Publié dans EQUATEUR

OTAVALO OU L’AUTHENTIQUE EQUATEUR

Depuis un moment, j’avais coché dans « choses à voir » le fameux marché d’Otavalo. J’avoue que j’étais assez impatient de m’y rendre car c’était l’occasion de rencontrer les populations… plus rurales. Et comme l’Equateur me semblait avoir conservé beaucoup de traditions vestimentaires et linguistiques, c’est à un week-end riche en couleur auquel j’allais avoir le droit.

Prendre le bus à Quito, ce n’est pas simple. D’ailleurs, ne me demandez pas d’expliquer. Le plus simple, c’est de demander aux gens. Les équatoriens sont super serviables et parfois ils vous amènent directement à destination. J’arrive donc au final au terminal nord. De là, je passerai les deux de bus pour Otavalo à côté d’un ado équatorien de 17 ans, tout fier de pouvoir échanger avec moi.

A Otavalo, direction le supermarché car l’auberge que j’ai réservée me semble être un peu au milieu de nul part. Je prévois donc un peu à manger, au cas-où… En face, c’est le marché quotidien, le marché artisanal. Celui du samedi est plus grand encore. Otavalo est le marché le plus important d’Amérique du Sud. Seul celui de Chichicatenango, en Amérique centrale le surpasse.

Bon, je verrai tout ça demain… Pour l’instant, je dois rejoindre mon auberge, située dans le bled d’à côté. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi celle-là… sans doute pour son côté authentique. Pour le coup, je n’ai pas été déçu !

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José, le patron, est un Kichwa pur souche. Il parle le Kishwa… C’est un peu lui dans l’ombre de la photo, avec sa tresse. Pour ne rien gâcher, il est hyper curieux sur les cultures des autres, il est passionné de plantes médicinales et est super fier de sa région. Il est entrain de retaper sa ferme, il fait des logements pour touristes avec l’aide de volontaires… très souvent français d’ailleurs. Nous nous retrouverons à 8 français sur les 12 personnes présentes.

J’appréhendais de ne pas pouvoir trouver à manger. On se fera une pizza maison dans le four à pain de la ferme le premier soir, l’occasion de se connaître un peu ! J’ai ma chambre individuelle pour 10 dollars.  Ca caille un peu, mais sous 3 couvertures, ça le fait ! C’est commun en Equateur. Il n’y a pas de chauffage, pas d’isolation… même s’il fait entre 0 à 5 degrés la nuit !

Le lendemain, je file au marché avec Mégane et Slim (orthographe ?). On démarre par le marché au bestiaux, ses cochons tenus en laisse, ses situations insolites avec le coq perché sur le dos du cochon, ces mélanges de couleurs avec en toile de fond les montagnes de la cordillères… Je vois aussi les premiers cochons d’inde… qui passeront bientôt à la casserole ! Pour info, ce sont les animaux les plus chers au kg…

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Tiens, c’est quoi ce truc ? Un grande boîte avec comme des cacahuètes. Ah non… Ce sont des insectes grillés, au nom inconnu. « Je peux goûter ? ». Au final, c’est pas mauvais… mais comme je n’avais pas de blanc pour l’apéro, je me suis contenté d’une seule bébête…

L’autre partie du marché… le grand marché quoi… est immense. Toute la ville est occupée. C’est un véritable embroglio ! On y trouve de tout. Evidemment, la partie artisanale est largement prévue pour les touristes avec beaucoup de lainage en laine d’alpaga .. ou pas. J’aime bien cette ambiance… celle où on trouve de tout, où on peut s’asseoir manger avec n’importe qui pour manger… J’ai été cependant pas si surpris… sans doute après avoir vécu l’ambiance des marchés d’Amérique centrale et surtout celle de Chichicastenango au Guatéméla. Allez, un petit tour en photos…

Au retour, j’en profite pour faire un stop à la cascade de Peguche. C’est un peu la star locale, cette cascade… Mouai… C’est bien aménagé, mais je crois que je sature un peu des cascades. Elle est bien, aménagé comme il faut… Mais ce n’est pas non plus à se taper le cul par terre…

Le lendemain, c’est partie pour une randonnée avec José, le patron ! En fait, il ne sait pas trop où il nous emmène. Ce n’est pas grave, on est un bon petit groupe (une petite dizaine). On finira par la lagune El Cunrro (où il n’y avait plus d’eau… gloops), avec au passage de beaux panorama sur le volcan Cotocachi (ne pas confondre avec Cotopaxi), une visite d’une maison locale… Le tout se terminera autour d’un poulet-frites à 1,50 euros la part. Le cochon d’Inde du Monsieur, on ne l’a pas mangé… pas encore !

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