et qui s’en étaient tirés à peu près convenablement, en faisant beaucoup d’activité par eux-mêmes. J’ai finalement décidé d’y aller, sacrifiant une virée dans la jungle équatorienne, qui avait un petit goût de « déjà vu », du moins en terme d’expérience (jungle au Nicaragua). Le moins que je puisse dire, c’est : « T’aurais été bien con de passer à côté d’un truc comme ça ! ». Une semaine après, je crois que mes yeux sont encore pleins d’étoiles, que je regrette de ne pas être resté une minute en plus dans l’eau jouer avec un lion de mer, ou que je me dis que les pattes bleus de ce fameux oiseau, c’est quand même incroyable… Allez, je vais vous raconter cette virée hors du commun !

En guise d’introduction, quelques mots sur les Galapagos :

  • Les Galapagos, c’est une quarantaine d’îles volcaniques (volcans sous marins, les îles sont les parties émergées), dont trois habitées : Santa Cruz, San Cristobal et Isabella
  • Les Galapagos, Darwin s’y est rendu en 1835. Un peu comme Newton avec sa pomme sur la gravité, Darwin a observé … des pinsons… et s’en est inspiré pour monter sa théorie sur l’évolution : les espèces évoluent en fonction du milieu dans lequel elles se trouvent… Les pinsons ont des becs différents suivant les îles des Galapagos dans lesquelles ils vivent ! Ce pauvre Darwin avait été pris pour un fou à l’époque. Osez dire que le monde n’avait pas été créé en 7 jours … Darwin, aux Galapagos, vous ne pouvez pas le manquer. Il est en statut, en nom de rue, en nom de site de plongée, en centre de recherche !
  • Les Galapagos, c’est 58 espèces d’oiseaux dont 28 sont endémiques (qu’on ne trouve qu’ici), des variétés de reptiles uniques, dont les tortues géantes ou les iguanes terrestres et les iguanes marins…


L’ILE DE SAN CRISTOBAL

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C »st donc parti pour une semaine pleine entre deux îles des Galapagos. J’ai fait le choix d’atterrir a San Cristóbal (centre ville accessible à pieds depuis l’aéroport), et de quitter l’archipel de Santa Cruz, avec une traversée de deux heures en ferry entre les deux îles.

À San Cristobal, j’ai dormi à La Casa de Lewis : 15 dollars la nuit en chambre individuelle (un peu négocié), cuisine bien équipée, avec un proprio super sympa… qui dit mieux ? Ah oui, aux Galapagos, le budget bouffe peut s’avérer gargantuesque car presque tout est importé ! Et même en se faisant soi-même même à manger, ça fait mal … au moins à San Cristóbal où je n’ai pas trouvé les coins bouffe à pas chère.

À mon arrivée, j’ai découvert le petit port principal de Puerto Baquerizo Moreno. Pas de doute, nous sommes dans un endroit particulier ! Les lions de mer sont partout à San Cristobal. Ils ont totalement « privatisé » deux plages ces bébêtes ! À côté, les crabes rouges vifs se partagent les rochers avec les iguanes marins, espèce endémique des Galapagos. Ici, il faut faire attention où on met les pieds !

Je me renseigne sur mes futurs activités. Le lendemain, je ferai du circuit tout gratuit, le surlendemain, ça sera plongée… je finirai mon séjour à San Cristobal sur du tout gratuit ou presque…. Le tout sans jamais m’ennuyer ! Je refais le point avec Lewis, mon super hôte ! Il va me prêter son matériel de snorkeling (pas de petites économies, eh eh). Et le snorkeling (plongée avec masque et tuba), ici, c’est magique !

Le matin, je file vers le Sud de l’île, par le terrain militaire. Ici c’est le coin des surfeurs, des iguanes marins aussi. La mer est basse, c’est donc compliqué pour se baigner. Ça sera donc un « tour d’observation ». Au spectacle, les iguanes marins larvent sur les rochers pendant que les milliers de crabes rouges fuient à mon arrivée.

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Celle-là, ce n’est pas une vraie !

L’après midi, direction au nord, toujours à pieds. Je m’arrête à la plage « où tout le monde va pour le coucher de soleil, sauf moi » : c’est la Playa Mann. Là encore, les lions de mer squattent… et ils sont chez eux ! Ils aiment regarder ce qu’il y a dans les sacs, peuvent se poser sur les serviettes….

