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LA PAZ, LA PERCHEE

Il y a des villes, comme ça… Je ne saurais pas dire pourquoi j’aime bien… mais il se passe quelque chose. Je suis arrivé dans cette ville, bloqué par le Dakar.

IMG_20180112_170113.jpgOn a pu voir les voitures et la caravanes passer. La ville est perchée à 3700 mètres. Si on l’oublie, les escaliers et les pentes de cette capitale la plus haute du monde nous le rappelle vite.

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D’un point de vue architecture, il n’y a pas grand chose… ou alors juste un truc énorme : une ville construite sur des flancs de montagnes, où les quartiers on été désenclavés récemment par un réseau de téléphérique. Dans le centre, les constructions récentes se mêlent aux monuments anciens. Il n’existe pas véritablement de centre historique, sauf une rue refaite, la Calle Jaén, qui est étonnamment déserte et ressemblerait davantage à un décor de cinéma.

Mais La Paz, c’est une ville qui vit. Les cholitas (femmes à haut chapeau) sont partout, avec leur sac en tissage incas sur le dos. Les marchés sont énormes. Il y a plus d’échoppes que de clients. On m’avait parlé de population froide : il faut simplement prendre le temps de sourire et de lancer la conversation.

On y trouve le quartier des Brujas (des sorcières). Vous voulez un foetus de lama à enterrer dans votre jardin, en offrande à la Pachamama ? Vous le trouverez ici, et je suis sûr que vous ne verrez plus vos champs de patates comme avant. Les produits à base de coca permettent de tout guérir … ou presque. Il y a toute sorte d’objet. Tout près, la rue à touristes avec les fameux pull en alpaga, ou pas… les magasins où vous pouvez vous faire faire un manteau en cuir à que dalle !

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Les patates déshydratées !

Du côté des musées, il y a également de quoi voir. J’ai pour ma part visiter le musée d’ethnographie. Après le musée de l’or de Bogota, c’est le meilleur musée que j’ai visité en Amérique du Sud. Il manque un peu d’explications, mais les collections sont belles et bien mises en valeur. J’ai particulièrement apprécié la salle des masques, ou encore celle des plumes ! Les représentations de la vierge sont une fois de plus très intrigantes : ici, elle souvent représenté sous la forme d’une montagne, la tête non couverte… comme un volcan avec de la lave ou la fameuse Pachamama !

Le musée de la musique est pas mal non plus. Je regrette simplement qu’on ne puisse pas entendre le son des instruments. on est beaucoup plus dans une exposition. Heureusement, un petit concert de « maîtres musiciens boliviens » avait lieu le soir même, avec notamment un joueur de charango, petite guitare à corde pincée de la taille d’un Yukulele. Son compère flûtiste était pas mal aussi… moins impressionnant. Enfin, le guitariste lui jouait de son instrument réversible des deux côtés ! Intéressant… Et qui qui s’est retrouvé sur scène sur le final ? C’est bibi !!!

 

La Paz est une ville où il fait don déambuler. Il ne faut pas s’attendre à des « Whaou » à tous les coins de rue. J’ai simplement bien aimé l’authenticité de cette capitale !

 

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TREK DU SALKANTAY VERS LE MACHU PICCHU

Et voilà ! J’y suis… Après une nuit de bus d’Arequipa, je viens d’arriver à Cuzco… la capitale de l’Empire Inca. Ca s’est rafraîchi ici. En même temps, on est à 3400 mètres. Et Cuzco, c’est quoi ? C’est la porte d’entrée vers le Machu Picchu, le fameux ! Du coup, je pose mes affaires à l’hôtel (j’ai réservé un hôtel top… c’est mon cadeau de Noël à moi… 17 € la nuit avec petit déjeuner) et fonce vers le centre ville, où des centaines d’agences qui travaillent plus ou moins entre-elles, se tirent la bourre pour vendre le Machu et si possible le trek qui va avec.

 

LE TREK DE SALKANTAY

Ah oui, je n’ai pas envie du Machu Picchu « facile ». Du coup, je pars pour un trek. Il y a bien le Trek des Incas, hyper célèbre. Il faut le réserver longtemps à l’avance (quoi qu’à cette période de pluies, il semble possible de le dégoter quelques jours avant). Mais il coûte surtout super cher (entre 500 et 600 dollars les 4 jours) ! Je me rabats donc sur le non moins difficile trek de Salkantay. Au-delà de sa cinquantaine de kilomètres, il passe surtout par un sommet au-delà de 4600 mètres, ce qui en fait sa difficulté majeure. Autre difficulté : la météo est capricieuse en cette période de pluie, avec le risque de ne rien voir certaines journées. C’est aussi ça le trekking.

Je négocie un bon plan avec Machu Picchu Réservations (800 soles, trek + rainbow mountain + bâtons de marche + sac de couchage + Wayna Picchu + train au retour). Et c’est parti dès le sur-lendemain. Et oui, mon calcul est simple : visiter le site le 1er de l’an. Ca a de la gueule, non ?

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Le Salkantay, que je n’ai jamais vu en entier !

Jour 1 : le pire de la journée pour moi a été la première minute. Quelle idée… Il faut se réveiller à 3 heures du mat’ ! Oh p…, ça pique. Je ne saurai dire combien d’heures de bus nous avons mis pour aller au premier arrêt p’tit-déj. On ne déconne pas avec le sommeil, j’ai donc tranquillement fini ma nuit dans le bus. J’ai tout juste aperçu quelques montagnes avant l’arrêt… Ah oui ! Car après, on ne voyait plus rien. Quand je dis rien, c’est rien ! En plus, la pluie se met à tomber à torrent alors que nous allons commencer la marche du premier jour. J’ai tout prévu : pancho et sur-pantalon de pluie. Une fois l’équipement mis, je suis « mort ». Même mettre un sur-pantalon à presque 4000 mètres… ça tue ! Bon allez, c’est parti. Par chance, ça commence à se dégager. On retire les couches de vêtements… ça me gave car ça me crève plus que la marche ! La première journée est assez cool. On rejoins une lagune : « Lago Humantay ». C’est bien pentu mais en une heure et demi, nous voilà en haut. Ce lac est entouré de montagnes, de glaciers qui se jettent littéralement dans le lac.

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Photo de Sebastian, l’autrichien ayant fait le trek avec moi

C’est magnifique cette couleur turquoise, même si derrière on ne voit que partiellement la montagne. Avec les nuages, les couleurs changent. Les vallées alentours… c’est un peu comme dans le Seigneur des Anneaux. Ok, on n’a pas le super soleil, mais on a des couleurs changeantes, et du coup des paysages simplement de fou. Le guide nous fait son blabla sur Pachamama (c’est la Déese Terre, vénérée par les Incas). Au retour, première tourista pour une fille du groupe. Pas de panique, j’ai la trousse à pharmacie (Sylvie, ils t’aiment ici !). Le campement a de la gueule, déjà car il n’y a pas de tente à monter ! Et puis, même pas froid malgré les 4000 mètres ! Le lendemain, nous somme réveillés avec un thé au Coca dans la tente (pour combattre le mal d’altitude).

Jour 2 : et oui ! car aujourd’hui, nous montons… et nous montons haut ! à 4650 mètres. Les nuages sont toujours là. Les pics se sont blanchis durant la nuit. En ce qui me concerne la montée se fait sans embûche. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Sebastian, l’autrichien, regrette tout d’un coup la cigarette. Moi je dis « merci mon hypnotiseur » (d’ailleurs, ça fera un an que je ne fume plus dans 4 jours !). Un des mexicain, pourtant grand sportif (il a traversé la manche à la nage) souffre de maux de tête. Bref, je ne vais pas dire non plus que j’ai fini en courant, mais j’ai fini tranquile. A l’approche du sommet, les pas ralentissent et c’est pareil pour tout le monde !

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Je suis le plus à gauche !

Là-haut, le guide nous fera une cérémonie pour « touristes glandus qui ferment les yeux » et font des offrandes à Pachamama (on a enterré des feuilles de coca ! Normalement une offrande, c’est au moins un lama ! Tout se perd…). Et là, de nouveau, on ne voit plus rien et on ne verra plus rien jusqu’à la fin de la journée. Nous descendons quasiment 2000 mètres de dénivelé sous la bruine. Pas très agréable, avouons-le. La végétation change néanmoins. Nous passons à une végétation de forêt, quasi de jungle.

Jour 3 : là, c’est le pompom ! On prend le petit-déjeuner. Le guide vient me voir en aparté et me propose de goûter au petit-déj’ inca. Curieux, j’essaie ! C’est une liqueur à plus de 20 degrés et il vient de la préparer, elle est tiède ! Quelques minutes après, je me rends compte qu’il est complètement bourré… En soit, c’est son problème… mais nous, on ne sait pas où on va ! Il recommence avec sa Pachamama (mais je crois que Pachamama non lus ne comprend rien)… Ca ne fait plus rigoler certains qui commencent à avoir les pétoches. J’ai repérer le chemin, normalement c’est tout droit. On demande quand même au commis de cuisine de venir avec nous. Le guide, lui, est devant. Les explications sont réduites « à la portion congrue » et on ne s’en porte pas plus mal ! Il a du faire deux fois plus de kilomètres que nous. Heureusement, ce troisième jour est tranquille: nous nous arrêtons à midi à Santa Térésa où les treks 4 jours rejoignent Aguas Calientes. Nous, on finit notre journée aux sources d’eaux chaudes dans les montagnes.

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Jour 4 : deux possibilités s’offrent à nous. Descendre jusqu’à Aguas Calientes. C’est trois heures à pieds sur une route où passent les voitures et à priori avec un intérêt limité…

Bof… Sinon, c’est Zip Line et ensuite bus jusqu’à Aguas Calientes. C’est parti pour cette option. Moi, je voyais le truc comme l’accro-branche de Creac’h Gwen à Quimper. Non, du tout… le premier « vol », c’est un cable de 300 mètres à environ 300 mètres du sol. Pour la petite histoire, je m’élancerai en dernier laissant passer tous les autres pour « voir comment ils faisaient » et pour m’assurer de la solidité du cable. Bref, j’ai traversé des ponts suspendus avec des trous, retraversé le canyon la tête en bas et finis par faire le condor, le tout pas très fier (mais je n’ai pas de photos !).

Nous rejoindrons le reste du groupe pour finir la marche de la journée pour Aguas Calientes : c’est en fait le village au pied du Machu. C’est assez original car ces trois heures de marches se passent sur le bord de la voie ferrée, où nous contournons la montagne Machu Picchu. De temps, en temps, on voir passer un ces trains bleu et jaune et Peru Rail.

Nous passerons cette dernière nuit à l’hôtel pour le coup. Nous sommes le 31 décembre. Les rues se parent de jaune (c’est la couleur du nouvel an). En ce qui nous concerne, le nouvel an se passera de la manière suivante : une bouteille de rouge en apéro au goulot, un resto hyper simple avec les mojitos en digestif (il a fallu tout le repas pour les préparer…), une bouteille de « champagne » simplement immonde… et une bière. Compte tenu de l’heure du réveil du lendemain (3 heures et demi) et la journée qui nous attendait, c’était dodo pour tout le monde. Sauf… pour moi…

 

JOUR 5 : LE MACHU PICCHU

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J’ai bien choisi mon jour : Cette fois, la tourista, c’est pour bibi. Une heure du matin, deux heures, l’heure du réveil…et toujours au même endroit. Je prends les louzou (médicaments en breton), avec effet lent mais efficaces. Pas assez efficaces toutefois pour entreprendre la montée de la montagne à pieds (une demi-heure de marche puis une heure d’escaliers en continu !). Tant pis, je prendrai le bus qui coûte une blinde et m’économiserai pour la suite. Tiens dans la file du bus, y’a un gros connard qui tape l’incruste et passe devant tout le monde… C’était moi (anh !!!). J’avais pris un peu de retard le matin aux toilettes et aurais retardé tout mon groupe si je n’avais pas fait ça. J’ai quand même du expliquer ça à deux suisses, au début énervés, à la fin morts de rire de mes explications.

Bref, c’est quand même le Machu Picchu. Ou pas… Il fait un temps de m… et on ne voit rien. On rentre sur le site avec une vision à 5 mètres … super. Notre guide recommence avec ses explications sur Pachamama. Me concernant, ça va mieux mais c’est pas encore le top !

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Et pendant ses explications, le site se dégage. On commence par apercevoir les montagnes en arrières plans, puis le Yuayna Picchu (la célèbre montagne du site qu’on voit sur toutes les photos). Avec du recul, je dirais qu’on a une sacrée chance : non seulement tout s’est dégagé, mais en plus des nuages sont accrochés à droit ou à gauche, donnant amplifiant le caractère mythique du lieu.

