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NUSA PENIDA

A à peine une heure de bateau de Bali, la nouvelle destination « fashion » est Nusa Penida. Inconnue il y a encore 5 ans (pourtant, l’île n’est pas sortie subitement de la mer…), tout le monde y va. J’avais eu des échos : « tu verras, c’est génial ! », par plusieurs voyageurs rencontrés.

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Coucher de soleil à Crystal Bay

Oui, c’est bien… Génial ? Ben, je n’ai pas été subjugué par cette île. Je l’ai trouvée assez sale avec des plastiques partout sur les bords des routes… et beaucoup de feux de plastiques ! C’est une belle destination de plongeurs avec un corail encore préservé, des raies manta et à certaines saisons les fameuses Mola Mola, poissons aux allures préhistoriques, que j’ai déjà eu la chance de voir aux Galapagos. Cette fois, je n’ai pas plongé… J’avais un peu casser la tirelire à Komodo quand même ! J’ai simplement fait une séance de snorkeling pour aller observer les fameuses raies manta.

De bonne heure, à 7H38, je suis à Crystal Bay pour prendre un bateau, pensant être dans les premiers ! Il y a déjà bien du monde… Arrivé sur le site, tu te prends un coup de palme du gars qui veut passer devant toi pour voir la seule raie manta qui fera son apparition ce jour là… Je les comprends les Mantas pour le coup, y’a vraiment trop de monde ! Elle est belle cette raie et restera là pendant deux longues minutes. Dommage encore, la mer est sale, avec beaucoup de plastiques… Quel dommage ! Oups… je n’avais pas mis mon appareil photo sur le bon mode !

 

Le littoral de cette île ne m’a pas particulièrement marqué. Il y a des plages, chacun y va de la construction de son bungalow, sans essayer d’y créer une atmosphère. En revanche, il y a de très beaux coins qui se méritent et qui s’apprécient… tôt le matin ! Sinon, c’est des heures de scooters, sur des routes avec des nids de poules… non ! d’autruches devrais-je dire ! Pas moyen d’avancer car les chinois et japonais qui y viennent pour la journée et le selfie se déplacent en grosse voitures qui ne peuvent pas se croiser… l’horreur ! Et pourtant, les falaises sont magnifiques… des petits airs bretons à certains endroits… des airs normands à d’autres. Je vous laisse découvrir…

J’ai beaucoup circuler sur l’île et à l’intérieur de l’Ile en scooter (location au port, on ne prend pas votre nom, il n’ y a pas d’assurance mais c’est partout comme ça, vous laissez le scooter avant de prendre le bateau du retour sans vérification). Le charme n’a pas opéré. Il y a de beaux paysages, sans doute de très belles plongées à faire. En revanche, je n’ai pas trouvé d’âme, comme j’ai pu le vivre à l’intérieur de Bali.

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LES GREMLINS DU PARC TANGKOKO

Suite aux fabuleux moments sur les Iles Togians, j’ai rejoins le continent (ou plutôt l’Ile principale), cette fois sur la péninsule du nord. Le transport a du duré cette fois 22 heures mêlant barque de pêcheur (j’ai cru que j’allais y rester d’ailleurs), ferry, voiture et re-voiture. Me voilà donc arrivé à Manado, ville sans grand intérêt, assez sale. Ses alentours, par contre, regorge de curiosités : juste en face, Bunaken et ses superbes tombants pour les amateurs de plongée, le marché de Tomohon et ses volcans aux lacs sulfureux (je ne suis allé qu’au marché, la météo ne m’a pas permis de me lancer dans de la rando), et enfin, le parc Tangkoko, où vivent entre autres bestioles, les fameux tarsiers, sorte de petits grimlins aux grands yeux.

Ces tarsiers sont les plus petits primates au monde. Leurs yeux sont fixes. Ils ont donc développé la capacité de tourner la tête quasiment à 360°. Ils ont des demi-frères vivant aux Philippines. Ceux que j’ai rencontrés sont endémiques de Sulawesi. Leur population n’est pas en danger sauf si… la déforestation lié à l’exploitation d’huile de palme se poursuit !

