Publié dans INDONESIE

NUSA PENIDA

A à peine une heure de bateau de Bali, la nouvelle destination « fashion » est Nusa Penida. Inconnue il y a encore 5 ans (pourtant, l’île n’est pas sortie subitement de la mer…), tout le monde y va. J’avais eu des échos : « tu verras, c’est génial ! », par plusieurs voyageurs rencontrés.

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Coucher de soleil à Crystal Bay

Oui, c’est bien… Génial ? Ben, je n’ai pas été subjugué par cette île. Je l’ai trouvée assez sale avec des plastiques partout sur les bords des routes… et beaucoup de feux de plastiques ! C’est une belle destination de plongeurs avec un corail encore préservé, des raies manta et à certaines saisons les fameuses Mola Mola, poissons aux allures préhistoriques, que j’ai déjà eu la chance de voir aux Galapagos. Cette fois, je n’ai pas plongé… J’avais un peu casser la tirelire à Komodo quand même ! J’ai simplement fait une séance de snorkeling pour aller observer les fameuses raies manta.

De bonne heure, à 7H38, je suis à Crystal Bay pour prendre un bateau, pensant être dans les premiers ! Il y a déjà bien du monde… Arrivé sur le site, tu te prends un coup de palme du gars qui veut passer devant toi pour voir la seule raie manta qui fera son apparition ce jour là… Je les comprends les Mantas pour le coup, y’a vraiment trop de monde ! Elle est belle cette raie et restera là pendant deux longues minutes. Dommage encore, la mer est sale, avec beaucoup de plastiques… Quel dommage ! Oups… je n’avais pas mis mon appareil photo sur le bon mode !

 

Le littoral de cette île ne m’a pas particulièrement marqué. Il y a des plages, chacun y va de la construction de son bungalow, sans essayer d’y créer une atmosphère. En revanche, il y a de très beaux coins qui se méritent et qui s’apprécient… tôt le matin ! Sinon, c’est des heures de scooters, sur des routes avec des nids de poules… non ! d’autruches devrais-je dire ! Pas moyen d’avancer car les chinois et japonais qui y viennent pour la journée et le selfie se déplacent en grosse voitures qui ne peuvent pas se croiser… l’horreur ! Et pourtant, les falaises sont magnifiques… des petits airs bretons à certains endroits… des airs normands à d’autres. Je vous laisse découvrir…

J’ai beaucoup circuler sur l’île et à l’intérieur de l’Ile en scooter (location au port, on ne prend pas votre nom, il n’ y a pas d’assurance mais c’est partout comme ça, vous laissez le scooter avant de prendre le bateau du retour sans vérification). Le charme n’a pas opéré. Il y a de beaux paysages, sans doute de très belles plongées à faire. En revanche, je n’ai pas trouvé d’âme, comme j’ai pu le vivre à l’intérieur de Bali.

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Publié dans REUNION

BALLADES AVEC FREEDOM RADIO

Mon séjour à la Réunion aura été quelque peu perturbé par la météo. C’est le risque du voyage ! Il faut faire avec. J’aurais souhaité passer encore plus de temps dans les cirques. OK, j’ai pu visiter assez largement MAFATE. Je ne me suis pas rendu à Cilaos : trop de risque de ne pas pouvoir rentrer après m’y être rendu avec les éboulements et blocages de route. Mais grâce à Freedom Radio, vous savez tout ce qui se passe sur les routes… ou ailleurs (petit topo en fin d’article !) !

Hell-Bourg et le Cirque de Salazie

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Eglise de Salazie

En revanche, je me suis rendu à deux reprises dans celui de Salazie, avec la visite du petit village de Hell-Bourg et de son musée de la musique. Hell-Bourg, aux accents bien créoles, est le point de départ de nombreuses randonnées dans Salazie. C’est aussi un des points de départ pour le Piton des Neige. Pendant mon séjour, un homme a d’ailleurs disparu sur ce chemin. En même temps, il était parti randonner au plus fort du cyclone ! Donc moi, je me suis arrêté dans le village avec une petite ballade à pieds afin d’avoir un aperçu sur les cases créoles et sur les montagnes et vallées alentours. Hell-Bourg a le label Plus beau village de France ! Ca a également été l’occasion de boire une petite bière avec des Lorientais de passage Christophe et Marine. A Hell-Bourg, il est également possible de visiter le musée de la musique de l’océan Indien. Ce musée m’a laissé sur ma faim, non pas qu’il soit mal fait ou mal conçu… mais pour la faible place consacrée aux musiques réunionnaises. La musique malgache ou indienne est intéressante mais nous sommes à la Réunion, non ?