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Le spectacle est drôle ! Je continue ma balade vers plage Punta Carola. C’est magnifique : salle blanc et eau turquoise… les lions de mer sont toujourslà. J’irai me baigner au retour, pour l’instant  la marrée basse donne seulement accès aux rochers de lave. A Muelle Tijeretas, je ferai mon premier snorkeling. Je croise des Françaises qui me disent que pour un breton, ça devrait aller. En effet, l’eau doit être à 19°C. À part quelques bancs de poissons, je ne verrai pas grand-chose. De cette crique, on peut normalement observer quelques fous à pattes bleus, ou encore des frégates qui ont le coup rouge vif et gonflé en saison des amours. Aujourd’hui, personne n’est là… Un peu déçu… quand même. Bon pas grave, je retourne à ma seconde plage. Ce coup-ci, c’est la bonne ! Je me lance (nous sommes 3 ou 4 dans l’eau, tout au plus…).

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Pas besoin de plonger bien loin… simplement de la plage !

Et la… le spectacle commence ! Au bout de deux minutes, une première tortue… les lions de mer s’amusent dans les vagues…. Une seconde tortue, puis trois, quatre en même temps ! J’ai envie de dire « whaou, je suis trop content ! » Mais je ne peux pas à moins de boire la tasse (j’ai la tête sous l’eau !) ! Les deux Françaises que j’ai croisé avant nagent près de moi… elles ne voient rien du tout… et ben tant pis pour elle ! Quelle grand moment d’égoïsme… c’est bon ! Je ressort de l’eau une bonne demie heure plus tard, fier comme un coq, à montrer mes premières photos à tous les personnes de la plage qui voulaient les voir ! J’ai même réussi à choper sur la même photo le lion de mer et la tortue (Jean de la Fontaine, sort de ce corps !).

Le lendemain, c’est the D day. Je vais plonger aux Galapagos à Léon Dormido ou Kicker Rock. Sur le bateau, une partie va pour faire du snorkeling. Nous sommes 8 à plonger avec bouteilles. Le site est hyper réputé. On peut parfois y voir des requins marteaux.

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Tout fier, devant Léon Dormido ou Kicker Rock

Dans l’eau, le spectacle est magique. On oublie vite la fraîcheur de l’eau, les courants froids… très sincèrement, j’ai vu une quarantaine de tortues au moins et une bonne quinzaine de requins Galapagos.

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J’ai eu le plaisir de nager tout près de la tortue pendant plus d’une minute (profil facebook en date du 10 décembre 2017…)

Malheureusement, les requins marteaux n’ont pas voulu montrer le bout de leur tête du spéciale. C’est comme ça… la nature ne se commande pas ! Au retour, nous nous arrêterons sur une superbe petite plage avec un naturaliste. Ah tiens, un fou à pattes bleues qui fait sa plongé lui aussi. Je ne le verrai que de loin celui là.

Le lendemain, mon plan est un peu périlleux mais je tente. Je veux traverser l’île pour aller à la plage Puerto Chino, tout en m’arrêtant en chemin voir les tortues terrestres de San Cristóbal (Galapaguera de Cerro Colorado). Tout le monde fait le trajet en taxi, ce qui coûte une blinde en général. J’ai entendu dire qu’un bus partait le dimanche à 8h00 du marché. Info exacte… 40 minutes et 2,50 dollars plus tard, me voilà seul à visiter le centre des tortues géantes. L’entrée est gratuite et les tortues sont en semi liberté. Ce sont surtout les éclosions qui sont super surveillées ici dans le but de préserver l’espèce. Elles sont énormes ces bestioles ! Certaines font bien 1m50 de long avec un poid de plus de 200 kg ! Quand on s’en approche, elles rentrent dans leur carapace : au final, tout aussi impressionnantes que leurs cousines les tortues marines.

Juste après, il y a la superbe plage de sable blanc de Puerto Chino, accessible à pieds. Quelques lions de mer sont encore là… pendant que je me baigne, un d’entre eux s’approche dangereusement de mon sac. Sa mère vient le chercher… la promenade sur le sable est finie pour lui !

Et pour rentrer ? Il n’y a personne si ce n’est une famille en van qui vient passer son dimanche. Je commence les 30 km à pieds… et là un taxi passe… pour 9 dollars il me ramènera à destination !