Pour atteindre le parc, j’a du parcourir 35 km en 3 heures, quelque chose comme ça. De la gare routière, j’ai pris un premier bus qui attend d’être complètement plein avant de partir, puis un microlet (petite fourgonnette bleue d’un autre âge) et enfin une sorte de jeep avec des bancs dans la remorque. A mon hôtel, je trouve un guide pour la visite que je veux faire le lemdemain. Nous partirons à 4 heures et demi du matin. Les tarsiers sont des animaux nocturnes !

Allez, mon guide… ce n’était pas la panacée. Il fait le taf, mais pas trop quand même. Coup de chance, nous tombons sur des biologistes en observation. Ils campent près d’un arbre censé être la maison d’une famille de tarsiers. Les petits bêtes vont bientôt rentrés dormir après leur nuit de chasse aux insectes. Bingo, une demi-heure après, on commence à voir des yeux qui brillent. Je ne sais pas comment sils sont arrivés. Ils sont gros les yeux, comparés à la taille de la petite bestiole. Le tarsier n’est au final guère plus grand qu’un hamster. Il ne marche pas, il saute de branche en branche, émettant de petits cris aigus. J’ai tenté quelques photos et là encore, je regrette de ne pas avoir de zoom. Pas grave, les images resteront dans la tête et j’ai réussi à choper quelques spécimens. C’est fou, on reste là comme des gamins, s’émerveillant devant ces petites bêtes… pendant une demi-heure ? une heure peut-être.

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Tiens des branches qui bougent au sommet des arbres. Ce sont des couscous ! Pas le plat marocain … non… ce sont des marsupiaux de la famille des koalas. Ils sont très durs à voir. Là-haut, ils sont deux, peut-être trois. Ils sont quand même très loin mais je les aurais aperçu quand même. Merci encore les biologistes !

Car avec mon guide dont j’ai oublié le nom, nous continuerons la marche sans voir grand chose. Ce n’est surement pas de sa faute. J’apercevrai quand même le Calao de Sulawesi. J’en avais également vu de loin aux Togians. Enfin, juste avant la fin du trek, on entend à nouveaux du bruit dans les cimes. C’est encore un groupe de Couscous ! Je distingue trois formes de loin. Normalement, dans le parc vivent également les macaques noirs à crête, espèce encore endémique de Sulawesi. Je les verrai, mais sur le terrain de foot, en sortant du parc. Il y a des déchets… ils viennent donc manger !

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C’est le couscous. Photo trouvée sur internet. Auteur inconnu

Car avec mon guide dont j’ai oublié le nom, nous continuerons la marche sans voir grand chose. Ce n’est surement pas de sa faute. J’apercevrai quand même le Calao de Sulawesi. J’en avais également vu de loin aux Togians.

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Enfin, juste avant la fin du trek, on entend à nouveaux du bruit dans les cimes. C’est encore un groupe de Couscous ! Je distingue trois formes de loin. Normalement, dans le parc vivent également les macaques noirs à crête, espèce encore endémique de Sulawesi. Je les verrai, mais sur le terrain de foot, en sortant du parc. Il y a des déchets… ils viennent donc manger !

Finalement, une anthropologue américaine, spécialiste des tarsiers, me dira plus tard que ma rando a été assez fructueuse. C’est toujours pareil dans la nature… Les animaux, on les voit… ou pas… Ce n’est pas un zoo !

 

 

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ILES TOGIANS : DOSSIER CONFIDENTIEL

Avertissement : cet article pourrait provoquer des troubles comportementaux chez les gens en manque de vacances, de soleil, de plages et d’îles désertes. Il est donc fortement déconseillé de se lancer dans la lecture si vous avez déjà un de ces manques. Pour les autres au boulot… un peu de soleil dans ce monde de brut !

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Il y a des endroits qu’on a envie de préserver, tellement c’est beau et pas encore complètement dénaturé. Les Iles Togian en Sulawesi sont difficiles d’accès, c’est sans doute un peu pour ça que les gens ne s’y précipite pas. Les « Resorts » (si on peut dire ainsi), sont dans l’ensemble très basiques. Tiens, ça fait plus de deux semaines que je n’ai pas pris de douche chaude… Donc, ce n’est pas la peine d’y venir trop nombreux !

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À Sulawesi, les Iles Togians sont l’Eldorado, le lieu à atteindre, le paradis qui se mérite ! Je vous le confirme, il se mérite… compte tenu des conditions de transports. Je ferai un article sur ce point, tant l’expérience, ou plutôt les expériences sont éprouvantes !

