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UXMAL ET CAMPECHE

Pas si facile de voyager seul lorsqu’il faut trancher. Il y a plein de chose que je voudrais voir mais impossible de tout faire. Chaque soir, dans les auberges, je rencontre des gens qui me disent « ça, il faut y aller impérativement ! », hier soir, les deux réceptionnistes se sont mises à se chamailler lorsque je leur ai simplement demandé « entre Calakmul et Palenque, quel est le lieu à visiter en priorité ?  » Il est vrai que tous sont des sites extraordinaires, avec leur propre histoire… Toujours est-il que depuis deux jours, je n’ai pas chômé.

Hier matin, pour ceux qui me connaissent, j’ai fait quelque chose d’énorme ! J’a réussi à me réveiller tout seul à  5 heures du matin, pour prendre le bus à 6H00, et pour être le premier à rentrer sur le site archéologique d’UXMAL !

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C’est assez taré de se retrouver seul en face de cette « bête »… une pyramide très particulière car elle n’a pas les aspects anguleux que l’on trouve à Tchichèn par exemple. En fait, cette édifice a été construit en 5 fois, chaque nouvelle construction venant recouvrir la précédente. Ce coup-ci, je n’ai pas vu de bêtes, tout juste entendu des cris de singe et iguanes faisant bronzette. Une superbe visite… avec en prime le privilège d’être quasiment seul entouré de ces monstres d’architectures mayas. Uxmal est un site où les édifices sont assez concentrés. Deux heures de visites ont suffit pour ma part. Une petite anecdote liée aux espagnols : ils ont appelé 4 édifices « le quadrilatère des nonnes », il y  avait des bonnes soeurs chez les Mayas… et ouai… Vous ne saviez pas einh ???

La visite terminée à 10h00, il a fallu attendre qu’un bus passe à … 12h30… sous le soleil avec de petits moucherons s’infiltrant partout ! Ils ne piquent pas mais quand même… tout ça pour retourner à Merida, alors que j’étais sur la route de Campeche, ma prochaine étape. Ce n’est parfois pas facile d’avoir les bonnes informations alors il faut jouer la carte prudence. Donc retour à l’auberge de jeunesse top du top, où j’ai encore envie de rester…

Mais non, ce coup-ci il faut y aller, d’autant que je ne me suis pas encore mis d’accord avec moi-même sur la suite du voyage. Palenque ? Calakmul ? pas Palenque ? mais Calakmul c’est bien quand même. Pas grave, Campeche est sur la route. Donc direction cette petite ville portuaire, au style bien colonial et colorée. J’y suis arrivé sous des pluies diluviennes. Est-ce que c’est pour ça qu’ils ont des trottoirs de 70 cm de hauteur ?edf

Du coup le climat tropical aoûtien m’a mis bien tôt au lit. Mes premières impressions sur cette ville étaient plutôt positives… Ville hyper colorée, belles places… Pourtant le lendemain, j’avoue avoir été troublé. Cette ville est « vide »… peu de monde dans les rues… on a l’impression que rien ne s’y passe, et pourtant c’est beau. On verra ce soir mais pour l’instant… et bien je suis mitigé ! Et pour ce soir, ce n’est pas gagné vu ce qu’il se remet à tomber à l’instant !

Quand à moi, j’ai réussi à me mettre d’accord avec moi. Je file vers la province des Chiapas (région la plus pauvre du Mexique, sans doute aussi la plus authentique). Je n’irai pas à Calakmul, c’est trop compliqué et/ou trop cher en voyageant seul. Ca sera les ruines de Palenque, avant de descendre vers San Cristobal de las casas. Ce soir je prends le bus de nuit, demain matin visite du site de PALENQUE et demain soir je dors dans une sorte d’auberge/camping dans la jungle (plus de connexion durant 48 heures !)

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PROGRESO

Progreso, c’est la plage des Meridenos, habitants de Merida. Situé à quelques kilomètres de Merida, c’est le lieu où tout le monde afflue le week-end. Conseillé par l’auberge, je décide de faire un Tour avec Sergios Tour. A Celestùn, non loin de Merida, il y a une biosphère avec des famands roses. Ce n’est pas trop l’époque, je décide donc d’aller plus près, à Progreso. On me propose un tour avec une première étape dans une lagune artificielle, avec des cenotes artificielles (bof…). Lors de la seconde étape, arrêt sur le bord de la route afin de voir les flamands roses (OK pour les flamands roses, pour le cadre… la vue sur la grande route gâche un peu), ensuite arrêt dans les salines. C’est pas mal, les explications du guide sont OK, il m’a même convaincu que ce n’était pas parce que les flamands roses faisaient pipi dans l’eau que l’eau était rose ! Enfin, nous nous arrêtons dans des ruines, qui étaient à la base une cité commerciale destinée au commerce du sel. Nous étions les seuls, l’explication était au top et je me suis fait copain avec Ilda (eh, eh) et Anà-Maria, toutes les deux âgés de 80 ans. On a fini la journée à boire une binouse ensemble. Ana-Maria qui me pensait âgé de 30 ans, m’a même filé son 06 ! Journée rigolote au final ! A 350 pesos (17 €), ce n’est pas si mal ! Moins de 2 € de colectivo (mini-bus collectif) pour faire la quarantaine de kilomètres.