Après avoir visité beaucoup de site maya, je dois avouer ici une certaine frustration. Ici, quasiment tout est basé sur des hypothèses, avec très peu de certitudes et pour cause :

  • le site n’a été redécouvert qu’au début du vingtième siècle, avec une absence totale d’écrits préalables
  • le site n’a été occupé que peu de temps (une centaine d’année ?)
  • et d’ailleurs, la période Inca est très courte dans le temps…

On a donc au final peu d’explications sur les lieux. L’architecture en elle-même n’est pas extraordinaires dans sa réalisation. C’est davantage les prouesses techniques ayant permis de bâtir une telle cité à un tel endroit qui bluffe totalement ! Quelle idée de faire une ville sur une montagne si hostile, d’ailleurs comment ont-ils fait avec ces pierres énormes qui constituent les édifices ?

Et de n’importe où on se place sur le site, c’est simplement grandiose. J’avais réservé l’ascension du Wayna Picchu. Je vais y aller à mon rythme, en serrant les fesses (eh eh). C’est surprenant. Avec cette météo, dès qu’on se retourne, on ne voit plus la même chose. A certain moments, on distingue quand même :

  • Le Condor
  • Einh ?
  • Oui, le Condor : le Machu Picchu a été construit sur la forme d’un Condor, animal sacré. Et on en distingue parfaitement les formes.
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Vous le distinguez le condor ?

Cette journée est simplement superbe. On y prend pleins les yeux. Vers 13 heures, une pluie torentielle commence à s’abattre. Il est temps de rentrer. La santé va  mieux ! Je ferai la descente par les marches cette fois. J’arriverai à Aguas Calientes creuvé, mais heureux… ayant sans aucun doute perdu 2 kg dans ces 24 heures. Pour le retour, j’ai pris le train jusqu’à Ollantaytambo, une des portes d’entrée de la Vallée Sacrée.

 

A refaire ?

  • je ferais le trek en 4 jours et non en 5 (4ème jour au Machu)
  • je remonterais en bus, surtout si vous avez prévu le Wayna ou la Montana
  • je ferais forcément une nuit à Aguas Calientes (même sans le trek), afin de profiter du site au lever du soleil
  • je referais un retour en train. Même si très cher, il est mythique ce petit train d’un autre temps.
  • j’arriverais ou repartirais par la vallée sacrée d’Ollantaytambo

 

Prochain article : la Vallée Sacrée des Incas

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AREQUIPA ET LE CANYON DE COLCA

Après près de 4 mois et demi de voyage, me voilà au Pérou ! Ahhh … Estabàn, Zia, Tao les Cités d’Or… Les Condors… Me voilà ! A propos du Condor, pour ceux qui connaissent la géographie sud-américaine, j’ai moi aussi fait un grand vol, comme le fameux oiseau andin. Une opportunité de vol Low Cost m’a fait voyager de Piura (première ville au nord du Pérou) à Arequipa (Sud du Pérou (via Lima)… le tout pour 75 dollars. J’ai évité une cinquantaine d’heure de bus, je pense… Dans la bataille, je n’irai pas visité la Cordillère Blanche qui me faisait bien rêver… Je ne verrai pas non plus la capitale Lima. Mais pas de regret… je sais que je ne ferai pas tout. De plus, le 15 février, je quitte l’Amérique du Sud pour un autre continent… Donc le temps est compté !

C’est donc à Arequipa que j’ai atterri. Personnellement, cette ville ne me disait rien. J’avais lu sur pas mal de blogs qu’on l’appelait la ville blanche, qu’elle était la porte d’entrée vers un beau trek… Pour moi, c’était Surpraïse ! Et ben, je n’ai pas été déçu. Je pense même pouvoir dire que c’est une des villes où je me suis senti le mieux depuis le début de mon voyage. Pourquoi me direz-vous ?

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La Cathédrale et la Place d’Armes
  • Il fait bon : une vingtaine de degrés en journée, une petite quinzaine le soir…
  • C’est beau : la ville est en effet « blanche », avec des constructions coloniales bien conservées, des rues où il est agréable de se balader, un superbe centre avec sa cathédrale et sa place d’armes
  • C’est « nature » : de la place d’armes, la vue sur la crête des volcans enneigés est simplement magnifique
  • C’était Noël ? je ne sais pas… s’il y a une chose dont je suis sûr… c’est qu’un contexte favorable peut magnifier un lieu (ou inversement)… Je l’ai vérifié à pleins de reprise en voyage.

Le premier jour, je me suis installé chez Larry et César dans le cadre du Couchsurfing (ils me reçoivent gratuitement). Là, j’ai ma chambre privé… j’ai le repas du soir… le petit déjeuner. César tient un restaurant dont la cuisine est à base de pommes de terre (une dizaine de variété dans l’assiette ! Vous pouvez la combiner avec tout, y compris de l’Alpaga! La pomme de terre au Pérou… c’est un peu comme les fraises à Plougastell ! Le restaurant s’appelle Hatunpa !

Le Trek du Canyon de Colca

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Pas compliqué : on descend jusqu’en bas… et on remonte !

J’ai vite commencé à regarder pour un trek dans la fameuse vallée de Colca. Vous avez le choix, il y a un Tour Opérator tous les 5 mètres. Vous pouvez tout comparer… ils proposent tous la même chose. D’ailleurs, peu importe le tour que vous choisirez, vous serez ensuite mélangé avec les voisins ! Donc… info pratique : le tour de 2 jours est négociable à 85 Soles, celui de 3 jours à 125 Soles = 70 soles à l’entrée non négociable évidemment. Le tour peut également se faire en autonomie. Pour ma part, je préférais rejoindre un groupe…

J’ai choisi le tour de trois jours. C’est faisable en deux jours mais vous finirez crevé, non pas par la difficulté mais plus par un réveil à trois heure du matin le premier jour + la rando de la journée… puis un réveil à 3h30-4H00 pour la rando du lendemain. En trois jours, ça se passe comme ça !

Premier jour : 2h45… réveil… J’aime pas ça. Je file en face de l’hôtel passe me prendre. On file vers la première ville à travers les montagnes (on passera à 4900 mètres), on apercevra quelques lamas… mais il pleut… il y a du brouillard… On arrive au petit déjeuner… tout le monde fait à moitié la gueule. « Se lever à trois heures du matin pour ne rien voir… » On continue la route, on nous arrête à un premier village « artisanat attrape-touriste » où on vous propose la photo « mama-lama » très commune au Pérou. Ensuite, c’est route vers le Canyon avec deux stops : un pour un mirador (l’occasion d’observer les cultures en  terrasses qui datent du pré-inca) et le second au mirador des condors… où on ne voit rien du tout à cause du brouillard ! Tant pis, on va espérer les voir durant le trek.

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Les terrasses. Au fond sur le glacier, c’est la source de l’Amazone !

Le trek du premier jour est assez simple : on descend au fond du canyon. On aura la chance de voir 4 ou 5 condors à une quinzaine de mètres. Ils sont impressionnants ces oiseaux. Imaginez : ils peuvent atteindre 3 mètres d’envergure ! Mais la descente, ce n’est pas si facile…. sauf pour moi (je déconne) : je finirai en tête de mon groupe avec 15 minutes d’avance sur la première poursuivante. La suite, déjeuner dans un hôtel basique, sieste, bavardages et repas du soir. On ne mettra pas longtemps à s’endormir.

 

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Hôtel première nuit

Deuxième jour : là, c’est cool… départ vers 8 heures. On avance lentement. Le guide en profite pour nous faire des cours de botanique le long du parcours. Il nous parle un peu également d’histoire locale. Je pense que par moment « il inventait un peu »… Il n’y a pas à dire, le chemin est fabuleux. Ces gorges sont impressionnantes. Figurez-vous qu’elles sont les troisièmes les plus profondes au monde (4000 mètres au plus profond entre le point le plus haut et celui le plus bas, le grand canyon n’est qu’à 2000). On traverse des villages avec toutes ces populations toujours vêtues d’habits traditionnels et de leur chapeau colorés (la route ne dessert les villages que depuis 5 ans). Cette deuxième journée se termine au Canyon, où nous prendrons possession de notre hôtel avec superbe piscine (sur le trek de deux jours, vous n’aurez pas le temps d’en profiter, à cette période). On a toute l’après-midi pour en profiter !

 

Troisième jour : réveil à 3H50… départ à 4h20 à la frontale. On est prévenu… Aujourd’hui, il faut tout remonter. La descente, c’était bien beau… maintenant on le fait dans l’autre sens ! C’est un peu dur, mais ça le fait ! J’ai « encore » fini premier de mon groupe » avec cette fois seulement 10 minutes d’avance (2h30 de montée pour 1000 mètres de dénivelés). Et puis, pour les personnes qui ont la flemme, il y a des mules (n’est-ce pas Anne-So ?). Par contre au lieu d’avoir mal aux jambes, elles auront mal ailleurs après !

A la fin de cette belle rando, c’est petit déjeuner et retour en bus tranquilou, en s’arrêtant à des thermes, au restaurant du midi, au mirador de 4950 mètres, et aux lamas (enfin à un chant où il y a de vrais lamas qui ne sont pas là que pour être pris en photos).

Franchement, c’est une excellente randonnée, accessible à tous. Les points de vue sont super beaux ! Et ce n’est certainement pas le prix qui va rebuter…

AREQUIPA

La ville d’Arequipa mérite bien deux jours à elle-seule. Il y  plein de choses à voir, à visiter. On y mange pour pas cher… Bref un vrai plaisir.

La cathédrale : l’entrée n’est pas libre. Il y a eu beaucoup trop de vols. J’ai donc fait une visite guidée pour une dizaine de soles. L’architecture n’est pas « de fou ». En revanche, les objets conservés à l’intérieur sont de toute beauté.

 

Museo Santuarios Andinos : celui-là est un peu plus cher. Il ne peut se faire qu’en visite guidée et est super intéressant. Ce musée renferme la momie d’une jeune fille de 12 ou 13 ans appartenant à la civilisation Inca. On pense qu’elle a été sacrifiée lors d’une cérémonie de Capa Cocha en tant qu’offrande humaine à Apu (divinité de la montagne chez les Incas), conformément à un rite de l’empire inca. Elle fut découverte en 1995 à 6300m d’altitude, accompagnée d’un certain nombre d’objets, suite à la fonte d’un glacier sur le volcan Ampato consécutive à l’éruption d’un volcan voisin, le Sabancaya.

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Le Couvent Santa Catelina : c’est le plus grand couvent du monde ! Plus de 450 religieuses y vécurent cloîtrées, mais en appartement avec servantes pour certaines. Le lieu est calme. C’est assez surprenant, c’est comme une ville dans la ville ! C’est sans doute l’édifice le plus surprenant de la ville !

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GALAPAGOS … WHAOU !

Et dire que j’ai failli passer à côté ! C’est le cas de le dire… dans tous les sens du terme :

  • passer à côté de ces îles situées dans le Pacifique, au large de l’équateur. Je n’aurais jamais été aussi près
  • passer un côté d’un merveilleux spectacle de la nature !
  • passer à côté de belles images qui resteront dans ma tête pendant un moment… c’est sûr !

Car les Galapagos, c’est cher ! Ou du moins, tout est mis en oeuvre pour vous faire penser qu’il faudra casser votre tirelire :

  • le prix du billet d’avion, de 150 dollars pour les locaux A/R est d’au moins 300 dollars pour les touristes. A celà, vous ajoutez 20 dollars à l’aéroport de départ pour fouiller vos valises (pour ma part, les 20 dollars ont été juste encaissés, sans question, sans ouverture de valise). Ensuite, vous lâchez 100 dollars à l’aéroport d’arrivée. C’est un peu le ticket d’entrée au Parc !
  • les Galapagos se visitent beaucoup en croisière. Ce n’est pas compliqué : pour 2000 € la semaine, vous avez une croisière milieu-bas de gamme. Si vous souhaitez une croisière plongée, donnant le droit aux fameux spot Wolf et Darwin, il suffit « juste » de lâcher 5000 € la semaine. En dernière minute, les prix peuvent diminuer de 30%. Enfin bon, ça calme un peu quand même !
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San Cristobal, on aperçoit le rocher Leon Dormido en mer !

Je m’étais donc mis dans la tête que les Galapagos auraient sacrément mis un coup à mon budget. Heureusement, j’ai eu la chance de croiser des backpackers qui en revenaient, et qui s’en étaient tirés à peu près convenablement, en faisant beaucoup d’activité par eux-mêmes. J’ai finalement décidé d’y aller, sacrifiant une virée dans la jungle équatorienne, qui avait un petit goût de « déjà vu », du moins en terme d’expérience (jungle au Nicaragua). Le moins que je puisse dire, c’est : « T’aurais été bien con de passer à côté d’un truc comme ça ! ». Une semaine après, je crois que mes yeux sont encore pleins d’étoiles, que je regrette de ne pas être resté une minute en plus dans l’eau jouer avec un lion de mer, ou que je me dis que les pattes bleus de ce fameux oiseau, c’est quand même incroyable… Allez, je vais vous raconter cette virée hors du commun !