 

Les plages de l’Ouest

On dit souvent que la Réunion n’est pas fameuse pour ses plages. Ce n’est pas rai. Elle dispose de très belles plages, peut-être pas comme d’autres îles voisines. A l’ouest, il est possible de nager dans le lagon, de voir quelques poissons de Némo. Je me suis baigné à la plage de l’Ermitage . C’est quand même bien agréable, sous cette chaleur. Plus au sud, j’ai voulu aller à la plage de l’Etang Salé. Heureusement que Freedom Radio était là ! L’eau venait d’être évacuée car un nageur avait vu un requin bouledogue ! Vrai ou faux, on ne le saura pas, mais on ne rigole pas avec ces requins …

Et puis, le petit apéro coucher de soleil à la Bodega à la Saline… Ca a de la gueule ! N’est-ce pas Elodie ?

Le musée de Villèle

Un peu sur les hauteurs, le musée de Villèle est excellent pour comprendre un passé peu glorieux de l’histoire française et réunionnaise : l’esclavage. Le guide Patrick, haut en couleur, nous a fait une visite d’une heure et demie, avec explications biens détaillées. C’est en fait l’ancienne demeure de Madame Desbassayns, propriétaire terrien et esclavagiste. En soit, la demeure n’a rien d’exceptionnelle au niveau architecture mais la qualité mais la qualité du guide en fait une visite à prix modique super intéressante !

St Pierre, le Sud et la Saga du Rhum !

J’ai pu faire un tour à St Pierre, et à son marché du samedi matin. Ca sent bon la vanille, les jus de fruits frais sont juste une tuerie. Et puis, la petite ballade à la plage derrière est bien sympa aussi. J’ai continué mon petit tour dans le sud par la visite du musée La Saga du Rhum. L’entrée n’est pas donnée. La visite qui s’en suit est quand même très bien, avec la petite dégustation qui va bien à la fin !

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La route des Laves !

Pas de bol pour voir les coulées de laves sur le Piton, le temps est hyper chargé. J’aurai juste pu voir la petite église de Notre Dame des Laves de Sainte Rose, épargné par la lave même si cette dernière l’a complètement entourée. Allez, ce n’est pas bien grave, ce n’est pas comme si je n’avais pu ces coulées du haut du volcan !

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Pour se guider à la Réunion : Radio Freedom

Cette radio, c’est juste l’allu !!! Ne critiquez pas Radio Freedom devant un Réunionnais ! Que diable… A Radio Freedom, c’est libre antenne. Ca veut dire qu’on sait tout avant les pompiers (en cas d’accident, en appelle freedom avant les pompiers), avant les gendarmes (en cas de disparition d’une personne, on appelle Freedom avant les gendarmes). S’il pleut et que vous vous faites éclaboussez par une voiture qui passe dans la rue, et bien on appelle Freedom ! Francky vous écoute… Il ne vous répond pas car il n’y a pas de réponse à donner. Il dit « Ah bon !!! ». A 20H00 le soir, c’est Chaleurs Tropicales : on appelle pour trouver l’Amour ! C’est assez drôle quand même… Point positif : vous savez tout sur les embouteillages, sur les blocages de routes en cas d’intempéries.

Publié dans REUNION

LE PITON DE LA FOURNAISE

J’aurais bien pu intituler cet article « J’ai marché sur Mars ! ». J’ai conservé l’authentique car le terme mythique de Piton de la Fournaise m’emporte ! J’avais vu des irruptions de la Bête à la TV car il s’agit bien d’un des volcans les plus actifs actuellement (dernière éruption en juillet 2017).

La veille de  l’ascension, j’ai rejoint le gîte au pieds du volcan. Evidemment je suis arrivé trop tard pour le repas du soir. C’est dommage, car l’ambiance dans ces gîtes est généralement très sympa, propice aux belles rencontres. On m’a tout de même préparé un sandwich avant que je ne rejoigne mon dortoir à 21H30. Et là, shut… tout le monde dort. Et oui, pour les plus téméraires, c’est un départ à 3H00 pour aller admirer le lever du soleil du haut du volcan, sur l’Océan Indien. Pour moi, ça sera réveil à 3H45 ! L’avantage de dormir en gîte, c’est que le lendemain on ne peut pas de se débiner !

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Très honnêtement, je m’attendais à pire ascension. Les conditions sont relativement bonnes. Il fait beau, le vent fait parfois vaciller. On m’avais parler d’un terrain difficile. Là encore, c’est une ascension sur des pierres, mais ce n’est pas du sable volcanique comme j’avais pu le voir sur le volcan Acatanengo  au Guatemala. Je crois que l’ascension est programmée normalement en trois heures. J’ais mis deux petites heures pour monter. Ca va ! Vu  que je suis encore parti un peu tard, je n’ai pas vu le levée du soleil au sommet mais sur la crête, ce qui est très bien aussi.

Les volcans m’impressionnent toujours autant. Le piton n’est pas actuellement en forte activité, quoi que les sismologue parlent d’un regain d’activité. Le cratère du Piton de la Fournaise est juste impressionnant, avec les fumeroles au fond du cratère. De là-haut, on se croirait sur Mars, avec plein de petits cratères, des paysages mêlant roches rouges et brunes, sans végétation. Les coulées de lave des précédentes éruptions sot comme des dessins sur les flancs du volcan et se jettent littéralement dans l’Océan Indien, tout en bas. Encore du Grand Art, de la part de Dame Nature ! En redescendant, j’observe les cavités crées par la lave. Il y a beaucoup plus de monde à monter vers 7H00 qu’à 4H00 du matin. Bande de fainéants … Nan mais ohhh !!!!

