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UN P’TIT TOUR CHEZ LES ORANGS OUTANGS DE BUKIT LAWANG

Voyager seul, ça permet parfois de bouleverser son programme très rapidement au gré d’une rencontre, d’un article lu sur un blog ! Bref… suite à la Sulawesi, j’ai décidé finalement de terminer mon voyage… par l’Indonésie (j’y suis, j’y reste !) ! C’est tellement vaste, grand, et il y a tellement de chose à voir ! Parmi celles-ci, il y a les Orang Outangs sur l’Ile de Sumatra. En plus, ce n’est pas loin de Kuala Lumpur, où je dois revenir afin d’avoir le droit à un mois de plus. Bingo.. C’est parti !

Evidemment, mon avion a 5 heures de retard. Je ne suis plus à ça près en Indonésie. J’ai le temps de Contacter Lilix de l’agence BUKITLAWANG TOURS AND TREKKING. Super réactif, il me propose une solution clé en main hôtel + trek de 3 jours + transports de l’aéroport au village. Car la centaine de kilomètres qui séparent Medan à Bukit Lawang s’effectue en … 3-4-5 ou 6 heures parfois ! Les commentaires sont bons sur Tripadvisor. Je ne serai pas déçu de ce choix.

Le village de Bukit Lawang est situé le long d’une rivière. Le vieux village est sur le bas, les logements plus « chics into the jungle » sont un peu plus hauts. Moi, je suis en bas, sur le bord de la rivière au Leuser Sibawak. ici, les enfants du village sautent des ponts suspendus dans la rivière, quelques macaques se baladent au-dessus de nos têtes.

Car juste derrière, c’est la forêt ! Et si les touristes viennent ici, c’est essentiellement pour l’observation des Orangs-outans. Vêtu d’un pantalon long, les chaussettes en guise de guêtres pour éviter les sangsues, c’est parti pour trois jours en compagnie d’un couple d’allemand, Nathalie et Sébastien. A peine une heure après l’entrée dans la jungle, notre guide est au téléphone. Un de ses collègues vient d’apercevoir une femelle avec son petit. Nous sommes juste à côté. Malheureusement, tous les groupes sont juste à côté aussi et c’est un peu la bousculade ! Je la distingue bien et le petit aussi. Ils sont tous les deux dans les arbres. Je ne la trouve pas très farouche. Notre guide nous indique qu’il s’agit d’une femelle de l’ancien centre de réhabilitation des orangs-outangs, donc peu craintive.

Ah… c’est donc ça ! Tout le monde vient donc ici pour voir des orangs-outangs socialisés à l’homme !!! C’est vrai qu’ici, on a beaucoup plus de chance d’en croiser qu’à Ketambe par exemple. Le centre de réhabilitation, fermé aujourd’hui, a permis la ré-introduction d’un certain nombre de femelles notamment qui ont parfois vécu avec l’humain, plus ou moins bien traités, en tant qu’animaux de compagnie. La ré-introduction s’est parfaitement passée, ces femelles ayant eu plusieurs petits avec des mâles totalement sauvages. Néanmoins, elles ont conservé une habitude à l’homme, réclamant par exemple à manger… sous peine d’agressivité. Elles peuvent se débrouiller par ailleurs mais ne sont pas craintives du tout. Elles ont même amenés des mâles sauvages à se rapprocher de l’homme. C’est bien ou pas ? Là encore, je ne juge pas.  Les Orangs-Outangs ne sont pas en danger à Sumatra. Au contraire, certains ont été sauvés et ré-introduits de bonne manière. La majeure partie reste sauvage, et quelques individus sont aujourd’hui « semi-sauvages » compte tenu de leur passé.

Un peu plus loin, un autre coup de fil indique à Idris, notre guide, qu’un mâle est aperçu à proximité. En effet, c’est une boule rousse assez impressionnante. Sa tête est plate. C’est caractéristique des mâles Orangs-outans. Des arbres où ils passent de branche en branche, ils vient faire un tour su le sol. Là encore, un guide lui file un reste de pastèque afin qu’ils n’agressent pas l’humain (rha….). Bon allez, je ne vais pas bouder mon plaisir non plus. C’est King Louie (référence au Livre de la Jungle) celui-là. Un beau bébé ! C’est quand même curieux ces attitudes, qui sont très proches des nôtres : « tu viens ? j’ai préparé l’apéro …). Hormis ça, j’ai essayé de bouger mes pieds dans ma chaussure pour voir si je pouvais m’accrocher aux arbres par les pieds. on va dire que la similitude s’arrête à ce niveau !

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Ma fameuse agence nous gâte. Que c’est bon : des fruits à 11 heures, un nasi-goreng à midi, suivi d’un ananas super goûteux. Nous reprenons notre marche. Idris amène Janpo (son assistant) faire un repérage. Nous sommes sur le territoire de Mina, l’orang-outang sans doute la plus connue du parcs, à cause de son agressivité. Nous ne la verrons pas (du moins, aujourd’hui). En revanche, l’une de ses filles est là… accompagnée d’un jeune mâle inconnu des guides. Elle s’appelle Catherine !Là, la magie opère vraiment. Nous sommes seuls à observer le jeu des ces deux bestioles. Ils ne sautent pas donc le principe est de jouer sur la flexibilité des branches pour passer d’un arbre à l’autre… par les mains… par les pieds. De temps en temps, ils s’arrêtent et nous regardent. C’est drôle, il y a quelque chose qui passe dans le regard. En même temps, nous faisons partie de la même espèce animale. Nous resterons à les suivre pendant peut être une heure et serons le seul groupe à les avoir vu aujourd’hui.

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Nous rejoignons notre premier camp de base. Perso, je suis naze mais content. La rando n’est pas dure en soi mais qu’est-ce qu’on dégouline… les joies de la forêt tropicale. Le camp est situé près d’une rivière. Nous ne sommes pas nombreux car la plupart fait le trek en deux jours et ne passe pas à ce camp. Le confort est … sommaire mais on s’y fait. Un matelas ou plutôt un truc en caoutchouc, de l’anti-moustique et c’est parti pour une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain, c’est reparti. Après deux minutes, je suis déjà en nage. Après 30 minutes, c’est trois orang-outangs qui se ballade au-dessus de nos têtes. Ils ne réclament pas de nourriture. Ils vivent leur vie !

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A la pause « fruit » du matin, c’est toute la jungle qui se donne RDV : les macaques, les Thomas Leaf Monkeys (drôle d’énergumènes à crètes blanches, endémiques de Sumatra). Chacun veut a part… mais n’aura pas … car nos guides garde les restes au cas où…

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Au cas où nous croisions Mina, cette femelle agressive ayant causé beaucoup d’accidents. Elle a été élevée en tant qu’animal après que ses propriétaires aient tués sa mère. Elle a été ré-introduite mais reste traumatisée. Aujourd’hui, elle a 41 ans et est 4 fois maman et même grand-mère ! Par contre, lorsqu’elle rencontre un homme, l’unique façon de la contrôler est de lui donner à manger. D’où les restes de fruit. Elle est là avec son petit de trois ans (les petits restent avec la maman jusqu’à 7 ans). La scène là encore est unique.

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Nous sommes visiblement chanceux. Les groupes que nous croisons n’ont vu personne aujourd’hui. Et Bingo, au détour d’un autre chemin, nous croisons une autre femelle et son petit. Celle-ci a été également ré-introduite. Elle cherche encore à s’agripper aux bras, sauf que la force d’un Orang-outangs est environ 4 fois celle d’une homme ! Au final, nous aurons pu approcher 13 de nos cousins les plus proches. C’est toujours un super moment …

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Le soir, nous rejoignons au autre camp. Le site est somptueux. Le bain dans la rivière est juste le bienvenue. Le lendemain, nous aurons le droit à une bonne baignade à la cascade proche, avec massage sous les jets d’eau…. avant le départ pour le village.

Nous avons pour le coup fait du « rafting » dans 4 chambre à air collées et manœuvrées par nos guides. Une belle ballade dans la jungle qui clôture royalement ces trois belles journées !

Contact de Lilix : +62 813 6410 8007

 

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LES GREMLINS DU PARC TANGKOKO

Suite aux fabuleux moments sur les Iles Togians, j’ai rejoins le continent (ou plutôt l’Ile principale), cette fois sur la péninsule du nord. Le transport a du duré cette fois 22 heures mêlant barque de pêcheur (j’ai cru que j’allais y rester d’ailleurs), ferry, voiture et re-voiture. Me voilà donc arrivé à Manado, ville sans grand intérêt, assez sale. Ses alentours, par contre, regorge de curiosités : juste en face, Bunaken et ses superbes tombants pour les amateurs de plongée, le marché de Tomohon et ses volcans aux lacs sulfureux (je ne suis allé qu’au marché, la météo ne m’a pas permis de me lancer dans de la rando), et enfin, le parc Tangkoko, où vivent entre autres bestioles, les fameux tarsiers, sorte de petits grimlins aux grands yeux.

Ces tarsiers sont les plus petits primates au monde. Leurs yeux sont fixes. Ils ont donc développé la capacité de tourner la tête quasiment à 360°. Ils ont des demi-frères vivant aux Philippines. Ceux que j’ai rencontrés sont endémiques de Sulawesi. Leur population n’est pas en danger sauf si… la déforestation lié à l’exploitation d’huile de palme se poursuit !

Pour atteindre le parc, j’a du parcourir 35 km en 3 heures, quelque chose comme ça. De la gare routière, j’ai pris un premier bus qui attend d’être complètement plein avant de partir, puis un microlet (petite fourgonnette bleue d’un autre âge) et enfin une sorte de jeep avec des bancs dans la remorque. A mon hôtel, je trouve un guide pour la visite que je veux faire le lemdemain. Nous partirons à 4 heures et demi du matin. Les tarsiers sont des animaux nocturnes !

Allez, mon guide… ce n’était pas la panacée. Il fait le taf, mais pas trop quand même. Coup de chance, nous tombons sur des biologistes en observation. Ils campent près d’un arbre censé être la maison d’une famille de tarsiers. Les petits bêtes vont bientôt rentrés dormir après leur nuit de chasse aux insectes. Bingo, une demi-heure après, on commence à voir des yeux qui brillent. Je ne sais pas comment sils sont arrivés. Ils sont gros les yeux, comparés à la taille de la petite bestiole. Le tarsier n’est au final guère plus grand qu’un hamster. Il ne marche pas, il saute de branche en branche, émettant de petits cris aigus. J’ai tenté quelques photos et là encore, je regrette de ne pas avoir de zoom. Pas grave, les images resteront dans la tête et j’ai réussi à choper quelques spécimens. C’est fou, on reste là comme des gamins, s’émerveillant devant ces petites bêtes… pendant une demi-heure ? une heure peut-être.

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Tiens des branches qui bougent au sommet des arbres. Ce sont des couscous ! Pas le plat marocain … non… ce sont des marsupiaux de la famille des koalas. Ils sont très durs à voir. Là-haut, ils sont deux, peut-être trois. Ils sont quand même très loin mais je les aurais aperçu quand même. Merci encore les biologistes !

Car avec mon guide dont j’ai oublié le nom, nous continuerons la marche sans voir grand chose. Ce n’est surement pas de sa faute. J’apercevrai quand même le Calao de Sulawesi. J’en avais également vu de loin aux Togians. Enfin, juste avant la fin du trek, on entend à nouveaux du bruit dans les cimes. C’est encore un groupe de Couscous ! Je distingue trois formes de loin. Normalement, dans le parc vivent également les macaques noirs à crête, espèce encore endémique de Sulawesi. Je les verrai, mais sur le terrain de foot, en sortant du parc. Il y a des déchets… ils viennent donc manger !

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C’est le couscous. Photo trouvée sur internet. Auteur inconnu

Car avec mon guide dont j’ai oublié le nom, nous continuerons la marche sans voir grand chose. Ce n’est surement pas de sa faute. J’apercevrai quand même le Calao de Sulawesi. J’en avais également vu de loin aux Togians.

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Enfin, juste avant la fin du trek, on entend à nouveaux du bruit dans les cimes. C’est encore un groupe de Couscous ! Je distingue trois formes de loin. Normalement, dans le parc vivent également les macaques noirs à crête, espèce encore endémique de Sulawesi. Je les verrai, mais sur le terrain de foot, en sortant du parc. Il y a des déchets… ils viennent donc manger !

Finalement, une anthropologue américaine, spécialiste des tarsiers, me dira plus tard que ma rando a été assez fructueuse. C’est toujours pareil dans la nature… Les animaux, on les voit… ou pas… Ce n’est pas un zoo !

 

 

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ILES TOGIANS : DOSSIER CONFIDENTIEL

Avertissement : cet article pourrait provoquer des troubles comportementaux chez les gens en manque de vacances, de soleil, de plages et d’îles désertes. Il est donc fortement déconseillé de se lancer dans la lecture si vous avez déjà un de ces manques. Pour les autres au boulot… un peu de soleil dans ce monde de brut !

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Il y a des endroits qu’on a envie de préserver, tellement c’est beau et pas encore complètement dénaturé. Les Iles Togian en Sulawesi sont difficiles d’accès, c’est sans doute un peu pour ça que les gens ne s’y précipite pas. Les « Resorts » (si on peut dire ainsi), sont dans l’ensemble très basiques. Tiens, ça fait plus de deux semaines que je n’ai pas pris de douche chaude… Donc, ce n’est pas la peine d’y venir trop nombreux !

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À Sulawesi, les Iles Togians sont l’Eldorado, le lieu à atteindre, le paradis qui se mérite ! Je vous le confirme, il se mérite… compte tenu des conditions de transports. Je ferai un article sur ce point, tant l’expérience, ou plutôt les expériences sont éprouvantes !

PARADIS NUMBER 1 : POYALISA

 

On est jeudi, pas de ferry public aujourd’hui. C’est d’un donc un speed-boat (bateau rapide) qui me débarque au Resort Poya Lisa à Bomba (c’est le second resort en venant d’Ampana). Il y a 4 autres touristes qui vont un peu plus loin. Je vois sur leur tête une petite frustration à la vue de ma petite île. Pour ma part, j’ai la banane en voyant ce qui se profile : 2 plages paradisiaques en V, des bungalows les pieds dans l’eau ou en hauteur avec une vue de malade ! Je descends… je suis le seul touriste… les autres sont parties plonger. Je choisis un bungalow qui surplombe, qui devrait me permettre d’avoir une vue sympa du balcon pour le coucher du soleil.

 

En plus, la mer est juste en dessous et ils m’ont aménagé un pett plongeoir ! C’est pas beau ? Ce soir, nous serons 9. Deux français, Jérôme et Pascale, que j’ai croisé à plusieurs reprises, nous rejoignent. Ça va, on ne marche pas dessus !