En guise d’introduction, quelques mots sur les Galapagos :

  • Les Galapagos, c’est une quarantaine d’îles volcaniques (volcans sous marins, les îles sont les parties émergées), dont trois habitées : Santa Cruz, San Cristobal et Isabella
  • Les Galapagos, Darwin s’y est rendu en 1835. Un peu comme Newton avec sa pomme sur la gravité, Darwin a observé … des pinsons… et s’en est inspiré pour monter sa théorie sur l’évolution : les espèces évoluent en fonction du milieu dans lequel elles se trouvent… Les pinsons ont des becs différents suivant les îles des Galapagos dans lesquelles ils vivent ! Ce pauvre Darwin avait été pris pour un fou à l’époque. Osez dire que le monde n’avait pas été créé en 7 jours … Darwin, aux Galapagos, vous ne pouvez pas le manquer. Il est en statut, en nom de rue, en nom de site de plongée, en centre de recherche !
  • Les Galapagos, c’est 58 espèces d’oiseaux dont 28 sont endémiques (qu’on ne trouve qu’ici), des variétés de reptiles uniques, dont les tortues géantes ou les iguanes terrestres et les iguanes marins…


L’ILE DE SAN CRISTOBAL

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C »st donc parti pour une semaine pleine entre deux îles des Galapagos. J’ai fait le choix d’atterrir a San Cristóbal (centre ville accessible à pieds depuis l’aéroport), et de quitter l’archipel de Santa Cruz, avec une traversée de deux heures en ferry entre les deux îles.

À San Cristobal, j’ai dormi à La Casa de Lewis : 15 dollars la nuit en chambre individuelle (un peu négocié), cuisine bien équipée, avec un proprio super sympa… qui dit mieux ? Ah oui, aux Galapagos, le budget bouffe peut s’avérer gargantuesque car presque tout est importé ! Et même en se faisant soi-même même à manger, ça fait mal … au moins à San Cristóbal où je n’ai pas trouvé les coins bouffe à pas chère.

À mon arrivée, j’ai découvert le petit port principal de Puerto Baquerizo Moreno. Pas de doute, nous sommes dans un endroit particulier ! Les lions de mer sont partout à San Cristobal. Ils ont totalement « privatisé » deux plages ces bébêtes ! À côté, les crabes rouges vifs se partagent les rochers avec les iguanes marins, espèce endémique des Galapagos. Ici, il faut faire attention où on met les pieds !

Je me renseigne sur mes futurs activités. Le lendemain, je ferai du circuit tout gratuit, le surlendemain, ça sera plongée… je finirai mon séjour à San Cristobal sur du tout gratuit ou presque…. Le tout sans jamais m’ennuyer ! Je refais le point avec Lewis, mon super hôte ! Il va me prêter son matériel de snorkeling (pas de petites économies, eh eh). Et le snorkeling (plongée avec masque et tuba), ici, c’est magique !

Le matin, je file vers le Sud de l’île, par le terrain militaire. Ici c’est le coin des surfeurs, des iguanes marins aussi. La mer est basse, c’est donc compliqué pour se baigner. Ça sera donc un « tour d’observation ». Au spectacle, les iguanes marins larvent sur les rochers pendant que les milliers de crabes rouges fuient à mon arrivée.

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Celle-là, ce n’est pas une vraie !

L’après midi, direction au nord, toujours à pieds. Je m’arrête à la plage « où tout le monde va pour le coucher de soleil, sauf moi » : c’est la Playa Mann. Là encore, les lions de mer squattent… et ils sont chez eux ! Ils aiment regarder ce qu’il y a dans les sacs, peuvent se poser sur les serviettes….

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Le spectacle est drôle ! Je continue ma balade vers plage Punta Carola. C’est magnifique : salle blanc et eau turquoise… les lions de mer sont toujourslà. J’irai me baigner au retour, pour l’instant  la marrée basse donne seulement accès aux rochers de lave. A Muelle Tijeretas, je ferai mon premier snorkeling. Je croise des Françaises qui me disent que pour un breton, ça devrait aller. En effet, l’eau doit être à 19°C. À part quelques bancs de poissons, je ne verrai pas grand-chose. De cette crique, on peut normalement observer quelques fous à pattes bleus, ou encore des frégates qui ont le coup rouge vif et gonflé en saison des amours. Aujourd’hui, personne n’est là… Un peu déçu… quand même. Bon pas grave, je retourne à ma seconde plage. Ce coup-ci, c’est la bonne ! Je me lance (nous sommes 3 ou 4 dans l’eau, tout au plus…).

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Pas besoin de plonger bien loin… simplement de la plage !

Et la… le spectacle commence ! Au bout de deux minutes, une première tortue… les lions de mer s’amusent dans les vagues…. Une seconde tortue, puis trois, quatre en même temps ! J’ai envie de dire « whaou, je suis trop content ! » Mais je ne peux pas à moins de boire la tasse (j’ai la tête sous l’eau !) ! Les deux Françaises que j’ai croisé avant nagent près de moi… elles ne voient rien du tout… et ben tant pis pour elle ! Quelle grand moment d’égoïsme… c’est bon ! Je ressort de l’eau une bonne demie heure plus tard, fier comme un coq, à montrer mes premières photos à tous les personnes de la plage qui voulaient les voir ! J’ai même réussi à choper sur la même photo le lion de mer et la tortue (Jean de la Fontaine, sort de ce corps !).

Le lendemain, c’est the D day. Je vais plonger aux Galapagos à Léon Dormido ou Kicker Rock. Sur le bateau, une partie va pour faire du snorkeling. Nous sommes 8 à plonger avec bouteilles. Le site est hyper réputé. On peut parfois y voir des requins marteaux.

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Tout fier, devant Léon Dormido ou Kicker Rock

Dans l’eau, le spectacle est magique. On oublie vite la fraîcheur de l’eau, les courants froids… très sincèrement, j’ai vu une quarantaine de tortues au moins et une bonne quinzaine de requins Galapagos.

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J’ai eu le plaisir de nager tout près de la tortue pendant plus d’une minute (profil facebook en date du 10 décembre 2017…)

Malheureusement, les requins marteaux n’ont pas voulu montrer le bout de leur tête du spéciale. C’est comme ça… la nature ne se commande pas ! Au retour, nous nous arrêterons sur une superbe petite plage avec un naturaliste. Ah tiens, un fou à pattes bleues qui fait sa plongé lui aussi. Je ne le verrai que de loin celui là.

Le lendemain, mon plan est un peu périlleux mais je tente. Je veux traverser l’île pour aller à la plage Puerto Chino, tout en m’arrêtant en chemin voir les tortues terrestres de San Cristóbal (Galapaguera de Cerro Colorado). Tout le monde fait le trajet en taxi, ce qui coûte une blinde en général. J’ai entendu dire qu’un bus partait le dimanche à 8h00 du marché. Info exacte… 40 minutes et 2,50 dollars plus tard, me voilà seul à visiter le centre des tortues géantes. L’entrée est gratuite et les tortues sont en semi liberté. Ce sont surtout les éclosions qui sont super surveillées ici dans le but de préserver l’espèce. Elles sont énormes ces bestioles ! Certaines font bien 1m50 de long avec un poid de plus de 200 kg ! Quand on s’en approche, elles rentrent dans leur carapace : au final, tout aussi impressionnantes que leurs cousines les tortues marines.

Juste après, il y a la superbe plage de sable blanc de Puerto Chino, accessible à pieds. Quelques lions de mer sont encore là… pendant que je me baigne, un d’entre eux s’approche dangereusement de mon sac. Sa mère vient le chercher… la promenade sur le sable est finie pour lui !

Et pour rentrer ? Il n’y a personne si ce n’est une famille en van qui vient passer son dimanche. Je commence les 30 km à pieds… et là un taxi passe… pour 9 dollars il me ramènera à destination !

Au retour, un américain est arrivé chez Lewis. Il est juste en transit car il démarre une croisière de 7 jours de plongée à 5000 dollars… ouch… bon OK, il l’a eue en promo… à 3500 dollars. Ça pique quand même. Il est quasiment plongeur professionnel… je ferai ça quand je serai grand ! On part se balader l’après midi vers la Loberia. C’est une petite plage protégée ou il y a un spectacle assez rigolo. Maman lion de mer veille sur les petits de la bande pendant que les autres mamans sont à la chasse. C’est donc pleins de petits lobos partout : « tu veux venir chez moi ? J’ai une grande baignoire si tu veux ».

La ballade de continues sur les rochers avec multitudes d’iguanes de mer… bon je n’ai toujours pas réussi à avoir mon fou à pattes bleues en photo …

En trois jours et demi, j’en ai vu des choses à San Cristobal ! Pas besoin de casser la tirelire. On s’en prend plein la vue. Cap maintenant ver l’île de Santa Cruz.

 

L’ILE DE SANTA CRUZ

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Cette île est la plus peuplée des Galapagos. C’est aussi de là que démarre la plupart des croisières. Ici, tout est fait pour une espèce non endémique pour le coup… le touriste ! Il se déplace souvent en groupe avec un guide habillé comme dans Jurassic Park ! S’il est américain, il s’émerveille à grand cris de « Oh my God » devant chaque iguane ou autre bestiole croisée.

J’ai trouvé à me loger à l’hostal El Pinzón en chambre individuelle à 15 dollars la nuit après négociation. C’est propre, par contre il y une laverie à côté ou les dames commencent leurs commérages dès 7 heures du matin. Je ne vais pas me plaindre… pour le prix. Côté bouffe, il y a un très bon plan à Santa Cruz à trois blocs, sur la droite, en s’enfonçant dans les terres à partir du port : almuerzo (repas  soupe + plat+ boisson) à 5 dollars ! Un jour, j’ai même eu la chance d’avoir une demie langouste dans la formule ! A ce prix, pas la peine de se faire à manger. Le soir, ils sortent les tables dans la rue et rebelotte !

1er jour : on optimise !

J’opte pour un Tour « Promène couillons » snorkeling » et tour de baie. Ça coûte 30 dollars, il ne faut pas s’attendre au truc extraordinaire mais ce n’est pas si mal en fait. Le snorkeling était moyen. On aura quand même vu une tortue. Ensuite, les balades avec le naturaliste sont intéressantes, bien expliquées… ok le capitaine était un peu relou… Il faisait rire tout le monde, on va dire que ça sauve. Sérieusement, en peu de temps, ça permet d’aller dans des endroits difficilement atteignables. Je ne regrette donc pas ce choix. Nous avons fait un premier stop à l’Ile de la Loberia. Les lions de mer sont bien moins présents qu’à San Cristobal. . Nous avons ensuite pu aller observer les premiers fous à pattes bleus (aye !!! mais d’un peu loin…), aller voir le canal de los tiburones (des requins viennent se reposer dans ce lieu créé à partir d’une chambre magmatique à la base), le canal del Amor et ses eaux turquoises, la playa de los perros dénommée ainsi à cause des bruits d’aboiement qu’on peut entendre (en fait ce sont les cris des lions de mer !), et enfin las Grietas. On accède à cette curiosité géologique après une quinzaine de minute de marche à travers les cactus, les plans de cotons et les marais salants aux couleurs oranges. Las Grietas, c’est une sorte de canyon, où se mêle eau douce et eau salé. C’est un peu dur à accéder à l’eau, mais ça vaut le détour !

2ème jour : plongée … encore… encore !

J’avais prévu une seule plongée aux Galapagos. Mais après la première,je n’avais qu’une seule envie : y retourner. Et pour cause : sur l’Ile de Santa Cruz, le site de Gordon Rock est super reconnu pour ses requins marteaux. Me voilà donc reparti… avec le centre de plongée Albatros cette fois (très pro). Le site ressemblait au premier de San Cristobal. les plongées ne sont pas données car nous sommes aux Galapagos… en en plus, il faut pas mal de bateau pour accéder au site ! Allez plouf … oh p…, ça caille… Non pas que l’eau soit super froide, mais là encore, les courants froids sont bien présents. A peine arrivé au fond, pendant qu’une partie du groupe est entrain de faire « je ne sais quoi », je tourne sur moi-même à 360° ne voulant rien manquer au spectacle. Bien m’en a pris… Alors que personne ne voit rien, je suis à 3 mètres d’un Mora Mora, espèce de poisson super grand (celui-ci, je dirais 1m50), tout plat. Ca ressemble à ça !

