Publié dans REUNION

LE PITON DE LA FOURNAISE

J’aurais bien pu intituler cet article « J’ai marché sur Mars ! ». J’ai conservé l’authentique car le terme mythique de Piton de la Fournaise m’emporte ! J’avais vu des irruptions de la Bête à la TV car il s’agit bien d’un des volcans les plus actifs actuellement (dernière éruption en juillet 2017).

La veille de  l’ascension, j’ai rejoint le gîte au pieds du volcan. Evidemment je suis arrivé trop tard pour le repas du soir. C’est dommage, car l’ambiance dans ces gîtes est généralement très sympa, propice aux belles rencontres. On m’a tout de même préparé un sandwich avant que je ne rejoigne mon dortoir à 21H30. Et là, shut… tout le monde dort. Et oui, pour les plus téméraires, c’est un départ à 3H00 pour aller admirer le lever du soleil du haut du volcan, sur l’Océan Indien. Pour moi, ça sera réveil à 3H45 ! L’avantage de dormir en gîte, c’est que le lendemain on ne peut pas de se débiner !

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Très honnêtement, je m’attendais à pire ascension. Les conditions sont relativement bonnes. Il fait beau, le vent fait parfois vaciller. On m’avais parler d’un terrain difficile. Là encore, c’est une ascension sur des pierres, mais ce n’est pas du sable volcanique comme j’avais pu le voir sur le volcan Acatanengo  au Guatemala. Je crois que l’ascension est programmée normalement en trois heures. J’ais mis deux petites heures pour monter. Ca va ! Vu  que je suis encore parti un peu tard, je n’ai pas vu le levée du soleil au sommet mais sur la crête, ce qui est très bien aussi.

Les volcans m’impressionnent toujours autant. Le piton n’est pas actuellement en forte activité, quoi que les sismologue parlent d’un regain d’activité. Le cratère du Piton de la Fournaise est juste impressionnant, avec les fumeroles au fond du cratère. De là-haut, on se croirait sur Mars, avec plein de petits cratères, des paysages mêlant roches rouges et brunes, sans végétation. Les coulées de lave des précédentes éruptions sot comme des dessins sur les flancs du volcan et se jettent littéralement dans l’Océan Indien, tout en bas. Encore du Grand Art, de la part de Dame Nature ! En redescendant, j’observe les cavités crées par la lave. Il y a beaucoup plus de monde à monter vers 7H00 qu’à 4H00 du matin. Bande de fainéants … Nan mais ohhh !!!!

A 9H00, j’ai fini mon tour ! Je prends le temps donc de m’arrêter à la Cité du Volcan, petit musée très bien fait sur l’activité volcanique sur l’Ile de la Réunion.

Vous l’avez compris, l’ascension du Volcan (comme on dit ici) est bien un incontournable de l’Ile de la Réunion !

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Publié dans NICARAGUA

OMETEPE, L’ILE LACUSTRE AUX DEUX VOLCANS

Pour terminer mon périple nicaraguayen, j’ai mis le cap vers OMETEPE. Cette île est l’une des plus grande île lacustre de la planète. Et c’est encore les volcans qui sont au coeur du paysage. L’île est né de deux volcans : Madeira, le plus petit aujourd’hui éteint et Concepcion, le plus haut quand à lui actif avec des éboulements fréquents et une dernière éruption en 2007.  Ometepe, c’est une petite pépite. La population sait qu’il y a un potentiel touristique, mais il faut le dire… c’est un peu « pas structurée » cette affaire… A l’image du Nicaragua en fait… et c’est ça qui est bon !

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Madeira

La première étape consiste à prendre un ferry… « d’un autre temps ». Je venais de Managua, dans un bus « d’un autre temps », toujours protégé par la vierge Marie, par Jésus ou Jéhovah (ils peuvent conduire comme des tarés en Amérique centrale, il y a toujours Jésus, Marie pour vous protéger dans le bus, donc no panique !). De Rivas, j’ai pris un taxi pour le dernier Ferry à San Jorge. De la route, j’avais déjà aperçu les deux Mastodons. Du bateau, il fait sombre mais l’impressionant Concepcion en impose. Qu’il est beau ce volvan avec sa forme conique quasi parfaite. Cette nuit, je dormirai au pieds du volcan à Moyagalpa, la plus grande ville de l’île.