Au retour, un américain est arrivé chez Lewis. Il est juste en transit car il démarre une croisière de 7 jours de plongée à 5000 dollars… ouch… bon OK, il l’a eue en promo… à 3500 dollars. Ça pique quand même. Il est quasiment plongeur professionnel… je ferai ça quand je serai grand ! On part se balader l’après midi vers la Loberia. C’est une petite plage protégée ou il y a un spectacle assez rigolo. Maman lion de mer veille sur les petits de la bande pendant que les autres mamans sont à la chasse. C’est donc pleins de petits lobos partout : « tu veux venir chez moi ? J’ai une grande baignoire si tu veux ».

La ballade de continues sur les rochers avec multitudes d’iguanes de mer… bon je n’ai toujours pas réussi à avoir mon fou à pattes bleues en photo …

En trois jours et demi, j’en ai vu des choses à San Cristobal ! Pas besoin de casser la tirelire. On s’en prend plein la vue. Cap maintenant ver l’île de Santa Cruz.

 

L’ILE DE SANTA CRUZ

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Cette île est la plus peuplée des Galapagos. C’est aussi de là que démarre la plupart des croisières. Ici, tout est fait pour une espèce non endémique pour le coup… le touriste ! Il se déplace souvent en groupe avec un guide habillé comme dans Jurassic Park ! S’il est américain, il s’émerveille à grand cris de « Oh my God » devant chaque iguane ou autre bestiole croisée.

J’ai trouvé à me loger à l’hostal El Pinzón en chambre individuelle à 15 dollars la nuit après négociation. C’est propre, par contre il y une laverie à côté ou les dames commencent leurs commérages dès 7 heures du matin. Je ne vais pas me plaindre… pour le prix. Côté bouffe, il y a un très bon plan à Santa Cruz à trois blocs, sur la droite, en s’enfonçant dans les terres à partir du port : almuerzo (repas  soupe + plat+ boisson) à 5 dollars ! Un jour, j’ai même eu la chance d’avoir une demie langouste dans la formule ! A ce prix, pas la peine de se faire à manger. Le soir, ils sortent les tables dans la rue et rebelotte !

1er jour : on optimise !

J’opte pour un Tour « Promène couillons » snorkeling » et tour de baie. Ça coûte 30 dollars, il ne faut pas s’attendre au truc extraordinaire mais ce n’est pas si mal en fait. Le snorkeling était moyen. On aura quand même vu une tortue. Ensuite, les balades avec le naturaliste sont intéressantes, bien expliquées… ok le capitaine était un peu relou… Il faisait rire tout le monde, on va dire que ça sauve. Sérieusement, en peu de temps, ça permet d’aller dans des endroits difficilement atteignables. Je ne regrette donc pas ce choix. Nous avons fait un premier stop à l’Ile de la Loberia. Les lions de mer sont bien moins présents qu’à San Cristobal. . Nous avons ensuite pu aller observer les premiers fous à pattes bleus (aye !!! mais d’un peu loin…), aller voir le canal de los tiburones (des requins viennent se reposer dans ce lieu créé à partir d’une chambre magmatique à la base), le canal del Amor et ses eaux turquoises, la playa de los perros dénommée ainsi à cause des bruits d’aboiement qu’on peut entendre (en fait ce sont les cris des lions de mer !), et enfin las Grietas. On accède à cette curiosité géologique après une quinzaine de minute de marche à travers les cactus, les plans de cotons et les marais salants aux couleurs oranges. Las Grietas, c’est une sorte de canyon, où se mêle eau douce et eau salé. C’est un peu dur à accéder à l’eau, mais ça vaut le détour !

2ème jour : plongée … encore… encore !

J’avais prévu une seule plongée aux Galapagos. Mais après la première,je n’avais qu’une seule envie : y retourner. Et pour cause : sur l’Ile de Santa Cruz, le site de Gordon Rock est super reconnu pour ses requins marteaux. Me voilà donc reparti… avec le centre de plongée Albatros cette fois (très pro). Le site ressemblait au premier de San Cristobal. les plongées ne sont pas données car nous sommes aux Galapagos… en en plus, il faut pas mal de bateau pour accéder au site ! Allez plouf … oh p…, ça caille… Non pas que l’eau soit super froide, mais là encore, les courants froids sont bien présents. A peine arrivé au fond, pendant qu’une partie du groupe est entrain de faire « je ne sais quoi », je tourne sur moi-même à 360° ne voulant rien manquer au spectacle. Bien m’en a pris… Alors que personne ne voit rien, je suis à 3 mètres d’un Mora Mora, espèce de poisson super grand (celui-ci, je dirais 1m50), tout plat. Ca ressemble à ça !