 

En ce qui concerne le programme… c’est toute une organisation… J’installe mon hamac sur mon balcon. En plus, ils ont quelques bouquins en français. Au resort, on peut également louer pour un euro par jour masque et tuba car à 5 mètres du bord, on aperçois déjà les poissons clown (vous savez… Nemo !) et autres poissons de récifs coralliens. Il y a même un petit requin qui traîne dans le coin. De mon balcon, je fais mes premiers sauts dans la mer à 30 degrés. Le midi et le soir, c’est le même rituel : on se rejoint pour manger du poisson frais et du riz… simple mais bon ! Franchement, ça retape après ces journées éreintantes !

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Mon pote Rinaldi. Il a 15 ans mais est tout petit !

Certaines journées sont pires que d’autres. Un jour, on a pris le bateau pour une sortie snorkeling (plongée tuba)… 3 spots… poissons en pagaille… coraux en pagaille même si quelques uns ont été bien abîmés par de la pêche à la dynamite. Les étoiles de mer sont bleues…

 

Pour le déjeuner… c’est pause sur une plage déserte pour du poisson au feu de bois. Les warrants (gros lézards de parfois plus d’un mètre) viennent manger les restes de poisson.

 

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Au retour, nous faisons un arrêt dans un village Bajau. Les Bajau sont des pêcheurs sédentarisés des îles Togians. Leurs maisons sont souvent sur pilotis. Qu’ils sont sympas ! Même si on ne parle pas la même langue, on sent que les sourires nous disent « bienvenus chez nous ». Cette journée nous a coûté environ 3 euros.

 

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J’en ai également profité pour faire une plongé sur les tombants d’un atoll . Whaou ! Il n’y a pas forcément beaucoup de gros poissons… quelques hypocampes (tout petits)… mais une visibilité de ouf qui donne aux coraux, aux poissons des couleurs de tarés !

Côté Prix ? Ben oui… le paradis à un prix ! Alors Bungalow sur les hauteurs + 3 repas par jour : 12 euro par personne et par jour. Ok, la douche est au sceau et à l’eau froide… La bière par contre assez chère à 50 000 ou 60 000 rp (soit entre 3 et 4 euros)

Vous avez vu le coucher du soleil ?

 

Alors, qui dit mieux ?

 

PARADIS NUMBER 2 : SERA BEACH

 

Après 4 jours au Poya Lisa, je décide de filer vers l’île de Malenge. Ça me rapproche pour le ferry pour quitter les Togians. Avec 4 autres personnes, nous filons vers le port de Wakai… puis nous partagerons un bateau indonésien qui nous amène vers Malenge. Les paysages sont splendides ! En route, nous nous arrêtons sur le lac des méduses. C’est un lac d’eau salée ou des millions de méduses vivent pépère, sans prédateurs… du coup, elles n’ont plus de défense et ne piquent plus !

 

Nous arrêtons les deux hollandais à Ala Beach, petit resort à trois chambres tenues par une italienne et son mari indonésien. C’est une référence pour la bouffe ! Ça manque encore de finition mais le spot en en face est une tuerie avec de superbes couleurs !

Pour ma part, je m’arrêterai au Sera Beach. Le complexe est un peu plus grand que le Poya Lisa avec une belle plage de sable. La première soirée, je du voir une vingtaine de sting ray (raie clanche avec quelques point bleus) a quelques mètres du rivages. Et là encore, le snorkeling est « à portée de plage ». Le gérant Nuwir est aux petits soins.

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Nuwir sur son bateau

Tu veux une sortie snorkeling ? Nuwir te trouve un bateau en deux temps, trois mouvements et une demi-heure heure après, tu te trouvés sur le super reef 5 et ses tombants, ou encore le reef 4 où j’ai eu la chance de nager avec une eagle ray pendant une quinzaine de minutes. Sinon, le programme est toujours aussi éreintant : hamac, bouquin, baignade, papotage avec les voisins. L’ambiance ici, c’est la convivialité ! C’est français à 60%, allemands à 30% (comme dans un peu toutes les destinations plus roosts).

 

 

A proximité, il y a encore un petit village Bajau. Qu’il est beau ce village  avec son pont de près d’un kilomètre ! Nous avons fait un stop pour acheter des langoustes (qu’on a cuisiné avec Manou ensuite !)… prendre des photos avec les enfants ou les adultes. Ils adorent ça ici ! Franchement, ça se passe de commentaires. Sur la route de retour, il y a une grotte de chauve souris. Elles sont je ne sais pas combien la dedans. Ça pue un peu… beaucoup… mais ça vaut le détour… surtout qu’il est possible d’observer les toucans locaux en soirée !

 

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Alors, combien coûte ce paradis number two ? Et bien pour un bungalow sur la plage et les trois repas : 13 euros par jour. Les repas sont copieux, un peu plus travaillés qu’au Poya Lisa, malgré un petit déj est un peu light… Au niveau accueil, Nuwir et son équipe font ça à la bonne franquette. Rien n’est compliqué, tout est simple !

 

 

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C’était les Îles Togians ! La barre est haute ce coup-ci… 

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Pour finir, je ne peux que vous recommander ces deux endroits. Le premier est top pour son caractère idyllique. Le second est tout aussi bien avec sa belle plage, sa proximité avec de superbes spots de snorkeling et son ambiance ! Et vous pouvez bien faire les deux car il faut bien 8 jours dans ce paradis !

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BIENVENUE AU PAYS DES TORAJA

Après quelques semaines en Malaisie, me revoilà mais cette fois en Indonésie.  Vous savez, c’est le pays de Bali, Sumatra, le plus pays peuplé de musulmans au monde. Pourtant,  ce n’est ni à Bali ni à Sumatra ou Java que j’ai posé mon sac, mais sur l’Ile de Sulawesi. C’est joli ce nom, je trouve (un française rencontrée ici m’a dit avoir choisi Sulawesi à cause du nom qu’elle trouvait beau). Cette grande Ile à la forme de pieuvre était jadis appelée ILES CELEBES.

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Mon voyage a été un peu… chaotique. Arrivé à l’aéroport de Makassar (après une nuit passé dans une capsule à l’aéroport de Kuala Lumpur), la capitale de l’Ile pas intéressante au passage, il faisait chaud, les gens m’interpellait et comme j’étais mort de fatique, je me sentais agressé…  Bref, je trouve une charmante dame à « Tourism Information », qui me donne les informations pour touristes (logique) pour prendre un  bus que je n’aurais jamais pu trouver seul ! Celui-ci me déposera dans un entrepôt vers 14H00. Mon bus de nuit pour  Rantepao est à 21H00… On est dans une zone où il n’y a clairement rien à faire ! Pas un magasin… rien… que le temps est long ! Le soir enfin venu, je prends mon bus de nuit top du top ! Compagnie Primadona… On est allongé comme dans un lit. J’ai super bien dormi les 6 premières heures. Ensuite, c’était des arrêts tous les 20 minutes, éclairage du bus pleines balles… Bref, j’étais heureux d’arriver enfin, après une nuit passée à l’aéroport, une nuit dans un bus.  C’est ça aussi le voyage !

RANTEPAO ET LE PAYS TOJARA

Rantepao est la capitale du pays Toraja. Quesaco ? Moi qui cherchais paysages, culture et plongée… je peux vous dire que j’ai été servi sur les deux premiers points !

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Habitats de la région

Le peuple Toraja est un groupe ethnique de Sulawesi du Sud, avec des traditions bien ancrées. Bien que chrétiens protestants pour bon nombre d’entre-eux, ils ont conservé tous les rites de leur ancienne culture animiste, et notamment toutes les célébrations autour de la mort. Originaire de Chine, l’architecture de leurs habitations Tongkonan est une signature bien particulière, avec des sortes de toit en pointe. Il se dit que la forme de ses maisons proviendrait de la forme des bateaux qui ont amené les ancêtres de Chine à ici !

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Bon, à peine le temps d’arriver, tous les guides sont à l’affût. J’ai soit disant de la chance car il y a une cérémonie funéraire tout près. C’est vrai… Normalement, les cérémonies ont davantage lieu au mois de juin-juillet. Je trouve mon guide, mon hôtel et c’est parti !

LES CEREMONIES FUNERAIRES : TRADITIONS ET RESPECTS DU DEFUNT

Vous devriez me dire « Y-a un truc qui déconne, car les gens ne peuvent pas choisir de mourir au mois de juin ou juillet car c’est la période des cérémonies… ».  Pas de problème ! Pour la cérémonie à laquelle j’ai assistée, pépé était mort il y a plus d’un an (ça peut être beaucoup plus). Il est plus ou moins momifié avec un mélange contenant du formol (à ce que j’ai compris). Tant qu’il n’est pas enterré, il est considéré comme « malade ». Il dort donc dans la maison, il est changé, on fait sa toilette… éventuellement mémé dort à côté. On fait comme s’il était vivant en lui donnant à manger et même des cigarettes ! Et ça dure jusqu’à la cérémonie d’enterrement qui est longuement préparée (il faut réunir l’argent, préparer les infrastructures permettant d’accueillir les invités). Tout ça peut durer plus d’un an. J’ai entendu parfois parler de 5 ans !

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La sépulture du défunt devant sa maison. Ce qui ressemble à une petite maison au premier plan est juste le toit du corbillard

Et alors la cérémonie… c’est les petits plats dans les grands. Suivant la caste, il peut y avoir plus de 1000 personnes qui passent sur 3-4 jours. Le premier jour, c’est l’installation du défunt au milieu de la coure. Le second, c’est la réception des invités. Ceux-ci arrivent avec des cadeaux : des cigarettes, du sucre (c’était mon cadeau), un cochon, un buffle. J’ai été super bien reçu : thé, gâteaux, repas…

 

Les invités sont également reçus suivant un protocole bien huilé. Les cadeaux remis sont notés (il faudra rendre la pareille !). Ils sont remerciés par un « café-gâteau » et des cigarettes.

 

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Les cochons arrivent sur le porte bagage de la mobilette, accrochés à des bambous. Ils sont exposés devant la famille, puis tués à peine à l’écart des regards. A peine mort, ils sont vidés, les poils sont brûlés, le sang récupéré dans des tiges de bambou et ils sont découpés. Le défunt aura besoin de manger dans sa seconde vie au paradis, pardi ! Le lendemain, c’est les buffles qui y passent. Ceux-ci ont une grande importance car c’est eux qui conduisent le défunt au paradis. Et si le buffle est un albinos, et bien la route du paradis est encore plus rapide. C’est un BGV (buffle à grande vitesse !). Inutile de vous dire que ces buffles sont vendus très chers dans les foires. La voie royale vers le paradis (le buffle à tête blanche sur la photo!).

Lors de mon passage, j’ai du voir une cinquantaine de cochons tués. Mon guide adorait voir le sang gicler (après 5 cochons, je lui demandé de passer à autre chose ! Je ne suis pas particulièrement sensible, mais y’a des limites !). Un buffle avait été sacrifié avant mon arrivée, j’ai simplement vu son dépeçage. Je n’ai pas assisté à la journée des sacrifices…

Le dernier jour, le défunt est enterré dans des caves souvent creusées dans la pierre. On en trouve partout sur le bord des routes, avec des cadeaux (paquets de cigarettes, bouteilles d’eau…). On ne sait jamais ! Pépé pourrait avoir envie de s’en griller une !

Les enfants… J’en parle ? Bon, je ne sais pas comment est faite leur cérémonie. Toujours est-il qu’ils sont accrochés à des arbres dans des boîtes, ou bien l’arbre est creusé et ils sont déposés à l’intérieur. La croissance de l’arbre permettrait au bébé de grandir pour atteindre le paradis !

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On voit deux cavités recouverte de sorte d’épines de sapin. Des bébés ont été mis là…

Vous l’aurez compris, le mort est ici célébré et fêté. C’est assez …sanguinolent… Et en même temps lié à des croyances très anciennes ! Pour les âmes sensibles, mieux vaut s’abstenir… pour les autres, c’est une extraordinaire découverte. D’accord ou pas, je ne me permettrait pas de juger ! Une chose est certaine : le mort est respecté… jusqu’à un point ! Actuellement, de nombreuses infrastructures sont en cours de construction pour des cérémonies de juillet dont une construite sur pilotis !).

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Site funéraire avec mégalithes. A gauche, c’est un corbillard utilisé à une seule occasion

LES PAYSAGES DU PAYS TORAJA : WHAOU et REWHAOU !

Ici, je ne sais pas si ce sont les morts ou leurs esprits qui font ça, mais en tous cas, il règne une sacrée zénitude. Les paysages de la campagne sont simplement à couper le souffle, parmi les plus beaux que j’ai pu voir. La population est souriante, avenante. Avec Mathias, un belge, nous avons loué un scooter (4 euros la journée) pour parcourir les campagnes environnantes. On a retrouvé Murielle (la Française qui est à Sulawesi car le nom lui plaisait !) qui faisait son trek. Allez, quelques photos des paysages locaux… du marché … du marché aux buffles ! Demain on y retourne !

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3 JOURS ENORMES DANS LE KRUGER

Durant mon voyage, j’ai souvent eu l’occasion d’aller dormir chez des locaux et j’aime ça ! Cette fois, les locaux sont un peu particuliers : éléphants, girafes, rhinocéros, impalas… nous ont prêté un bout de leur savane pour passer 3 jours chez eux.

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Le Kruger est le troisième plus grand parc d’Afrique. Pour les amateurs de Safari, il est mythique. Bien sur, on peut y observer le Big 5 : éléphant, buffle, lion, léopard, rhino. Il a en plus cette particularité de pouvoir se visiter en voiture, par ses propres moyens. Pas besoin donc de claquer une fortune pour vivre cette expérience unique.

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Avec Pyo, nous avons démarré la visite par la partie centrale. Dès notre départ nous étions comme deux explorateurs, guettant le mouvement, chacun zyeutant de son côté. Au bout d’un quart d’heure, on s’émerveillera devant les impalas (au final, ils sont si nombreux qu’on n’y prête plus guère attention au bout de deux jours). On y va de nos suppositions : «pourquoi les zèbres sont ils en général avec d’autres animaux et rarement seuls ? Sans doute car ils sont trop vulnérables seuls… ils risquent de se faire attaquer par un léopard !». Un peu plus tard, ce sont deux éléphants qui traversent la route… on aura part la suite l’occasion de voir des troupeaux d’une vingtaine défilant devant nous… en espérant qu’aucun d’entre eux ne chargent la voiture ! Les girafes quand a elles sont toutes calmes, se tordant le coup pour attraper quelques branchages.

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Durant trois jours, nous avons arpenté le centre et le sud du parc avec de superbes images, de beaux points de vue, nos camps grillagés pour dormir. Le dernier jour fut un peu l’apothéose. Ben oui, nous étions un peu en quête du Big Five. Jusque là, nous avons éléphants à gogo, buffles et rhino. Le matin du dernier jour, je suis parti de nuit dans le promène couillon Safari du Camp Loge. C’est plus de chance pour observer les fauves. Bingo… une jeune lionne est paisiblement installée au milieu de la route, rentrant de sa chasse nocturne.

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Un peu plus tard, une vieille lionne se demande qui sont ces fameux couillons dans leur étrange véhicule qui la regarde comme des benêts. Enfin, la dernière après midi a été assez extraordinaire. Nous voyons des voitures arrêtes. Pas de doute, il y a quelque chose. C’est un léopard. Bon on  le verra de loin. Il est couché dans les hautes herbes.