PARADIS NUMBER 1 : POYALISA

 

On est jeudi, pas de ferry public aujourd’hui. C’est d’un donc un speed-boat (bateau rapide) qui me débarque au Resort Poya Lisa à Bomba (c’est le second resort en venant d’Ampana). Il y a 4 autres touristes qui vont un peu plus loin. Je vois sur leur tête une petite frustration à la vue de ma petite île. Pour ma part, j’ai la banane en voyant ce qui se profile : 2 plages paradisiaques en V, des bungalows les pieds dans l’eau ou en hauteur avec une vue de malade ! Je descends… je suis le seul touriste… les autres sont parties plonger. Je choisis un bungalow qui surplombe, qui devrait me permettre d’avoir une vue sympa du balcon pour le coucher du soleil.

 

En plus, la mer est juste en dessous et ils m’ont aménagé un pett plongeoir ! C’est pas beau ? Ce soir, nous serons 9. Deux français, Jérôme et Pascale, que j’ai croisé à plusieurs reprises, nous rejoignent. Ça va, on ne marche pas dessus !

 

En ce qui concerne le programme… c’est toute une organisation… J’installe mon hamac sur mon balcon. En plus, ils ont quelques bouquins en français. Au resort, on peut également louer pour un euro par jour masque et tuba car à 5 mètres du bord, on aperçois déjà les poissons clown (vous savez… Nemo !) et autres poissons de récifs coralliens. Il y a même un petit requin qui traîne dans le coin. De mon balcon, je fais mes premiers sauts dans la mer à 30 degrés. Le midi et le soir, c’est le même rituel : on se rejoint pour manger du poisson frais et du riz… simple mais bon ! Franchement, ça retape après ces journées éreintantes !

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Mon pote Rinaldi. Il a 15 ans mais est tout petit !

Certaines journées sont pires que d’autres. Un jour, on a pris le bateau pour une sortie snorkeling (plongée tuba)… 3 spots… poissons en pagaille… coraux en pagaille même si quelques uns ont été bien abîmés par de la pêche à la dynamite. Les étoiles de mer sont bleues…

 

Pour le déjeuner… c’est pause sur une plage déserte pour du poisson au feu de bois. Les warrants (gros lézards de parfois plus d’un mètre) viennent manger les restes de poisson.

 

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Au retour, nous faisons un arrêt dans un village Bajau. Les Bajau sont des pêcheurs sédentarisés des îles Togians. Leurs maisons sont souvent sur pilotis. Qu’ils sont sympas ! Même si on ne parle pas la même langue, on sent que les sourires nous disent « bienvenus chez nous ». Cette journée nous a coûté environ 3 euros.

 

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J’en ai également profité pour faire une plongé sur les tombants d’un atoll . Whaou ! Il n’y a pas forcément beaucoup de gros poissons… quelques hypocampes (tout petits)… mais une visibilité de ouf qui donne aux coraux, aux poissons des couleurs de tarés !

Côté Prix ? Ben oui… le paradis à un prix ! Alors Bungalow sur les hauteurs + 3 repas par jour : 12 euro par personne et par jour. Ok, la douche est au sceau et à l’eau froide… La bière par contre assez chère à 50 000 ou 60 000 rp (soit entre 3 et 4 euros)

Vous avez vu le coucher du soleil ?

 

Alors, qui dit mieux ?

 

PARADIS NUMBER 2 : SERA BEACH

 

Après 4 jours au Poya Lisa, je décide de filer vers l’île de Malenge. Ça me rapproche pour le ferry pour quitter les Togians. Avec 4 autres personnes, nous filons vers le port de Wakai… puis nous partagerons un bateau indonésien qui nous amène vers Malenge. Les paysages sont splendides ! En route, nous nous arrêtons sur le lac des méduses. C’est un lac d’eau salée ou des millions de méduses vivent pépère, sans prédateurs… du coup, elles n’ont plus de défense et ne piquent plus !

 

Nous arrêtons les deux hollandais à Ala Beach, petit resort à trois chambres tenues par une italienne et son mari indonésien. C’est une référence pour la bouffe ! Ça manque encore de finition mais le spot en en face est une tuerie avec de superbes couleurs !