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Le reste de la plongée sera bien, sans plus (par rapport a potentiel Galapagos bien sûr). Je nagerait tout de même encore avec multitudes de tortues, verrait une « marble raie » et pleins de poissons multicolores. Entre les deux plongées, on a pu s’approcher des côtes et aller plonger cette fois en snorkeling avec les lions de mer, super joueurs ! Les requins marteaux ne se sont pas montrer  (eaux très froides ? courants forts ?). Bon, je ne vais pas faire mon difficile ! Même si je n’ai pas vu tout ce que voulais voir, je ressigne sans problème pour une plongée aux Galapagos…

A mon retour, je file direct vers le Centre Darwin, qui est tout près de mon hôtel. Il est tard, ça ferme relativement tôt. j’ai juste le temps de voir quelques tortues terrestre qui sont élevées en enclos ici, dans le but de la préservation des espèces. Les différentes espèces des différentes îles (une dizaine au total) sont regroupées ici. Je n’aurais pas le temps de terminer la visite… Un iguane terrestre des Galapagos est là aussi (le orange ci-dessous). RDV est pris pour le lendemain !

Quelques « tas d’iguanes » au retour… le long des mangroves des Galapagos.

3ème jour :le dernier jour… du tout gratuit…

C’est là que je suis dit : c’est quand même top ici ! OK, pour l’instant, ma préférence va à l’Ile de San Cristobal mais quand même. Je m’en suis quand même pris plein la vue en quelques jours ! Allez, je vais terminer ma visite du Centre Darwin. Hier, je n’ai pas vu Georges le solitaire ! Geores, c’est la dernière tortue de l’Ile de Pinta, trouvée en 1972. Il fait partie des sous-espèces des tortues géantes. On a eu beau lui proposer des prétendantes, ça n’a pas pas marché et sa sous-espèce s’est éteinte avec lui. Il avait plus de 100 ans ! Il est aujourd’hui conserver dans le musée. C’est quand même émouvant son histoire ! Je terminerai mon tour sur une photo avec Darwin.

Au retour, je fais une halte au marché au poisson. J’y étais passé également les autres jours. C’est un super spectacle ! Un lion de mer squatte le banc des touristes, pendant que ses copains où les pélicans essaye de choper un morceau de poisson. C’est aussi l’endroit où acheter une langouste à 10 €…

Il me restait encore un endroit à explorer, toujours accessible à pieds. C’est Tortuga Bay ! Sur la carte que j’avais, ça paressait tout proche ! Il faut marcher un peu pour arriver à cette superbe plage… ouai… elle est jette cette plage : sable blanc et eaux turquoises. Les iguanes en sont les proprio ! Ils sont sur le sable, dans l’eau… Sur la première plage, la baignade est interdite. un peu plus loin, il est possible de se baigner dans une sorte de mangrove.

Et là, je l’ai enfin mon fou à pattes bleues. Il prend la pose, ne bouge pas ! Les tortues passent dans l’eau juste derrière.

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Un de ces beaux moments magiques qui clôture mon séjour aux Galapagos !

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DE SAN CRISTOBAL AU GUATEMALA

El Condor esta en San Cristobal de las Casas. J’y suis finalement resté deux jours et demi. Cette petite ville coloniale, perchée à plus de 2000 mètres d’altitude a tout pour plaire : les montagnes qui accrochent les nuages aux alentours, le charme colonial, des voyageurs à la cool et des habitants pour le coup authentiques, plein de pudeur. Le truc qui plait moins, c’est la pluie… Tous les après-midi, à partir de trois heures, c’est le même rituel : pluie diluvienne durant 2 heures… ensuite c’est fini ! San Cristobal est très reposante comme ville. On parle souvent d’une halte hippie pour 68tards attardés. Je ne l’ai pas trop ressenti. Il est vrai que c’est un sacré repère de backpackers. On y retrouve d’anciens collègues de chambrées, dont mon planteur d’arbre du Canada ! C’est aussi une petite ville où on croise à tous les coins de rue des femmes mayas Tzotziles, dans leurs habits locaux, vendant des objets plus ou moins artisanaux. Il y a du local, c’est sûr, du moins local aussi.