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Au retour, on s’arrête au même endroit. Cette fois, c’est un lion qui a pris la place. On ne les verra que de très loin. Nous avons également assisté au bain de l’éléphant, spectacle très drôle, chorégraphié soigneusement avec mouvements de trompes, chute verticale dans l’eau. Il ne manquait que les commentaires de Nelson MONFORT.

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Juste avant de finir, nous avons eu le droit à la photo de carte postale : le rhinocéros à 10 Mètres tout au plus, avec en arrière-fond quelques éléphants, tous se rapprochant du point d’eau pour leur apéro du soir !

Merci donc à lions, girafes, hippo, rhino et conseurs pour ce fabuleux spectacle !

En lien, une vidéo montage photo !

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RIO, LA VILLE FASCINANTE

Río, ses Cariocas, ses plages, ses couleurs… cette ville mythique fait un peu parti de l’imaginaire collectif. On est quand même accueilli par le Christ qui souhaite la bienvenue du haut de sa butte ! En fait, Rio, c’est une ville qui se découvre, en prenant le temps, en se baladant.

J’ai démarré la découverte de la ville par un circuit « historique ». Rio est une ville chargée d’histoire, puisque porte d’entrée vers l’Amérique du Sud, puis capitale du Brésil jusqu’à ce que Brasilia lui fut préférée. Tout près de mon hostel, il y a le Palais de l’Elysée, version locale. Depuis que le président ne loge plus ici, il a été transformé en musée, conservant tout son faste intérieur. Ici, les musées sont gratuits ! Celui-ci mérite le coup d’œil pour comprendre un peu l’histoire. Complété par le parlement de l’État de Rio, anciennement parlent du pays (Palacio Tiradente), anciennement prison, vous avez une bonne compréhension de l’histoire locale. Juste à côté, le musée naval est super bien fait, toujours gratuit.

J’ai fait un saut dans le Palais Royal (la famille royale portugaise est venue s’installer ici lorsqu’elle s’est fait virer du Portugal). Aujourd’hui, il est occupé par des expo de photos. Un peu plus loin, l’ancienne cathédrale, toute petite, mais toute mignonne (elle est aujourd’hui remplacé par un truc bien moche ! À visiter tout de même …).

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Enfin, à l’ancien emplacement de la Banque du Brésil, un excellent musée, avec des expo temporaires, a été aménagé. Actuellement, l’exposition sur l’Afrique est simplement très bien faite : expo photo, montages, musique… au dernier étage, il y a le musée de la monnaie et de la Banque du Brésil. Banquier en année sabbatique, ma visite à été vite fait ! Tous ces monuments sont dans le vieux centre où ils sont parfois cachés par des constructions récentes, donnant cette impression de « joyeux bordel urbain ». En journée, on s’y balade tranquillement, à la cool, sans sentiment d’insécurité.

Un plus au sud, le théâtre de la ville ressemble à un monument français déplacé ici. Il paraît que la programmation est top en plus. Durant mon séjour, la préparation du carnaval et le carnaval lui-même rendait la visite impossible.

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Plus à droite, toujours vers le sud, on arrive au quartier de Lapa. C’est un des quartiers nocturne les plus animées de la ville, celui où on se y rend simplement en soirée avec un simple billet dans ses chaussettes, sans rien d’apprent. On le reconnaît avec ses arches si spécifiques et le petit train qui passe au dessus, venant de Santa Teresa.

Lapa, c’est aussi les marchés toutes colorées qui monte vers Santé Teresa, quartier plus résidentiel qui semble bien se rénover. Je me suis bien balader dans ses rues, dans son parc au sommet qui donne une belle vue sur la ville. En redescendant, je me suis un peu perdu. Mon pote Romain m’a dit « À Rio, quand il n’y a plus de voiture, plus personne dans la rue, tu pars sinon… à tes risques et périls ». À un moment donc, plus personne, plus de voiture … et là je tombe en face d’un autocollant, sur un poteau électrique avec un dessin d’un mec braquant un autre… et le message : « au-delà de cette zone, vous pouvez vous faire menacer à l’arme… voir vous faire tué ! ». Ok, on est en pleine journée, mais ça ne rigole pas… demi tour donc… pas très fier quand même !

Oh, j’oubliais ! La fameuse cathédrale de Rio… Alors… on aime ou on n’aime pas. Peut-être que ça été beau à un moment. Peut-être que la mode est un éternel recommencement. Pour ma part, je l’ai trouvé bien moche d’extérieure. A l’intérieur pourquoi pas…

Tout ça, je l’ai fait à pieds, et ça le fait bien ! C’est souvent comme ça que je visite les villes, quelle que soit leur taille, car ça me fait suer de comprendre le plan de transport en continu local. Du coup, toujours de mon hôtel, j’ai filé à pieds vers le fameux Pain de Sucre en longeant la plage de Flamingo (une bonne heure de marche). Cette montagne est appelé comme ça à cause de sa forme…

la première partie peut se faire à pied… j’avais déjà 25 km dans les pattes, et en plus, j’ignorais l’itinéraire. Je suis donc monté comme 99% des gens en funiculaire et ai pu assister à un coucher de soleil en demi teinte pour deux raisons : un nuage à un peu gâché la fête et ma batterie m’a lâchée, bien sollicitée dans la journée. J’ai donc décidé de rejoindre ma villégiature… en courant. Petit footing en bord de mer ! Les chemins sont super bien aménagés. Tout est fait pour le sport : pistes, terrains de foot, terrains de beach-volley avec ballons à disposition, matériel de musculation… et avec toute sorte de gens… pas que des buddy buldés…

Et évidemment, l’incontournable de la ville, c’est le Corcovado… ou le fameux Christ rédempteur. Il faut surveiller la météo car les nuages ici le recouvre souvent à partir de la mi-journée. J’avais prévu une montée à pieds mais mon corps m’a dit que c’était mieux de prendre le petit train. Au final, c’était une bonne idée : je crois que ça m’aurait gavé d’arriver la haut, crevé et transpirant, au milieu de cette foule (on ne voit rien depyuis quelques jours, donc tout le monde est là aujourd’hui) !

Enfin, je comprends pourquoi tout le monde y va : la cité de la haut est sublime et la statue est simplement magnifique d’élégance et de sobriété ! Là-haut, j’ai fait « Waouh ».

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Je comprends qu’elle fasse partie des sept merveilles du monde moderne ! Le prix n’est pas donné (75 reals, à peu près comme le pain de Sucre), mais ça en vaut vraiment la peine.

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Le Christ… et Dieu (qui a chaud !)

Et puis Rio, c’est aussi ses plages… dont la mythique Copacabana. Elle doit faire 4 km de long. Et ce n’est pas un mythe… cette plage est magnifique. Côté pratique, il y a tout ! Le parasol et le siège pour éviter de mettre votre cul sur le sable vous est fourni… moyennant finance évidemment. Sans se déplacer, vous pourrez acheter un maillot de bain, une caïpirinha « tord-boyaux »… C’est un peu blindé de monde.

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Vous pouvez essayer la plage d’à côté Ipanema ! Elle est au moins aussi belle… sans doute encore plus blindée… Et il est vrai qu’en cette période de carnaval, ça devient très vite sale. Une autre petite plage où j’ai fait un saut, c’est celle située au pied du Pain de Sucre : la Praia Vermelha. Elle est beaucoup plus petite, plus conviviale sans doute.

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Et vous l’avez compris, j’ai eu cette chance d’être à Rio durant le Carnaval ! Je trie les photos et c’est parti !

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CARNAVAL … A RIO !

Depuis 6 mois et demi, je parcours l’Amérique centrale, puis l’Amérique du Sud. Cette « Grande » étape du voyage se termine cette semaine ! Et comment ! Par le fameux Carnaval de Rio !

Il est mythique. Nous avons tous vu ces images avec les tenues délirantes, les plumes multicolores… Le carnaval de Rio, c’est une ville qui s’arrête et qui fait la fête ensemble. Vous me direz, c’est comme à Douarn’ ou à Dunkerque… Oui, d’une certaine façon, mais en 100 fois ? 1000 fois ? plus grand.

Il y a d’abord ce qui se passe dans la rue… et c’est bien là l’essentiel. Il y a les Blocos. Ce ne sont pas des constructions de la seconde guerre mondiale sur le littoral. Ce sont des animations de quartiers, avec les bandas. Il y en a en tout genre… et de toute taille ! En terme de musique, ça va du plus traditionnel (bandas batterie) à de la techno. Et en taille… ca va de 200 personnes pour les blocos dans de petits quartiers. Et ça monte à (« tenez-vous bien… ») 1 500 000 personnes pour le plus gros du centre ville le premier samedi. J’y étais et c’était vraiment trop pour moi. En général, ces blocos durent environs 3 heures en déambulant. C’est donc très drôle de voir Copacabana se vider (tout est relatif) au passage du blocos et se re-remplir une heure après. Ah oui, car il fait chaud pendant le carnaval… 35 degrés environs cette année… une petite baignade fait donc le plus grand bien !

Du coup, la température influence inévitablement les costumes. On ne voit guère de gens avec des perruques… c’est intenable sous cette chaleur. Le choix de la tenue est donc stratégique. Je vous explique la mienne : sous la jupe, il y a le maillot de bain, permettant donc de combiner plage et carnaval dans la même journée. Une pochette est cachée en-dessous… car durant le carnaval… c’est « rien de visible » si vous ne voulez pas vous faire agresser, voler… Je dois donc avouer ne pas avoir été scotché par tel ou tel déguisement … au moins pour ce qui concerne la rue !

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Car au Sambodrome, c’est autre chose. C’est là que se passe le grand défilé du carnaval, celui avec les chars, les plumes et paillettes ! Une « Rue-Stade » a été construite. La construction peut contenir 80 000 personnes… Et les 12 meilleures Ecoles de Samba sont chaque année en compétition, rivalisant d’audace, d’imagination… mais en conservant l’âme de la samba. Tout le monde peut y participer : soit en payant pour avoir un costume ou alors en participant aux activités et aux répétitions de l’Ecole tout au long de l’année. Bref, ça me fait un peu penser à un concours à un certain festival en Bretagne !

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La prestation de chaque école dure 1H15. La musique a intérêt à être bien composée car c’est le même air (composé en général de deux phrases), qui est joué et chanté durant toute la prestation. Ensuite, les groupes proposent de tout… allant du très figuratif l’anniversaire d’un musée… au plus suggestif mais encore plus provocateur : « la différence est un monstre »… dénonçant toute sorte de discrimination.

J’avais réservé une place en tribune populaire le premier soir des groupes « Elites » (environ 20 euros… mieux vaut aller directement sur place, c’est moins cher que sur le net ou que dans les hôtels qui se graissent bien). C’est top ! OK, on est un peu loin… Mais on se prend vite au jeu de la comparaison. Je pense pouvoir dire que j’avais des étoiles dans les yeux. J’ai particulièrement apprécié la prestation de Villa Isabel (pas assez « trad, elle finira 8ème), sur la modernité. Les danseurs en paillettes tournent comme des engrenages… d’autres sont accrochés et courent autour d’un globe « char ». Comme nous somme situés en bout de piste, on assiste à  la fin du défilé, quelques participants viennent nous rejoindre et on s’essaye aux tenues éphémères ! Après 6 groupes le premier soir, j’ai un peu saturé (il est quand même 6 heures du matin !).

Le lendemain, avec un gars rencontré à l’hôtel, on décide d’y retourner. Cette fois, on va essayer de choper une place dans un autre secteur, où on voit mieux. On est lundi, le lendemain est férié… c’est totalement blindé. On arrive à choper une place au marché noir à 20 euros environ pour le secteur 1. Arrivé dans les tribunes, je tente une montée en solitaire… où je finirai dans un grand moment de solitude. Je suis coincé. Personne ne veut me laisser monter, on m’empêche de descendre… Les gens qui sont là sont des passionnés et ils ne laisseraient un morceau de leur place pur rien au monde. Le désarroi sue lit sur mon visage… je crois… D’un coup, une groupe de femme me fait une place. Je ne sais pas ce qui se passe… mais tout le monde m’applaudit ! Bref, je suis placé … comme un Dieu avec une vue d’enfer ! Pas possible d’avoir envie de pisser… il ne faut plus bouger.

Le spectacle de la veille prend d’un coup une autre dimension. Je vois distinctement les danseurs, les expressions sur les visages. Les percussions se mettent en place sous nos yeux, donnant une énergie de fou à toutes ces écoles. Le premier groupe réalise sa parade sur le thème de Mama Africa. Juste magnifique… avec plein de superbes couleurs. Il finira deuxième.

Le deuxième groupe est un peu plus terne, même si la partie rythmique (composé au minimum de 200 batteurs par école) est au top. Enfin, la dernière école m’aura donné des frissons. Le thème développé est assez top : les « différents » qui deviennent des mal-aimés ou des monstres… Ca démarre par des animaux (type rats, corbeaux…) pour finir par une célèbre chanteuse Drag-Quenn qui conclut le show. C’est eux, l’Ecole Beija Flor, qui remporte la compétition cette année.

Voilà, encore une case des « Trucs à vivre » de cocher. Absolument grandiose !

 

Infos pratiques : essayer d’aller quelques jours avant à la billetterie pour acheter directement les places. Il est possible d’en acheter dans le quartier de Uruguayana mais je connais pas l’adresse. Attention, sur Internet, ils font payer une blinde les frais de livraison (surtout si vous ne commander qu’une place). dans ce cas, mieux vaut se rendre sur place et en acheter au marché noir. Pour un budget très limité, privilégier les places du vendredi ou du samedi (c’est les places des Ecoles de second niveau, mais de très bon niveau !) : c’est beaucoup moins cher et vous pouvez donc avoir un emplacement meilleur. Pour une dizaine d’euros en plus, vous pouvez avoir mieux que les secteurs 12 ou 13 les dimanches ou lundi… Ne réfléchissez pas, c’est une fois dans votre vie !

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IGUAZU, DUPONT ET…

Encore un incontournable d’Amérique du Sud… Encore un truc où tu te dis « Là, j’irai »… Ca commence à en faire beaucoup des trucs « où là j’irai ». Et bien j’y suis allé, même si ça faisait un peu de route depuis Salta. Attention, ici nous ne sommes plus en Bolivie où le trajet en bus vaut le prix d’une tomate. Le billet Salta-Iguazu dépasse les 100 dollars US. En réservant un peu en avance, j’ai fait le choix de l’avion afin de m’épargner 24 heures de bus. L’avion présente un petit bonus : le survol des chutes en arrivant à Iguazu.

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Impressionnant ces chutes dans la forêt !

Alors c’est où et c’est quoi Iguazu (Argentin ) ou Iguassu (Brésil) ? Ce sont des chutes où plutôt une accumulation de cascades très proches, situées au milieu de la forêt tropicale. Elles sont à la limite de trois pays : le Paraguay, l’Argentine et le Brésil. Ici, ce n’est pas tant la hauteur des chutes qui est impressionnante. C’est davantage la largeur. En effet, toutes ces 275 cascades s’étendent sur 3 kilomètres, ce qui en fait un truc de malade !