Et aujourd’hui, et bien je prépare la suite qui est un peu plus compliqué à organiser, les bus n’allant pas partout où je veux aller. Suite au prochain épisode !

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DE TULUM A MERIDA

Allez, ré-embarquons à bord du grand Condor et go to COBA.

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Et on ne la voit pas venir ! En effet, les ruines de Coba sont en pleine forêt. Elles s’explorent en vélo (50 pesos), à pieds… L’entrée est à un prix modique ( 70 pesos)

A moins d’une heure de Tulùm, se trouve le très beau site de Coba. Pour ma part, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’ai posé mon sac au Monsieur Pipi à l’entrée du site, moyennant 30 pesos… et suis directement parti louer un vélo. Le site de Coba est un des plus grands du Yucatàn, situé en pleine forêt. Il n’y a qu’une infime partie qui est visible, l’autre étant recouvert par la jungle alentour. La cité aurait abrité plus de 50 000 personnes, et contrairement à beaucoup de sites alentours, elle aurait prospéré quasiment jusqu’à l’arrivée des conquistadors. Deux bonnes heures de visite… je regrette de ne pas avoir télécharger de guide au préalable pour comprendre la signification de ce que je voyais. La montée de la pyramide est juste impressionnante, la vue d’en haut est juste « whaou » et la descente est « accroche toi à la corde » ou « descend sur le cul » ! J’ai vraiment beaucoup apprécié cette visite, dans la forêt (avec de drôles de bestioles parfois). Au top donc !

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De Coba, des bus partent pour Valladolid. ll faut marcher un peu, aller en face du poste de police et … attendre… J’a fait la connaissance de Benoît et Claire, couple de français en vacances. Nous ferons la route ensemble jusqu’à Valladolid, debout dans le bus de seconde classe. Valladolid est une ville coloniale. Je n’ai pas véritablement pu visiter la ville car le soleil se couche tôt et en plus il fallait se lever tôt pour essayer d’être dans les premiers sur le site de Chichen Itza !

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L’église de Valladolid au style bien colonial !

Le lendemain matin, je retrouve Claire et Benoît et direction le site de Chichén Itzà. Ici, rien à voir avec Cobà, le touriste est une pompe à fric (240 pesos l’entrée, 100 pesos de consigne pour les sacs à dos, 800 pesos le guide, sandwiches et eau hors de prix !). Ils auraient torts de s’en priver car c’est le site qui reçoit le plus de touristes venant de Cancùn ou de Playa del Carmen. D’ailleurs, les bus entiers arrivent  11h00. Ca tombe bien, nous étions sur les lieux 1h30 avant, ce qui nous a laissé respirer un peu. Attention, vers 10h00, les marchands ambulants commencent à s’installer et c’est franchement insupportable. Bref, il faut y aller de bonne heure. Benoît a très bien fait le guide avec son Guide du Routard, mieux fait sur le coup que le Lonely Planet ! J’ai pour ma part été subjugué par le Jeu de Balle, digne prédécesseur de mon sport favori : le Quidditch (Cf. Harry Potter). il faut lancer la balle dans les arceaux, sauf qu’au jeu de balle, à la fin, si tu perds… tu meurs. C’est ça les sacrifices humains chez les Mayas. Le site de Chichèn Itza est grand, surprenant, majestueux. Et là encore, on peut mesurer l’ingéniosité des peuples mayas (liens entre l’architecture et l’astrologie, capacités de raisonance et de réverbération des lieux).

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En face del Castillo

Chichèn, c’est un peu le « Must ». C’est vraiment génial, même si je regrette cette foule ne respectant souvent pas les lieux, tous ces vendeurs qui essayent évidemment de gagner leur vie, mais de manière si désordonnée. Pour l’heure, je fais une petite pause au niveau des ruines, afin de pouvoir apprécier les prochaines !

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L’ARRIVEE ET TULUM

Et voilà, c’est parti ! Précisément deux mois après la fameuse décision, me voilà arrivé au Mexique. La fin des préparatifs a été réalisée à la bourre évidemment (on croit avoir pensé à tout, mais à force de penser, on oublie de faire des fois…à méditer…). Après une escale sous une pluie diluvienne à Londres, le vol direct m’a amené à Cancùn…

Cancùn : « The » destination américaine au Mexique. Vous avez tous vu des reportages sur ces étudiants américains qui partent en « Spring Break » dans des « resorts all inclusive », donnant directement sur les plages.  L’été, c’est leurs parents qui viennent. Bref, ça ne m’intéressait pas.