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Le reste de la plongée sera bien, sans plus (par rapport a potentiel Galapagos bien sûr). Je nagerait tout de même encore avec multitudes de tortues, verrait une « marble raie » et pleins de poissons multicolores. Entre les deux plongées, on a pu s’approcher des côtes et aller plonger cette fois en snorkeling avec les lions de mer, super joueurs ! Les requins marteaux ne se sont pas montrer  (eaux très froides ? courants forts ?). Bon, je ne vais pas faire mon difficile ! Même si je n’ai pas vu tout ce que voulais voir, je ressigne sans problème pour une plongée aux Galapagos…

A mon retour, je file direct vers le Centre Darwin, qui est tout près de mon hôtel. Il est tard, ça ferme relativement tôt. j’ai juste le temps de voir quelques tortues terrestre qui sont élevées en enclos ici, dans le but de la préservation des espèces. Les différentes espèces des différentes îles (une dizaine au total) sont regroupées ici. Je n’aurais pas le temps de terminer la visite… Un iguane terrestre des Galapagos est là aussi (le orange ci-dessous). RDV est pris pour le lendemain !

Quelques « tas d’iguanes » au retour… le long des mangroves des Galapagos.

3ème jour :le dernier jour… du tout gratuit…

C’est là que je suis dit : c’est quand même top ici ! OK, pour l’instant, ma préférence va à l’Ile de San Cristobal mais quand même. Je m’en suis quand même pris plein la vue en quelques jours ! Allez, je vais terminer ma visite du Centre Darwin. Hier, je n’ai pas vu Georges le solitaire ! Geores, c’est la dernière tortue de l’Ile de Pinta, trouvée en 1972. Il fait partie des sous-espèces des tortues géantes. On a eu beau lui proposer des prétendantes, ça n’a pas pas marché et sa sous-espèce s’est éteinte avec lui. Il avait plus de 100 ans ! Il est aujourd’hui conserver dans le musée. C’est quand même émouvant son histoire ! Je terminerai mon tour sur une photo avec Darwin.

Au retour, je fais une halte au marché au poisson. J’y étais passé également les autres jours. C’est un super spectacle ! Un lion de mer squatte le banc des touristes, pendant que ses copains où les pélicans essaye de choper un morceau de poisson. C’est aussi l’endroit où acheter une langouste à 10 €…

Il me restait encore un endroit à explorer, toujours accessible à pieds. C’est Tortuga Bay ! Sur la carte que j’avais, ça paressait tout proche ! Il faut marcher un peu pour arriver à cette superbe plage… ouai… elle est jette cette plage : sable blanc et eaux turquoises. Les iguanes en sont les proprio ! Ils sont sur le sable, dans l’eau… Sur la première plage, la baignade est interdite. un peu plus loin, il est possible de se baigner dans une sorte de mangrove.

Et là, je l’ai enfin mon fou à pattes bleues. Il prend la pose, ne bouge pas ! Les tortues passent dans l’eau juste derrière.

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Un de ces beaux moments magiques qui clôture mon séjour aux Galapagos !

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LE CHIMBORAZO ET SES DERNIERS HELIEROS

Le volcan Chimborazo est le point culminant d’Equateur à 6263 mètres. C’est aussi le point le plus éloigné du centre de la terre, ou si vous voulez le plus proche du soleil. Comme la terre n’est pas complètement ronde, il dépasse l’Everest, même si ce dernier est plus haut par rapport au niveau de la mer… C’est compliqué… Vous me suivez ?

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Bref, j’avais repéré ce volcan, bien moins fréquenté que son voisin le Cotopaxi. Et comme un de mes blogs de référence (les Globes Blogueurs) recommandait une auberge communautaire à proximité, je me suis rendu près de Riobamba, à San Francisco de Cunugachay. L’auberge est top même si  comme partout la nuit dans les montagnes équatoriennes 4 couvertures sont nécessaires ! Quatres chambres toutes neuves viennnet d’ouvrir, à côté des nombreux lits en dortoir. C’est super joli et franchement, le rapport qualité-prix est top. Il y avait à l’origine un prêtre français. Je ne l’ai pas rencontré. Aujourd’hui, ce les femmes de la communauté qui gèrent. Elles sont en même temps aux fourneaux et gestionnaire de « l’Office de tourisme ». L’auberge peut accueillir une vingtaine de personne et est situé dans ce petit village sans chichi, en pleine campagne, au pied du volcan.

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La petite auberge de San Francisco

Quelques heures après mon arrivée, c’est Marine et Léo,  « Allons voir le monde » qui débarquent tout droit des Galapagos. Une belle découverte ces deux-là ! Je vous encourage d’ailleurs à aller découvrir leurs vidéos. C’est drôle ! On passera de très bons moments ensemble (en même temps, nous n’étions que trois !).

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Marine, Léo et moi !

Venant de Baños, je suis encore bien acclimaté à l’altitude. Je peut donc me permettre l’excursion en altitude pour le lendemain. Et oui, à plus de 3 000 mètres, les randos ne s’improvisent pas. Il faut un temps d’adaptation afin d’éviter des troubles comme les maux de tête, les nausées…

Revenons à ma ballade. Elle consiste à suivre les traces, ou plutôt à accompagner les derniers Hieleros à cheval sur le volcan Chimborazo. Ils font quoi les Hieleros ? Il y a 10 ans, ils étaient encore une vingtaine à arpenter le Volcan vers les mines de glace. La glace était découpée puis ramenée à dos de mule, emballée dans des herbes des montagnes pour la conserver. La glace était ensuite revendue à des centaines de kilomètres notamment pour les marchés de Quito ou Guayaquil (marchés aux poissons). Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux. Leur activité est plus tournée vers le tourisme car comme ils disent « la glace artificielle, c’est tout de même moins de travail ».

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Prêt pour le départ, avec Jorge et sa femme… Ca va cailler !

J’ai donc accompagné Jorge, un Hielero de plus de 60 ans. Nous sommes parties à 3 400 mètres pour atteindre les mines à 4900 mètres (c’est déjà pas mal, einh ? plus haut que le Mont Blanc). Le début de l’ascension était assez sympa avec tous les paysans qui amenaient leur bêtes aux champs (moutons, lama, alpagas..).

Allez je vous l’avoue, la suite a davantage relevé du supplice, malgré le super pancho en laine rouge qu’on m’avait gentillement fourni avant le départ : on est arrivé dans les nuages, puis dans une sorte de grésil, puis dans de la neige fondue, avec un vent de fou… « p….. que ça caille….  On peut faire demi tour ? J’ai froid, je ne vois rien, je n’apprécie pas… je veux rentrer !!! ». Je ne le savais pas, mais à ce moment, on était déjà à 4500 mètres. Jorge sait motiver ses troupes, à savoir « moi tout seul »… on s’arrête dans un refuge de fortune, on arrache quelques tiges séchées qui constituent le toit….. afin de faire un feu. 30 minutes après, c’est reparti pour une demi heure de cheval, puis 45 minutes de marche pour arriver aux mines, sur le glacier. On n’est pas encore « là où tout est blanc », mais nous sommes sur un terrain recouvert de caillasse, avec en dessous de la glace…. Une glace pure,  qu’on peut mettre dans la bouche… Je m’initie à la découpe à la pioche, Jorge me montre comment emballer le  tout dans ces herbes de montagne.

À malgré de la descente, les Dieux sont avec nous. Tout se dégage… la Bête (le volcan) se dévoile… et ce n’est pas si fréquent. La météo en Equateur et très capricieuse. J’aurais eu de la chance de pouvoir accéder jusqu’au glacier et de voir de près cet imposant volcan qu’est le Chimborazo. Bon au passage j’aurais perdu ma énième paire de lunettes de soleil depuis le début du voyage. Mon sac s’est ouvert dans la descente… je vais sans doute finir par lancer une souscription pour des lunettes de soleil !

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Encore une très belle expérience avec une manière originale et peu chère d’appréhender un volcan équatorien ! En soirée, je trouverai Léo et Marine… avec au programme nos échanges de bons plans. Eux partent vers le nord (je connais)… moi vers les Galapagos (ils connaissent)… car ils en viennent !

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LA BOUCLE DU QUILOTOA

L’Equateur, c’est le pays des Volcans. On en compte plus de 100, dont une dizaine à plus de 5000 mètres pour un pays qui fait la moitié de la France. C’est donc le pays pour faire de la rando. On peut évidemment monter très haut, faire le sommet du Chimborazo à plus de 6000 mètres… Je n’y suis pas encore… Il faut s’acclimater un minimum.

Me voilà donc partie pour un trek de trois jours : la boucle du Quilotoa. Cette randonnée me va plutôt bien : environ 12 à 14 km par jour (vue l’altitude, les dénivelés, c’est déjà pas mal), possibilité de dormir dans des hostals en cours de route à 15 dollars la nuit avec repas et petit déjeûner, possibilité dans ces hostals de rencontrer du monde pour la rando du lendemain…

La ville étape pour ce trek est Latacunga. On y part, on y revient… donc on peut y laisser des affaires. J’ai vu la moitié des randonneurs marcher avec des sacs de 15 kg sur le dos… alors qu’ils dormaient à l’hôtel… A moins de vouloir se faire mal, je n’y vois pas l’intérêt. Pour ma part, je suis parti avec mon petit sac, une softshell, une veste de pluie, 2 paires de chaussettes, 3 slips, du savon et une brosse à dent, des barres de céréales. Les hostals proposent des sandwichs à 1 dollar ! Autant voyager léger !

De Latacunga, j’ai pris le bus pour Sighos. Il y en a toutes les demi-heures. Du centre du village, il faut descendre tout en bas pour trouver le chemin. Cette première étape est une bonne mise en jambe. Elle se fait en 3-4 heures. Ce n’est pas non plus la plus « Whaou »… mais ça reste très sympathique. Evidemment, je me suis un peu planté de chemin mais rien de très grave. Au premier pont, il y a la possibilité de traverser mais dans ce cas on continue par le chemin à pick-up. Moi, j’ai préféré ne pas traverser, continuer et passer sur le pont derrière la petite ferme, avant d’arriver dans un petit village. Jusque-là ok ! Mais dans le village il faut prendre à gauche et non à droite (traverser le village en fait)… Vaut mieux le savoir… Bref, j’aurais fait cette première journée en trois heures de marche, sous les nuages, voir le brouilard, pour passer la nuit à Insilivi à l’hostal Taita Cristobal… top !

Le lendemain, c’est parti pour la seconde étape.

sdrElle nous mènera à Chugchila. C’est déjà beaucoup plus « trekking ». Les paysages sont super beaux. On longe une rivière la plupart du temps, avant de remonter… Ca fait un peu mal quand même. Cette étape, je l’ai faite avec une thaïlandaise rigolote… mais pour quoi la marche est un calvaire (« qu’est-ce que tu fous là alors… heureusement que t’es sympa ! »), un américain, une américaine et une australienne un peu relou… Ceci dit, mieux vaut marcher à plusieurs… la veille, une fille seule s’est fait tirer 100 dollars avec menace au couteau…

J’ai passé pas mal de temps à attendre le groupe, ce qui m’a aussi permis d’apprécier les alentours ! Sur cette journée, j’ai encore croisé des gens rencontre il y a plusieurs semaines… en Colombie en l’occurrence ! A l’hostal (le Cloud Forest, super bien aussi), il y avait une équipe de botanistes brestois en quête d’espèces végétales qui disparaissent à vitesse grand V (effet de la déforestation criante… les montagnes sont exploitées jusqu’au sommet). Pour 15 dollars après négo, j’ai même eu le droit à ma chambre et SDB privative, repas du soir et petit déjeuner inclus !

Bref, une très belle randonnée, un beau final, très accessible !

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MITAD DEL MUNDO

LA MITAD DEL MUNDO

L’équateur… et ben il traverse le pays… Il lui a même donné son nom ! Ben oui… tiens… pourquoi ce n’est pas par exemple le Kenya qui se serait appelé Equateur, après tout l’équateur y passe aussi !

Parce que c’est ici que Louis XV a envoyé des missions scientifiques afin de vérifier la forme de la terre. Est-elle parfaitement ronde ? Est-elle aplatie aux pôles, à l’équateur ? L’équateur appartenait au Royaume d’Espagne à l’époque, avec des conditions meilleures qu’en Afrique. Sans doute que l’altitude du pays a également été prise en considération… proximité des astres pour des mesures ???

Et comme la terre n’est pas parfaitement ronde, j’ai découvert ici que le sommet le plus éloigné du centre de la terre ou le plus proche du soleil n’était pas l’Everest, mais le Chimborazo, volcan équatorien… Les équatoriens savent nous le rappeler. Mais ne vous inquiétez pas, l’Everest reste bien le sommet le plus haut du monde à partir du niveau de la mer.