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Une toute petite partie des chutes…

Le sport national ici est de savoir de quel côté c’est le mieux : côté argentin ou brésilien … Comme je le dis souvent, tout est question de contexte ! J’ai visité le côté argentin avec une foule digne de chez Mickey. Du côté brésilien, c’était calme (relativement)… Tout le monde préfère le côté argentin. Moi j’ai préféré le côté brésilien. Tout le monde dit qu’il faut faire le côté brésilien en premier. Je l’ai fait en dernier et j’ai trouvé ça très bien… Je ne me suis pas pris la tête et me suis laissé porté. Donc Dupont et Dupont car pour une visite complète, les deux sont à voir !

Vu que je suis en Argentine, on va commencer par Dupont ! Tout le système de bus entre Aéroport, Puerto Iguazu et les chutes est bien conçu. J’ai eu la chance de visiter le site des chutes du Niagara il y a deux ans. Je ne vais pas comparer les chutes… mais juste les sites. Au Canada, lorsqu’on se retourne on est à Végas avec les tours d’immeubles colorées, dénaturant complètement le superbe site… Ici, tout un système de chemin « passerelle » est organisé à travers la forêt luxuriantes. Il y 3 chemins permettant d’aborder les chutes de manière différentes. Par rapport au côté brésilien, on est plus dans un mode « exploration » !

Vu le monde, je pense qu’il faut y être à l’ouverture à 8 heures (j’y étais à 9 heures et c’est déjà trop tard). Je suis parti direct en direction des « Gorges du Diables »… et c’est là que c’est Disney… Il faut prendre un petit train… ou l’attendre… Ca m’a enervé cette affaire… « Il faut attendre une demi heure ? ». « Et à pieds… 2.5 km »… Bon, ça fait moins qu’une demi heure ça ! Allez, c’est parti le long des rails sous la chaleur tropicale. J’arriverai en même temps que le premier train… Le second (que j’aurais du prendre) est arrivé 20 minutes après moi ! Et là, l’horreur… On est dimanche… C’est les vacances… Tout le monde est là ! Papa, maman, les enfants… papi et Mami se sont joints à la sortie. On prend des selfies au milieu des passerelles. On photographie le poisson dans la rivière ou le néant parfois. Ca n’avance pas ! Je sens que ça va m’ennervé. Nan, je suis déjà ennervé. Tants pis, je bouscule les gens pour passer et enfin arriver aux gorges du diables… totalement engorgées elles-aussi. La vue reste assez impressionnante au dessus des chutes. Je prends quelques photos… Mais non, cet endroit avec trop de monde n’est décidément pas pour moi… En rebroussant chemin, je me rends compte que je viens de dépasser tous les gens arrivés à l’ouverture… et que les autres chemins devraient être plus cools !

Gagné, le chemin supérieur (qui passe par le haut des chutes) est beaucoup plus tranquile. En 1H30, il permet d’aborder les chutes par le côté haut. La ballade en forêt entre les chutes est bien sympa. Mais je dois avouer que j’ai préféré le chemin inférieur, celui qui permet de voir les chutes par le bas. C’est bien plus impressionnant d’être au pied de la cascade, avec toutes les éclaboussures qui vont avec. D’ici, on voit tous les bateaux qui vont au pieds des chutes. Je ne l’ai pas fait, question budget (il faut compter une vingtaine d’euros d’entrée côté argentin, autant côté brésilien le lendemain + le bus).

Pour la petite histoire, il y a possibilité de voir pas mal d’animaux. Les coatis sont partout. Ces bestioles ressemblent à un raton laveur-chat… avec un long museau. Il est là car il s’est accoutumé à l’homme et à sa nourriture. De même, si vous croisez un singe… c’est qu’il y a un sandwich à l’horizon et que ce sandwich finira vite fait dans la gueule du singe !

J’ai terminé ma journée par un autre sentier : « le Macuco trail ». L’aller-retour est de 7 km. Le sentier, pas super intéressant (longue ligne droite dans la forêt), mène à une belle cascade (mais quelconque dans le cadre du site d’Iguazu). Donc à moins de vouloir enchaîner les kilomètres à pieds… Pour ma part, j’aurai marché 23 kilomètres durant cette journée !

Et demain, c’est côté brésilien !

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SUD LIPEZ ET SALAR D’UYUNI

Lors de la préparation d’un voyage, il y a des trucs ou tu te dis : « la, j’irai ». Le Salar D’Uyuni en fait partie. Tout le monde connaît les Crazy Pictures dans le désert de sel avec les perspectives. Bon ben voilà, j’y suis. Beaucoup de blogs recommandent un départ de Tupiza. Ça fait un peu moins l’usine à agences. Ici, il y en a 4 ou 5 principales. Elles proposent les mêmes tours avec une grande boucle dans le Sud Lipez (3 jours pleins) et un final en apothéose dans le salar (1 journée). On croise peu de monde sur le parcours… Bref, c’est un point de repère pour les Français routards qui, très souvent, recherchent plus l’authenticité aux usines à agences.

J’ai pour ma part lancé un appel au peuple sur un forum « tourdumondistes » afin de tenter de composer un groupe. Ça n’a pas marché mais j’ai reçu pleins d’avis sur les agences. J’ai jeté mon dévolu sur Nature Adventures : bon contact, réponse rapide. Honnêtement, les autres agences de Tupiza sont biens aussi. Au niveau du casting :

  • Giusepe, dit Pepe, le sicilien à la tresse, paparazi du groupe
  • Maite, son amor, espagnole. On l’appellera par beaucoup de nom durant le trip. Elle restera La Jefe (la chef, car c’est elle qui choisit la musique dans la voiture)
  • Mustapha, dit Mouss, car Moustapha ça fait trop terroriste… prof dans le 93
  • Tiffenn, un Léonard de Ploudalmezeau, qui est le mannequin ambulant des écoles Diwan ! Il nous a rejoint 15 minutes avant le départ. Pour info, grâce à sa participation, l’agence a remboursé 100 bol à tout le monde !
  • Nico, le chauffeur photographe… local de l’étape.

Je crois qu’au-delà de l’agence, le groupe c’est primordial. Dans notre cas, le courant est passé rapidement et je crois pouvoir dire que j’ai passé les 4 jours consécutifs où j’ai le plus ris depuis le début de mon voyage. Je pense aussi que c’est au cours de ces 4 jours ou j’ai dit les plus souvent « Whaou ! ». Ce tour est simplement une pure merveille. Allez, c’est parti !

Jour 1 : la mise en bouche

Cette première journée a démarré tambour battant dans le désert, avec la vallée de la Luna (paysage de jeux vidéos créés par l’érosion). Les lamas sont présents tout au long de la route. Les paysages sont à couper le souffle. Et ce n’est que le début. On fait pas mal de kilomètres au son de musique espagnole, bretonne avec Fleuve et les Ramoneurs de Menhir…

Jour 2 : les petits plats dans les grands

Alors là, c’est juste le truc de ouf ! Les premiers flamands roses, le premier salar, le désert de Dalhi… pleins les yeux et tout le monde à le smile ! On découvre qu’on est plein de ressources lorsqu’il s’agit de prendre des photos débiles. L’arrêt pique nique à la Laguna verde est simplement paradisiaque (sauf que la lagune est chargée en arsenic). L’après midi, nous ferons une première halte aux jaisers (fumée de souffre), liquide grisâtres en ébullition. Nous finirons cette fabuleuse journée par la lagune colorada, avec ses flamands roses, ses lamas (pour le coup papa lama était chaud).

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Jour 3 : digestif

Après cette deuxième journée, le troisième jour allait être un peu moins « de taré », mais bien quand même ! La matinée sera consacrée aux cailloux … Ou plutôt à toutes ces formations géologiques très curieuses : la coupe du monde, le chameau (eh Mouss, tas vraiment l’habitude, toi !). Nous continuerons par cette laguna negra, plantée au milieu de nulle part. À partir de midi, on nous averti que la nuit au désert de sel était compromise à cause de la pluie ! Ah non ! Nico, le chauffeur fera le maximum pour nous y amener. Très surprenant ces constructions tout en sel : murs en sel, table en sel et d’ailleurs si tu veux du sel au repas il faut lécher la table (rhooo, mais je déconne). Ce dernier soir nous aurons le droit à une bouteille de vin bolivien… de table dirons nous mais c’est le geste qui compte ! Et de toute façon, il faut se coucher tôt pour le jour 4 ou le D day !

Jour 4 : fais péter le champagne

Ce matin, le réveil sonne à 4h30 pour être sur le Salar D’Uyuni pour le levée du soleil. Il a beaucoup plu, nous n’irons pas voir l’île aux cactus. Mais l’avantage est que le paysage est sublimé par l’effet miroir de l’eau de pluie sur le Salar. C’est ouffissime cette affaire ! Nous savons tous qu’aucune photo n’imortalisera jamais ces instants ! On essaie quand même ! Et c’est déjà pas mal.

Quelques instants plus tard, nous filons vers un coin du Salar où nous sommes seuls, sans personne à l’horizon, pour les crazy Pictures. Ça fait 4 jours qu’on est sur le sujet, notre guide Nico s’avère être un bon photographe pleins d’idées ! Je pense qu’on a dû rentrer une heure après tout le monde. Voici une partie du résultat !

La suite de la journée est plus quelconque avec un arrêt au musee de l’hôtel de Sel qui marque le début du Salar, côté Uyuni, avec le monument de sel du Dakar. Nous finirons par une visite au cimetière des trains, avant que la joyeuse bande ne se sépare !

Ces 4 jours ont été une superbe découverte :

  • le Sud Lopez, avec ses lagunes toutes différentes, ses paysages lunaires, hostiles et attirants à la fois
  • Le Salar d’Uyuni, cet océan de sel d’une profondeur de plus de 100 mètres, avec ses reflets, ses jeux de perspectives. Dire que c’était une mer ! Aujourd’hui perché à plus de 3000 mètres !
  • 5 personnalités géniales, avec des convictions, de l’humour et beaucoup d’humour ! Merci les gars et la Jefe !

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Vous l’aurez compris : du c’était à refaire, je referai tout pareil !

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LA PAZ, LA PERCHEE

Il y a des villes, comme ça… Je ne saurais pas dire pourquoi j’aime bien… mais il se passe quelque chose. Je suis arrivé dans cette ville, bloqué par le Dakar.

IMG_20180112_170113.jpgOn a pu voir les voitures et la caravanes passer. La ville est perchée à 3700 mètres. Si on l’oublie, les escaliers et les pentes de cette capitale la plus haute du monde nous le rappelle vite.

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D’un point de vue architecture, il n’y a pas grand chose… ou alors juste un truc énorme : une ville construite sur des flancs de montagnes, où les quartiers on été désenclavés récemment par un réseau de téléphérique. Dans le centre, les constructions récentes se mêlent aux monuments anciens. Il n’existe pas véritablement de centre historique, sauf une rue refaite, la Calle Jaén, qui est étonnamment déserte et ressemblerait davantage à un décor de cinéma.

Mais La Paz, c’est une ville qui vit. Les cholitas (femmes à haut chapeau) sont partout, avec leur sac en tissage incas sur le dos. Les marchés sont énormes. Il y a plus d’échoppes que de clients. On m’avait parlé de population froide : il faut simplement prendre le temps de sourire et de lancer la conversation.

On y trouve le quartier des Brujas (des sorcières). Vous voulez un foetus de lama à enterrer dans votre jardin, en offrande à la Pachamama ? Vous le trouverez ici, et je suis sûr que vous ne verrez plus vos champs de patates comme avant. Les produits à base de coca permettent de tout guérir … ou presque. Il y a toute sorte d’objet. Tout près, la rue à touristes avec les fameux pull en alpaga, ou pas… les magasins où vous pouvez vous faire faire un manteau en cuir à que dalle !

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Les patates déshydratées !

Du côté des musées, il y a également de quoi voir. J’ai pour ma part visiter le musée d’ethnographie. Après le musée de l’or de Bogota, c’est le meilleur musée que j’ai visité en Amérique du Sud. Il manque un peu d’explications, mais les collections sont belles et bien mises en valeur. J’ai particulièrement apprécié la salle des masques, ou encore celle des plumes ! Les représentations de la vierge sont une fois de plus très intrigantes : ici, elle souvent représenté sous la forme d’une montagne, la tête non couverte… comme un volcan avec de la lave ou la fameuse Pachamama !

Le musée de la musique est pas mal non plus. Je regrette simplement qu’on ne puisse pas entendre le son des instruments. on est beaucoup plus dans une exposition. Heureusement, un petit concert de « maîtres musiciens boliviens » avait lieu le soir même, avec notamment un joueur de charango, petite guitare à corde pincée de la taille d’un Yukulele. Son compère flûtiste était pas mal aussi… moins impressionnant. Enfin, le guitariste lui jouait de son instrument réversible des deux côtés ! Intéressant… Et qui qui s’est retrouvé sur scène sur le final ? C’est bibi !!!

 

La Paz est une ville où il fait don déambuler. Il ne faut pas s’attendre à des « Whaou » à tous les coins de rue. J’ai simplement bien aimé l’authenticité de cette capitale !

 

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TREK DU SALKANTAY VERS LE MACHU PICCHU

Et voilà ! J’y suis… Après une nuit de bus d’Arequipa, je viens d’arriver à Cuzco… la capitale de l’Empire Inca. Ca s’est rafraîchi ici. En même temps, on est à 3400 mètres. Et Cuzco, c’est quoi ? C’est la porte d’entrée vers le Machu Picchu, le fameux ! Du coup, je pose mes affaires à l’hôtel (j’ai réservé un hôtel top… c’est mon cadeau de Noël à moi… 17 € la nuit avec petit déjeuner) et fonce vers le centre ville, où des centaines d’agences qui travaillent plus ou moins entre-elles, se tirent la bourre pour vendre le Machu et si possible le trek qui va avec.

 

LE TREK DE SALKANTAY

Ah oui, je n’ai pas envie du Machu Picchu « facile ». Du coup, je pars pour un trek. Il y a bien le Trek des Incas, hyper célèbre. Il faut le réserver longtemps à l’avance (quoi qu’à cette période de pluies, il semble possible de le dégoter quelques jours avant). Mais il coûte surtout super cher (entre 500 et 600 dollars les 4 jours) ! Je me rabats donc sur le non moins difficile trek de Salkantay. Au-delà de sa cinquantaine de kilomètres, il passe surtout par un sommet au-delà de 4600 mètres, ce qui en fait sa difficulté majeure. Autre difficulté : la météo est capricieuse en cette période de pluie, avec le risque de ne rien voir certaines journées. C’est aussi ça le trekking.

Je négocie un bon plan avec Machu Picchu Réservations (800 soles, trek + rainbow mountain + bâtons de marche + sac de couchage + Wayna Picchu + train au retour). Et c’est parti dès le sur-lendemain. Et oui, mon calcul est simple : visiter le site le 1er de l’an. Ca a de la gueule, non ?