 

SAN JUAN CHAMULA

Je le disais dans un précédent article, j’ai visité le marché de la ville le premier jour d’arrivée. Les gens ne supportent pas d’être pris en photo. Pire encore lorsque je suis allé au village voisin de San Juàn Chamula, village local dit indigène : une photo dans l’église est clairement réprimandée et les gens veillent. Et pourtant, quelle expérience ! Dans cette église, les traditions mayas sont mélangées aux traditions catholiques… euh, en fait je n’ai pas trop vu de traditions catholiques. Les rituels chamaniques ont pris le dessus. D’ailleurs, il n’y a plus de bancs depuis bien longtemps, les cloches ont été décrochées et sont posées sur le sol. On y vient pour prier les esprits, pas pour la messe. Les croix sont bien présentes, mais sont aussi le symbole de l’arbre de vie des mayas… On y vient avec sa poule qu’on sacrifie et qu’on égorge sur place, dans l’église, sur le sol jonché d’épines de pins, en famille, ou plutôt en « tribus », les hommes devant, les femmes derrières, accompagné d’un trio accordéon, guitare, tambour… le tout bien entendu en tenue traditionnelle Tzotziles et avec les prières récitées en langue Tzotzile. Et attention où on met les pieds, il y a des cierges partout sur le sol. C’est assez troublant et saisissant. Je n’ai pris aucune photo de l’intérieur (il en existe sur le net), si ce n’est la façade de l’église et deux femmes sortant. Et encore, il paraît que le dimanche est encore plus surprenant car c’est le grand jour de marché.

Au retour, j’ai fait un petit stop au musée des textiles mayas et d’anthropologie. Ca vaut le coup d’œil et ce n’est pas trop cher.

 

COMITAN ET LES CASCADES CHIFLON

Et pourquoi faire simple quand on faire compliqué ? Ma prochaine étape, c’est le Guatemala. Et à l’auberge, ils proposent le trajet en mini-bus qui dure 7 heures et qui coûte l’équivalent d’une vingtaine d’euros. Las Chiapas, moi ça me plait et j’ai envie d’en voir plus. Je décide donc d’aller à la ville la plus proche de la frontière, Comitàn. De là, je trouverai bien un transport organisé pour le Guaté !

Que nenni !… J’arrive dans cette ville qui n’a pour le coup rien à voir avec sa voisine San Cristobal : plus d’artisanat local, plus de femmes en habits tzotziles, mais plutôt en habit  de chez Gémo de goût assez douteux. Au passage, je me fais accueillir au terminal de bus par des militaires en chasse de narco-trafficants avec tout le tintouin… J’ai évité les photos, einh…

La petite ville est plutôt sympa, avec son église coloniale (encore) et sa petite place très reposante en face. Tiens, c’est quoi ce troupeau de jeunes filles en robe de pseudo-princesse acidulées ? C’est la fête des 15 ans… quinceanera… (de l’enfance à « comment devenir une bonne épouse ! »). Donc c’est cérémonie avec une messe, puis repas en famille, avec les copines, où on boit… du coca bien sûr. Rhaaaa les Mexicains et leur coca…. Si seulement ça pouvait couler directement au robinet !

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Bref, je ne fais que passer dans cette ville. Pourtant, aux alentours, il y a de petites pépites dont les fameuse cascades El Chiflon. Allez, même pas peur… C’est dimanche… et ce soir je serai au Guaté. Dès 9 heures, je rentre sur le site après 45 minutes de colectivos. Je vais voir de superbes cascades, avec encore des bassins bleu azùl, avec une cascade qui s’appelle le Voile de la mariée. Normalement c’est ça…

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Bon visiblement, la mariée était bourrée et s’est cassée la gueule dans la boue (pas terrible le jour du mariage)… En effet, un peu de déception car le voile est plus de couleur marron, les bassins clairement. C’est la saison des pluies et la nature ne se commande pas. Ca restera néanmoins un superbe spectacle !

Allez, retour à Comitàn, il y a le colectivo qui m’attend pour aller à la frontière. J’appréhende un peu quand même, même si en général tout se passe bien… en général (deux jours avant la frontière était bloquée pour cause de manifestations).