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Le fameux ferry

J’ai chopé comme d’habitude un hôtel sur Booking, cette fois à 4 euros la nuit. J’aurai ma chambre individuelle. C’est tout neuf « Chez Luis ». je suis super bien accueilli et son fils Xavier, qui a une échoppe de location de moto, scooter, vélo, vient me vendre ses prestations. En fait, j’ai plutôt envie de la jouer à la cool, plutôt que de crapahuter comme un fou. Je décide donc de louer un vélo pour le lendemain.

Et c’est parti pour… finalement 40 km de vélo. Pour celui qui avait décidé de se la couler douce… En fait, je me suis dit que le tour du grand volcan était faisable. Je démarre donc par une petite plage, bien aménagée, où on te fait payer 1 dollars… c’est bien pour un pique-nique du dimanche. Je reprends la route, en faisant bien attention de pas me prendre un cheval (tous en liberté ici), ou encore un cochon qui traverse la route et me dirige vers Charco Verde. C’est un parc avec des ballades possibles autour d’une lagune. Honnêtement, c’est tranquilou, c’est calme (j’ai croisé deux touristes et un garde…), et c’est du coup très sympa. J’y ai encore croisé des singes hurleurs et les Urracas sont partout. Ils crient à tue-tête mais qu’est-ce qu’ils sont beaux avec leur petite houppette ! Pour finir, je m’arrête dans le truc au papillon. C’est une sorte de serre, avec des fleurs tropicales, des papillons partout et quelques colibris. Le tour est vite fait. Pour ma part, je m’émerveille toujours autant devant le Morpho, super papillon bleu (photo chopée sur internet).

Je continue ma route. Ca monte, il fait chaud et humide (comme d’habitude). Je regarde la carte, j’ai fait 17 km et pas le tiers du parcours. Bon ben tant pis, je fais demi tour et verrai le reste demain !

Le lendemain, je loue un scooter. Xavier a essayé de le vendre la moto, plus pratique me dit-il compte tenu de chemins parfois difficiles. J’ai lu sur des blogs qu’il y avait beaucoup de chutes sur les chemins. Après des essais plutôt concluants sur le terrain de base-ball, je me dis qu’il est plus raisonnable de louer un scooter (juste histoire d’assurance et de sécurité). Il s’avérera que Xavier avait raison, les routes sont pour les 2/3 des pistes, et durant cette saison des pluies, je vous laisse imaginer l’état. La circulation en scooter fut hyper compliquée, en moto elle l’aurait été moins mais certainement avec un certain niveau de danger. Bref…

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Une des attractions de l’île est la cascade San Ramon. C’est au sud, autour du Madeira. Sur la carte, ça parait vite fait. Il me faudra bien une heure et demi pour y arriver. La montée est vraiment très cool, entre des forêts plus sèches, les forêts humides. Je passe un peu de temps  essayer de communiquer avec les singes hurleurs sur le chemin. Je l’avoue, je suis un peu ridicule à crier dans les bois… en même temps, je suis tout seul… et figurez-vous qu’ils me répondent. La fin de la montée est un peu plus compliquée avec les traversées de rivière (je m’y suis casser la gueule d’ailleurs en redescendant mais rien de mal). Au final, le spectacle est superbe. Ce n’est pas la cascade de la super méga grosse rivière, mais plutôt celle d’un gros ruisseau qui tombe en fines lignées de perle (c’est comme ça que je vois ça… c’est bizarre non ?).

Je continue mon chemin, toujours sur cette piste digne d’un Paris Dakar. C’est parfois un peu lourdingue mais c’est toujours compensé par des trucs marrants : mes cochons exotiques qui bouffent de la pastèque, ces enfants qui rentrent de l’école à cheval (j’en entends deux d’ici qui doivent dire « trop de la chance »), et puis les belles vaches qui prennent la pause ! Je suis également parfois bloqué par les camions de bananes : c’est la récolte. C’est drôle. Comme chez nous à l’époque des petites bottes de foin, y’a toujours des bonhommes qui font la sieste sur le tas en rentrant !