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Le Salkantay, que je n’ai jamais vu en entier !

Jour 1 : le pire de la journée pour moi a été la première minute. Quelle idée… Il faut se réveiller à 3 heures du mat’ ! Oh p…, ça pique. Je ne saurai dire combien d’heures de bus nous avons mis pour aller au premier arrêt p’tit-déj. On ne déconne pas avec le sommeil, j’ai donc tranquillement fini ma nuit dans le bus. J’ai tout juste aperçu quelques montagnes avant l’arrêt… Ah oui ! Car après, on ne voyait plus rien. Quand je dis rien, c’est rien ! En plus, la pluie se met à tomber à torrent alors que nous allons commencer la marche du premier jour. J’ai tout prévu : pancho et sur-pantalon de pluie. Une fois l’équipement mis, je suis « mort ». Même mettre un sur-pantalon à presque 4000 mètres… ça tue ! Bon allez, c’est parti. Par chance, ça commence à se dégager. On retire les couches de vêtements… ça me gave car ça me crève plus que la marche ! La première journée est assez cool. On rejoins une lagune : « Lago Humantay ». C’est bien pentu mais en une heure et demi, nous voilà en haut. Ce lac est entouré de montagnes, de glaciers qui se jettent littéralement dans le lac.

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Photo de Sebastian, l’autrichien ayant fait le trek avec moi

C’est magnifique cette couleur turquoise, même si derrière on ne voit que partiellement la montagne. Avec les nuages, les couleurs changent. Les vallées alentours… c’est un peu comme dans le Seigneur des Anneaux. Ok, on n’a pas le super soleil, mais on a des couleurs changeantes, et du coup des paysages simplement de fou. Le guide nous fait son blabla sur Pachamama (c’est la Déese Terre, vénérée par les Incas). Au retour, première tourista pour une fille du groupe. Pas de panique, j’ai la trousse à pharmacie (Sylvie, ils t’aiment ici !). Le campement a de la gueule, déjà car il n’y a pas de tente à monter ! Et puis, même pas froid malgré les 4000 mètres ! Le lendemain, nous somme réveillés avec un thé au Coca dans la tente (pour combattre le mal d’altitude).

Jour 2 : et oui ! car aujourd’hui, nous montons… et nous montons haut ! à 4650 mètres. Les nuages sont toujours là. Les pics se sont blanchis durant la nuit. En ce qui me concerne la montée se fait sans embûche. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Sebastian, l’autrichien, regrette tout d’un coup la cigarette. Moi je dis « merci mon hypnotiseur » (d’ailleurs, ça fera un an que je ne fume plus dans 4 jours !). Un des mexicain, pourtant grand sportif (il a traversé la manche à la nage) souffre de maux de tête. Bref, je ne vais pas dire non plus que j’ai fini en courant, mais j’ai fini tranquile. A l’approche du sommet, les pas ralentissent et c’est pareil pour tout le monde !

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Je suis le plus à gauche !

Là-haut, le guide nous fera une cérémonie pour « touristes glandus qui ferment les yeux » et font des offrandes à Pachamama (on a enterré des feuilles de coca ! Normalement une offrande, c’est au moins un lama ! Tout se perd…). Et là, de nouveau, on ne voit plus rien et on ne verra plus rien jusqu’à la fin de la journée. Nous descendons quasiment 2000 mètres de dénivelé sous la bruine. Pas très agréable, avouons-le. La végétation change néanmoins. Nous passons à une végétation de forêt, quasi de jungle.

Jour 3 : là, c’est le pompom ! On prend le petit-déjeuner. Le guide vient me voir en aparté et me propose de goûter au petit-déj’ inca. Curieux, j’essaie ! C’est une liqueur à plus de 20 degrés et il vient de la préparer, elle est tiède ! Quelques minutes après, je me rends compte qu’il est complètement bourré… En soit, c’est son problème… mais nous, on ne sait pas où on va ! Il recommence avec sa Pachamama (mais je crois que Pachamama non lus ne comprend rien)… Ca ne fait plus rigoler certains qui commencent à avoir les pétoches. J’ai repérer le chemin, normalement c’est tout droit. On demande quand même au commis de cuisine de venir avec nous. Le guide, lui, est devant. Les explications sont réduites « à la portion congrue » et on ne s’en porte pas plus mal ! Il a du faire deux fois plus de kilomètres que nous. Heureusement, ce troisième jour est tranquille: nous nous arrêtons à midi à Santa Térésa où les treks 4 jours rejoignent Aguas Calientes. Nous, on finit notre journée aux sources d’eaux chaudes dans les montagnes.

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Jour 4 : deux possibilités s’offrent à nous. Descendre jusqu’à Aguas Calientes. C’est trois heures à pieds sur une route où passent les voitures et à priori avec un intérêt limité…

Bof… Sinon, c’est Zip Line et ensuite bus jusqu’à Aguas Calientes. C’est parti pour cette option. Moi, je voyais le truc comme l’accro-branche de Creac’h Gwen à Quimper. Non, du tout… le premier « vol », c’est un cable de 300 mètres à environ 300 mètres du sol. Pour la petite histoire, je m’élancerai en dernier laissant passer tous les autres pour « voir comment ils faisaient » et pour m’assurer de la solidité du cable. Bref, j’ai traversé des ponts suspendus avec des trous, retraversé le canyon la tête en bas et finis par faire le condor, le tout pas très fier (mais je n’ai pas de photos !).

Nous rejoindrons le reste du groupe pour finir la marche de la journée pour Aguas Calientes : c’est en fait le village au pied du Machu. C’est assez original car ces trois heures de marches se passent sur le bord de la voie ferrée, où nous contournons la montagne Machu Picchu. De temps, en temps, on voir passer un ces trains bleu et jaune et Peru Rail.

Nous passerons cette dernière nuit à l’hôtel pour le coup. Nous sommes le 31 décembre. Les rues se parent de jaune (c’est la couleur du nouvel an). En ce qui nous concerne, le nouvel an se passera de la manière suivante : une bouteille de rouge en apéro au goulot, un resto hyper simple avec les mojitos en digestif (il a fallu tout le repas pour les préparer…), une bouteille de « champagne » simplement immonde… et une bière. Compte tenu de l’heure du réveil du lendemain (3 heures et demi) et la journée qui nous attendait, c’était dodo pour tout le monde. Sauf… pour moi…

 

JOUR 5 : LE MACHU PICCHU

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J’ai bien choisi mon jour : Cette fois, la tourista, c’est pour bibi. Une heure du matin, deux heures, l’heure du réveil…et toujours au même endroit. Je prends les louzou (médicaments en breton), avec effet lent mais efficaces. Pas assez efficaces toutefois pour entreprendre la montée de la montagne à pieds (une demi-heure de marche puis une heure d’escaliers en continu !). Tant pis, je prendrai le bus qui coûte une blinde et m’économiserai pour la suite. Tiens dans la file du bus, y’a un gros connard qui tape l’incruste et passe devant tout le monde… C’était moi (anh !!!). J’avais pris un peu de retard le matin aux toilettes et aurais retardé tout mon groupe si je n’avais pas fait ça. J’ai quand même du expliquer ça à deux suisses, au début énervés, à la fin morts de rire de mes explications.

Bref, c’est quand même le Machu Picchu. Ou pas… Il fait un temps de m… et on ne voit rien. On rentre sur le site avec une vision à 5 mètres … super. Notre guide recommence avec ses explications sur Pachamama. Me concernant, ça va mieux mais c’est pas encore le top !

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Et pendant ses explications, le site se dégage. On commence par apercevoir les montagnes en arrières plans, puis le Yuayna Picchu (la célèbre montagne du site qu’on voit sur toutes les photos). Avec du recul, je dirais qu’on a une sacrée chance : non seulement tout s’est dégagé, mais en plus des nuages sont accrochés à droit ou à gauche, donnant amplifiant le caractère mythique du lieu.

Après avoir visité beaucoup de site maya, je dois avouer ici une certaine frustration. Ici, quasiment tout est basé sur des hypothèses, avec très peu de certitudes et pour cause :

  • le site n’a été redécouvert qu’au début du vingtième siècle, avec une absence totale d’écrits préalables
  • le site n’a été occupé que peu de temps (une centaine d’année ?)
  • et d’ailleurs, la période Inca est très courte dans le temps…

On a donc au final peu d’explications sur les lieux. L’architecture en elle-même n’est pas extraordinaires dans sa réalisation. C’est davantage les prouesses techniques ayant permis de bâtir une telle cité à un tel endroit qui bluffe totalement ! Quelle idée de faire une ville sur une montagne si hostile, d’ailleurs comment ont-ils fait avec ces pierres énormes qui constituent les édifices ?

Et de n’importe où on se place sur le site, c’est simplement grandiose. J’avais réservé l’ascension du Wayna Picchu. Je vais y aller à mon rythme, en serrant les fesses (eh eh). C’est surprenant. Avec cette météo, dès qu’on se retourne, on ne voit plus la même chose. A certain moments, on distingue quand même :

  • Le Condor
  • Einh ?
  • Oui, le Condor : le Machu Picchu a été construit sur la forme d’un Condor, animal sacré. Et on en distingue parfaitement les formes.
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Vous le distinguez le condor ?

Cette journée est simplement superbe. On y prend pleins les yeux. Vers 13 heures, une pluie torentielle commence à s’abattre. Il est temps de rentrer. La santé va  mieux ! Je ferai la descente par les marches cette fois. J’arriverai à Aguas Calientes creuvé, mais heureux… ayant sans aucun doute perdu 2 kg dans ces 24 heures. Pour le retour, j’ai pris le train jusqu’à Ollantaytambo, une des portes d’entrée de la Vallée Sacrée.

 

A refaire ?

  • je ferais le trek en 4 jours et non en 5 (4ème jour au Machu)
  • je remonterais en bus, surtout si vous avez prévu le Wayna ou la Montana
  • je ferais forcément une nuit à Aguas Calientes (même sans le trek), afin de profiter du site au lever du soleil
  • je referais un retour en train. Même si très cher, il est mythique ce petit train d’un autre temps.
  • j’arriverais ou repartirais par la vallée sacrée d’Ollantaytambo

 

Prochain article : la Vallée Sacrée des Incas

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AREQUIPA ET LE CANYON DE COLCA

Après près de 4 mois et demi de voyage, me voilà au Pérou ! Ahhh … Estabàn, Zia, Tao les Cités d’Or… Les Condors… Me voilà ! A propos du Condor, pour ceux qui connaissent la géographie sud-américaine, j’ai moi aussi fait un grand vol, comme le fameux oiseau andin. Une opportunité de vol Low Cost m’a fait voyager de Piura (première ville au nord du Pérou) à Arequipa (Sud du Pérou (via Lima)… le tout pour 75 dollars. J’ai évité une cinquantaine d’heure de bus, je pense… Dans la bataille, je n’irai pas visité la Cordillère Blanche qui me faisait bien rêver… Je ne verrai pas non plus la capitale Lima. Mais pas de regret… je sais que je ne ferai pas tout. De plus, le 15 février, je quitte l’Amérique du Sud pour un autre continent… Donc le temps est compté !

C’est donc à Arequipa que j’ai atterri. Personnellement, cette ville ne me disait rien. J’avais lu sur pas mal de blogs qu’on l’appelait la ville blanche, qu’elle était la porte d’entrée vers un beau trek… Pour moi, c’était Surpraïse ! Et ben, je n’ai pas été déçu. Je pense même pouvoir dire que c’est une des villes où je me suis senti le mieux depuis le début de mon voyage. Pourquoi me direz-vous ?

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La Cathédrale et la Place d’Armes
  • Il fait bon : une vingtaine de degrés en journée, une petite quinzaine le soir…
  • C’est beau : la ville est en effet « blanche », avec des constructions coloniales bien conservées, des rues où il est agréable de se balader, un superbe centre avec sa cathédrale et sa place d’armes
  • C’est « nature » : de la place d’armes, la vue sur la crête des volcans enneigés est simplement magnifique
  • C’était Noël ? je ne sais pas… s’il y a une chose dont je suis sûr… c’est qu’un contexte favorable peut magnifier un lieu (ou inversement)… Je l’ai vérifié à pleins de reprise en voyage.

Le premier jour, je me suis installé chez Larry et César dans le cadre du Couchsurfing (ils me reçoivent gratuitement). Là, j’ai ma chambre privé… j’ai le repas du soir… le petit déjeuner. César tient un restaurant dont la cuisine est à base de pommes de terre (une dizaine de variété dans l’assiette ! Vous pouvez la combiner avec tout, y compris de l’Alpaga! La pomme de terre au Pérou… c’est un peu comme les fraises à Plougastell ! Le restaurant s’appelle Hatunpa !

Le Trek du Canyon de Colca

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Pas compliqué : on descend jusqu’en bas… et on remonte !

J’ai vite commencé à regarder pour un trek dans la fameuse vallée de Colca. Vous avez le choix, il y a un Tour Opérator tous les 5 mètres. Vous pouvez tout comparer… ils proposent tous la même chose. D’ailleurs, peu importe le tour que vous choisirez, vous serez ensuite mélangé avec les voisins ! Donc… info pratique : le tour de 2 jours est négociable à 85 Soles, celui de 3 jours à 125 Soles = 70 soles à l’entrée non négociable évidemment. Le tour peut également se faire en autonomie. Pour ma part, je préférais rejoindre un groupe…

J’ai choisi le tour de trois jours. C’est faisable en deux jours mais vous finirez crevé, non pas par la difficulté mais plus par un réveil à trois heure du matin le premier jour + la rando de la journée… puis un réveil à 3h30-4H00 pour la rando du lendemain. En trois jours, ça se passe comme ça !

Premier jour : 2h45… réveil… J’aime pas ça. Je file en face de l’hôtel passe me prendre. On file vers la première ville à travers les montagnes (on passera à 4900 mètres), on apercevra quelques lamas… mais il pleut… il y a du brouillard… On arrive au petit déjeuner… tout le monde fait à moitié la gueule. « Se lever à trois heures du matin pour ne rien voir… » On continue la route, on nous arrête à un premier village « artisanat attrape-touriste » où on vous propose la photo « mama-lama » très commune au Pérou. Ensuite, c’est route vers le Canyon avec deux stops : un pour un mirador (l’occasion d’observer les cultures en  terrasses qui datent du pré-inca) et le second au mirador des condors… où on ne voit rien du tout à cause du brouillard ! Tant pis, on va espérer les voir durant le trek.

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Les terrasses. Au fond sur le glacier, c’est la source de l’Amazone !

Le trek du premier jour est assez simple : on descend au fond du canyon. On aura la chance de voir 4 ou 5 condors à une quinzaine de mètres. Ils sont impressionnants ces oiseaux. Imaginez : ils peuvent atteindre 3 mètres d’envergure ! Mais la descente, ce n’est pas si facile…. sauf pour moi (je déconne) : je finirai en tête de mon groupe avec 15 minutes d’avance sur la première poursuivante. La suite, déjeuner dans un hôtel basique, sieste, bavardages et repas du soir. On ne mettra pas longtemps à s’endormir.