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On revient à nos moutons… L’équateur ou mitad del mundo. Ils en ont fait un monument qui représente la latitude Zéro, zéro… à une vingtaine de kilomètres au nord de Quito. Il s’avère qu’il faudrait sans doute le déplacer un petit peu aujourd’hui. Ce n’est pas bien grave. Bref, c’est devenu une sorte de parc d’attraction où tout le monde se bouscule pour avoir sa photo un pied dans l’hémisphère nord, l’autre dans l’hémisphère sud.

A l’intérieur du monument, il y a de petites expérimentations super sympa pour les amateurs de physique… les différences de poids entre les pôles et l’équateur, les mouvements de l’eau… Il y a aussi une sorte de petit musée sur les régions de l’équateurs. Au final, les plus débiles s’emploieront à réaliser des photos montage. On s’y croirait, einh ? J’ai trouvé cette petite visite sympa… et ça fait partie des visites incontournables ici.

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LA ZONA CAFETERA

Lorsqu’on sort de Medellin, on comprend mieux pourquoi les colombiens brillent sur les épreuves cyclistes internationales, surtout celles de montagnes. Ici, ça monte, ça descend… Les paysages sont verts… et les flancs de montagnes propices aux plantations de café. J’ai fait le voyage de Medellin à Salento sous une pluie battante (9 heures de bus du coup) mais sous des paysages à couper le souffle.

SALENTO

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Salento est le petit village touristique de la Zona Cafetera. Et pour le coup, cette notoriété est méritée. Outre les belles maisons colorées, la belle place à l’architecture coloniale, il n’est pas rare de croiser les Paisas avec chapeau de palme, pancho pour les fins de journée et le cheval bien sûr… Et ce n’est pas du folklore. Pour ma part, j’ai été logé à l’hôtel EUREKA chez Claudia et sa maman Martha. Comment dire… l’hostal est correct, rien d’exceptionnel… mais la gentillesse légendaire des colombiens prend ici tout son sens : toujours un sourire, les paroles qui font plaisirs (Amor, Eres lindo… bref j’étais Dieu !). Elles auraient traversé la ville en courant, sous la pluie… afin que je passe le meilleur temps possible ici. Lorsque je suis parti, elles m’ont embrassé trois fois, Martha m’a béni ! J’en ai peu parlé jusqu’alors, mais il est vrai que les colombiens sont gentils et super avenants. Ils sont fiers de leur pays et veulent en donner une belle image. J’en profite : la fille de Claudia voudrait venir en France comme fille au pair site à ses études de droits… Si vous connaissez quelqu’un !

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Revenons à Salento. C’est un petit bourg, super beau, avec pleins de boutiques d’artisanat. Et c’est la première fois depuis le début de mon voyage (peut être avec Cartagena) où je vois du bel artisanat ! Mais Salento, on y vient aussi à cause d’une curiosité locale : la vallée de Cocora et ses palmiers de cire géants. Je vous laisse regarder ! On se croirait dans un décor de jeu vidéo !

 

LA VALEE DE COCORA

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Dans la vallée de Cocora, il y a une super randonnée de 6 heures à faire. Elle longe une rivière, te conduis dans la forêt humide. Les derniers jours, il avait plu « comme vache qui pisse » donc c’était plus un torrent qu’une rivière. Au détour d’un chemin, il faut passer un petit pont suspendu, ensuite, traverser la rivière sur des ponts de bambou… On ne m’en avait rien dit. Je crois que l’effet de surprise amplifie d’autant plus la contemplation du lieu. Il pleut, mais ce n’est pas grave… C’est beau, calme, sauvage… En plus, je crois que le sourire de Claudia est contagieux. Ce matin-là, je souriais à tout le monde, je faisais causette avec tout le monde sur le chemin ! Je suis monté à la maison des colibris, où pleins d’oiseaux, comme les vifs d’or dans Harry Potter te tournent autour… . En redescendant, on commence à apercevoir ces grands arbres. Mon appareil photo fait la gueule. Il passe de 20% de batterie… à zéro… Et je n’ai pas encore vu ce pourquoi je suis venu ! Trop la loose !!!

Ce n’est pas grave. On va se dire qu’on gardera ces souvenirs dans un coin de la tête…et des palmiers géants, j’en aurai quand même vu quelques uns. Quand on arrive sur la vallée, c’est juste « Whaou ! ». Des palmiers pouvant atteindre 60 mètres de haut… Et sous les palmiers… et ben … des vaches laitières… Ce n’est pas ce à quoi on s’attend mais si, elles sont là au pâturage. C’est assez bluffant comme truc… Ces palmiers sont visiblement assez localisés dans la région. Ils sont les plus hauts du monde. Et un truc… c’est que la vue est différente tous les jours suivant la couleur du ciel. Je le sais car j’y suis retourné le lendemain, fasciné par le lieu et voulant tout de même prendre quelques photos. C’est un des paysages les plus étonnants que j’ai pu voir !

 

FILANDIA ET LA CASA MUY CHACHO

A quelques kilomètres de Salento, il y a un autre village moins connu, avec au moins autant de charme car encore plus authentique. Il s’agit de Filandia. J’avais prévu de m’y rendre depuis longtemps car la petite fille d’une amie de ma mère a ouvert une auberge en pleine campagne, en plein milieu des plants de café avec son mari. De Filandia, il faut prendre la jeep pour se rendre… dans un havre de paix… chez Charlotte et Jordan à la Casa Muy Chacho. Je comprends qu’ils se soient aussi bien adaptés à la culture colombienne… ils sont encore plus sympas que les colombiens. Tout y est : le calme, les possibilités de ballades dans les plantations de café, les visites de Finca de café, les longues discussions le soir ou le jeu de la définition du mot du dictionnaire que personne ne connaît. Ce lieu devrait être inscrit sur tous les guides touristiques… ou pas pour le garder secret… Merci à tous les deux… C’était top ! En même temps, maman m’avait dit… « Si Charlotte est aussi sympa que sa grand-mère ! ». J’y suis resté deux jours, c’est le minimum !

Et Filandia dans tout ça ? C’est un peu comme Salento, en moins touristique. Il y a un mirador sympa qui permet de voir toute cette vallée du café, qui est aussi, comme son nom ne l’indique pas une zone d’élevage (vaches laitières, à viande, porcs). Là-bas, il y a un super Esprit Village. Celui-ci s’anime en fin de journée, dans les cafés, les bars, les salles de jeu où on joue au poker, au billard ou encore au Tejo.

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Le Tejo, c’est une sorte de palais breton ou de galoche bigoudène, sur une planche de bois inclinée recouverte d’argile. Sur cette plaque, il y a un cercle… et sur ce cercle, il y a des pétards… car ils aiment ça, ici, les pétards… En Amérique latine, tout est bon pour faire péter un feu d’artifice ou des pétards. J’ai eu le droit d’assister à une partie à l’arrière d’un bar. Le lieu « confidentiel » m’a un peu fait penser à la boule de fort, en région angevine. Le jeu n’a toutefois rien à voir.

Cette Zona Cafetera est un de mes « tops » de la Colombie. C’est vraiment le lieu pour respirer authenticité de ce pays, pour aller vers les colombiens… tellement gentils ! Pour moi, c’est la fin de la Colombie. Je dois dire que j’y serais bien rester un peu plus longtemps, ici, dans la région du Café !

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MEDELLIN, L’ATTRACTIVE

Si je vous dit Medellin, forcément ça évoque forécement quelque chose :

  • une ville super-criminogène, où El Patron Pablo Escobar règne en maître
  • son Cartel, toujours associé à notre cher Pablo !
  • la cocaïne qui va avec… les narco-traffiquants
  • la série Narcos de Netflix

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Bref, rien de bien élogieux… pire, vaut peut être mieux éviter, non ? Ben non… Il faut y aller à Medellin. La page Escobar est définitivement derrière. Le « Tour Pablo Escobar » ne fait pas recette… Je n’ai pas trouvé de « Tour Cocaïne » avec dégustation à la fin. La cocaïne reste bien présente au quotidien avec des doses vendues pour rien. C’est d’ailleurs dingue le nombre de vendeurs de shewing-gum dans les rues (les sachets se mettent entre deux paquets).

Medellin, c’est une ville qui a connu une transformation folle depuis les années 1990. Le métro aérien est simplement top, propre et hyper sécurisé. Il a été construit dans une belle logique : relier les quartiers pauvres aux quartiers plus huppés, en mettant si nécessaire en place des extensions téléphériques ou escalators permettant de désenclaver les quartiers pauvres. Il y a des bibliothèques populaires à l’entrée des métros. Ici, le sport et la culture sont deux moteurs d’ascension sociale. Beaucoup de moyens sont mis à disposition.

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Le dimanche matin, tout une artère est fermée à la circulation. Et c’est impressionnant de voir le nombre de cycliste, joggeurs, marcheurs, qui s’empare de la rue. C’est d’ailleurs ici que Riwanon, une plabennecoise (encore une), m’a donné RDV pour un footing ! Et ben ouai ! C’est donc parti pour une bonne heure. C’est drôle, les centre commerciaux organisent devant chez eux des séances de Zumba ou autres danses gratuites, accessibles à tous. On finira quand même par une, et quelques bières, avant de se dire : « eh, on sortirait bien ce soir ! ».

Ni une, ni deux, elle appelle ses potes et nous voilà parti pour une bonne soirée colombienne dans El Poblado. C’est le quartier hyper branché de la ville, un peu la cour des miracles. On y trouve de tout : bars à salsa, bars à bières, boîtes de nuits. Les filles siliconées sont obligées de compenser le poids avant de leur poitrine par deux ballons de foot en guise de postérieur. Les sourires sont « ultra-bright » ou alors avec un appareil dentaire très « in ». C’est le Medellin chicos.

Comme à Bogota, le centre historique est beaucoup plus populaire. Ici, les vendeurs de chaussures contre-faite appelle les clients dans la rue avec un micro. Les travesties font le trottoir près de la cathédrale… Non, non, les magasins chics ne sont pas dans le coin. Plus loin vers le nord, on peut prendre le téléphérique. Certains diront qu’on passe au-dessus des bidons villes. Il ne faut pas exagérer, nous ne sommes pas en Inde à Daravi… Nous passons au-dessus des quartiers plus populaires. Tout en haut, il y a un parc. Je n’y suis pas allé à cause de la pluie.

Bref, Medellin, c’est la ville qui se transforme à grande vitesse. Los Paisas sont fiers de leur ville. Ils peuvent. Pablo ESCOBAR, c’est derrière… Eux ils regardent devant…

 

 

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BOGOTA, A BOUT DE SOUFFLE !

C’est après 18 heures de bus que j’ai rejoint la capitale de la Colombie : Bogota. La prochaine fois, je prendrai l’avion, non pas que les bus ne soient pas à la hauteur, mais (Conduite x Etat des routes x Dos d’ânes à répétition) = (Estomac en vrac + Cervicales à Dreuz + Fatigue). Bref, ça m’apprendra à vouloir faire le malin pour économiser trois francs six sous.

Et puis, gros changement car je perds une quinzaine de degré et gagne… 2700 mètres, ce qui fait de Bogotà la troisième capitale la plus haute au monde, après La Paz et Quito. Ah c’est vrai, je suis dans une capitale, de plus de 9 millions d’habitants… C’est parti pour les bouchons… la pollution aussi. Ici, des quartiers tout neufs sont en construction, preuve d’une certaine vitalité du pays. J’ai réservé mon auberge dans le quartier de la Candelaria. C’est le quartier touristique de la ville, également le quartier universitaire. J’avais lu « Attention, à Bogota il ne faut pas sortir après le coucher du soleil car le danger guette ». Bon, il ne faut pas exagérer. Comme dans toutes les villes, il convient d’être prudent, de ne pas s’aventurer dans des quartiers non éclairés… Bogota est une ville qui vit ! Les jeunes sortent le soir ! Il y a des endroits branchés… A vrai dire, j’en ai peu profité étant comme on dit « un peu mal fichu ».

J’ai profité de cette ville capitale pour visiter deux musées :

  • Le Musée de l’Or : c’est les Cités d’Or dans un musée. Ca brille de partout ! Etje dois dire que ce musée est plutôt bien foutu. Les explications sont claires, les expositions mises en valeur, le tout dans un bâtiment spacieux et agréable. Je regrette au final de ne pas avoir pris de guide car le coût de l’entrée est modique et au final, on ne prend plus forcément le temps de lire les explications et je pense être passé à côté de pièces essentielles. En même temps, mon estomac me disait de ne pas rester trop longtemps à l’intérieur.
  • Le musée Botero : pour moi, il ne faut pas le manquer. L’artiste Botero est une fierté colombienne. Ses oeuvres sont partout… ici à Bogota mais aussi à Medellin. La particularité de ce peintre est de tout reproduire avec des formes généreuses… pas grosses car les proportions sont elles aussi généreuses… En gros, les dames sont rondes, les bananes aussi ! L’entrée est gratuite car Botero avait fait don de ses oeuvres sous cette conditions. D’autres musées sont attenants, comme le musée de la monnaie. Je n’y suis pas allé.