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CHIAPAS : DE PALENQUE A SAN CRISTOBAL

00H10 : Gare routière de Palenque. C’est l’heure du bus. J’économiserai une nuit d’hôtel ! Le bus est bien, climatisation à fond comme d’habitude, mais avec mon nouveau pull rouge à capuche, ça le fait. Donc 00H10 départ, 00H11 ou 0OH12, je dors et me réveille 5H20 plus tard à Palenque. C’est cool de pouvoir dormir n’importe où einh ?

PALENQUE

Maintenant, y’a plus qu’à… plus qu’à quoi ? il est 5H30 du matin, les gens dorment. Je tente quand même le coup d’aller au Glamping ou je passe la nuit suivante. Taxi puis le monsieur de l’accueil me dit gentiment d’aller mettre mes sacs dans la consigne en bas ! Impeccable quoi ! Et là !!! Il se passe un truc. J’entends comme des cris de fauve ou des brames de cerfs. C’est fort et ça n’arrête pas. Ce sont des singes hurleurs et ils seront mes voisins pour ce court séjour.

singe

Bon ben, puisque je suis là, débout à cette heure, je serai encore le premier sur le site archéologique de Palenque. Et ça, je commence à apprécier. A 8H00, les portes s’ouvrent et je suis encore le premier à rentrer, sauf quelques vendeurs qui viennent encore vendre leurs trucs de manière désordonnée sur le site. Pas grave, le  temps qu’ils s’installent et je serai parti.

Palenque, ce n’est pas le site que j’ai préféré. Les temples sont moins imposants. Par contre, cette cité est très appréciée des néophytes car ils existent énormément de gravures, d’écritures, de reliques voir de sarcophages. C’est donc une mine d’information et ceci dans un cadre luxuriant. Tiens, les copains sont encore là… Ils gueulent encore ! J’essaie de ma’approcher dans la jungle mais le garde me dit qu’ils sont trop loin. Pas grave, ça sera pour plus tard.

Ca fait une demi-heure que je suis là, je n’ai toujours vu personne sauf un garde et des marchands. J’ai un peu le site pour moi :

Les gens commencent à arriver, il commence à pleuvoir. Mais comme je suis au Mexique, et ben j’ai un pancho. Terminé la visite sur le site (seulement 10% de la Cité est visible, le reste est enfoui dans la jungle), j’emprunte un petit chemin en pleine nature afin de rejoindre la route menant à l’entrée principale. C’est super beau ! La végétation est abondante (pour info, il pleut deux fois plus qu’à Brest en 4 mois de l’année).

AGUA AZUL

Pour moi, pas question d’aller à San Cristobal sans m’arrêter par Agua Azul. Il y a bien sûr des tours d’organiser. Comme c’était trop simple, j’ai décidé de faire confiance au monsieur des Colectivos (mini-bus qui partent pour une destination lorsqu’ils sont pleins). Il y avait le problème de mon sac à dos. Pas de problème (pfff, y’a jamais de problème, je devrais le savoir !) me dit-il, votre sac restera dans le bus tout le trajet. Ca s’était la veille. Le lendemain, c’était 3 changements de bus et votre sac, vous vous démerdez. Bon ben pas le choix, les autres bus sont partis.

Alors les routes des chiapas, c’est quelque chose. Mon dos pourrait vous en parler aujourd’hui. Vous connaissez les ralentisseurs, ou dos d’âne. Bon ben ici, ça s’appelle des Topes et il y en a tous les 200 m, mais pas des comme chez nous… des trucs où tu passes à 2 à l’heure… sinon c’est mort. Bref, l’horreur. Par contre, ce n’est plus les routes du Yucatàn. Ici, c’est la montagne ! 1h30 après, nous voilà arrivé à Agua Azul. Bon… et le sac j’en fais quoi ? On me dit d’aller voir Tourism Center.. un monsieur et une table… Il me garde mon sac, mon passeport (euh non finalement je préfère encore le mettre dans ma poche étanche même si je vais me baigner). On papote 15 minutes histoire de voir si je peux avoir confiance et zou, je sors mon cable antivol que j’accroche au pied du bureau en passant par le ventilateur (un peu parano mais bon). Et ready to see… tadada…

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C’est chié non ? J’ai trouvé mon lagon bleu. Les vacances scolaires sont finies ici, les bus des tours opérators viennent l’après-midi, les vendeurs ambulants n’ont toujours pas trouvé le moyen d’installer leur stand sur l’eau. Donc Bibi est encore presque seul. Et en remontant un peu, j’ai trouvé ma baignoire, « The » baignoire.