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Au final, il m’aura fallu toute la journée pour faire le tour de cette île,et je n’ai pas chômé. Au retour, j’ai fait une petite halte à Ojo de Agua. C’est un site aménagé en forêt. Certains disent que ça fait piscine municipale, moi je trouve que pour une fois, il y a un réel effort d’aménagement. C’est plaisant de faire plouf dans de l’eau fraîche, au milieu de la nature après une journée comme celle-là !

Et devinez quoi ? J’ai trouvé un nouvelle asso de tourisme solidaire. Cette fois, j’irai dormir chez Martha, José, José Junior, Ana, et Manuel. L’association s’appelle Puesta del Sol. Comme d’habitude, les gens sont sympas, ils n’ont pas grand chose mais partagent tout se qu’ils peuvent. Une partie des bénéfices vont à la communauté pour aider entre autre les plus pauvres à installer une cuisine, ou encore pour venir en aide aux personnes âgées. Bien sûr, la famille en bénéficie également et ce n’est pas peu…

José est agriculteur. Il a une finca de moins d’un hectare. Ils y cultivent riz, maïz, frijoles… Tout ces cultures ne servent qu’aux besoins de la famille et des proches. Il n’y a pas de vente de cultures. « Mais tu vis de quoi , José ? ». Et bien, en parallèle, il travaille pour d’autres fincas moyennant 3 dollars par jours. Finalement, ce qu’on leur laisse, ça représente une part de revenu substantiel !

Dans un autre article, je me posais la question du prix du foncier, plus cher qu’en France (Ometepe : un hectare à 30 000 dollars contre 5 000 euros en moyenne en Bretagne). De plus, je n’ai toujours pas vu d’agriculture rentable ! Ici, il n’y a pas de différentiation entre foncier agricole et foncier constructible. Imaginez-donc, sur une île avec un tel potentiel, les investisseurs s’empressent d’acheter… et 30 000 euros pour un hectare en constructible, c’est rien !

OK, OMETEPE, c’est beau, ce n’est pas envahi par les touristes… Les infrastructures sont limites encore mais j’aime ça ! Les gens de l’île restent toutefois inquiets par rapport à un projet de canal, reliant la mer des Caraïbes, via le Rio Sans José au lac Nicaragua, pour ensuite atteindre le Pacifique. Le projet aurait été ficelé avec un consortium chinois qui assurent les travaux, moyennant une concession de … 50 ans renouvelable à priori 50 ans de plus. C’est un peu comme si on leur achetait leur lac, avec risques de pollution non maîtrisables à leur niveau. Pour l’instant, les travaux n’avancent pas, affaire à suivre donc…

 

Publié dans guatemala, Non classé

ANTIGUA GUATEMALA

Après mon séjour linguistique à San Pedro, j’ai fait route vers Quetzaltenango, toujours dans mon moyen de transport préféré : le chicken bus. Quetzaltenango ou encore Chela est la seconde plus grande ville du pays. J’y suis allé car cette semaine démarrent les fêtes de l’indépendance et Chela promet d’être la plus grosse fiesta du pays… et quand il y a marqué Féria, et ben je fonce.

En fait, à part une grande fête foraine et l’élection de Miss Chela, il ne se passe pas grand chose avant le jeudi. Je fais vite le tour de la ville qui ne présente pas grand intérêt si ce n’est celui de faire une rando sur un volcan à proximité. Perso, j’ai ciblé cette randonnée davantage dans le coin d’Antigua. Au bout de deux jours je décide de lever le camp et de rejoindre la belle ville coloniale d’Antigua, toujours en chicken bus.

Antigua est l’ancienne capitale du Guatémala. En 1773,les espagnols ont fait le choix de Guatémala ciudad, après que la ville d’Antigua ait été détruite par un tremblement de terre. La zone est ici très sensible. La belle petite cité est entourée de volcans qui veillent, tels de vieilles dames qui peuvent se mettre en colère à n’importe quel moment. Le plus imposant vu de la ville est le Volcan Agua. Il est éteint depuis de nombreuses années.

Ici, il y a le musée du chocolat et encore de nombreuses plantations de café. Pour ma part, j’ai surtout flâner dans les ruelles colorées de la ville, très agréables. Ici, le tenues sont clairement occidentalisées, contrairement à la grande ville de de Chela où es femmes portaient encore les tenues locales. J’ai également profité de l’auberge Wicho et Charlie pour me préparer les futures aventures et récupérer des dernières.