Le Cerro de Monterrate, c’est un peu le symbole de la capitale colombienne. cette montagne surplombe la ville, à plus de 3000 mètres d’altitude. De là-haut, il est surprenant de voir l’étendue de la capitale, étalée là, sur ce haut plateau. Il est possible d’y monter par un chemin. Pour ma part, j’ai fait le touriste de base en y montant en téléphérique. Attention, la personne de l’hôtel m’a déconseillé le chemin en semaine (peu de monde donc potentiellement dangereux). En plus, je dois avouer que j’avais le souffle court ces premiers jours dans la capitale. En haut, on a le droit aux enceintes extérieures de l’église, pour nous faire profiter de la cérémonie durant la courte visite dans le parc aux oiseaux (à part les oiseaux en ferraille, je ne crois pas en avoir vu un…).

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Et puis, j’ai profité de ce passage à Bogota pour faire la connaissance de Nina. C’est la fille de Ronan et Pascale LE GALL, que je connais depuis des années par l’intermédiaire de la musique bretonne. Nina joue également de la bombarde au Bagad de Plabennec. Ca a été l’occasion de « tu connais çui-ci ? », « T’as pas su pour çui-là ? ». Bonne petite soirée donc. Nina est en étude ici à Bogota.

Pour ma dernière nuit, j’ai voulu changer de quartier. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, en dehors de la Candeleria, le centre ville est très populaire, pas forcément super bien préservé ni mis en valeur. En revanche, d’autres quartiers n’ont rien à envier aux grandes villes européennes. Je suis donc parti dans un autre quartier, El Chapinero. Ici, c’est une population plus huppée. C’est toujours intéressant de voir les différentes facettes d’une ville.

Alors Bogota, c’était comment ? Je ne saurai pas répondre. Franchement, je ne sais pas ce qui m’a cassé (nuit en bus ? mauvaise digestion ?). Bref, quand le physique n’est pas au top, ce n’est pas facile d’apprécier pleinement. Une chose est certaine : Bogota n’est pas la ville où on fait « Whaou ! ». Néanmoins, elle vaut le coup d’oeil pour ses déambulations dans les quartiers, ses musées… Je crois aussi que c’est le genre de ville où il ne faut pas hésiter à faire un « Tour guidé ». La plupart sont gratuits !

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UTILA ET PLONGEE

Je dois dire que j’étais assez fier de ma négociation pour mon voyage vers la Ceiba : 25 dollars au lieu de 50 (c’est ce qu’on payé les autres). C’est un des avantages de voyager seul. Ils préfèrent vous prendre afin de remplir un véhicule, quitte à vous faire voyager moins cher. Je vous passe le trajet… rien d’intéressant en fait avant d’arriver à la Ceiba où il n’y a … rien d’intéressant ! Les gens qui viennent ici, c’est pour deux îles. Roatan, la cossue, la plus cher avec des fonds marins superbes parait-il.  Et Utila, la « back-packeuse », là où on passe son Open Water (1er niveau de plongée) pour moins de 220 €, hébergement inclus + 2 plongée gratuites à la fin. C’est parait-il le moins cher du monde, les fonds sont pas mal aussi !

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¨PLONGEE A UTILA »

Pour ma part, c’est cette dernière que j’ai choisie. Une heure de ferry plus tard (25 dollars), me voilà sur les quais d’Utila. Un vrai balais se met en place… Les Ecoles de Plongée sont toutes là, pour te vendre le truc en plus… En fait, elles proposent toutes plus ou moins la même chose : Open water + 2 fun dives. La différence se fait sur l’hébergement. J’ai pour ma part choisi Captain Morgan. J’ai visité une autre école mais l’apparence « Olé Olé » m’a rebuté  (celle qu’on voit du quai, qui a par ailleurs de bons retours ). J’ai préféré le « travailler sérieusement sans se prendre au sérieux » de Captain Morgan. De plus, l’environnement est top : chambres potentiellement climatisées, cuisinières au top qui te balancent des burgers à la langouste à moins de 4 euros, petite plage aménagée, kayaks à dispo. En plus, un des instructeurs est français et j’aurai le droit à un Open Water en Individuel … Pas mal einh ? Marplij !

De la plage de Captain Morgan
Vue de la plage de Captain Morgan

Le premier jour, c’est bouquin et vidéos. Pas évident de rester en intérieur dans ce cadre idyllique mais c’est le prix à payer. Dès le lendemain, c’est les entraînements piscine, mais comme il n’y a pas de piscine, ça se fera en bord de mer, le long des docks. Même là, on voit des choses : raies, poissons scorpions… Ensuite, tout s’enchaîne et ça va vite ! 4 plongées pour l’Open Water avec Andréa + 2 funs dives. Le tout me permet de plonger à 18 mètres,la mer est à 30 degrés, les poissons de NEMO sont partout. OK, je n’ai pas vu de tortues ne de requins, mais des baracudas, des harlequins fishs (le truc que personne ne voit jamais mais qu’a déniché Andréa). En fait, je n’étais pas très compliqué. A chaque fois que je voyais un poisson perroquet (celui qu’on voit partout), j’avais envie de faire « waouh !!! »). Bref… ben du coup, j’ai rempilé et ai passé mon Advanced Open Water.

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Avec Instructeur Andréa !

Là, c’est différent… Moins de théorie, des trucs super funs (toujours avec Andréa) : casser des oeufs à 30 mètres, passer dans les arceaux, plongée de nuit autour de la petite épave et plongée de jour sur la grande épave … Génial … J’avais l’impression de visiter le Titanic, rentrer par les fenêtres de la cabine du capitaine !

Et le dernier jour, j’ai encore eu le droit à mes deux Fun Dives et là… le drame ! Sur ma dernière plongée, je sens un truc qui m’arrache le bras ! Je me retourne, je vois du sang dans la mer… Paniqué, j’essaie de remonter à la surface… La bête me poursuit. Je vais mourir, c’est sûr. Là, je vois le dive master me faire signe de redescendre. Mais la bête est toujours là. Ce poisson que je pensais un requin est en fait une Remora, qui a l’habitude de se fixer au requin.

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La bête

En fait, elle faisait environ 60 cm et m’a mordu le petit doigt, la garce… J’ai eu peur quand même ! Ensuite, elle ne me lâchait plus et a nagé près de moi, essayant toujours d’atteindre mes doigts pendant une bonne dizaine de minutes ! Ce n’était donc pas un requin mais ça fait peur quand même, einh ? J’ai connu ma première attaque en mer. Mon petit doigt est tout ripé !

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QUELQUES PHOTOS EN SNORKELLING ET UNE PHOTO DU PLONGEUR 

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Pas clair, sans maîtrise de l’appareil…

ET UTILA DANS TOUT CA ?

En effet, il vaut mieux avoir envie de plonger lorsqu’on vient sur l’île. Il n’y a pas grand chose à faire sinon. C’est curieux car c’est vraiment top et super beau mais ça a gardé son âme backpacker. Certes un peu plus cher que sur le continent, la vie reste très accessible. Petite trouvaille : une crêperie bretonne sur les quais tenue par Océane et Alexandre. Océane a dansé au cercle de Kombrid. J’ai testé les crêpes au blé complet passé au tamis (pas de blé noir possible ici !). C’est vraiment pas mal ! Et ceci dans un cadre au top.

 

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CHIAPAS : DE PALENQUE A SAN CRISTOBAL

00H10 : Gare routière de Palenque. C’est l’heure du bus. J’économiserai une nuit d’hôtel ! Le bus est bien, climatisation à fond comme d’habitude, mais avec mon nouveau pull rouge à capuche, ça le fait. Donc 00H10 départ, 00H11 ou 0OH12, je dors et me réveille 5H20 plus tard à Palenque. C’est cool de pouvoir dormir n’importe où einh ?

PALENQUE

Maintenant, y’a plus qu’à… plus qu’à quoi ? il est 5H30 du matin, les gens dorment. Je tente quand même le coup d’aller au Glamping ou je passe la nuit suivante. Taxi puis le monsieur de l’accueil me dit gentiment d’aller mettre mes sacs dans la consigne en bas ! Impeccable quoi ! Et là !!! Il se passe un truc. J’entends comme des cris de fauve ou des brames de cerfs. C’est fort et ça n’arrête pas. Ce sont des singes hurleurs et ils seront mes voisins pour ce court séjour.

singe

Bon ben, puisque je suis là, débout à cette heure, je serai encore le premier sur le site archéologique de Palenque. Et ça, je commence à apprécier. A 8H00, les portes s’ouvrent et je suis encore le premier à rentrer, sauf quelques vendeurs qui viennent encore vendre leurs trucs de manière désordonnée sur le site. Pas grave, le  temps qu’ils s’installent et je serai parti.

Palenque, ce n’est pas le site que j’ai préféré. Les temples sont moins imposants. Par contre, cette cité est très appréciée des néophytes car ils existent énormément de gravures, d’écritures, de reliques voir de sarcophages. C’est donc une mine d’information et ceci dans un cadre luxuriant. Tiens, les copains sont encore là… Ils gueulent encore ! J’essaie de ma’approcher dans la jungle mais le garde me dit qu’ils sont trop loin. Pas grave, ça sera pour plus tard.

Ca fait une demi-heure que je suis là, je n’ai toujours vu personne sauf un garde et des marchands. J’ai un peu le site pour moi :

Les gens commencent à arriver, il commence à pleuvoir. Mais comme je suis au Mexique, et ben j’ai un pancho. Terminé la visite sur le site (seulement 10% de la Cité est visible, le reste est enfoui dans la jungle), j’emprunte un petit chemin en pleine nature afin de rejoindre la route menant à l’entrée principale. C’est super beau ! La végétation est abondante (pour info, il pleut deux fois plus qu’à Brest en 4 mois de l’année).

AGUA AZUL

Pour moi, pas question d’aller à San Cristobal sans m’arrêter par Agua Azul. Il y a bien sûr des tours d’organiser. Comme c’était trop simple, j’ai décidé de faire confiance au monsieur des Colectivos (mini-bus qui partent pour une destination lorsqu’ils sont pleins). Il y avait le problème de mon sac à dos. Pas de problème (pfff, y’a jamais de problème, je devrais le savoir !) me dit-il, votre sac restera dans le bus tout le trajet. Ca s’était la veille. Le lendemain, c’était 3 changements de bus et votre sac, vous vous démerdez. Bon ben pas le choix, les autres bus sont partis.

Alors les routes des chiapas, c’est quelque chose. Mon dos pourrait vous en parler aujourd’hui. Vous connaissez les ralentisseurs, ou dos d’âne. Bon ben ici, ça s’appelle des Topes et il y en a tous les 200 m, mais pas des comme chez nous… des trucs où tu passes à 2 à l’heure… sinon c’est mort. Bref, l’horreur. Par contre, ce n’est plus les routes du Yucatàn. Ici, c’est la montagne ! 1h30 après, nous voilà arrivé à Agua Azul. Bon… et le sac j’en fais quoi ? On me dit d’aller voir Tourism Center.. un monsieur et une table… Il me garde mon sac, mon passeport (euh non finalement je préfère encore le mettre dans ma poche étanche même si je vais me baigner). On papote 15 minutes histoire de voir si je peux avoir confiance et zou, je sors mon cable antivol que j’accroche au pied du bureau en passant par le ventilateur (un peu parano mais bon). Et ready to see… tadada…

sdr

C’est chié non ? J’ai trouvé mon lagon bleu. Les vacances scolaires sont finies ici, les bus des tours opérators viennent l’après-midi, les vendeurs ambulants n’ont toujours pas trouvé le moyen d’installer leur stand sur l’eau. Donc Bibi est encore presque seul. Et en remontant un peu, j’ai trouvé ma baignoire, « The » baignoire.

Evidemment, 10 minutes après, un club de retraité a trouvé ça joli. Je leur ai expliqué qu’il y avait un crocodile et des méduses d’eau douce (nan, je déconne). Bon il m’ont pris en photo. J’ai continué la baignade ailleurs ensuite… C’est le calcaire présent au fond de l’eau qui permet cette couleur. C’est beau einh ??? Allez d’autres pour la route !