A 9H00, j’ai fini mon tour ! Je prends le temps donc de m’arrêter à la Cité du Volcan, petit musée très bien fait sur l’activité volcanique sur l’Ile de la Réunion.

Vous l’avez compris, l’ascension du Volcan (comme on dit ici) est bien un incontournable de l’Ile de la Réunion !

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Publié dans Non classé, REUNION

MAFATE SOUS TOUTES LES COULEURS

La galère ce début d’année à la Réunion ! Il a beaucoup plu… et il continue de pleuvoir. Imaginez, à certains endroits, le cumul des précipitations a déjà atteint 3 000 mm en deux mois et demi. A titre de comparaison, Brest c’est plutôt 1 100 à 1 200 mm sur l’année. Et ici, les terrains ne sont pas stables, engendrant des éboulis permanents, coupant les routes et isolant les populations pendant parfois plusieurs jours. Pas grave ! j’ai appris pendant le voyage que quelque soit le temps, un pays a plein de chose à offrir… peut-être pas ce qu’on avait prévu… et alors…

Pour commencer, je voudrais repréciser ce qu’est un cirque… car sans ça, comprendre les activités à la réunion est un peu compromis. La Réunion est un île récente à l’échelle géologique, issue de deux volcans à l’origine qui ont créé deux îles qui se sont regroupées. La pluie, l’érosion a conduit à des effondrements de cratères, qui ont créés des cirques, aux reliefs escarpés. Les types de  végétations sont très différents suivant l’orientation, l’altitude. Les sommets « accrochent » littéralement les nuages, ce qui fait que d’une vallée à l’autre, la météo peut être radicalement différente, ce qui rend bien entendu difficile toute prévision pour les randonnées.

LE CIRQUE DE MAFATE

J’en ai fait les frais, lors de ma première randonnée. J’ai jeté mon dévolu sur le site de La Roche Ecrite. Ce sommet culmine à 2276 mètres, dominant le Cirque de Mafate et de Salazie. J’ai effectué la montée en deux jours. Le premier jour, départ de Saint Denis pour rejoindre le Gîte de la Roche Ecrite, situé à encore deux heure de marche du sommet. Le premier jour, c’est près de 1800 mètres de dénivelé positif ! Sur la première partie en forêt, jusqu’au Brulé, les fous de la diagonales me doublent, enfilant les montées en courant en guise d’entraînement (pour ceux qui ne connaissent pas, la Diagonales des Fous est un trail de 160 km qui traverse l’Ile de la Réunion, avec 10 000 mètres de dénivelé positif ! Mon cousin a fait la Bourbon, la course qui ne fait « que » 110 km…).

Du Brûlé au gîte, en passant par Mamode Camp, j’espère observé ce petit oiseau endémique le Tuit Tuit… il ne reste que quelques couples J’aurais la chance d’en voir un ! Enfin, je crois…

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Les sentier glisse et je me dit qu’il est plus que temps que j’abandonne mes chaussures qui voyagent avec moi depuis le début mais qui n’ont plus de crampons sous les semelles… snif… Les conditions sont quand même très moyennes… La preuve : je suis seule sur le sentier et serai le seul occupant du gîte.

L’objectif pour le lendemain est le levé du soleil sur la Roche Ecrite, avec un réveil à 4H00 afin d’atteindre le sommet à 6H00. A 4H00, on voit la lune, les étoiles brillent, le ciel est dégagé… P… je vais me régaler là-haut… à 5H00, il y a des nuages qui arrivent : « ça va être encore plus beau avec le levé de soleil, avec ces quelques nuages qui agrémenteront la vue ». A 5h30, je suis dans un fucking fog (brouilard), on ne voit rien si ce n’est les quelques coup de peintures au sol indiquant le chemin. Bon, je continue, ça va bien finir par se lever car normalement, le ciel est censé se boucher plus tard ! Non… Ce n’est pas pour aujourd’hui. Arrivé au sommet, je ne vois absolument rien, j’ai froid (vu le temps au départ, je ne me suis pas couvert ! quelle andouille…). C’est toujours un peu frustrant mais je me rassure en me disant que des compagnons de voyage n’ont pas pu voir le Machu Pichu ou encore la Montagne des 7 couleurs après une rando jusqu’à 5200 mètres. Pour l’instant, j’ai toujours eu de la veine… Pas là… Ca fait partie du jeu …

Au retour vers 8H00, je croise des trailers qui viennent de l’autre côté « Dos d’Ane ». Il paraît que la vue est dégagée pour le coup. C’est parti pour un relief où ça monte et ça descend, passant par des forêts, des crêtes avec une superbe vue sur le cirque de Mafate que je peux apprécier pour la première fois. C’est la Grande Classe de la nature. De ces crêtes vertigineuses, on a une vue de fou sur cette vallée toute verte, avec des cascades dans le fond, de petits chemins qu’on devine parfois et qui permettent d’accéder à pieds aux quelques villages. En face, le Grand Bénare ! Il paraît qu’on y accède assez facilement… Ca sera ma prochaine destination pour apprécier Mafate d’un autre angle.