Pour ma part, je m’arrêterai au Sera Beach. Le complexe est un peu plus grand que le Poya Lisa avec une belle plage de sable. La première soirée, je du voir une vingtaine de sting ray (raie clanche avec quelques point bleus) a quelques mètres du rivages. Et là encore, le snorkeling est « à portée de plage ». Le gérant Nuwir est aux petits soins.

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Nuwir sur son bateau

Tu veux une sortie snorkeling ? Nuwir te trouve un bateau en deux temps, trois mouvements et une demi-heure heure après, tu te trouvés sur le super reef 5 et ses tombants, ou encore le reef 4 où j’ai eu la chance de nager avec une eagle ray pendant une quinzaine de minutes. Sinon, le programme est toujours aussi éreintant : hamac, bouquin, baignade, papotage avec les voisins. L’ambiance ici, c’est la convivialité ! C’est français à 60%, allemands à 30% (comme dans un peu toutes les destinations plus roosts).

 

 

A proximité, il y a encore un petit village Bajau. Qu’il est beau ce village  avec son pont de près d’un kilomètre ! Nous avons fait un stop pour acheter des langoustes (qu’on a cuisiné avec Manou ensuite !)… prendre des photos avec les enfants ou les adultes. Ils adorent ça ici ! Franchement, ça se passe de commentaires. Sur la route de retour, il y a une grotte de chauve souris. Elles sont je ne sais pas combien la dedans. Ça pue un peu… beaucoup… mais ça vaut le détour… surtout qu’il est possible d’observer les toucans locaux en soirée !

 

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Alors, combien coûte ce paradis number two ? Et bien pour un bungalow sur la plage et les trois repas : 13 euros par jour. Les repas sont copieux, un peu plus travaillés qu’au Poya Lisa, malgré un petit déj est un peu light… Au niveau accueil, Nuwir et son équipe font ça à la bonne franquette. Rien n’est compliqué, tout est simple !

 

 

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C’était les Îles Togians ! La barre est haute ce coup-ci… 

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Pour finir, je ne peux que vous recommander ces deux endroits. Le premier est top pour son caractère idyllique. Le second est tout aussi bien avec sa belle plage, sa proximité avec de superbes spots de snorkeling et son ambiance ! Et vous pouvez bien faire les deux car il faut bien 8 jours dans ce paradis !

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BIENVENUE AU PAYS DES TORAJA

Après quelques semaines en Malaisie, me revoilà mais cette fois en Indonésie.  Vous savez, c’est le pays de Bali, Sumatra, le plus pays peuplé de musulmans au monde. Pourtant,  ce n’est ni à Bali ni à Sumatra ou Java que j’ai posé mon sac, mais sur l’Ile de Sulawesi. C’est joli ce nom, je trouve (un française rencontrée ici m’a dit avoir choisi Sulawesi à cause du nom qu’elle trouvait beau). Cette grande Ile à la forme de pieuvre était jadis appelée ILES CELEBES.

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Mon voyage a été un peu… chaotique. Arrivé à l’aéroport de Makassar (après une nuit passé dans une capsule à l’aéroport de Kuala Lumpur), la capitale de l’Ile pas intéressante au passage, il faisait chaud, les gens m’interpellait et comme j’étais mort de fatique, je me sentais agressé…  Bref, je trouve une charmante dame à « Tourism Information », qui me donne les informations pour touristes (logique) pour prendre un  bus que je n’aurais jamais pu trouver seul ! Celui-ci me déposera dans un entrepôt vers 14H00. Mon bus de nuit pour  Rantepao est à 21H00… On est dans une zone où il n’y a clairement rien à faire ! Pas un magasin… rien… que le temps est long ! Le soir enfin venu, je prends mon bus de nuit top du top ! Compagnie Primadona… On est allongé comme dans un lit. J’ai super bien dormi les 6 premières heures. Ensuite, c’était des arrêts tous les 20 minutes, éclairage du bus pleines balles… Bref, j’étais heureux d’arriver enfin, après une nuit passée à l’aéroport, une nuit dans un bus.  C’est ça aussi le voyage !

RANTEPAO ET LE PAYS TOJARA

Rantepao est la capitale du pays Toraja. Quesaco ? Moi qui cherchais paysages, culture et plongée… je peux vous dire que j’ai été servi sur les deux premiers points !