Evidemment, 10 minutes après, un club de retraité a trouvé ça joli. Je leur ai expliqué qu’il y avait un crocodile et des méduses d’eau douce (nan, je déconne). Bon il m’ont pris en photo. J’ai continué la baignade ailleurs ensuite… C’est le calcaire présent au fond de l’eau qui permet cette couleur. C’est beau einh ??? Allez d’autres pour la route !

SAN CRISTOBAL

Allez, on est reparti pour 2H30 de tape-cul. Là les routes sont défoncées, les topes toujours là. Les Chiapas, c’est pauvre, ça se sent, ça se voit. Les gens vivent d’une agriculture peu développée basée sur les bananes, le maïs, les haricots, sans doute un peu de café. Les visages ne sont plus les mêmes. On sent la rudesse du climat, de la vie. Les habits traditionnels mayas sont bien présents. Etant en bus, nous n’avons pas été arrêtés par des enfants qui tendent des ficelles devant les voitures afin de quémander quelques pesos. Le bus arrive à San Cristobal… Oh ça caille : même pas 15 degrés. Nous sommes à 2 100 mètres. Pour ma part, je suis claqué, ça va être dodo vite fait.

Aujourd’hui, j’ai pu découvrir la ville entre deux averses. San Cristobal est une ville coloniale avec sa cathédrale, ses maisons colorées. Pour ma part, j’ai fait un tour de marché ce matin, comme je le fais dans toutes les villes que je visite. Ici, les photos sont mal perçues. Prendre en photo de certaines populations revient à leur « voler une partie de leur âme »

Les quelques photos que j’ai prises sont donc des photos un peu volées…

Bon j’ai vite été obligé de rentrer. Ici, avec la pluie, ça ne rigole pas… ou les rigoles ne te laissent plus passer !

Demain, je continue avec sans doute des incursions dans de petits villages alentours. Ca sent l’authenticité tout ça !

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CHIAPAS : DE PALENQUE A SAN CRISTOBAL

00H10 : Gare routière de Palenque. C’est l’heure du bus. J’économiserai une nuit d’hôtel ! Le bus est bien, climatisation à fond comme d’habitude, mais avec mon nouveau pull rouge à capuche, ça le fait. Donc 00H10 départ, 00H11 ou 0OH12, je dors et me réveille 5H20 plus tard à Palenque. C’est cool de pouvoir dormir n’importe où einh ?

Maintenant, y’a plus qu’à… plus qu’à quoi ? il est 5H30 du matin, les gens dorment. Je tente quand même le coup d’aller au Glamping ou je passe la nuit suivante. Taxi puis le monsieur de l’accueil me dit gentiment d’aller mettre mes sacs dans la consigne en bas ! Impeccable quoi ! Et là !!! Il se passe un truc. J’entends comme des cris de fauve ou des brames de cerfs. C’est fort et ça n’arrête pas. Ce sont des singes hurleurs et ils seront mes voisins pour ce court séjour.

singe

Bon ben, puisque je suis là, débout à cette heure, je serai encore le premier sur le site archéologique de Palenque. Et ça, je commence à apprécier. A 8H00, les portes s’ouvrent et je suis encore le premier à rentrer, sauf quelques vendeurs qui viennent encore vendre leurs trucs de manière désordonnée sur le site. Pas grave, le  temps qu’ils s’installent et je serai parti.

Palenque, ce n’est pas le site que j’ai préféré. Les temples sont moins imposants. Par contre, cette cité est très appréciée des néophytes car ils existent énormément de gravures, d’écritures, de reliques voir de sarcophages. C’est donc une mine d’information et ceci dans un cadre luxuriant. Tiens, les copains sont encore là… Ils gueulent encore ! J’essaie de ma’approcher dans la jungle mais le garde me dit qu’ils sont trop loin. Pas grave, ça sera pour plus tard.

Ca fait une demi-heure que je suis là, je n’ai toujours vu personne sauf un garde et des marchands. J’ai un peu le site pour moi :

Les gens commencent à arriver, il commence à pleuvoir. Mais comme je suis au Mexique, et ben j’ai un pancho. Terminé la visite sur le site (seulement 10% de la Cité est visible, le reste est enfoui dans la jungle), j’emprunte un petit chemin en pleine nature afin de rejoindre la route menant à l’entrée principale. C’est super beau ! La végétation est abondante (pour info, il pleut deux fois plus qu’à Brest en 4 mois de l’année).