J’ai donc fait le choix de faire deux heures de bus (les bus ADO, climatisés, avec des feuilletons mexicanos à l’intérieur) pour arriver à Tulùm. Pourquoi Tulùm ?

Parce que …OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est un peu ça… enfin ça c’est la carte postale que j’ai prise moi-même. Tu te baignes dans la mer des Caraïbes et tu prends même des photos avec ton nouvel appareil photo Water Proof, de l’ancienne cité Maya, probablement une des dernières puisqu’elle était encore habitée lors de l’arrivée des Espagnols. Je ne vais pas vous faire l’histoire, même si ça vaut le détour : Tulùm

La région de Tulùm a été beaucoup fréquentée par les Backpackers, vous savez ceux qui font des voyages avec un sac à dos. Et d’ailleurs, la ville « Pueblo » en elle-même n’a rien à voir avec cette image de carte postale. Les auberges sont globalement bon marché, le long d’une artère où on s’attendrait davantage à voir un restaurant routier. Ca a peu de charme, euh… pas du tout même !

Du coup, c’est vélo sous 35°C avec un taux d’humidité énorme pour aller voir les choses intéressantes. Les mexicains, eux, achètent des bouteilles de Coca en quantité extraordinaire… entre ça et burritos… ! Pour ma part, je crois que je n’ai jamais bu autant d’eau, ou des jus de fruits frais (il faut demander de ne pas rajouter de sucres sinon c’est deux cuillères à soupe pour 500 ml… si si !). Bon ok, ce soir, je vais goûter les spécialités locales… et je vais faire attention aux burritos.

Mais comme la nature est bien faite, ils ont pensé à tout pour se raffraichir. Bien sûr il y a la mer mais à 27°C, c’est limite trop chaud (elle à combien à Pors Péron ?). Du coup, ils ont inventé un truc génial : les cenotes. J’en ferai un article ensuite car il y en a partout dans la péninsule du Yucatàn. Ce matin, j’ai sorti mon masque et mon tuba pour Gràn Cenotes, à 20 minutes de vélo de Tulùm. Juste un mot Whaou ! C’était juste bien pour moi… En plus j’ai vraiment testé mon appareil photo Water Proof.

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GRAN CENOTE

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C’est quoi une cenote ? C’est un gouffre issu d’un éboulement calcaire, qui s’est ensuite rempli d’eau douce (beaucoup de rivières sous-terraines). Je fais simple, mais l’idée,c’est ça ! Il y en a en souterrain, en extérieur, et en mixte ! A l’origine, ça s’appelait Dz’Onot en Maya : le puit sacré !

Celle de ce matin état top, du coup rebelotte cette après-midi dans une cenote extérieure. Rien à voir mais bien aussi  !

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En pleine nature… c’est beau et apaisant ! Et demain, je crois que je vais continuer. Il y en a d’autres topissimes mais hors budget. Et oui,il y a plein de choses que je voudrais faire mais impossible d’exploser le budget dès le départ. Si vous avez de bons plans dans le coin, je suis preneur.

Très sincèrement, je crois que 3 jours sont suffisants à Tulùm. Parmi mes frustrations :

  • Cénotes 2 ojos : à priori génial, davantage pour plongeurs confirmés et prix très élevé même si ça vaut le coup…
  • Ruines de Muyil : on m’en a dit beaucoup de bien, le prix d’entrée est modique. Et ça permet une entrée dans…
  • La biosphère de Sian Ka’an : des tours sont proposés partout à Tulùm pour l’équivalent de 130 € minimum. Sinon, il existe une option à partir des ruines de Muyil, en prenant un petit chemin qui donne accès à la réserve et vous permet de prendre un bateau pour naviguer dans la lagune. Les avis sont partagés (prévoir 600 pesos par personne, non négociable). Pour ma part, j’ai fait le choix de zapper : 130 € c’est beaucoup trop cher, et le simple tour en bateau m’aurait probablement frustré.
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MEXIQUE

Je n’ai vu que le Sud du Mexique au mois d’Août (attention au budget !). Il y a énormément de richesses culturelles, avec les sites Mayas sans l’ensemble bien conservés. Il y  fait chaud mais la nature qui fait bien les choses a placé des cénotes, petit lieux magiques pour se rafraîchir. Faites donc un saut dans le Chiapas, par San Cristobal et les villages alentours… un Mexique aux accents guatémaltèques, avec un enracinement encore très fort.

LES CENOTES

Et AGUA AZUL

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LES SITES MAYAS

LAS CHIAPAS