SAN CRISTOBAL

Allez, on est reparti pour 2H30 de tape-cul. Là les routes sont défoncées, les topes toujours là. Les Chiapas, c’est pauvre, ça se sent, ça se voit. Les gens vivent d’une agriculture peu développée basée sur les bananes, le maïs, les haricots, sans doute un peu de café. Les visages ne sont plus les mêmes. On sent la rudesse du climat, de la vie. Les habits traditionnels mayas sont bien présents. Etant en bus, nous n’avons pas été arrêtés par des enfants qui tendent des ficelles devant les voitures afin de quémander quelques pesos. Le bus arrive à San Cristobal… Oh ça caille : même pas 15 degrés. Nous sommes à 2 100 mètres. Pour ma part, je suis claqué, ça va être dodo vite fait.

Aujourd’hui, j’ai pu découvrir la ville entre deux averses. San Cristobal est une ville coloniale avec sa cathédrale, ses maisons colorées. Pour ma part, j’ai fait un tour de marché ce matin, comme je le fais dans toutes les villes que je visite. Ici, les photos sont mal perçues. Prendre en photo de certaines populations revient à leur « voler une partie de leur âme »

Les quelques photos que j’ai prises sont donc des photos un peu volées…

Bon j’ai vite été obligé de rentrer. Ici, avec la pluie, ça ne rigole pas… ou les rigoles ne te laissent plus passer !

Demain, je continue avec sans doute des incursions dans de petits villages alentours. Ca sent l’authenticité tout ça !

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MEXIQUE

Je n’ai vu que le Sud du Mexique au mois d’Août (attention au budget !). Il y a énormément de richesses culturelles, avec les sites Mayas sans l’ensemble bien conservés. Il y  fait chaud mais la nature qui fait bien les choses a placé des cénotes, petit lieux magiques pour se rafraîchir. Faites donc un saut dans le Chiapas, par San Cristobal et les villages alentours… un Mexique aux accents guatémaltèques, avec un enracinement encore très fort.

LES CENOTES

Et AGUA AZUL

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LES SITES MAYAS

LAS CHIAPAS

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LA ROUTE DE … LA MORT !

Ah ah ! Ca fait peur… rien que le nom ! Hier, j’ai dit à maman sur Messenger « demain, je vais faire la route de la mort en vélo ». Elle m’a répondu : « einh ? euh tu fais gaffe quand même ». Ca, ça veut dire « ça serait mieux si tu allais visiter un musée… par exemple ! » Bon, et c’est quoi ce truc ? C’est une des attractions principales près de la Paz.

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Le principe est très simple : tu prends un vélo, tu mets ton équipement de combat, tu te laisses descendre de 4800 mètres à 1300 mètres. Même pas besoin de pédaler (ou presque). Pourquoi la route de la mort ?  Cette route reliait auparavant la Paz au village de Coroico. Il y a plus de croix ou de monuments que de garde-fous ici. Je ne sais pas si on peut parler de ravin après la route, je parlerais plutôt de vide. Auparavant, c’était entre 200 et 300 morts par an sur cette route ! Aujourd’hui, une nouvelle route a été construite pour les voitures et celle-ci est à destination des vélos, qui la descende à fond la caisse avec une relative sécurité (je ne suis pas sûr que le casque ou les genouillères servent à quelques choses si on tombe dans le vide). En fin de compte, c’est un peu comme sur certaine pistes de ski… Il faut simplement éviter de trop causer à son voisin dans la descente !

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Les Andes, à près de 5000 mètres, ça caille … surtout en vélo. On a de la chance (pour l’instant)… Là-haut, c’est tout blanc, c’est dégagé. Le début de la descente se fait sur le bitume. Tiens, dans le groupe, je crois qu’on a notre Jean-Claude Duss. Il cause, joue de l’harmonica en pause, s’improvise médecin pour tenter une approche ! Bon, moi, j’essaie de me réchauffer les doigts gelés. La deuxième partie, la vraie route de la mort, c’est davantage une piste en terre. Ca fait deux fois que je vois une blonde, pas très à l’aise visiblement, aller à fond la caisse. Son sort sera vite réglé avec une chute dans le ravin. La route tient sa réputation ! Nan, je déconne. Elle s’est juste bien viandée et s’est cassée le petit doigt. Et en plus, pas de panique, JC Duss est là !

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Moi, je fais le truc à mon rythme, souvent cassé d’ailleurs par les pauses photos imposées par le guide. Il est super sympa, mais c’est comme ça, ça fait partie du truc. S’il est sympa, c’est aussi car il m’a demandé si je faisais du VTT en compétition, vu mon sens de l’équilibre ! (comme si j’avais une gueule à faire du VTT de compétition). Normalement, j’ai peur du vide mais je dois avouer que depuis le début du voyage, j’ai fait des trucs bien pires (vol du condor à 200 mètres du sol, sur un cable).

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Le temps aura été très changeant : presque beau en haut, purée de pois ensuite, pluvieux, chaud en bas ! Comme je l’ai souvent dit, c’est aussi ça qui fait le charme de cette saison de pluie : le paysage change toutes les 10 minutes !

Arrivé en bas, après 64 kilomètres de descente : c’est déjà fini ? Et même pas mort !

Le truc : réserver son tour à partir de 17 heures à La Paz. Pas besoin de vélo super suspension. Négociation possible à 300 Bol pour une personne (sans doute à moins à plusieurs).

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ISLA DEL SOL

Le Lac Titicaca est partagé entre le Pérou et la Bolivie. Après une première exploration côté Pérou, me voilà côté Bolivie. La frontière entre les deux pays… c’est un peu la kermesse des années 70. Tout ça ne fait pas très pro, il faut faire la queue, attendre et puis ton tour vient : pas de question, un tampon et c’est partie.

J’apprends à la frontière par des français que le Dakar chamboule un peu les plans de toute le monde. Des routes sont bloquées, il y a des manifestations. Moi, je ne savais pas que le Dakar passait dans le coin. En fait, ils viennent d’Arequipa où j’étais pour Noël, ils vont à la Paz, à Uyuni et à Salta (Argentine). Ils font un peu mes éclaireurs en fin de compte ! Je ne devrais pas être embêté car je visite l’Isla del Sol. Je devrais donc être une journée après eux.

A peine une dizaine de kilomètres après la frontière, nous arrivons à Copacabana. Non, pas la célèbre plage du Brésil, mais la toute petite mais très charmante de Bolivie. A peine arrivé, je laisse mes bagages en consigne (il y en a une dans un hôtel en remontant sur vers la cathédrale, après la place des bus sur la droite) et file à l’embarcadère (que deux bateaux par jours). J’ai en tête de visiter l’île du nord au Sud, circuit à priori de rêve vu les blogs. Je tombe sur un petit vieux aux tickets, à l’accent local, qui s’en fout un peu de moi. Je crois comprendre qu’on ne peut plus aller au nord mais il ne m’explique pas pourquoi. Moi, j’ai envie de comprendre ! Je saurai plus tard que le nord de l’Ile est fermé depuis plusieurs mois, à cause d’un conflit entre communautés (le Sud profite des retombées directes du tourisme, le nord voit passer les touristes sans réelles retombées).

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Bref, me voilà donc partie pour le Sud de l’Ile avec la volonté d’y passer au moins la nuit ! Le trajet en bateau offre de supers points de vues. L’arrivée sur l’île est simplement « whaow, où je suis ? ». On se croirait plus arrivé en Corse plutôt que sur une île lacustre à plus de 4000 mètres d’altitude. Ici, ça monte et à cette altitude, on le ressent. Les paysages sont merveilleux. Mais quelle frustration ! Le Sud de l’Ile est tout petit. On y fait le tour en deux heures. On aperçoit des miradors ce qu’on aurait du voir au nord. Peut-être une prochaine fois… La ballade reste toutefois très sympa.

Je finirai mon séjour sue l’Ile avec une famille française en tour du monde, que je devrai revoir plus tard. Rosa, une catalane, que j’avais rencontrée à Quita, puis à Cuzco, se joint à nous. Rosa a plus de 65 ans et voyage en sac à dos. Elle me demande si elle peut continuer avec moi à La Paz, n’étant pas super à l’aise dans les grandes villes. C’est parti mon kiki !

Avant de partir, je fais un petit tour dans Copacabana. Aye, les femmes boliviennes avec leur haut chapeaux et leurs dizaines de couche de jupes sont là ! Ici, il y a la bénédiction des voitures en face de la cathédrale. Une petite ville qui ne manque pas de charme !

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Puno et les Iles du Lac Titicaca

Pourquoi pendre le bus de jour pour voyager de Cuzco à Puno, sur les bords du lac Titicaca ?

  • Car le bus de nuit vous débarque entre 4 heures et 5 heures du matin, ce n’est donc pas top pour finir sa nuit
  • Car c’est une des uniques occasions de découvrir l’Altiplano péruvien. Les paysages sont simplement magnifiques. Dommage, les vitres du bus sont sales et que je n’ai rien pour faire les carreaux !
  • Le trajet pase vite et l’heure d’arrivée laisse le temps d’organiser la journée suivante

Je dois dire que je commence à courir un peu après le temps. Il y a tant de choses à voir par ici ! Mon plan est donc assez simple. Ici, je vais jouer la sécurité et l’efficacité avec un Tour à la journée me menant sur deux îles ddu Lac Titicaca. Dites-le à vos enfants, ça fait toujours son petit effet ! Il s’agit du lac navigable le plus haut du monde (plus de 3800 mètres d’altitude). Et même à Puno, ville portuaire, le moindre effort se fait ressentir directement au niveau du souffle.

Je trouve donc un tour dans la rue commerçante de Puno à 50 soles la journée, repas inclus (soupe et truite à la plancha). Qui dit mieux (13 euros la journée, en bateau rapide). Rapidement, la ville de Puno la porte d’entrée du Lac Titicaca, côté péruvien. Niveau architecture, son intérêt est limité. J’y ai toutefois passé une bonne soirée. Il y a de l’âme ici !

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Cathédrale de Puno

Le bateau est top, on se croirait dans un bus ! Le guide a l’air pas mal. Je comprends tout de ce qu’il dit en espagnol ! S’il manque un petit truc, la traduction anglaise me permet de combler.

La première halte de la journée est Las Islas Uros. J’étais impatient de découvrir ces îles artificielles flottantes où sont censées vivre plus de 2000 personnes. J’avais vu de superbes reportages la dessus il y a plusieurs années à la TV. Mouais… ça a bien changé ! Très clairement, nous sommes arrivés dans une sorte de cirque à touristes, avec plus grand-chose d authentique. Bien sur les techniques de constructions de ces îles restent intéressantes, marcher sur le roseau est assez improbable, le pourquoi de ces îles (les Uros les avaient créées pour échapper aux Incas). Pour le reste, passez votre chemin. C’est à peu près tout ce que je déteste en voyage : culture totalement folkloriste, dans le sens le plus péjoratif du terme, « ouvre ton portefeuille » (les pseudo-habitants chantent en français, italien… pour quémander une pièce), explications du guide totalement bidons… Bref, ça ne restera pas un souvenir impérissable.

Heureusement, la deuxième étape nous a débarqué dans la petite île de Taquile, pour le coup superbe. Ok, il y a beaucoup de touristes qui, comme moi, ont emprunté le tour à la journée. Mais cette petite île reste encore préservée. Sa population vit de l’agriculture et de l’artisanat, surtout du tissage. D’ailleurs, quasiment tous les femmes croisées filent la laine de manière totalement automatique, comme si le corps avait développé une extension naturelle avec des aiguilles au bout des doigts. Le petit commerce sur la place offre de belles pièces textiles artisnales, avec de la « vraie matière », à des prix bien plus intéressant que Cuzco. Des terrasses andines ont été aménagées pour l’agriculture. Les paysages et la vue sur le lac font un peu penser à des paysages méditerranéens, avec une eau Azul. Seule différence, la température de l’eau ne dépasse pas 7 degrés ! Avis aux amateurs !

Il y a la possibilité de s’organiser des trucs en solo de Puno. Les horaires de bateaux sont affichés au port. Ce jour là, j’avais la flemme et vu le prix, je n’ai pas voulu me prendre la tête. Vous l’avez compris, il y avait du bon et du moins bon ! Comme toujours, on retiendra les belles images de la journée !

Publié dans Perou

LA MONTANA DE 7 COLORES

Je commence à m’y habituer à ces réveils à pas d’heure. Cette fois, c’est à nouveau pour un trek, mais simplement d’une journée. Je file vers  la Rainbow Mountain ou la Montaña de 7 Colores, Vinicunca de son vrai nom. C’est drôle mais cette destination, aujourd’hui second point d’intérêt dans les environs de Cuzco, était quasiment inconnue il y a encore 4 ans. Ce n’est qu’en 2015 que les Tours Operators ont commencé à organiser des tours pour cette destination. J’ai entendu dire que cette montagne était auparavant souvent recouverte par la neige, mais que le réchauffement climatique fait qu’elle est plus accessible aujourd’hui.