J’ai tenté de communiquer avec mes nouveaux amis, mais il pleuvait dans ma bouche ! Bref je regagne ma hutte au camping. L’après-midi, je prends un colectivo pour me rendre à Palenque. Honnêtement, il n’y a rien à voir. Du coup, retour au camping, et qui m’attend ? Mes potes hurleurs. L’un d’entre eux était au dessus de ma tête à prendre son repas du soir.

AGUA AZUL

Pour moi, pas question d’aller à San Cristobal sans m’arrêter par Agua Azul. Il y a bien sûr des tours d’organiser. Comme c’était trop simple, j’ai décidé de faire confiance au monsieur des Colectivos (mini-bus qui partent pour une destination lorsqu’ils sont pleins). Il y avait le problème de mon sac à dos. Pas de problème (pfff, y’a jamais de problème, je devrais le savoir !) me dit-il, votre sac restera dans le bus tout le trajet. Ca s’était la veille. Le lendemain, c’était 3 changements de bus et votre sac, vous vous démerdez. Bon ben pas le choix, les autres bus sont partis.

Alors les routes des chiapas, c’est quelque chose. Mon dos pourrait vous en parler aujourd’hui. Vous connaissez les ralentisseurs, ou dos d’âne. Bon ben ici, ça s’appelle des Topes et il y en a tous les 200 m, mais pas des comme chez nous… des trucs où tu passes à 2 à l’heure… sinon c’est mort. Bref, l’horreur. Par contre, ce n’est plus les routes du Yucatàn. Ici, c’est la montagne ! 1h30 après, nous voilà arrivé à Agua Azul. Bon… et le sac j’en fais quoi ? On me dit d’aller voir Tourism Center.. un monsieur et une table… Il me garde mon sac, mon passeport (euh non finalement je préfère encore le mettre dans ma poche étanche même si je vais me baigner). On papote 15 minutes histoire de voir si je peux avoir confiance et zou, je sors mon cable antivol que j’accroche au pied du bureau en passant par le ventilateur (un peu parano mais bon). Et ready to see… tadada…

sdr

C’est chié non ? J’ai trouvé mon lagon bleu. Les vacances scolaires sont finies ici, les bus des tours opérators viennent l’après-midi, les vendeurs ambulants n’ont toujours pas trouvé le moyen d’installer leur stand sur l’eau. Donc Bibi est encore presque seul. Et en remontant un peu, j’ai trouvé ma baignoire, « The » baignoire.

Evidemment, 10 minutes après, un club de retraité a trouvé ça joli. Je leur ai expliqué qu’il y avait un crocodile et des méduses d’eau douce (nan, je déconne). Bon il m’ont pris en photo. J’ai continué la baignade ailleurs ensuite… C’est le calcaire présent au fond de l’eau qui permet cette couleur. C’est beau einh ??? Allez d’autres pour la route !

 

SAN CRISTOBAL

Allez, on est reparti pour 2H30 de tape-cul. Là les routes sont défoncées, les topes toujours là. Les Chiapas, c’est pauvre, ça se sent, ça se voit. Les gens vivent d’une agriculture peu développée basée sur les bananes, le maïs, les haricots, sans doute un peu de café. Les visages ne sont plus les mêmes. On sent la rudesse du climat, de la vie. Les habits traditionnels mayas sont bien présents. Etant en bus, nous n’avons pas été arrêtés par des enfants qui tendent des ficelles devant les voitures afin de quémander quelques pesos. Le bus arrive à San Cristobal… Oh ça caille : même pas 15 degrés. Nous sommes à 2 100 mètres. Pour ma part, je suis claqué, ça va être dodo vite fait.

Aujourd’hui, j’ai pu découvrir la ville entre deux averses. San Cristobal est une ville coloniale avec sa cathédrale, ses maisons colorées. Pour ma part, j’ai fait un tour de marché ce matin, comme je le fais dans toutes les villes que je visite. Ici, les photos sont mal perçues. Prendre en photo de certaines populations revient à leur « voler une partie de leur âme »

.Les quelques photos que j’ai prises sont donc des photos un peu volées…

Bon j’ai vite été obligé de rentrer. Ici, avec la pluie, ça ne rigole pas… ou les rigoles ne te laissent plus passer !

Demain, je continue avec sans doute des incursions dans de petits villages alentours. Ca sent l’authenticité tout ça !