Et oui, ici il y a des trucs de fou à faire dont notamment l’ascension des volcans. J’ai arpenté les pentes de l’Acatenango. C’était Whaou ! J’y consacre donc un petit article.

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Publié dans guatemala, Non classé

LE VOLCAN DE FOU : L’ACATENANGO

Arrivé à l’auberge d’Antigua, je demande rapidement les choses à faire dans les environs. Ni une ni deux, on me vend l’ascension du volcan Acatenango. Ca tombe bien, j’avais prévu ce trek. Leur truc a l’air de qualité. Allez vendu ! L’Acatenango fait partie de la même chaîne que le Fuego, volcan en activité. Son ascension permet donc une vue normalement superbe sur le volcan en activité… normalement…

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Mercredi matin, je fais mon paquetage pour deux jours de treks. Je sais que ça va être dur et qu’il va faire froid. Je me rappelle donc au principe des trois couches et vais tester pour le coup mon équipement Décathlon (léger mais qui se veut efficace) . Ca me fait peur lorsque je vois l’auberge équiper les autres clients d’anoraks dignes d’une montée de l’Anapurna !

Nous prenons donc le minibus qui nous amène à une heure d’Antigua. Nous ne sommes que 6 dans le groupe : 1 anglais, 1 autralien, 1 belge, 2 espagnoles et moi. C’est parti pour la montée. Pour aujourd’hui, nous allons passé de 2 200 m à 3 700 m. Je n’ai pas regardé précisément, mais ça a du nous prendre 5 bonnes heures, pause déjeuner comprise, pour environ 6 km. Je vous laisse imaginer le terrain, l’inclinaison. Le premier tiers est constitué de sable volcanico-gravilloneux qui glisse sous les chaussures. En gros, tu fais deux pas, tu glisses d’un pas. Le souffle est court. Ca va, je m’en tire bien. Je remercie mon hypnothérapeute qui m’a fait arrêter de fumer il y a 9 mois ! Puis, la végétation change. Les plantations diverses laissent la place à végétation luxuriante puis à des pins, les gravillons à la roche. Chacun monte à son rythme avec une guide super bienveillant. Je pense qu’au plus dur, nous faisions un kilomètre en plus d’une heure. Et le pompon ! On ne voit rien car on marche dans le brouillard ou dans le gros nuage.

Super quoi ! Tu te dis « j’en chie et en plus on ne verra rien ». Le guide, pour nous rassurer, nous dit qu’on a de la chance car il ne pleut pas ! « C’est ça, ouai… manquerait plus que ça ! ». Bref, heureusement que les 45 dernières minutes sont cools. C’est presque plat. Nous arrivons au campement de base, bien rincés mais contents. On est censé voir le volcan Fuego. On ne voit rien évidemment… Par contre on l’entend, il est en éruption ! C’est un peu chiant, c’est comme quand à la TV, tu n’as que le son… Restons positif, ça permet de l’apprécier. Le Fuego ronfle, la coeur de la terre gronde… On ne le voit pas, mais il nous cause… comme menaçant !

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Deux heures après, ça caille vraiment là-haut en on ne voit toujours rien. Je décide donc d’aller faire une petite sieste. A peine allongé, j’entends les copains crier « fuego ». Et là, c’est parti, le spectacle de la nature commence. Les éclairs s’en mêlent et le tonnerre vient se mélanger aux cris du volcan. L’éruption est quasi continue et  le soleil se couche. Nous voyons la lave dévaler les flancs de cette grande dame énervée. C’est magique. De l’autre côté, la vue sur le Volcan Agua est juste sublime. On en oublie le froid (la température ressentie est bien en-dessous de zéro). Notre guide nous prépare des branches d’arbre pour faire cuire nos chamallows grillés.

Et le spectacle continue. Je crois que les Dieux sont avec nous. Ils nous fournissent une superbe éruption du Fuego, avec des nuages permettant un mélange de couleur à couper le souffle. La Terre a un coeur, c’est sûr. Et ce soir, pas besoin de stéthoscope… On l’entend. La Terre crache de la lave, par la bouche du Fuego. Et nous, on est là… tout petits, à admirer ce spectacle !