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Le Grand Bénare… Facilement, facilement… je veux bien moi. De loin ça paraît plat… de près c’est une autre histoire. D’abord, c’est encore un réveil à 4h du matin pour aller au lever du soleil à Maïdo. Finalement, je trainerai un peu et arriverai juste après le lever du soleil… Mais ce n’est pas grave, c’était beau quand même ! S’en suit la remontée de la crête. Heureusement qu’on a de beaux points de vue, car je dois dire que la montée est assez monotone, répétitive et creuvante. Il n’y a que des roches volcaniques et les genoux en prennent un coup. J’ai rencontré un couple métropolitain, récemment installé ici, avec qui j’ai fait la montée. Ca passe plus vite. L’arrivée au somme est somptueuse avec d’un côté une vue extra sur le cirque de Mafate, de l’autre un bel aperçu du Cirque de Cilaos. Vincent, le gars rencontré, m’explique les possibilités de circuit dans Mafate. Ca fait envie, d’aller explorer ce Cirque de l’intérieur.

 

Ca ne sera pas pour aujourd’hui, car je ne sais pas pourquoi, j’ai eu envie de continuer ma marche cette fois vers le Petit Bénare. Le chemin longe l’une des Crètes du Cirque de Cilaos cette fois. C’est moins impressionnant, mais ça reste très haut sur mon échelle de « Beau ». Au final, j’ai marché 32 km sur cette journée, pris quelques coups de soleils, malgré la crème indice 50. Et j’ai eu une superbe vue sur la Roche Ecrite, que je n’avais pas vu d’en haut …

Pour en finir avec Mafate, j’ai eu envie d’aller dedans, tout en bas ! C’est donc partie pour une rando de deux jours avec nuit en gîte. Soyons clair ! J’en ai pris plein la vue… Que c’est beau ! Et pour le coup, c’est de la vraie rando avec traversée des rivière à gué, eau jusqu’aux cuissent, tout type de terrain et de relief… des paysages à couper le souffle avec une mention spéciale pour le site des trois roches… simplement féérique. Allez, on se le fait en photo ?

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Publié dans BRESIL

SAO PAULO SANS TELEPHONE

« Comment ils faisait avant, les voyageurs sans téléphone portable ! »

Aujourd’hui, le téléphone c’est un peu le couteau suisse du voyageur. Il fait tout : les réservations d’hôtel, les cartes hors connexion (Mapsme, Google map), WhatsApp, Facebook, Messenger, des pages de guide téléchargées en amont, des films pour le bus, la musique, le réveil, dico d’espagnol, banque… il ne fait pas brosse à dent ni douche mais on n’en est pas loin. Et puis les photos ! Depuis le début du voyage, tous mes photos sont prises avec hormis les photos sous marines (synchronisation avec Google Drive et Google photo pour ne rien perdre… au cas où).

Donc, lorsqu’il tombe en panne, c’est un peu la panique… c’est même le drame… surtout lorsqu’il fait son cinéma juste avant d’arriver dans la plus grande ville d’Amérique du Sud : Sao Paulo( plus de 12 millions d’habitants). Dans le bus, je devais avoir du wifi. Evidemment, il n’y en avait pas… Ca n’aurait rien changé finalement vu que mon téléphone ne voulait décidément plus redémarrer !

Je me retrouve donc à la gare routière de Sao Paulo, après 18 heures de bus, sans savoir où se situait cette gare dans la ville… Bon, je vais me renseigner pour savoir où il y a un réparateur… mais tous mes efforts pour communiquer sont anéantis car ici on ne parle que portugais… et portugais… j’arrive tout de même à me débrouiller pour arriver dans un premier centre commercial, où on me dit que c’est mort : « on ne répare pas ce genre de téléphone ici ». Allez bon… Il faut aller en plein centre ! Oui, mais je n’ai plus de carte pour me repérer… je monte dans un premier bus et coup de bol, il va à 1 Km de ma destination. Bon, évidemment, il se met à pleuvoir comme vache qui pisse car ça aurait été trop simple sinon. Je tente de demander la direction mais ici, les gens ne s’arrête pas, comme effrayés par l’inconnu (l’insécurité dans cette ville n’y est pas pour rien). J’arrive enfin dans le fameux quartier, où dans la première boutique je suis accueilli par une syrienne a l’anglais impeccable. Sa collègue démonte le téléphone… ce n’est qu’un problème de connexion avec la batterie…). Ouf… je me voyais foutre en l’air mon budget pour un nouveau téléphone ! Après m’avoir fait écouter de la musique syrienne pour me vendre « Une replica » d’écouteurs de marque, la jeune femme me dit de ne pas traîner dans le quartier car en fin de journée, ça commence à craindre. C’est visiblement ça, le centre de Sao Paulo. Ne me demandez pas comment c’était… Je n’ai rien vu avec cette pluie et j’avais autre chose à penser !