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Habitats de la région

Le peuple Toraja est un groupe ethnique de Sulawesi du Sud, avec des traditions bien ancrées. Bien que chrétiens protestants pour bon nombre d’entre-eux, ils ont conservé tous les rites de leur ancienne culture animiste, et notamment toutes les célébrations autour de la mort. Originaire de Chine, l’architecture de leurs habitations Tongkonan est une signature bien particulière, avec des sortes de toit en pointe. Il se dit que la forme de ses maisons proviendrait de la forme des bateaux qui ont amené les ancêtres de Chine à ici !

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Bon, à peine le temps d’arriver, tous les guides sont à l’affût. J’ai soit disant de la chance car il y a une cérémonie funéraire tout près. C’est vrai… Normalement, les cérémonies ont davantage lieu au mois de juin-juillet. Je trouve mon guide, mon hôtel et c’est parti !

LES CEREMONIES FUNERAIRES : TRADITIONS ET RESPECTS DU DEFUNT

Vous devriez me dire « Y-a un truc qui déconne, car les gens ne peuvent pas choisir de mourir au mois de juin ou juillet car c’est la période des cérémonies… ».  Pas de problème ! Pour la cérémonie à laquelle j’ai assistée, pépé était mort il y a plus d’un an (ça peut être beaucoup plus). Il est plus ou moins momifié avec un mélange contenant du formol (à ce que j’ai compris). Tant qu’il n’est pas enterré, il est considéré comme « malade ». Il dort donc dans la maison, il est changé, on fait sa toilette… éventuellement mémé dort à côté. On fait comme s’il était vivant en lui donnant à manger et même des cigarettes ! Et ça dure jusqu’à la cérémonie d’enterrement qui est longuement préparée (il faut réunir l’argent, préparer les infrastructures permettant d’accueillir les invités). Tout ça peut durer plus d’un an. J’ai entendu parfois parler de 5 ans !

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La sépulture du défunt devant sa maison. Ce qui ressemble à une petite maison au premier plan est juste le toit du corbillard

Et alors la cérémonie… c’est les petits plats dans les grands. Suivant la caste, il peut y avoir plus de 1000 personnes qui passent sur 3-4 jours. Le premier jour, c’est l’installation du défunt au milieu de la coure. Le second, c’est la réception des invités. Ceux-ci arrivent avec des cadeaux : des cigarettes, du sucre (c’était mon cadeau), un cochon, un buffle. J’ai été super bien reçu : thé, gâteaux, repas…

 

Les invités sont également reçus suivant un protocole bien huilé. Les cadeaux remis sont notés (il faudra rendre la pareille !). Ils sont remerciés par un « café-gâteau » et des cigarettes.

 

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Les cochons arrivent sur le porte bagage de la mobilette, accrochés à des bambous. Ils sont exposés devant la famille, puis tués à peine à l’écart des regards. A peine mort, ils sont vidés, les poils sont brûlés, le sang récupéré dans des tiges de bambou et ils sont découpés. Le défunt aura besoin de manger dans sa seconde vie au paradis, pardi ! Le lendemain, c’est les buffles qui y passent. Ceux-ci ont une grande importance car c’est eux qui conduisent le défunt au paradis. Et si le buffle est un albinos, et bien la route du paradis est encore plus rapide. C’est un BGV (buffle à grande vitesse !). Inutile de vous dire que ces buffles sont vendus très chers dans les foires. La voie royale vers le paradis (le buffle à tête blanche sur la photo!).

Lors de mon passage, j’ai du voir une cinquantaine de cochons tués. Mon guide adorait voir le sang gicler (après 5 cochons, je lui demandé de passer à autre chose ! Je ne suis pas particulièrement sensible, mais y’a des limites !). Un buffle avait été sacrifié avant mon arrivée, j’ai simplement vu son dépeçage. Je n’ai pas assisté à la journée des sacrifices…

Le dernier jour, le défunt est enterré dans des caves souvent creusées dans la pierre. On en trouve partout sur le bord des routes, avec des cadeaux (paquets de cigarettes, bouteilles d’eau…). On ne sait jamais ! Pépé pourrait avoir envie de s’en griller une !

Les enfants… J’en parle ? Bon, je ne sais pas comment est faite leur cérémonie. Toujours est-il qu’ils sont accrochés à des arbres dans des boîtes, ou bien l’arbre est creusé et ils sont déposés à l’intérieur. La croissance de l’arbre permettrait au bébé de grandir pour atteindre le paradis !