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Le Volcan Agua : la maman surveille sa fille énervée
Le volcan Fuego du camp de base
Le Volcan Fuego : la belle effrontée !

Du camp de base, c’est déjà magique. Mais demain, le réveil sonne à 4 heures pour parcourir le dénivelé le 300 mètres restant. Mon voisin de tente restera dormir, les jambes ne suivant plus. Deux autres abandonnerons à cause d’une lampe frontale déficiente. Nous ne sommes plus que trois et le guide. 300 mètres de dénivelé, facile ! P…, plus d’une heure qu’il nous aura fallu ! C’était comme grimper sur Dune du Pilat sans marche, sans appuis. Le sable glisse sous les pieds. Je reste prudemment derrière l’espagnole, qui m’avoue avoir le souffle coupé et vraiment du mal à respirer (on approche les 4000 m). Sur les bords, des gens d’autres groupes sont allongés (mal d’altitude).

Nous arrivons, juste avant le levée du soleil à 3976 m. Ils auraient pu rajouter 34 mètres, au point où on en était. Alors, là, c’est juste énorme. Le point de vue, ou les points de vue, sont mortels, les minutes avancent, les couleurs changent. Les photos sont dures à prendre car il fait super froid, mais les images resteront définitivement dans la tête. Fuego ne s’est pas calmée. Elle continue à hurler, comme si elle avait quelque chose à nous dire. Sa salive coule sur ses joues ! Et, ça nous ramène à notre petit niveau cette affaire. La nature sera définitivement plus forte que tout !

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La team au sommet !

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La descente vers le camp de base est drôle. Comme des gamins ayant eu leur jouet, on court dans le sable, je vais des dérapages de ski ! On arrive rejoindre les autres, des étoiles dans les yeux. Ceux qui ne sont pas montés sont également heureux car la vue du campement est elle aussi canon !

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Un petit café, un bon croissant, et c’est parti pour la descente. On dit 2H30. je l’ai fait en beaucoup moins de temps car avec deux autres du groupes, nous l’avons faite quasi intégralement en courant. Mes cuisses m’en remercie aujourd’hui. Arrivés en bas avec le collègue belge, on trinque à l’aventure. Il est 9H30, il achète sa liqueur locale, moi je me limiterai à une bière… Il n’est même pas 10 heures du matin !

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Suis content !

Des fois, dans ta vie, tu te dis  » j’ai encore ça à faire avant de mourir ». Je n’avais pas mis ça sur ma liste car je ne savais pas que ça existait. Ce mélange de sensation, mêlant l’effort physique, le découragement ponctuel, le regard de l’autre qui te dit « Vas-y », le petit geste que tu fais à ton pote du jour pour l’encourager, avec en récompense le plus somptueux spectacle Son et Lumière de la nature… les cris, les ronronnements de Fuego !  un des plus beaux show que j’ai pu voir, sans aucun doute !

Pourquoi je recommande Wicho&Charlie : en gros le tour coûte 350 Q + l’entrée du parc à 50 Q. Comparé aux info prises sur les blogs, les prix ont l’air d’avoir nettement augmenté. Wicho&Charlie se situe donc dans une fourchette de prix raisonnable, mais avec des plus. Les groupes sont de taille mesurée. Certaines agences partent avec des groupes de 20. La moyenne ici est plutôt de 10. La bouffe est copieuse avec un repas chaud le soir (des pates OK, mais c’est chaud et c’est bon). Quand il fait froid, ça fait du bien. Enfin, il n’y a pas de tente à porter pour la montée. Perso, mon sac à dos de 15 litres m’a suffit, avec des vestes portés en extérieur. J’ai vu des gens clairement galérer : équipement non adapté, poids sur les épaules… Bref, chacun fait comme il veut mais je peux vous dire que cette rando est suffisamment dure comme ça.

Enfin, j’ai vu certaine personnes qui recommande de partir en solo. Pourquoi pas… C’est comme au ski, tu pars en hors piste, sans équipement de secours, sans arva… en cas de plantage, l’issue est fatale. 10 personnes ont perdu la vie en début d’année (OK, les conditions étaient plus dures, mais bon…). On ne déconne pas… donc…