Bon, je n’ai toujours pas de réservation pour ce soir, je n’arrive pas à télécharger les cartes à cause de connexion merdique. J’avais repéré une petite ville sur la côte, à deux heures tout au plus de Sao Paulo. Ça fera l’affaire. Je retourne à une autre gare routière en empruntant le beau métro de Sao Paulo (grâce aux conseils de la syrienne) et c’est parti pour Santos !

Cette petite ville que je voyais comme un village de pêcheur, est en fait une ville de plus de 500 000 habitants ! Et à l’arrêt de bus, je ne sais pas où aller, évidemment ! J’arrive à communiquer avec un chauffeur de camionnette qui me dit d’aller vers Gonzague. Je lui dit que je ne sais pas qui c’est Gonzague, mais que je veux aller vers la mer dans un hôtel pas cher ! Gonzague est en fait le quartier de front de mer. J’y arrive en bus, en en ayant carrément marre pour le coup ! C’est là que je trouverai le restaurant qui permettra de choper une wifi… où je peux charger mes cartes, trouver une chambre pour la nuit ! Bref, revivre quoi …

Et Santos dans tout ça ? C’est un peu la plage des habitants de Sao Paulo. Ils peuvent s’y rendre en 1h30. La plage est juste énorme et les jardins qui la longe sont les plus longs au monde sur un front de mer et inscrits au Guinness Book ! Honnêtement, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Ensuite, je n’ai pas été très gâté par le temps. J’en ai profité pour faire des lessives à la main… vu le prix exorbitant des laveries… forcément, le linge ne séchait pas et avec l’humidité… actuellement… il pue… bref, y a pire ! Le vieux Santos est parait-il joli avec un vieux tram et le musée du café. Vu le temps, j’ai eu la flemme de m’y rendre ! Vous l’aurez compris, Santos ne m’aura pas conquis !

Bilan de l’affaire :

  • Sao Paulo, on repassera !
  • Le téléphone remarche même si j’ai du le ramener une fois de plus à réparer pour le même problème
  • Santos… bof…
Publié dans EQUATEUR

GUAYAQUIL ET CUENCA

GUAYAQUIL

Guayaquil est la ville la plus peuplée d’Equateur. Peu de gens la connaisse mais elle compte tout de même plus de 2 millions d’habitants. Souvent délaissée par les touristes (il y a tant à fare en Equateur), elle mérite pourtant le détour pour ceux qui aiment les villes… et ça vaut le coup de s’y arrêter rapidement, au moins pour ceux qui s’envolent pour les Galapagos (une journée ou une demi-journée).

On sent, dans cette ville, une véritable volonté d’en faire  un centre attractif. Son Malécon (ses quais) sont simplement propices à une belle ballade. J’y étais en période de Noël. Décidément, je n’arrive pas à me faire aux décorations lorsqu’il fait plus de 30 degrés. Pas mal de restaurants banchés se sont installés au pied de la butte Santa Ana. J’ai fait également un détour vers le parc aux iguanes, situé juste en face de la cathédrale. ici, les iguanes terrestres sont les patrons des lieux, même si la cohabitation avec les pigeons se passe plutôt bien !

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La butte de Santa Ana fait un penser à Montmartre, les maisons colorés en plus. Le nombre de marche pour y monter est proche de 500, je crois. Là encore, il y a plein de petites bâtisses, de bars, de restaurants. Le quartier devient bien animé en soirée.

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J’ai passé deux soirs en couchsurfing chez un habitant de la ville. je peux vous dire qu’il n’est pas peu fier de sa ville et de sa réhabilitation depuis une vingtaine d’année maintenant !

CUENCA

Après mon séjour aux Galapagos, c’est à Cuenca que je me suis posé. Cuenca est la troisième ville d’Equateur. Elle a conservé son architecture coloniale et ne compte pas le nombre d’églises à l’intérieur de cette ville.

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Je dois dire que je n’y ai pas fait grand chose, à tort sans doute. Mais je voulais récupérer un peu de ma semaine aux Galapagos et commencer à définir mon trip au Pérou (le temps passe, l’organisation est de mise).

J’ai quand même fait de belles ballades au centre de la ville. En ce week-end d’avant Noël, c’est animé mais avec beaucoup moins de foire d’empoigne dans les magasins que chez nous. Dans le centre, les chorales se mettent en place avec leur orchestre entonent les chants de Noël (les chants anglo-américains hispanisés). C’est plus ou moins bien fait (plutôt moins), mais allez, ça donne un bel esprit de Noël tout de même.  Le bas de la vieille ville se situe sur le bord de la rivière où un beau chemin a été aménagé pour la petite ballade du soir, avec vue en prime sur les maisons suspendues.