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On voit deux cavités recouverte de sorte d’épines de sapin. Des bébés ont été mis là…

Vous l’aurez compris, le mort est ici célébré et fêté. C’est assez …sanguinolent… Et en même temps lié à des croyances très anciennes ! Pour les âmes sensibles, mieux vaut s’abstenir… pour les autres, c’est une extraordinaire découverte. D’accord ou pas, je ne me permettrait pas de juger ! Une chose est certaine : le mort est respecté… jusqu’à un point ! Actuellement, de nombreuses infrastructures sont en cours de construction pour des cérémonies de juillet dont une construite sur pilotis !).

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Site funéraire avec mégalithes. A gauche, c’est un corbillard utilisé à une seule occasion

LES PAYSAGES DU PAYS TORAJA : WHAOU et REWHAOU !

Ici, je ne sais pas si ce sont les morts ou leurs esprits qui font ça, mais en tous cas, il règne une sacrée zénitude. Les paysages de la campagne sont simplement à couper le souffle, parmi les plus beaux que j’ai pu voir. La population est souriante, avenante. Avec Mathias, un belge, nous avons loué un scooter (4 euros la journée) pour parcourir les campagnes environnantes. On a retrouvé Murielle (la Française qui est à Sulawesi car le nom lui plaisait !) qui faisait son trek. Allez, quelques photos des paysages locaux… du marché … du marché aux buffles ! Demain on y retourne !

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LA PAISIBLE MALACCA

Malacca, au sud de Kuala Lumpur, est considérés comme la petite ville où il fait bon venir se ressourcer. Ca tombe bien… je suis naze et ne récupère pas. On va aller voir ça ! En 3 heures de bus, on y est. Le temps de choper une connexion auprès du vendeur de téléphone portable (on fait comme on peut !), de commander un Grab (l’équivalent de Uber), et c’est parti pour ma petite auberge de jeunesse noté 9/10 sur booking. Ca devrait le faire !

Sauf qu’en arrivant, impossible de trouver l’auberge, personne ne connait, un petit vieux voulant m’aider me dit d’aller à un endroit avant de me dire d’aller à un autre… bref il me gonfle, je l’envoie balader le pauvre (tout triste, je me suis bien sur excuser… C’est terrible de ressentir parfois de l’oppression avec plein de gens autour de toi qui veulent t’aider et te disent tout et son contraire…). En fait,  on était entrain de regarder les cartes… en face de l’entrée. Car mon auberge est un garage aménagé… tout neuf, tout propre… que personne ne connait… pour preuve, je serai seul pendant deux jours ! Bien d’un côté, dommage de l’autre car les auberges restent le meilleur moyen de rencontrer du monde.

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J’ai eu la chance d’arriver le dimanche soir, avec le marché nocturne. Encore tout un spectacle. Ici les rickshaw (tuktuk à pédale) atteignent le niveau Top International de Kitchitude ! Ils sont à thème : Reine des neiges, Hello Kitty… avec la sono incorporée. Vous avez le droit de choisir la musique (heureusement car ça coûte une blinde pour ce que c’est). Imaginez donc tous ces bolides à pédales, se dirigeant tous dans la même direction pour tous voir la même chose mais… avec des musiques différentes ! Le joyeux bordel ! Bien sûr, le soir ils s’illuminent !

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Vous pouvez aussi faire du karaoké sur la place. Vous avez la scène pour vous et un public… OK… il est plutôt vieux et pas très réceptif le public… On reviendra mais ça peut être une expérience ! Expérience aussi avec les stands de bouffe (là encore, chinois, malais, indiens…). Et attention, c’est blindé. Les gens y viennent de Singapour !

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Ici, terminé les grattes-ciel (enfin, dans les zones des grands hôtels, ça doit s’arrêter au quarantième étage). Le centre ville, classé au patrimoine de l’UNESCO est mignon comme tout, ayant conservé son charme colonial. La communauté dite « portugaise » est bien présente. Un chauffeur de taxi m’a d’ailleurs expliqué que sa femme était portugaise (en fait de descendance) et qu’elle parlait une langue mélangeant malais et portugais.