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Les montagnes alentours

Bon, réveil à 3 heures du matin, embarquement à 4h et départ pour environ 3 heures de route. Comme d’habitude, à l’arrivé il pleut et on ne voit rien. On s’arrête pour un petit déjeuner sommaire et c’est parti pour la randonnée. Je fais la connaissance de 3 français, visiblement aguerris à la marche, avec qui je réaliserai l’ascension. Cette randonnée est considérée comme « dure ». De 2 heures à 3 heures de marche en théorie, 400 m de dénivelé positif…. Facile me direz-vous. C’est sans compter l’altitude ! Le dernier point de vue s’élève à plus de 5 100 mètres. Un Japonais, pas loin de moi dans la montée avait carrément un équipement pour s oxygéner !

Beaucoup de gens démarre d’ailleurs l’ascension à pied, la finisse à cheval…  Les guides  pour les chevaux sont des locaux, pour le coup pas « déguisés », simplement vêtus en tenue de tous les jours. C’est drôle car plus on monte, plus les montagnes se colorent, se mêlant aux couleurs vives des tenues locales.

Je crois que nous avons de la chance. Le ciel s’est complètement dégagé, même si des nuages continuent de menacer. Nous arriverons en haut assez rapidement, avec les félicitations de notre guide âgé de … 12 ans (c’est aussi ça le Pérou). Attention tout de même à l’acclimatation. Certaines personnes peuvent souffrir de maux de têtes violents et de nausées. Mieux vaut éviter d’y aller des le premier jour à Cuzco ! Pour ma part, j’ai mangé des bonbons au Coca toute la montée. D’autres mâchaient des feuilles de Coca. Une promenade de santé ! Nan, je rigole ! Il faut écouter son corps, ne pas essayer de suivre qui que ce soit, aller simplement à son rythme.

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Vue sur la vallée et la dernière montée

Là-haut, la vue est simplement sublime. Ok, ce ne sont pas les couleurs vives improbables vendues sur les affiches de Cuzco, retouchées à coup de Photoshop et de filtres. C’est simplement une montagne, avec une déclinaison de couleurs étonnantes : du vert en passant par le jaune ou l’orange ! Ce sont les différentes couches sédimentaires qui génèrent ce fabuleux jeu de couleur. Le rouge, c’est l’oxyde de fer… Le jaune, c’est le souffre et le vert le sulfate de cuivre.  Les autres montagnes sont tout aussi belle même si notre point de vue nous dirige tout droit vers Vinicunca. C’est nuageux aujourd’hui… mais nous avons une couleur bonus : le blanc de la neige tombée la nuit précédente !

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C’est classe, n’est-ce pas ?

Et gros coup de chance à nouveau : les nuages ont recouvert la montagne 10 minutes après notre arrivée. Ça veut dire que 80% des gens n’ont rien vu aujourd’hui. Nous avons fait parti des 20% veinards, grâce à notre ascension «  maillot à pois rouge ! ». Il est normalement possible de redescendre par un autre chemin. En cette période de pluie, cet itinéraire est fermé. Ce n’est pas très grave en soit. La descente, avec ses paysages changeants, est tout aussi délicieuse : lacs, pâturages de lamas…

Bien qu’il faille y consacrer une journée complète, cette rando avec son point final est simplement un « Must ». Il faut y aller par un « Tour Opérator » de Cuzco. En solo, c’est loin et compliqué. En plus, ce n’est vraiment pas cher : négocié à 50 soles la journée avec petit déjeuner, guide et repas du midi inclus. Une entrée à 10 soles est à payer sur place. Pour la montée à pied, une bonne condition physique est nécessaire. Même avec la condition et/ou pour une montée à cheval totale ou partielle, mieux vaut s’être assuré avant à sa capacité à faire face à l’altitude. Les effets du mal d’altitude ne sont pas agréables !

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Publié dans Perou

CUSCO ET LA VALLEE SACREE

CUSCO OU CUZCO

Cusco, ce nom raisonne souvent avec Machu Picchu. Mais si je vous dit que Cuzco signifie en Quechua « Le Nombril de la Terre », rien que ça… Ca laisse songeur. J’ai passé 15 jours dans cette région entre trekking, visite de sites archéologiques, visite de la ville et de ses alentours proches.

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La cathédrale de Cusco, de la Plaza de Arma

Cusco aurait été fondé par Manco Capac (premier empereur du Peuple Inca…) et Mama Occlo (déesse de la fertilité). C’est ensuite devenu la capitale de l’Empire Inca qui s’étendait du sud de la Colombie au milieu du Chilie environ. Cette ville a bien entendu fait les frais des conquistadors espagnols. Détruite en partie, elle a été reconstruite sur les ruines de vieux temples ou autres constructions incas. A l’origine, cette ville avait été bâtie sous la forme d’un puma, animal sacré chez les Incas (vous vous rappelez, le Machu Picchu, c’est un condor…).

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Aujourd’hui, forte de l’activité touristique, cette ville est très animée. On y trouve des restaurants en tout genre comme des cuyerias (littéralement des « cochondinderia »). On y trouve des pulls en Alapaga à 300 dollars et d’autres à 20 dollars (c’est évidemment tout sauf de l’alpaga à ce prix). Tous les touristes achètent leur bonnet péruvien et leur pull moche à tête de lama et se retrouvent sur la Plaza de Arma ! Les bâtiments de la ville sont assez étonnants. Très souvent, on retrouve les bases de l’architecture inca avec des fondations en très grosses pierres taillées minutieusement, avec ensuite le reste de la construction en type colonial. Les églises ont été construites sur d’anciens temples. A l’intérieur, les espagnols n’ont pas réussis à supprimer toute culture inca : dans la cathédrale, on y trouve un tableau de la cène avec… un cuye (cochon d’inde rôti) à la place du pain ! Sur d’autres édifices, on peut retrouver trace de condor ou de feuilles de coca.

Parmi les musées de la ville, le musée Inca est pas mal (pour le Pérou), avec des reconstitutions de momies, des crânes originaux déformés (des civilisation pré-incas se faisaient allonger le crâne en guise de distinction). Le musée Historico Regional vaut également le coup d’oeil (il est compris dans le boleto turistico). Le musée d’art moderne ne présente aucun intérêt selon moi. Tout autour de Cusco, plusieurs sites archéologiques sont très intéressants. J’ai fait la visite en prenant un tour à 20 soles, les entrées sur les sites étant elles aussi comprises dans le Boleto turistico (cf. ci-dessous). Bref, il y a moyen de se prendre pour un vrai Quechua en visitant tous ses sites !

Et Cusco, c’est aussi son marché San Pedro. J’ai l’impression qu’il s’y passe toujours quelque chose. Avant le jour de l’an, les vendeurs de slips et strings jaunes se tiraient la bourre (il paraît qu’il faut porter ça pour le passage de la nouvelle année). Le jour de l’Epiphanie, il se vend des poupées et des habits pour poupées. Celles-ci seront ensuite bénies à l’église (une par famille). Et tous les jours, à mon grand plaisir, les vendeurs de jus de fruits frais auront fait mon bonheur ! Je n’ai pas testé les Ceviches servis sur place, doutant un peu de la fraîcheur des poissons. Possibilité de se faire Entrée -Plat-Dessert à moins de deux euros !

Bref, il y a de quoi faire dans cette ville !

 

LA VALLEE SACREE DES INCAS

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A quelques kilomètres de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas s’étend sur une quarantaine de kilomètres entre Pisac et Ollantaytambo, le long du fleuve Urubamba. Ca peut être un point d’entrée sympa avant le Machu Picchu. Pour ma part, je l’ai fait après le Machu Picchu. D’Aguas Calientes, j’ai pris le train qui m’a arrêté à Ollantaytambo, ma première étape dans la Vallée Sacrée.

Ollantaytambo : j’ai été reçu dans un nouvel hostel « aux petits oignons ». Et d’ailleurs, je m’y suis senti bien, dans ce petit village. Il y a de l’âme, du charme. Idéal donc pour récupérer du petit pépin gastrique !

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On retrouve encore beaucoup de trace du vieux village inca. Les rues ont conservées leur tracée d’origine : une des rares trace de l’architecture authentique inca.

Sur les deux flancs de montagne, on retrouve des ruines assez impressionnantes. D’un côté, une forteresse s’élève au sommet de plusieurs étages de terrasses. Elle fut le siège de combats acharnés entre Incas et Espagnols, Manco Inca s’y réfugiant pour tenter de fédérer la résistance inca après la chute de Cuzco. Ces constructions avaient donc un intéret militaire mais également religieux avec le Temple du Soleil. Sur l’autre flanc de montagne, le site de Pinkullyuna offre une superbe ballade avec une belle vue sur la ville et sur le site majeur. Ces ruines sont ‘anciens entrepôts agricoles. La vallée sacrée a en effet un potentiel agronomique important ! On le verra avec d’autres lieux encore.

 

Pisac : un de mes coups de coeur de la Vallée Sacrée

Cette ville est à l’opposée d’Ollantaytambo, géographiquement. J’en ai fait ma deuxième étape en prenant un premier colectivo près du marché pour aller vers Urubamba, puis changement de bus pour Pisac. Super facile et très économique (5 soles tout au plus). Outre ses ruines, la ville de Pisac est également connue pour son marché. Comme beaucoup de marché touristiques en Amérique du Sud, on trouve la même chose d’un stand à l’autre et il s’agit souvent d’articles très bas de gamme. Bon, je n’y allais pas pour ça. La montagne qui surplombe le village est recouverte de terrasses et de ruines incas. Personnellement, je reste toujours aussi « scotché » devant ces terrasse, ou l’art d’apprivoiser la montagne pour développer des cultures. Outre cette fonction agricole, Pisac avait aussi très probablement une fonction militaire, au même titre qu’Ollantaytambo.

Autre particularité des lieux : sur la falaise en face du cillage principal, on peut observer des trous. Il s’agt en fait de tombes incas qui ont été pillées. Pour visiter le site, j’ai démarrer une rando du village jusqu’au sommet. Normalement, il y a la possibilité de  faire une boucle en redescendant par les terrasses. En cette saison des pluies, compte tenu des éboulement possibles, la descente par ce versant était interdite.  Des bus peuvent également atteindre le sommet, avec la possibilité de visiter le site assez rapidement.

Les Salineras et Moray

C’est le dernier jour dans la Vallée Sacrée, et j’ai encore bien des choses à voir ! Je vous avais dit que les alentours de Cuzco ne manquaient pas d’atouts et de curiosités.  D’ailleurs, aujourd’hui, c’est un peu le jour des curiosités.

De Pisac, je reviens sur mes pas à Urubamba. De là, je prend un colectivo pour Maras (il y en a un direct !).Et ensuite, la galère peut commencer. J’ai en effet décider de visiter les Salineras et Moray dans la journée. Il est possible d’atteindre les deux sites à pieds. Mais les deux cumulés dans la même journée, ça fait pas mal de kilomètres. Je réussis donc à négocier pour 40 soles les deux sites + retour au croisement de la route vers Cusco.

La ville de Maras est située à plus de 3000 mètres d’altitude. Ce village a semble-t-il vécu grâce à ses salines. Euh, elle est où la mer ??? Et bien, c’est grâce à une rivière saturée en chlorure de sodium que les locaux ont développée une activité qu’on a davantage l’habitude de voir en bord de mer : 3600 bassins et production annuelle de 200 tonnes de sel. Les bassins sont là encore situé sur le flanc d’une montagne : un travail de titan !

De l’autre côté, la curiosité est aussi étonnante. On a l’impression de pistes d’atterrissage pour la navette de la Soupe aux Choux, ou encore d’un stade rond avec des gradins tout autour.

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Nous sommes à Moray. Il existe plusieurs hypothèses sur la fonction de ce site mais la plus probable semble être « un laboratoire agricole ». Et ça tient la route ! En effet, l’utilisation de terrasses en rond permet de constituer des niveaux de températures et d’ensoleillement. En agronomie, on compte souvent en « somme de températures ». Il se dit que cet endroit était un laboratoire, permettant la sélection et le développement d’espèces végétales dans un petit milieu !

 

Allez, je ne détaille pas le reste de mes visites dans cette vallée sacrée et autour de Cuzco. Sachez qu’il faut avoir le Boleto turistico pour accéder à la majeure partie des sites (sauf les salineras… 10 soles). Ce billet coûte cher : 130 soles. J’en ai profité pendant 4 jours donc ça va… et si ça permet la conservation des sites… Alors pourquoi pas !

Petit conseil : si vous ne faites pas de trek pour le Machu Picchu, un circuit Vallée Sacrée à partir de Pisac, jusqu’à Ollantaytambo, puis train jusqu’à Aguas Calientes, puis Machu, me semble être pertinent sur pleins de points : acclimatation, montée en puissance des sites, gain de temps grâce à un circuit bien pensé !