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Je sais… j’aurais du… bon ben j’ai eu la flemme. Et je regrette… Je ne suis pas allé faire de trekking au Parc El Cajas, lieu pourtant très reconnu en Equateur. A des moments, même en voyage, il faut prendre un peu de temps afin de recharger les batteries. Puis, les fêtes de Noël approchant, je ne voulais pas me retrouver au milieu de nowhere… Une prochaine fois peut être !

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Publié dans EQUATEUR

LA BOUCLE DU QUILOTOA

L’Equateur, c’est le pays des Volcans. On en compte plus de 100, dont une dizaine à plus de 5000 mètres pour un pays qui fait la moitié de la France. C’est donc le pays pour faire de la rando. On peut évidemment monter très haut, faire le sommet du Chimborazo à plus de 6000 mètres… Je n’y suis pas encore… Il faut s’acclimater un minimum.

Me voilà donc partie pour un trek de trois jours : la boucle du Quilotoa. Cette randonnée me va plutôt bien : environ 12 à 14 km par jour (vue l’altitude, les dénivelés, c’est déjà pas mal), possibilité de dormir dans des hostals en cours de route à 15 dollars la nuit avec repas et petit déjeûner, possibilité dans ces hostals de rencontrer du monde pour la rando du lendemain…

La ville étape pour ce trek est Latacunga. On y part, on y revient… donc on peut y laisser des affaires. J’ai vu la moitié des randonneurs marcher avec des sacs de 15 kg sur le dos… alors qu’ils dormaient à l’hôtel… A moins de vouloir se faire mal, je n’y vois pas l’intérêt. Pour ma part, je suis parti avec mon petit sac, une softshell, une veste de pluie, 2 paires de chaussettes, 3 slips, du savon et une brosse à dent, des barres de céréales. Les hostals proposent des sandwichs à 1 dollar ! Autant voyager léger !

De Latacunga, j’ai pris le bus pour Sighos. Il y en a toutes les demi-heures. Du centre du village, il faut descendre tout en bas pour trouver le chemin. Cette première étape est une bonne mise en jambe. Elle se fait en 3-4 heures. Ce n’est pas non plus la plus « Whaou »… mais ça reste très sympathique. Evidemment, je me suis un peu planté de chemin mais rien de très grave. Au premier pont, il y a la possibilité de traverser mais dans ce cas on continue par le chemin à pick-up. Moi, j’ai préféré ne pas traverser, continuer et passer sur le pont derrière la petite ferme, avant d’arriver dans un petit village. Jusque-là ok ! Mais dans le village il faut prendre à gauche et non à droite (traverser le village en fait)… Vaut mieux le savoir… Bref, j’aurais fait cette première journée en trois heures de marche, sous les nuages, voir le brouilard, pour passer la nuit à Insilivi à l’hostal Taita Cristobal… top !

Le lendemain, c’est parti pour la seconde étape.

sdrElle nous mènera à Chugchila. C’est déjà beaucoup plus « trekking ». Les paysages sont super beaux. On longe une rivière la plupart du temps, avant de remonter… Ca fait un peu mal quand même. Cette étape, je l’ai faite avec une thaïlandaise rigolote… mais pour quoi la marche est un calvaire (« qu’est-ce que tu fous là alors… heureusement que t’es sympa ! »), un américain, une américaine et une australienne un peu relou… Ceci dit, mieux vaut marcher à plusieurs… la veille, une fille seule s’est fait tirer 100 dollars avec menace au couteau…

J’ai passé pas mal de temps à attendre le groupe, ce qui m’a aussi permis d’apprécier les alentours ! Sur cette journée, j’ai encore croisé des gens rencontre il y a plusieurs semaines… en Colombie en l’occurrence ! A l’hostal (le Cloud Forest, super bien aussi), il y avait une équipe de botanistes brestois en quête d’espèces végétales qui disparaissent à vitesse grand V (effet de la déforestation criante… les montagnes sont exploitées jusqu’au sommet). Pour 15 dollars après négo, j’ai même eu le droit à ma chambre et SDB privative, repas du soir et petit déjeuner inclus !

Bref, une très belle randonnée, un beau final, très accessible !

Publié dans COLOMBIE

LA ZONA CAFETERA

Lorsqu’on sort de Medellin, on comprend mieux pourquoi les colombiens brillent sur les épreuves cyclistes internationales, surtout celles de montagnes. Ici, ça monte, ça descend… Les paysages sont verts… et les flancs de montagnes propices aux plantations de café. J’ai fait le voyage de Medellin à Salento sous une pluie battante (9 heures de bus du coup) mais sous des paysages à couper le souffle.

