Publié dans Non classé

FRONTIERE MEXIQUE GUATEMALA

FRONTIERE MEXIQUE-GUATE A SAN PEDRO DE LA LAGUNA

On lit de tout sur le passage des frontières en Amérique Centrale. Une chose est sûr me concernant, je me suis embarqué dans le plan le plus galère, mais aussi le plus … typique… dirons-nous.

Etape numéro 1 : le colectivo de Comitàn à la frontière. Ce n’est pas compliqué. Tu t’arrêtes à un endroit, juste avant Comalapa (pour le coup, j’ai toujours des cartes téléchargées en hors connexion. Même quand tu ne comprends rien, tu sais au moins où tu es). Il y a des cabanes où je suppose qu’il faut aller s’enregistrer auprès des autorités mexicaines avant de sortir du territoire, et payer par la même occasion les 350 pesos. Perso, je n’ai rien vu car je me suis fait embarquer vite fait dans le taxi menant au poste frontière guatémaltèque (7 dans le taxi)… Et là, on me demande : « tu vas à Panajachel ? C’est ce bus »… Ouai OK, mais je n’ai toujours vu aucun garde-frontière. On me montre une sorte de bureau, je file mon passeport au gars, il met le tampon sans la moindre question. Je suis officiellement au Guatémala. J’ai juste oublié de dire que les mexicains me croient toujours chez eux… mais ça ce n’est pas grave tant que j’ai le tampon d’entrée au Guaté.

Etape numéro 2 : Là, c’est l’horreur… on te harcèle pour changer ton argent, pour te faire croire que le mini-bus est mieux que celui du voisin… Je ne maîtrise pas le taux de change donc j’ai juste l’impression d’être un pantin à frique qu’on va arnaquer le mieux du monde. J’avais lu un truc disant qu’il ne fallait pas rester sur cette zone et qu’il fallait aller à la sortie du bled pour prendre un chicken bus (ancien bus scolaire américain costumisé, avec un petit nom). Comme j’ai décidé de faire compliqué, c’est parti et me voilà embarqué par le Chicken bus (je suis allé au terminal de bus à pieds alors que normalement on prend un touc-touc car ça monte vraiment !).

Ce n’est pas cher et on comprend pourquoi ! Le chicken bus, c’est un concept guatémaltèque. Il s’arrête partout et à chaque arrêt il devient un magasin ambulant. Tu peux tout acheter du coca, du maïs, des fruits, des pop corns, des barres de céréales…)… ou presque, j’ai même vu des illuminés commençant à parler du Christ, tout ça pour finir par vendre des gélules type Juvamine « buvez du coca, vous ne grossirez pas ! ». Le chicken bus n’a pas d’amortisseurs et vu l’état des routes guatémaltèques, ça fait mal au cul… Le chicken bus peut rouler à l’africaine, porte ouverte avec un ou plusieurs type sur le toit. Enfin le chicken bus peut entasser 80 personnes (sans compter les enfants bien sûr) dans un bus initialement fait pour une quarantaine de personnes. Et bien sûr, dans le chicken bus, la musique est à fond les ballons ! Au début, c’est drôle. Après 6 heures alors qu’on t’avait dit 4 heures et que la nuit tombe et que tu dois changer de Chicken Bus, là c’est moins drôle.

 

Etape 3 : nan, nan, je ne suis pas arrivé. Il reste encore au moins 1H30 avec 3 changements sauf qu’il fait nuit. Des gens autour de moi commence à me regarder « qu’est-ce qu’il fout ici çui-ci !). Je sais, moi aussi je ne veux pas voyager de nuit en Amérique Centrale. Je décide donc de m’arrêter en voyant une pancarte Hôtel. Je suis dans un bled qui s’appelle Cuatro Caminos. C’est un peu le carrefour de tous les bus, des routiers tatoués. Ici, ça gueule dans les rues, c’est un vrai bordel. Les routes sont complètement défoncées. Je fonce à l’hôtel repéré le plus vite possible. C’est assez glauque mais ça fera l’affaire. On me propose la chambre à 3 euros la nuit…  « Euh… vous n’avez pas plus chère ? ». Au final, je me retrouve dans la chambre la mieux de l’hôtel + 1 coca + 1 trucs de nouilles chinoises à passer au micro-onde pour 9 euros. J’aurai dormi quelques heures en ayant l’impression de dormir sur la rue (pas d’isolation phonique). Le lendemain matin, j’ai un peu hâte de partir.

Etape 4 : un premier chicken bus jusqu’à La cuchilla, un deuxième jusqu’à je ne sais plus où (10 minutes), et un troisième jusqu’à Panajachel, sur le bord du Lac Atitlàn. Whouah ! C’est magnifique ce lac bordé de volcans. Je dois dire que le tout s’enchaîne super bien et que les premiers guatémaltèques rencontrés sont super avenants. Tu poses une question, ils répondent et on enchaîne sur une conversation.

Etape 5 : la Lancha, ben oui je suis arrivé du mauvais côté du lac (ça, c’était prévu) car c’est l’itinéraire le plus court. Il faut donc prendre le bateau pour la traversée. 20 minutes après, j’arrive enfin à San Pedro de la Laguna, super petite ville guatémaltèque sur les bords du lac Atitlàn, eu pieds de volcan imposants et élégants… en sommeil

Bilan : j’ai gagné de 8 à 5 euros avec mon transport typique, j’ai vu de beaux paysages, j’ai découvert l’univers Chicken Bus… mais à refaire je prendrais le mini-bus (même si les horaires annoncées sont totalement sous-estimées également… compter deux heures de plus). Ca reste une super expérience !

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