 

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Hôtel première nuit

Deuxième jour : là, c’est cool… départ vers 8 heures. On avance lentement. Le guide en profite pour nous faire des cours de botanique le long du parcours. Il nous parle un peu également d’histoire locale. Je pense que par moment « il inventait un peu »… Il n’y a pas à dire, le chemin est fabuleux. Ces gorges sont impressionnantes. Figurez-vous qu’elles sont les troisièmes les plus profondes au monde (4000 mètres au plus profond entre le point le plus haut et celui le plus bas, le grand canyon n’est qu’à 2000). On traverse des villages avec toutes ces populations toujours vêtues d’habits traditionnels et de leur chapeau colorés (la route ne dessert les villages que depuis 5 ans). Cette deuxième journée se termine au Canyon, où nous prendrons possession de notre hôtel avec superbe piscine (sur le trek de deux jours, vous n’aurez pas le temps d’en profiter, à cette période). On a toute l’après-midi pour en profiter !

 

Troisième jour : réveil à 3H50… départ à 4h20 à la frontale. On est prévenu… Aujourd’hui, il faut tout remonter. La descente, c’était bien beau… maintenant on le fait dans l’autre sens ! C’est un peu dur, mais ça le fait ! J’ai « encore » fini premier de mon groupe » avec cette fois seulement 10 minutes d’avance (2h30 de montée pour 1000 mètres de dénivelés). Et puis, pour les personnes qui ont la flemme, il y a des mules (n’est-ce pas Anne-So ?). Par contre au lieu d’avoir mal aux jambes, elles auront mal ailleurs après !

A la fin de cette belle rando, c’est petit déjeuner et retour en bus tranquilou, en s’arrêtant à des thermes, au restaurant du midi, au mirador de 4950 mètres, et aux lamas (enfin à un chant où il y a de vrais lamas qui ne sont pas là que pour être pris en photos).

Franchement, c’est une excellente randonnée, accessible à tous. Les points de vue sont super beaux ! Et ce n’est certainement pas le prix qui va rebuter…

AREQUIPA

La ville d’Arequipa mérite bien deux jours à elle-seule. Il y  plein de choses à voir, à visiter. On y mange pour pas cher… Bref un vrai plaisir.

La cathédrale : l’entrée n’est pas libre. Il y a eu beaucoup trop de vols. J’ai donc fait une visite guidée pour une dizaine de soles. L’architecture n’est pas « de fou ». En revanche, les objets conservés à l’intérieur sont de toute beauté.

 

Museo Santuarios Andinos : celui-là est un peu plus cher. Il ne peut se faire qu’en visite guidée et est super intéressant. Ce musée renferme la momie d’une jeune fille de 12 ou 13 ans appartenant à la civilisation Inca. On pense qu’elle a été sacrifiée lors d’une cérémonie de Capa Cocha en tant qu’offrande humaine à Apu (divinité de la montagne chez les Incas), conformément à un rite de l’empire inca. Elle fut découverte en 1995 à 6300m d’altitude, accompagnée d’un certain nombre d’objets, suite à la fonte d’un glacier sur le volcan Ampato consécutive à l’éruption d’un volcan voisin, le Sabancaya.

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Le Couvent Santa Catelina : c’est le plus grand couvent du monde ! Plus de 450 religieuses y vécurent cloîtrées, mais en appartement avec servantes pour certaines. Le lieu est calme. C’est assez surprenant, c’est comme une ville dans la ville ! C’est sans doute l’édifice le plus surprenant de la ville !

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GALAPAGOS … WHAOU !

Et dire que j’ai failli passer à côté ! C’est le cas de le dire… dans tous les sens du terme :

  • passer à côté de ces îles situées dans le Pacifique, au large de l’équateur. Je n’aurais jamais été aussi près
  • passer un côté d’un merveilleux spectacle de la nature !
  • passer à côté de belles images qui resteront dans ma tête pendant un moment… c’est sûr !

Car les Galapagos, c’est cher ! Ou du moins, tout est mis en oeuvre pour vous faire penser qu’il faudra casser votre tirelire :

  • le prix du billet d’avion, de 150 dollars pour les locaux A/R est d’au moins 300 dollars pour les touristes. A celà, vous ajoutez 20 dollars à l’aéroport de départ pour fouiller vos valises (pour ma part, les 20 dollars ont été juste encaissés, sans question, sans ouverture de valise). Ensuite, vous lâchez 100 dollars à l’aéroport d’arrivée. C’est un peu le ticket d’entrée au Parc !
  • les Galapagos se visitent beaucoup en croisière. Ce n’est pas compliqué : pour 2000 € la semaine, vous avez une croisière milieu-bas de gamme. Si vous souhaitez une croisière plongée, donnant le droit aux fameux spot Wolf et Darwin, il suffit « juste » de lâcher 5000 € la semaine. En dernière minute, les prix peuvent diminuer de 30%. Enfin bon, ça calme un peu quand même !
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San Cristobal, on aperçoit le rocher Leon Dormido en mer !

Je m’étais donc mis dans la tête que les Galapagos auraient sacrément mis un coup à mon budget. Heureusement, j’ai eu la chance de croiser des backpackers qui en revenaient, et qui s’en étaient tirés à peu près convenablement, en faisant beaucoup d’activité par eux-mêmes. J’ai finalement décidé d’y aller, sacrifiant une virée dans la jungle équatorienne, qui avait un petit goût de « déjà vu », du moins en terme d’expérience (jungle au Nicaragua). Le moins que je puisse dire, c’est : « T’aurais été bien con de passer à côté d’un truc comme ça ! ». Une semaine après, je crois que mes yeux sont encore pleins d’étoiles, que je regrette de ne pas être resté une minute en plus dans l’eau jouer avec un lion de mer, ou que je me dis que les pattes bleus de ce fameux oiseau, c’est quand même incroyable… Allez, je vais vous raconter cette virée hors du commun !

En guise d’introduction, quelques mots sur les Galapagos :

  • Les Galapagos, c’est une quarantaine d’îles volcaniques (volcans sous marins, les îles sont les parties émergées), dont trois habitées : Santa Cruz, San Cristobal et Isabella
  • Les Galapagos, Darwin s’y est rendu en 1835. Un peu comme Newton avec sa pomme sur la gravité, Darwin a observé … des pinsons… et s’en est inspiré pour monter sa théorie sur l’évolution : les espèces évoluent en fonction du milieu dans lequel elles se trouvent… Les pinsons ont des becs différents suivant les îles des Galapagos dans lesquelles ils vivent ! Ce pauvre Darwin avait été pris pour un fou à l’époque. Osez dire que le monde n’avait pas été créé en 7 jours … Darwin, aux Galapagos, vous ne pouvez pas le manquer. Il est en statut, en nom de rue, en nom de site de plongée, en centre de recherche !
  • Les Galapagos, c’est 58 espèces d’oiseaux dont 28 sont endémiques (qu’on ne trouve qu’ici), des variétés de reptiles uniques, dont les tortues géantes ou les iguanes terrestres et les iguanes marins…


L’ILE DE SAN CRISTOBAL

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C »st donc parti pour une semaine pleine entre deux îles des Galapagos. J’ai fait le choix d’atterrir a San Cristóbal (centre ville accessible à pieds depuis l’aéroport), et de quitter l’archipel de Santa Cruz, avec une traversée de deux heures en ferry entre les deux îles.

À San Cristobal, j’ai dormi à La Casa de Lewis : 15 dollars la nuit en chambre individuelle (un peu négocié), cuisine bien équipée, avec un proprio super sympa… qui dit mieux ? Ah oui, aux Galapagos, le budget bouffe peut s’avérer gargantuesque car presque tout est importé ! Et même en se faisant soi-même même à manger, ça fait mal … au moins à San Cristóbal où je n’ai pas trouvé les coins bouffe à pas chère.

À mon arrivée, j’ai découvert le petit port principal de Puerto Baquerizo Moreno. Pas de doute, nous sommes dans un endroit particulier ! Les lions de mer sont partout à San Cristobal. Ils ont totalement « privatisé » deux plages ces bébêtes ! À côté, les crabes rouges vifs se partagent les rochers avec les iguanes marins, espèce endémique des Galapagos. Ici, il faut faire attention où on met les pieds !

Je me renseigne sur mes futurs activités. Le lendemain, je ferai du circuit tout gratuit, le surlendemain, ça sera plongée… je finirai mon séjour à San Cristobal sur du tout gratuit ou presque…. Le tout sans jamais m’ennuyer ! Je refais le point avec Lewis, mon super hôte ! Il va me prêter son matériel de snorkeling (pas de petites économies, eh eh). Et le snorkeling (plongée avec masque et tuba), ici, c’est magique !

Le matin, je file vers le Sud de l’île, par le terrain militaire. Ici c’est le coin des surfeurs, des iguanes marins aussi. La mer est basse, c’est donc compliqué pour se baigner. Ça sera donc un « tour d’observation ». Au spectacle, les iguanes marins larvent sur les rochers pendant que les milliers de crabes rouges fuient à mon arrivée.

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Celle-là, ce n’est pas une vraie !

L’après midi, direction au nord, toujours à pieds. Je m’arrête à la plage « où tout le monde va pour le coucher de soleil, sauf moi » : c’est la Playa Mann. Là encore, les lions de mer squattent… et ils sont chez eux ! Ils aiment regarder ce qu’il y a dans les sacs, peuvent se poser sur les serviettes….

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Le spectacle est drôle ! Je continue ma balade vers plage Punta Carola. C’est magnifique : salle blanc et eau turquoise… les lions de mer sont toujourslà. J’irai me baigner au retour, pour l’instant  la marrée basse donne seulement accès aux rochers de lave. A Muelle Tijeretas, je ferai mon premier snorkeling. Je croise des Françaises qui me disent que pour un breton, ça devrait aller. En effet, l’eau doit être à 19°C. À part quelques bancs de poissons, je ne verrai pas grand-chose. De cette crique, on peut normalement observer quelques fous à pattes bleus, ou encore des frégates qui ont le coup rouge vif et gonflé en saison des amours. Aujourd’hui, personne n’est là… Un peu déçu… quand même. Bon pas grave, je retourne à ma seconde plage. Ce coup-ci, c’est la bonne ! Je me lance (nous sommes 3 ou 4 dans l’eau, tout au plus…).

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Pas besoin de plonger bien loin… simplement de la plage !

Et la… le spectacle commence ! Au bout de deux minutes, une première tortue… les lions de mer s’amusent dans les vagues…. Une seconde tortue, puis trois, quatre en même temps ! J’ai envie de dire « whaou, je suis trop content ! » Mais je ne peux pas à moins de boire la tasse (j’ai la tête sous l’eau !) ! Les deux Françaises que j’ai croisé avant nagent près de moi… elles ne voient rien du tout… et ben tant pis pour elle ! Quelle grand moment d’égoïsme… c’est bon ! Je ressort de l’eau une bonne demie heure plus tard, fier comme un coq, à montrer mes premières photos à tous les personnes de la plage qui voulaient les voir ! J’ai même réussi à choper sur la même photo le lion de mer et la tortue (Jean de la Fontaine, sort de ce corps !).

Le lendemain, c’est the D day. Je vais plonger aux Galapagos à Léon Dormido ou Kicker Rock. Sur le bateau, une partie va pour faire du snorkeling. Nous sommes 8 à plonger avec bouteilles. Le site est hyper réputé. On peut parfois y voir des requins marteaux.

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Tout fier, devant Léon Dormido ou Kicker Rock

Dans l’eau, le spectacle est magique. On oublie vite la fraîcheur de l’eau, les courants froids… très sincèrement, j’ai vu une quarantaine de tortues au moins et une bonne quinzaine de requins Galapagos.

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J’ai eu le plaisir de nager tout près de la tortue pendant plus d’une minute (profil facebook en date du 10 décembre 2017…)

Malheureusement, les requins marteaux n’ont pas voulu montrer le bout de leur tête du spéciale. C’est comme ça… la nature ne se commande pas ! Au retour, nous nous arrêterons sur une superbe petite plage avec un naturaliste. Ah tiens, un fou à pattes bleues qui fait sa plongé lui aussi. Je ne le verrai que de loin celui là.

Le lendemain, mon plan est un peu périlleux mais je tente. Je veux traverser l’île pour aller à la plage Puerto Chino, tout en m’arrêtant en chemin voir les tortues terrestres de San Cristóbal (Galapaguera de Cerro Colorado). Tout le monde fait le trajet en taxi, ce qui coûte une blinde en général. J’ai entendu dire qu’un bus partait le dimanche à 8h00 du marché. Info exacte… 40 minutes et 2,50 dollars plus tard, me voilà seul à visiter le centre des tortues géantes. L’entrée est gratuite et les tortues sont en semi liberté. Ce sont surtout les éclosions qui sont super surveillées ici dans le but de préserver l’espèce. Elles sont énormes ces bestioles ! Certaines font bien 1m50 de long avec un poid de plus de 200 kg ! Quand on s’en approche, elles rentrent dans leur carapace : au final, tout aussi impressionnantes que leurs cousines les tortues marines.

Juste après, il y a la superbe plage de sable blanc de Puerto Chino, accessible à pieds. Quelques lions de mer sont encore là… pendant que je me baigne, un d’entre eux s’approche dangereusement de mon sac. Sa mère vient le chercher… la promenade sur le sable est finie pour lui !

Et pour rentrer ? Il n’y a personne si ce n’est une famille en van qui vient passer son dimanche. Je commence les 30 km à pieds… et là un taxi passe… pour 9 dollars il me ramènera à destination !

Au retour, un américain est arrivé chez Lewis. Il est juste en transit car il démarre une croisière de 7 jours de plongée à 5000 dollars… ouch… bon OK, il l’a eue en promo… à 3500 dollars. Ça pique quand même. Il est quasiment plongeur professionnel… je ferai ça quand je serai grand ! On part se balader l’après midi vers la Loberia. C’est une petite plage protégée ou il y a un spectacle assez rigolo. Maman lion de mer veille sur les petits de la bande pendant que les autres mamans sont à la chasse. C’est donc pleins de petits lobos partout : « tu veux venir chez moi ? J’ai une grande baignoire si tu veux ».

La ballade de continues sur les rochers avec multitudes d’iguanes de mer… bon je n’ai toujours pas réussi à avoir mon fou à pattes bleues en photo …

En trois jours et demi, j’en ai vu des choses à San Cristobal ! Pas besoin de casser la tirelire. On s’en prend plein la vue. Cap maintenant ver l’île de Santa Cruz.

 

L’ILE DE SANTA CRUZ

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Cette île est la plus peuplée des Galapagos. C’est aussi de là que démarre la plupart des croisières. Ici, tout est fait pour une espèce non endémique pour le coup… le touriste ! Il se déplace souvent en groupe avec un guide habillé comme dans Jurassic Park ! S’il est américain, il s’émerveille à grand cris de « Oh my God » devant chaque iguane ou autre bestiole croisée.