SALENTO

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Salento est le petit village touristique de la Zona Cafetera. Et pour le coup, cette notoriété est méritée. Outre les belles maisons colorées, la belle place à l’architecture coloniale, il n’est pas rare de croiser les Paisas avec chapeau de palme, pancho pour les fins de journée et le cheval bien sûr… Et ce n’est pas du folklore. Pour ma part, j’ai été logé à l’hôtel EUREKA chez Claudia et sa maman Martha. Comment dire… l’hostal est correct, rien d’exceptionnel… mais la gentillesse légendaire des colombiens prend ici tout son sens : toujours un sourire, les paroles qui font plaisirs (Amor, Eres lindo… bref j’étais Dieu !). Elles auraient traversé la ville en courant, sous la pluie… afin que je passe le meilleur temps possible ici. Lorsque je suis parti, elles m’ont embrassé trois fois, Martha m’a béni ! J’en ai peu parlé jusqu’alors, mais il est vrai que les colombiens sont gentils et super avenants. Ils sont fiers de leur pays et veulent en donner une belle image. J’en profite : la fille de Claudia voudrait venir en France comme fille au pair site à ses études de droits… Si vous connaissez quelqu’un !

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Revenons à Salento. C’est un petit bourg, super beau, avec pleins de boutiques d’artisanat. Et c’est la première fois depuis le début de mon voyage (peut être avec Cartagena) où je vois du bel artisanat ! Mais Salento, on y vient aussi à cause d’une curiosité locale : la vallée de Cocora et ses palmiers de cire géants. Je vous laisse regarder ! On se croirait dans un décor de jeu vidéo !

 

LA VALEE DE COCORA

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Dans la vallée de Cocora, il y a une super randonnée de 6 heures à faire. Elle longe une rivière, te conduis dans la forêt humide. Les derniers jours, il avait plu « comme vache qui pisse » donc c’était plus un torrent qu’une rivière. Au détour d’un chemin, il faut passer un petit pont suspendu, ensuite, traverser la rivière sur des ponts de bambou… On ne m’en avait rien dit. Je crois que l’effet de surprise amplifie d’autant plus la contemplation du lieu. Il pleut, mais ce n’est pas grave… C’est beau, calme, sauvage… En plus, je crois que le sourire de Claudia est contagieux. Ce matin-là, je souriais à tout le monde, je faisais causette avec tout le monde sur le chemin ! Je suis monté à la maison des colibris, où pleins d’oiseaux, comme les vifs d’or dans Harry Potter te tournent autour… . En redescendant, on commence à apercevoir ces grands arbres. Mon appareil photo fait la gueule. Il passe de 20% de batterie… à zéro… Et je n’ai pas encore vu ce pourquoi je suis venu ! Trop la loose !!!

Ce n’est pas grave. On va se dire qu’on gardera ces souvenirs dans un coin de la tête…et des palmiers géants, j’en aurai quand même vu quelques uns. Quand on arrive sur la vallée, c’est juste « Whaou ! ». Des palmiers pouvant atteindre 60 mètres de haut… Et sous les palmiers… et ben … des vaches laitières… Ce n’est pas ce à quoi on s’attend mais si, elles sont là au pâturage. C’est assez bluffant comme truc… Ces palmiers sont visiblement assez localisés dans la région. Ils sont les plus hauts du monde. Et un truc… c’est que la vue est différente tous les jours suivant la couleur du ciel. Je le sais car j’y suis retourné le lendemain, fasciné par le lieu et voulant tout de même prendre quelques photos. C’est un des paysages les plus étonnants que j’ai pu voir !

 

FILANDIA ET LA CASA MUY CHACHO

A quelques kilomètres de Salento, il y a un autre village moins connu, avec au moins autant de charme car encore plus authentique. Il s’agit de Filandia. J’avais prévu de m’y rendre depuis longtemps car la petite fille d’une amie de ma mère a ouvert une auberge en pleine campagne, en plein milieu des plants de café avec son mari. De Filandia, il faut prendre la jeep pour se rendre… dans un havre de paix… chez Charlotte et Jordan à la Casa Muy Chacho. Je comprends qu’ils se soient aussi bien adaptés à la culture colombienne… ils sont encore plus sympas que les colombiens. Tout y est : le calme, les possibilités de ballades dans les plantations de café, les visites de Finca de café, les longues discussions le soir ou le jeu de la définition du mot du dictionnaire que personne ne connaît. Ce lieu devrait être inscrit sur tous les guides touristiques… ou pas pour le garder secret… Merci à tous les deux… C’était top ! En même temps, maman m’avait dit… « Si Charlotte est aussi sympa que sa grand-mère ! ». J’y suis resté deux jours, c’est le minimum !

Et Filandia dans tout ça ? C’est un peu comme Salento, en moins touristique. Il y a un mirador sympa qui permet de voir toute cette vallée du café, qui est aussi, comme son nom ne l’indique pas une zone d’élevage (vaches laitières, à viande, porcs). Là-bas, il y a un super Esprit Village. Celui-ci s’anime en fin de journée, dans les cafés, les bars, les salles de jeu où on joue au poker, au billard ou encore au Tejo.

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Le Tejo, c’est une sorte de palais breton ou de galoche bigoudène, sur une planche de bois inclinée recouverte d’argile. Sur cette plaque, il y a un cercle… et sur ce cercle, il y a des pétards… car ils aiment ça, ici, les pétards… En Amérique latine, tout est bon pour faire péter un feu d’artifice ou des pétards. J’ai eu le droit d’assister à une partie à l’arrière d’un bar. Le lieu « confidentiel » m’a un peu fait penser à la boule de fort, en région angevine. Le jeu n’a toutefois rien à voir.