La rivière traversant la ville lui donne aussi un certain cachet. Vous y mettez de beaux lampadaires, un peu de  verdure, des fresques murales et beaux petits ponts… et ça marche… on est vite séduit ! La suite… c’est de la déambulation, se perdre un petit peu dans les rues en évitant le quartier aux bâtiments rouges (là où se garent les rickshaw et les singapouriens en vacances)… et normalement ça doit prendre. Ici aussi, dans la même rue, sur 100 mètres, vous trouverez mosquée, temple, église… Bref un beau melting-pot !

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Le dernier jour, j’ai loué un vélo pour 3 ringits de l’heure ! J’ai pu faire un saut jusqu’à la fameuse mosquée flottante (à l’heure de la prière, donc prière de rester dehors !). Parfait donc pour un petit break de deux jours (sachant qu’il est dur de sortir à certains moments de la journée).

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Publié dans MALAISIE

DES TOURS A KUALA LUMPUR

Un long voyage, c’est parfois des trajets en bus qui permettent d’économiser une nuit d’hôtel… C’est ce que j’ai fait a retour des Iles Perhentians… sauf qu’en arrivant à 4H00 du matin en compagnie de deux jeunes Frenchies, le lendemain est tout sauf productif ! Surtout dans cette ville assez énorme, pour laquelle j’avoue ne m’être pas renseigné au préalable : Kuala Lumpur !

Bienvenue au Pays des Tours et Gratte-ciels, rivalisant de hauteur, de faste, de lumière. Et je dois dire que c’est plutôt pas mal, surtout de nuit. Les tours Petronas, emblèmes de la ville, sont magnifiques, superbement mises en valeur le soir venu avec de beaux jeu de lumière. Ces tours hautes de plus de 450 mètres, ont servi de décor au film Haute Voltige, entre-autre. A l’intérieur, on y trouve de tout : centres commerciaux démesurés évidemment, mais aussi mosquée ou salle de spectacle. Pas très loin, en montant à la KLL Tower, on a bien évidemment une superbe vue sur les tours voisines. C’est ce qu’on m’a dit… Je n’y suis pas allé car j’ai le vertige sur les planchers de verre pour commencer et en plus, je trouvais ça assez cher (une vingtaine d’euros).

IMG_20180418_162956.jpgJ’ai donc un peu grugé en me faisant passé pour un client de l’hôtel Traders, en rentrant dans l’ascenseur en même temps que d’autres clients (car évidemment je n’avais pas de carte de chambre permettant de faire fonctionner la bête) et zhou ! Direction le bar panoramique avec cette vue… pas mal non ?

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Bon, et bien évidemment, comme dans toutes ces grandes villes asiatiques, les TV publicitaires géantes, les pubs énergivores et les magasins de luxe… se font du coude pour avoir chacun leur place. Je vais un peu faire mon consommateur de base… ces magasins font du bien pour se rafraîchir quand l’air extérieur tourner autour de 35 degrés.

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Kuala Lumpur, comme bonne capitale de la Malaisie, et comme beaucoup de plus petites villes malaisiennes, se caractérise également par son côté multi-culturelle : là encore, les temples hindous, les mosquées se mélangent. Dans les streets-foods, on y trouve de tout : du chinois au malais. Et tout ça à l’air de bien fonctionner ! Le quartier chinois était tout près de mon auberge. Allez, un petit tour histoire de… J’ai eu le droit ma robe de fortune pour visiter la grande National Mosquée. Je me suis offert un petit bain de pieds au Marché central où les poissons viennent te bouffer la peau. Les Indiens m’ont gentiment inviter à leur cérémonie, tout près de l’auberge !

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Un peu à l’écart du centre ville, j’ai fait un saut vers ce temple étonnant : BATU CAVE. Ici, vous êtes accueilli par un bouddha géant ! Franchement, j’en n’avais jamais vu de comme ça. Ensuite, c’est une série de marches, bien gardés par des singes, avant d’arriver aux grottes naturelles creusées dans la falaise. A l’intérieur, pleins de petits temples hindous. on dit même que ça serait le plus grand sanctuaire hindou, fors d’Inde. Le tour vaut le coup. Ensuite, il ne faut pas non plus s’attendre à des temples de fous. C’est davantage le site, dans les grottes, qui vaut le coup d’oeil !