J’ai trouvé à me loger à l’hostal El Pinzón en chambre individuelle à 15 dollars la nuit après négociation. C’est propre, par contre il y une laverie à côté ou les dames commencent leurs commérages dès 7 heures du matin. Je ne vais pas me plaindre… pour le prix. Côté bouffe, il y a un très bon plan à Santa Cruz à trois blocs, sur la droite, en s’enfonçant dans les terres à partir du port : almuerzo (repas  soupe + plat+ boisson) à 5 dollars ! Un jour, j’ai même eu la chance d’avoir une demie langouste dans la formule ! A ce prix, pas la peine de se faire à manger. Le soir, ils sortent les tables dans la rue et rebelotte !

1er jour : on optimise !

J’opte pour un Tour « Promène couillons » snorkeling » et tour de baie. Ça coûte 30 dollars, il ne faut pas s’attendre au truc extraordinaire mais ce n’est pas si mal en fait. Le snorkeling était moyen. On aura quand même vu une tortue. Ensuite, les balades avec le naturaliste sont intéressantes, bien expliquées… ok le capitaine était un peu relou… Il faisait rire tout le monde, on va dire que ça sauve. Sérieusement, en peu de temps, ça permet d’aller dans des endroits difficilement atteignables. Je ne regrette donc pas ce choix. Nous avons fait un premier stop à l’Ile de la Loberia. Les lions de mer sont bien moins présents qu’à San Cristobal. . Nous avons ensuite pu aller observer les premiers fous à pattes bleus (aye !!! mais d’un peu loin…), aller voir le canal de los tiburones (des requins viennent se reposer dans ce lieu créé à partir d’une chambre magmatique à la base), le canal del Amor et ses eaux turquoises, la playa de los perros dénommée ainsi à cause des bruits d’aboiement qu’on peut entendre (en fait ce sont les cris des lions de mer !), et enfin las Grietas. On accède à cette curiosité géologique après une quinzaine de minute de marche à travers les cactus, les plans de cotons et les marais salants aux couleurs oranges. Las Grietas, c’est une sorte de canyon, où se mêle eau douce et eau salé. C’est un peu dur à accéder à l’eau, mais ça vaut le détour !

2ème jour : plongée … encore… encore !

J’avais prévu une seule plongée aux Galapagos. Mais après la première,je n’avais qu’une seule envie : y retourner. Et pour cause : sur l’Ile de Santa Cruz, le site de Gordon Rock est super reconnu pour ses requins marteaux. Me voilà donc reparti… avec le centre de plongée Albatros cette fois (très pro). Le site ressemblait au premier de San Cristobal. les plongées ne sont pas données car nous sommes aux Galapagos… en en plus, il faut pas mal de bateau pour accéder au site ! Allez plouf … oh p…, ça caille… Non pas que l’eau soit super froide, mais là encore, les courants froids sont bien présents. A peine arrivé au fond, pendant qu’une partie du groupe est entrain de faire « je ne sais quoi », je tourne sur moi-même à 360° ne voulant rien manquer au spectacle. Bien m’en a pris… Alors que personne ne voit rien, je suis à 3 mètres d’un Mora Mora, espèce de poisson super grand (celui-ci, je dirais 1m50), tout plat. Ca ressemble à ça !

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Le reste de la plongée sera bien, sans plus (par rapport a potentiel Galapagos bien sûr). Je nagerait tout de même encore avec multitudes de tortues, verrait une « marble raie » et pleins de poissons multicolores. Entre les deux plongées, on a pu s’approcher des côtes et aller plonger cette fois en snorkeling avec les lions de mer, super joueurs ! Les requins marteaux ne se sont pas montrer  (eaux très froides ? courants forts ?). Bon, je ne vais pas faire mon difficile ! Même si je n’ai pas vu tout ce que voulais voir, je ressigne sans problème pour une plongée aux Galapagos…

A mon retour, je file direct vers le Centre Darwin, qui est tout près de mon hôtel. Il est tard, ça ferme relativement tôt. j’ai juste le temps de voir quelques tortues terrestre qui sont élevées en enclos ici, dans le but de la préservation des espèces. Les différentes espèces des différentes îles (une dizaine au total) sont regroupées ici. Je n’aurais pas le temps de terminer la visite… Un iguane terrestre des Galapagos est là aussi (le orange ci-dessous). RDV est pris pour le lendemain !

Quelques « tas d’iguanes » au retour… le long des mangroves des Galapagos.

3ème jour :le dernier jour… du tout gratuit…

C’est là que je suis dit : c’est quand même top ici ! OK, pour l’instant, ma préférence va à l’Ile de San Cristobal mais quand même. Je m’en suis quand même pris plein la vue en quelques jours ! Allez, je vais terminer ma visite du Centre Darwin. Hier, je n’ai pas vu Georges le solitaire ! Geores, c’est la dernière tortue de l’Ile de Pinta, trouvée en 1972. Il fait partie des sous-espèces des tortues géantes. On a eu beau lui proposer des prétendantes, ça n’a pas pas marché et sa sous-espèce s’est éteinte avec lui. Il avait plus de 100 ans ! Il est aujourd’hui conserver dans le musée. C’est quand même émouvant son histoire ! Je terminerai mon tour sur une photo avec Darwin.

Au retour, je fais une halte au marché au poisson. J’y étais passé également les autres jours. C’est un super spectacle ! Un lion de mer squatte le banc des touristes, pendant que ses copains où les pélicans essaye de choper un morceau de poisson. C’est aussi l’endroit où acheter une langouste à 10 €…

Il me restait encore un endroit à explorer, toujours accessible à pieds. C’est Tortuga Bay ! Sur la carte que j’avais, ça paressait tout proche ! Il faut marcher un peu pour arriver à cette superbe plage… ouai… elle est jette cette plage : sable blanc et eaux turquoises. Les iguanes en sont les proprio ! Ils sont sur le sable, dans l’eau… Sur la première plage, la baignade est interdite. un peu plus loin, il est possible de se baigner dans une sorte de mangrove.

Et là, je l’ai enfin mon fou à pattes bleues. Il prend la pose, ne bouge pas ! Les tortues passent dans l’eau juste derrière.

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Un de ces beaux moments magiques qui clôture mon séjour aux Galapagos !

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LE CHIMBORAZO ET SES DERNIERS HELIEROS

Le volcan Chimborazo est le point culminant d’Equateur à 6263 mètres. C’est aussi le point le plus éloigné du centre de la terre, ou si vous voulez le plus proche du soleil. Comme la terre n’est pas complètement ronde, il dépasse l’Everest, même si ce dernier est plus haut par rapport au niveau de la mer… C’est compliqué… Vous me suivez ?

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Bref, j’avais repéré ce volcan, bien moins fréquenté que son voisin le Cotopaxi. Et comme un de mes blogs de référence (les Globes Blogueurs) recommandait une auberge communautaire à proximité, je me suis rendu près de Riobamba, à San Francisco de Cunugachay. L’auberge est top même si  comme partout la nuit dans les montagnes équatoriennes 4 couvertures sont nécessaires ! Quatres chambres toutes neuves viennnet d’ouvrir, à côté des nombreux lits en dortoir. C’est super joli et franchement, le rapport qualité-prix est top. Il y avait à l’origine un prêtre français. Je ne l’ai pas rencontré. Aujourd’hui, ce les femmes de la communauté qui gèrent. Elles sont en même temps aux fourneaux et gestionnaire de « l’Office de tourisme ». L’auberge peut accueillir une vingtaine de personne et est situé dans ce petit village sans chichi, en pleine campagne, au pied du volcan.

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La petite auberge de San Francisco

Quelques heures après mon arrivée, c’est Marine et Léo,  « Allons voir le monde » qui débarquent tout droit des Galapagos. Une belle découverte ces deux-là ! Je vous encourage d’ailleurs à aller découvrir leurs vidéos. C’est drôle ! On passera de très bons moments ensemble (en même temps, nous n’étions que trois !).

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Marine, Léo et moi !

Venant de Baños, je suis encore bien acclimaté à l’altitude. Je peut donc me permettre l’excursion en altitude pour le lendemain. Et oui, à plus de 3 000 mètres, les randos ne s’improvisent pas. Il faut un temps d’adaptation afin d’éviter des troubles comme les maux de tête, les nausées…

Revenons à ma ballade. Elle consiste à suivre les traces, ou plutôt à accompagner les derniers Hieleros à cheval sur le volcan Chimborazo. Ils font quoi les Hieleros ? Il y a 10 ans, ils étaient encore une vingtaine à arpenter le Volcan vers les mines de glace. La glace était découpée puis ramenée à dos de mule, emballée dans des herbes des montagnes pour la conserver. La glace était ensuite revendue à des centaines de kilomètres notamment pour les marchés de Quito ou Guayaquil (marchés aux poissons). Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux. Leur activité est plus tournée vers le tourisme car comme ils disent « la glace artificielle, c’est tout de même moins de travail ».

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Prêt pour le départ, avec Jorge et sa femme… Ca va cailler !

J’ai donc accompagné Jorge, un Hielero de plus de 60 ans. Nous sommes parties à 3 400 mètres pour atteindre les mines à 4900 mètres (c’est déjà pas mal, einh ? plus haut que le Mont Blanc). Le début de l’ascension était assez sympa avec tous les paysans qui amenaient leur bêtes aux champs (moutons, lama, alpagas..).

Allez je vous l’avoue, la suite a davantage relevé du supplice, malgré le super pancho en laine rouge qu’on m’avait gentillement fourni avant le départ : on est arrivé dans les nuages, puis dans une sorte de grésil, puis dans de la neige fondue, avec un vent de fou… « p….. que ça caille….  On peut faire demi tour ? J’ai froid, je ne vois rien, je n’apprécie pas… je veux rentrer !!! ». Je ne le savais pas, mais à ce moment, on était déjà à 4500 mètres. Jorge sait motiver ses troupes, à savoir « moi tout seul »… on s’arrête dans un refuge de fortune, on arrache quelques tiges séchées qui constituent le toit….. afin de faire un feu. 30 minutes après, c’est reparti pour une demi heure de cheval, puis 45 minutes de marche pour arriver aux mines, sur le glacier. On n’est pas encore « là où tout est blanc », mais nous sommes sur un terrain recouvert de caillasse, avec en dessous de la glace…. Une glace pure,  qu’on peut mettre dans la bouche… Je m’initie à la découpe à la pioche, Jorge me montre comment emballer le  tout dans ces herbes de montagne.

À malgré de la descente, les Dieux sont avec nous. Tout se dégage… la Bête (le volcan) se dévoile… et ce n’est pas si fréquent. La météo en Equateur et très capricieuse. J’aurais eu de la chance de pouvoir accéder jusqu’au glacier et de voir de près cet imposant volcan qu’est le Chimborazo. Bon au passage j’aurais perdu ma énième paire de lunettes de soleil depuis le début du voyage. Mon sac s’est ouvert dans la descente… je vais sans doute finir par lancer une souscription pour des lunettes de soleil !

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Encore une très belle expérience avec une manière originale et peu chère d’appréhender un volcan équatorien ! En soirée, je trouverai Léo et Marine… avec au programme nos échanges de bons plans. Eux partent vers le nord (je connais)… moi vers les Galapagos (ils connaissent)… car ils en viennent !

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LA BOUCLE DU QUILOTOA

L’Equateur, c’est le pays des Volcans. On en compte plus de 100, dont une dizaine à plus de 5000 mètres pour un pays qui fait la moitié de la France. C’est donc le pays pour faire de la rando. On peut évidemment monter très haut, faire le sommet du Chimborazo à plus de 6000 mètres… Je n’y suis pas encore… Il faut s’acclimater un minimum.

Me voilà donc partie pour un trek de trois jours : la boucle du Quilotoa. Cette randonnée me va plutôt bien : environ 12 à 14 km par jour (vue l’altitude, les dénivelés, c’est déjà pas mal), possibilité de dormir dans des hostals en cours de route à 15 dollars la nuit avec repas et petit déjeûner, possibilité dans ces hostals de rencontrer du monde pour la rando du lendemain…

La ville étape pour ce trek est Latacunga. On y part, on y revient… donc on peut y laisser des affaires. J’ai vu la moitié des randonneurs marcher avec des sacs de 15 kg sur le dos… alors qu’ils dormaient à l’hôtel… A moins de vouloir se faire mal, je n’y vois pas l’intérêt. Pour ma part, je suis parti avec mon petit sac, une softshell, une veste de pluie, 2 paires de chaussettes, 3 slips, du savon et une brosse à dent, des barres de céréales. Les hostals proposent des sandwichs à 1 dollar ! Autant voyager léger !

De Latacunga, j’ai pris le bus pour Sighos. Il y en a toutes les demi-heures. Du centre du village, il faut descendre tout en bas pour trouver le chemin. Cette première étape est une bonne mise en jambe. Elle se fait en 3-4 heures. Ce n’est pas non plus la plus « Whaou »… mais ça reste très sympathique. Evidemment, je me suis un peu planté de chemin mais rien de très grave. Au premier pont, il y a la possibilité de traverser mais dans ce cas on continue par le chemin à pick-up. Moi, j’ai préféré ne pas traverser, continuer et passer sur le pont derrière la petite ferme, avant d’arriver dans un petit village. Jusque-là ok ! Mais dans le village il faut prendre à gauche et non à droite (traverser le village en fait)… Vaut mieux le savoir… Bref, j’aurais fait cette première journée en trois heures de marche, sous les nuages, voir le brouilard, pour passer la nuit à Insilivi à l’hostal Taita Cristobal… top !

Le lendemain, c’est parti pour la seconde étape.

sdrElle nous mènera à Chugchila. C’est déjà beaucoup plus « trekking ». Les paysages sont super beaux. On longe une rivière la plupart du temps, avant de remonter… Ca fait un peu mal quand même. Cette étape, je l’ai faite avec une thaïlandaise rigolote… mais pour quoi la marche est un calvaire (« qu’est-ce que tu fous là alors… heureusement que t’es sympa ! »), un américain, une américaine et une australienne un peu relou… Ceci dit, mieux vaut marcher à plusieurs… la veille, une fille seule s’est fait tirer 100 dollars avec menace au couteau…

J’ai passé pas mal de temps à attendre le groupe, ce qui m’a aussi permis d’apprécier les alentours ! Sur cette journée, j’ai encore croisé des gens rencontre il y a plusieurs semaines… en Colombie en l’occurrence ! A l’hostal (le Cloud Forest, super bien aussi), il y avait une équipe de botanistes brestois en quête d’espèces végétales qui disparaissent à vitesse grand V (effet de la déforestation criante… les montagnes sont exploitées jusqu’au sommet). Pour 15 dollars après négo, j’ai même eu le droit à ma chambre et SDB privative, repas du soir et petit déjeuner inclus !

Bref, une très belle randonnée, un beau final, très accessible !

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MITAD DEL MUNDO

LA MITAD DEL MUNDO

L’équateur… et ben il traverse le pays… Il lui a même donné son nom ! Ben oui… tiens… pourquoi ce n’est pas par exemple le Kenya qui se serait appelé Equateur, après tout l’équateur y passe aussi !