Cette Zona Cafetera est un de mes « tops » de la Colombie. C’est vraiment le lieu pour respirer authenticité de ce pays, pour aller vers les colombiens… tellement gentils ! Pour moi, c’est la fin de la Colombie. Je dois dire que j’y serais bien rester un peu plus longtemps, ici, dans la région du Café !

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PETIT TOUR A GUATAPE

A deux heures de bus de Medellin, il y a le petit village de Guatape. C’est un peu la cité balnéaire des habitants de Medellin. C’est le lieu de rencontre du week-end. En ce qui me concerne, je m’y suis rendu sur un jour férié et là… l’horreur… du monde partout…

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Revenons à l’attractivité du bled. Dans les années 1970, un barrage a été construit en aval, modifiant tout le paysage. Les eaux se sont répandues partout, créant des îles, de superbes paysages. Pour ne rien gâché,  un immense monolithe s’est planté là, au milieu de nul part. Du coup, les gens y viennent pour se balader, faire du bateau et autres activités nautiques. Le petit village est du coup très touristique. Il est aussi très mignon.

Franchement, ça ne m’a pas emballé le jour où il y avait plein de monde. Par contre, j’y suis resté le lendemain. Là, c’est cool. Le petit café en terrasse permet d’entamer des discussions furtives avec les locaux, il faut se laisser déambuler dans les rues colorées. Et je suis monté au caillou (près de 700 marches) de bonne heure le matin… comme ça, il n’y avait personne (je deviens l’habitué des ballades matinale). Ca vaut le coup d’oeil quand même.  Allez, quelques photos !

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MEDELLIN, L’ATTRACTIVE

Si je vous dit Medellin, forcément ça évoque forécement quelque chose :

  • une ville super-criminogène, où El Patron Pablo Escobar règne en maître
  • son Cartel, toujours associé à notre cher Pablo !
  • la cocaïne qui va avec… les narco-traffiquants
  • la série Narcos de Netflix

narcos

Bref, rien de bien élogieux… pire, vaut peut être mieux éviter, non ? Ben non… Il faut y aller à Medellin. La page Escobar est définitivement derrière. Le « Tour Pablo Escobar » ne fait pas recette… Je n’ai pas trouvé de « Tour Cocaïne » avec dégustation à la fin. La cocaïne reste bien présente au quotidien avec des doses vendues pour rien. C’est d’ailleurs dingue le nombre de vendeurs de shewing-gum dans les rues (les sachets se mettent entre deux paquets).

Medellin, c’est une ville qui a connu une transformation folle depuis les années 1990. Le métro aérien est simplement top, propre et hyper sécurisé. Il a été construit dans une belle logique : relier les quartiers pauvres aux quartiers plus huppés, en mettant si nécessaire en place des extensions téléphériques ou escalators permettant de désenclaver les quartiers pauvres. Il y a des bibliothèques populaires à l’entrée des métros. Ici, le sport et la culture sont deux moteurs d’ascension sociale. Beaucoup de moyens sont mis à disposition.

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Le dimanche matin, tout une artère est fermée à la circulation. Et c’est impressionnant de voir le nombre de cycliste, joggeurs, marcheurs, qui s’empare de la rue. C’est d’ailleurs ici que Riwanon, une plabennecoise (encore une), m’a donné RDV pour un footing ! Et ben ouai ! C’est donc parti pour une bonne heure. C’est drôle, les centre commerciaux organisent devant chez eux des séances de Zumba ou autres danses gratuites, accessibles à tous. On finira quand même par une, et quelques bières, avant de se dire : « eh, on sortirait bien ce soir ! ».

Ni une, ni deux, elle appelle ses potes et nous voilà parti pour une bonne soirée colombienne dans El Poblado. C’est le quartier hyper branché de la ville, un peu la cour des miracles. On y trouve de tout : bars à salsa, bars à bières, boîtes de nuits. Les filles siliconées sont obligées de compenser le poids avant de leur poitrine par deux ballons de foot en guise de postérieur. Les sourires sont « ultra-bright » ou alors avec un appareil dentaire très « in ». C’est le Medellin chicos.

Comme à Bogota, le centre historique est beaucoup plus populaire. Ici, les vendeurs de chaussures contre-faite appelle les clients dans la rue avec un micro. Les travesties font le trottoir près de la cathédrale… Non, non, les magasins chics ne sont pas dans le coin. Plus loin vers le nord, on peut prendre le téléphérique. Certains diront qu’on passe au-dessus des bidons villes. Il ne faut pas exagérer, nous ne sommes pas en Inde à Daravi… Nous passons au-dessus des quartiers plus populaires. Tout en haut, il y a un parc. Je n’y suis pas allé à cause de la pluie.

Bref, Medellin, c’est la ville qui se transforme à grande vitesse. Los Paisas sont fiers de leur ville. Ils peuvent. Pablo ESCOBAR, c’est derrière… Eux ils regardent devant…