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C’est vraiment pas mal comme ville au final ! Pourtant, moi ça m’épuise… cette chaleur, ce bruit… j’ai l’impression de fatiguer pour rien, du coup de moins aller vers les gens… Il me manque là encore le petit truc qui fait le whaou…

Petit coup de ressourçage tout de même ! Le Bagad de Lann Bihoue est dan le coin pour animer des salons à droite et à gauche. Ca a été l’occasion d’aller revoir quelques têtes connues, de jouer à la roulette pour avoir sa conso gratuite… de finir à refaire la musique bretonne dans les streets-foods. Des fins de soirée comme on les aime !

 

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FARNIENTE ET PLONGEE AUX ILES PERHENTIAN

Alors, je ne sais pas si c’est l’âge ou pas… mais bon…je ne récupère plus comme avant et encore moins des décalages horaires. Après plus d’une semaine en Asie, mon organisme n’est absolument pas re-réglé. Donc, un petit séjour sur une île paradisiaque où aurait pu vivre Robinson Crusoé, c’est pas mal afin de remettre à jour l’horloge biologique !

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Et en Malaisie, il y a ce qu’il faut avec les Iles Perhetian. Après une nuit de bus de Penang, me voilà à Kuala Besut pour prendre le ferry (ou plutôt une grande pagode à moteur) pour la demi-heure qui nous sépare des deux Iles. J’ai choisi de m’installer sur la petite, côté Corail Beach. A ce qu’il se dit, la petite serait plus routarde que la grande, et sur la petite Corail Beach serait plus calme que Long Beach. Honnêtement, vu la couleur de l’eau, vu les paysages, on s’en fout un peu car tout est beau… sauf sur les chemins de traverse ou derrière les restaurants ou resort (pleins d’ordures, pleins d’odeurs… dommage).

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Ici, il n’y a pas 36 milles choses à faire. La connexion internet sera de toute façon très limitée, ce qui fait du bien parfois ! Il faut donc emporter ses bouquins, ou les télécharger en amont, pour la plage. Sinon, il y a la plongée avec un nombre de club assez impressionnant, ou encore le snorkeling (plongée avec masque et tuba). Pour ma part j’ai négocié un pack plongée + hébergement (8 plongées + 4 nuits à 600 ringits… pas mal einh ?). Au final mon nombre de plongée s’est limitée à 5 puisque j’ai pris une excursion d’une journée sur l’Ile de Redang, un peu plus au sud. Côté plongée, c’est bien sans être exceptionnel. La visibilité sur Perhentians n’étant pas au RDV, seul une plongée valait véritablement le coup. A Redang en revanche, la visibilité à 20 mètres offrait un beau spectacle sauf que… nous avons plongé plutôt sur des spots à snorkeling… Pour le prix global, c’est pas mal (15 euros la plongée…). A refaire, je ne ferais peut être qu’une ou deux plongées sur les meilleurs sites (temple…) et consacrerait le reste du temps au snorkeling où on voit autant de belles choses (tortues, requins à pointes noires, stringray, barracudas…). D’autre part, le Tour de Snorkeling sur 5 spots ne coûtent que 40 ringits, soit 8 euros… on aurait tort de se priver. Et on ne veut rien dépenser, c’est aussi possible de partir de la côte, de la longer et de voir de très belles choses !

Côté plage… bon ben c’est un peu le paradis. L’eau est bleu turquoise, le sable est super fin. Elle est « limite » trop chaude à 30 degrés (là, c’est pour vous ennervé)… Si vous voulez être pénard, vous prenez un bateau taxi et demandez à ce qu’on vous dépose sur une plage déserte (A/R pour 1 à 2 euros). Et si vous êtes à deux, demandez Romantic Beach ! Ca pête einh ?

Et côté bouffe, et ben c’est pas mal non plus ! Les retours de pêche offrent de supers bons barbecues en soirée. Et j’ai fait la découverte du Roti Canai ! C’est un peu comme une crêpe qu’on garnit avec ce qu’on veut, en général agrémenté d’une sauce au curry. Allez, je ne vais pas être chauvin, les bons rotis valent bien nos crêpes ! Le monsieur de la petite échoppe est devenue mon pote, venant même s’excuser s’ils ouvraient un peu plus tard…

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Les Iles Perhentians sont certainement un bon avant-goût de ce que je vais voir dans quelques jours. Je n’en dis pas plus… mais … dans 10 jours je pars pour une étape qui promet d’être assez étonnante !