Parce que c’est ici que Louis XV a envoyé des missions scientifiques afin de vérifier la forme de la terre. Est-elle parfaitement ronde ? Est-elle aplatie aux pôles, à l’équateur ? L’équateur appartenait au Royaume d’Espagne à l’époque, avec des conditions meilleures qu’en Afrique. Sans doute que l’altitude du pays a également été prise en considération… proximité des astres pour des mesures ???

Et comme la terre n’est pas parfaitement ronde, j’ai découvert ici que le sommet le plus éloigné du centre de la terre ou le plus proche du soleil n’était pas l’Everest, mais le Chimborazo, volcan équatorien… Les équatoriens savent nous le rappeler. Mais ne vous inquiétez pas, l’Everest reste bien le sommet le plus haut du monde à partir du niveau de la mer.

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On revient à nos moutons… L’équateur ou mitad del mundo. Ils en ont fait un monument qui représente la latitude Zéro, zéro… à une vingtaine de kilomètres au nord de Quito. Il s’avère qu’il faudrait sans doute le déplacer un petit peu aujourd’hui. Ce n’est pas bien grave. Bref, c’est devenu une sorte de parc d’attraction où tout le monde se bouscule pour avoir sa photo un pied dans l’hémisphère nord, l’autre dans l’hémisphère sud.

A l’intérieur du monument, il y a de petites expérimentations super sympa pour les amateurs de physique… les différences de poids entre les pôles et l’équateur, les mouvements de l’eau… Il y a aussi une sorte de petit musée sur les régions de l’équateurs. Au final, les plus débiles s’emploieront à réaliser des photos montage. On s’y croirait, einh ? J’ai trouvé cette petite visite sympa… et ça fait partie des visites incontournables ici.

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LA ZONA CAFETERA

Lorsqu’on sort de Medellin, on comprend mieux pourquoi les colombiens brillent sur les épreuves cyclistes internationales, surtout celles de montagnes. Ici, ça monte, ça descend… Les paysages sont verts… et les flancs de montagnes propices aux plantations de café. J’ai fait le voyage de Medellin à Salento sous une pluie battante (9 heures de bus du coup) mais sous des paysages à couper le souffle.

SALENTO

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Salento est le petit village touristique de la Zona Cafetera. Et pour le coup, cette notoriété est méritée. Outre les belles maisons colorées, la belle place à l’architecture coloniale, il n’est pas rare de croiser les Paisas avec chapeau de palme, pancho pour les fins de journée et le cheval bien sûr… Et ce n’est pas du folklore. Pour ma part, j’ai été logé à l’hôtel EUREKA chez Claudia et sa maman Martha. Comment dire… l’hostal est correct, rien d’exceptionnel… mais la gentillesse légendaire des colombiens prend ici tout son sens : toujours un sourire, les paroles qui font plaisirs (Amor, Eres lindo… bref j’étais Dieu !). Elles auraient traversé la ville en courant, sous la pluie… afin que je passe le meilleur temps possible ici. Lorsque je suis parti, elles m’ont embrassé trois fois, Martha m’a béni ! J’en ai peu parlé jusqu’alors, mais il est vrai que les colombiens sont gentils et super avenants. Ils sont fiers de leur pays et veulent en donner une belle image. J’en profite : la fille de Claudia voudrait venir en France comme fille au pair site à ses études de droits… Si vous connaissez quelqu’un !

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Revenons à Salento. C’est un petit bourg, super beau, avec pleins de boutiques d’artisanat. Et c’est la première fois depuis le début de mon voyage (peut être avec Cartagena) où je vois du bel artisanat ! Mais Salento, on y vient aussi à cause d’une curiosité locale : la vallée de Cocora et ses palmiers de cire géants. Je vous laisse regarder ! On se croirait dans un décor de jeu vidéo !

 

LA VALEE DE COCORA

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Dans la vallée de Cocora, il y a une super randonnée de 6 heures à faire. Elle longe une rivière, te conduis dans la forêt humide. Les derniers jours, il avait plu « comme vache qui pisse » donc c’était plus un torrent qu’une rivière. Au détour d’un chemin, il faut passer un petit pont suspendu, ensuite, traverser la rivière sur des ponts de bambou… On ne m’en avait rien dit. Je crois que l’effet de surprise amplifie d’autant plus la contemplation du lieu. Il pleut, mais ce n’est pas grave… C’est beau, calme, sauvage… En plus, je crois que le sourire de Claudia est contagieux. Ce matin-là, je souriais à tout le monde, je faisais causette avec tout le monde sur le chemin ! Je suis monté à la maison des colibris, où pleins d’oiseaux, comme les vifs d’or dans Harry Potter te tournent autour… . En redescendant, on commence à apercevoir ces grands arbres. Mon appareil photo fait la gueule. Il passe de 20% de batterie… à zéro… Et je n’ai pas encore vu ce pourquoi je suis venu ! Trop la loose !!!

Ce n’est pas grave. On va se dire qu’on gardera ces souvenirs dans un coin de la tête…et des palmiers géants, j’en aurai quand même vu quelques uns. Quand on arrive sur la vallée, c’est juste « Whaou ! ». Des palmiers pouvant atteindre 60 mètres de haut… Et sous les palmiers… et ben … des vaches laitières… Ce n’est pas ce à quoi on s’attend mais si, elles sont là au pâturage. C’est assez bluffant comme truc… Ces palmiers sont visiblement assez localisés dans la région. Ils sont les plus hauts du monde. Et un truc… c’est que la vue est différente tous les jours suivant la couleur du ciel. Je le sais car j’y suis retourné le lendemain, fasciné par le lieu et voulant tout de même prendre quelques photos. C’est un des paysages les plus étonnants que j’ai pu voir !

 

FILANDIA ET LA CASA MUY CHACHO

A quelques kilomètres de Salento, il y a un autre village moins connu, avec au moins autant de charme car encore plus authentique. Il s’agit de Filandia. J’avais prévu de m’y rendre depuis longtemps car la petite fille d’une amie de ma mère a ouvert une auberge en pleine campagne, en plein milieu des plants de café avec son mari. De Filandia, il faut prendre la jeep pour se rendre… dans un havre de paix… chez Charlotte et Jordan à la Casa Muy Chacho. Je comprends qu’ils se soient aussi bien adaptés à la culture colombienne… ils sont encore plus sympas que les colombiens. Tout y est : le calme, les possibilités de ballades dans les plantations de café, les visites de Finca de café, les longues discussions le soir ou le jeu de la définition du mot du dictionnaire que personne ne connaît. Ce lieu devrait être inscrit sur tous les guides touristiques… ou pas pour le garder secret… Merci à tous les deux… C’était top ! En même temps, maman m’avait dit… « Si Charlotte est aussi sympa que sa grand-mère ! ». J’y suis resté deux jours, c’est le minimum !

Et Filandia dans tout ça ? C’est un peu comme Salento, en moins touristique. Il y a un mirador sympa qui permet de voir toute cette vallée du café, qui est aussi, comme son nom ne l’indique pas une zone d’élevage (vaches laitières, à viande, porcs). Là-bas, il y a un super Esprit Village. Celui-ci s’anime en fin de journée, dans les cafés, les bars, les salles de jeu où on joue au poker, au billard ou encore au Tejo.

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Le Tejo, c’est une sorte de palais breton ou de galoche bigoudène, sur une planche de bois inclinée recouverte d’argile. Sur cette plaque, il y a un cercle… et sur ce cercle, il y a des pétards… car ils aiment ça, ici, les pétards… En Amérique latine, tout est bon pour faire péter un feu d’artifice ou des pétards. J’ai eu le droit d’assister à une partie à l’arrière d’un bar. Le lieu « confidentiel » m’a un peu fait penser à la boule de fort, en région angevine. Le jeu n’a toutefois rien à voir.

Cette Zona Cafetera est un de mes « tops » de la Colombie. C’est vraiment le lieu pour respirer authenticité de ce pays, pour aller vers les colombiens… tellement gentils ! Pour moi, c’est la fin de la Colombie. Je dois dire que j’y serais bien rester un peu plus longtemps, ici, dans la région du Café !

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MEDELLIN, L’ATTRACTIVE

Si je vous dit Medellin, forcément ça évoque forécement quelque chose :

  • une ville super-criminogène, où El Patron Pablo Escobar règne en maître
  • son Cartel, toujours associé à notre cher Pablo !
  • la cocaïne qui va avec… les narco-traffiquants
  • la série Narcos de Netflix

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Bref, rien de bien élogieux… pire, vaut peut être mieux éviter, non ? Ben non… Il faut y aller à Medellin. La page Escobar est définitivement derrière. Le « Tour Pablo Escobar » ne fait pas recette… Je n’ai pas trouvé de « Tour Cocaïne » avec dégustation à la fin. La cocaïne reste bien présente au quotidien avec des doses vendues pour rien. C’est d’ailleurs dingue le nombre de vendeurs de shewing-gum dans les rues (les sachets se mettent entre deux paquets).

Medellin, c’est une ville qui a connu une transformation folle depuis les années 1990. Le métro aérien est simplement top, propre et hyper sécurisé. Il a été construit dans une belle logique : relier les quartiers pauvres aux quartiers plus huppés, en mettant si nécessaire en place des extensions téléphériques ou escalators permettant de désenclaver les quartiers pauvres. Il y a des bibliothèques populaires à l’entrée des métros. Ici, le sport et la culture sont deux moteurs d’ascension sociale. Beaucoup de moyens sont mis à disposition.

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Le dimanche matin, tout une artère est fermée à la circulation. Et c’est impressionnant de voir le nombre de cycliste, joggeurs, marcheurs, qui s’empare de la rue. C’est d’ailleurs ici que Riwanon, une plabennecoise (encore une), m’a donné RDV pour un footing ! Et ben ouai ! C’est donc parti pour une bonne heure. C’est drôle, les centre commerciaux organisent devant chez eux des séances de Zumba ou autres danses gratuites, accessibles à tous. On finira quand même par une, et quelques bières, avant de se dire : « eh, on sortirait bien ce soir ! ».

Ni une, ni deux, elle appelle ses potes et nous voilà parti pour une bonne soirée colombienne dans El Poblado. C’est le quartier hyper branché de la ville, un peu la cour des miracles. On y trouve de tout : bars à salsa, bars à bières, boîtes de nuits. Les filles siliconées sont obligées de compenser le poids avant de leur poitrine par deux ballons de foot en guise de postérieur. Les sourires sont « ultra-bright » ou alors avec un appareil dentaire très « in ». C’est le Medellin chicos.

Comme à Bogota, le centre historique est beaucoup plus populaire. Ici, les vendeurs de chaussures contre-faite appelle les clients dans la rue avec un micro. Les travesties font le trottoir près de la cathédrale… Non, non, les magasins chics ne sont pas dans le coin. Plus loin vers le nord, on peut prendre le téléphérique. Certains diront qu’on passe au-dessus des bidons villes. Il ne faut pas exagérer, nous ne sommes pas en Inde à Daravi… Nous passons au-dessus des quartiers plus populaires. Tout en haut, il y a un parc. Je n’y suis pas allé à cause de la pluie.

Bref, Medellin, c’est la ville qui se transforme à grande vitesse. Los Paisas sont fiers de leur ville. Ils peuvent. Pablo ESCOBAR, c’est derrière… Eux ils regardent devant…

 

 

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BOGOTA, A BOUT DE SOUFFLE !

C’est après 18 heures de bus que j’ai rejoint la capitale de la Colombie : Bogota. La prochaine fois, je prendrai l’avion, non pas que les bus ne soient pas à la hauteur, mais (Conduite x Etat des routes x Dos d’ânes à répétition) = (Estomac en vrac + Cervicales à Dreuz + Fatigue). Bref, ça m’apprendra à vouloir faire le malin pour économiser trois francs six sous.

Et puis, gros changement car je perds une quinzaine de degré et gagne… 2700 mètres, ce qui fait de Bogotà la troisième capitale la plus haute au monde, après La Paz et Quito. Ah c’est vrai, je suis dans une capitale, de plus de 9 millions d’habitants… C’est parti pour les bouchons… la pollution aussi. Ici, des quartiers tout neufs sont en construction, preuve d’une certaine vitalité du pays. J’ai réservé mon auberge dans le quartier de la Candelaria. C’est le quartier touristique de la ville, également le quartier universitaire. J’avais lu « Attention, à Bogota il ne faut pas sortir après le coucher du soleil car le danger guette ». Bon, il ne faut pas exagérer. Comme dans toutes les villes, il convient d’être prudent, de ne pas s’aventurer dans des quartiers non éclairés… Bogota est une ville qui vit ! Les jeunes sortent le soir ! Il y a des endroits branchés… A vrai dire, j’en ai peu profité étant comme on dit « un peu mal fichu ».

J’ai profité de cette ville capitale pour visiter deux musées :

  • Le Musée de l’Or : c’est les Cités d’Or dans un musée. Ca brille de partout ! Etje dois dire que ce musée est plutôt bien foutu. Les explications sont claires, les expositions mises en valeur, le tout dans un bâtiment spacieux et agréable. Je regrette au final de ne pas avoir pris de guide car le coût de l’entrée est modique et au final, on ne prend plus forcément le temps de lire les explications et je pense être passé à côté de pièces essentielles. En même temps, mon estomac me disait de ne pas rester trop longtemps à l’intérieur.
  • Le musée Botero : pour moi, il ne faut pas le manquer. L’artiste Botero est une fierté colombienne. Ses oeuvres sont partout… ici à Bogota mais aussi à Medellin. La particularité de ce peintre est de tout reproduire avec des formes généreuses… pas grosses car les proportions sont elles aussi généreuses… En gros, les dames sont rondes, les bananes aussi ! L’entrée est gratuite car Botero avait fait don de ses oeuvres sous cette conditions. D’autres musées sont attenants, comme le musée de la monnaie. Je n’y suis pas allé.

Le Cerro de Monterrate, c’est un peu le symbole de la capitale colombienne. cette montagne surplombe la ville, à plus de 3000 mètres d’altitude. De là-haut, il est surprenant de voir l’étendue de la capitale, étalée là, sur ce haut plateau. Il est possible d’y monter par un chemin. Pour ma part, j’ai fait le touriste de base en y montant en téléphérique. Attention, la personne de l’hôtel m’a déconseillé le chemin en semaine (peu de monde donc potentiellement dangereux). En plus, je dois avouer que j’avais le souffle court ces premiers jours dans la capitale. En haut, on a le droit aux enceintes extérieures de l’église, pour nous faire profiter de la cérémonie durant la courte visite dans le parc aux oiseaux (à part les oiseaux en ferraille, je ne crois pas en avoir vu un…).

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Et puis, j’ai profité de ce passage à Bogota pour faire la connaissance de Nina. C’est la fille de Ronan et Pascale LE GALL, que je connais depuis des années par l’intermédiaire de la musique bretonne. Nina joue également de la bombarde au Bagad de Plabennec. Ca a été l’occasion de « tu connais çui-ci ? », « T’as pas su pour çui-là ? ». Bonne petite soirée donc. Nina est en étude ici à Bogota.