Publié dans EQUATEUR, Non classé

LE CHIMBORAZO ET SES DERNIERS HELIEROS

Le volcan Chimborazo est le point culminant d’Equateur à 6263 mètres. C’est aussi le point le plus éloigné du centre de la terre, ou si vous voulez le plus proche du soleil. Comme la terre n’est pas complètement ronde, il dépasse l’Everest, même si ce dernier est plus haut par rapport au niveau de la mer… C’est compliqué… Vous me suivez ?

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Bref, j’avais repéré ce volcan, bien moins fréquenté que son voisin le Cotopaxi. Et comme un de mes blogs de référence (les Globes Blogueurs) recommandait une auberge communautaire à proximité, je me suis rendu près de Riobamba, à San Francisco de Cunugachay. L’auberge est top même si  comme partout la nuit dans les montagnes équatoriennes 4 couvertures sont nécessaires ! Quatres chambres toutes neuves viennnet d’ouvrir, à côté des nombreux lits en dortoir. C’est super joli et franchement, le rapport qualité-prix est top. Il y avait à l’origine un prêtre français. Je ne l’ai pas rencontré. Aujourd’hui, ce les femmes de la communauté qui gèrent. Elles sont en même temps aux fourneaux et gestionnaire de « l’Office de tourisme ». L’auberge peut accueillir une vingtaine de personne et est situé dans ce petit village sans chichi, en pleine campagne, au pied du volcan.

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La petite auberge de San Francisco

Quelques heures après mon arrivée, c’est Marine et Léo,  « Allons voir le monde » qui débarquent tout droit des Galapagos. Une belle découverte ces deux-là ! Je vous encourage d’ailleurs à aller découvrir leurs vidéos. C’est drôle ! On passera de très bons moments ensemble (en même temps, nous n’étions que trois !).

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Marine, Léo et moi !

Venant de Baños, je suis encore bien acclimaté à l’altitude. Je peut donc me permettre l’excursion en altitude pour le lendemain. Et oui, à plus de 3 000 mètres, les randos ne s’improvisent pas. Il faut un temps d’adaptation afin d’éviter des troubles comme les maux de tête, les nausées…

Revenons à ma ballade. Elle consiste à suivre les traces, ou plutôt à accompagner les derniers Hieleros à cheval sur le volcan Chimborazo. Ils font quoi les Hieleros ? Il y a 10 ans, ils étaient encore une vingtaine à arpenter le Volcan vers les mines de glace. La glace était découpée puis ramenée à dos de mule, emballée dans des herbes des montagnes pour la conserver. La glace était ensuite revendue à des centaines de kilomètres notamment pour les marchés de Quito ou Guayaquil (marchés aux poissons). Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux. Leur activité est plus tournée vers le tourisme car comme ils disent « la glace artificielle, c’est tout de même moins de travail ».

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Prêt pour le départ, avec Jorge et sa femme… Ca va cailler !

J’ai donc accompagné Jorge, un Hielero de plus de 60 ans. Nous sommes parties à 3 400 mètres pour atteindre les mines à 4900 mètres (c’est déjà pas mal, einh ? plus haut que le Mont Blanc). Le début de l’ascension était assez sympa avec tous les paysans qui amenaient leur bêtes aux champs (moutons, lama, alpagas..).

Allez je vous l’avoue, la suite a davantage relevé du supplice, malgré le super pancho en laine rouge qu’on m’avait gentillement fourni avant le départ : on est arrivé dans les nuages, puis dans une sorte de grésil, puis dans de la neige fondue, avec un vent de fou… « p….. que ça caille….  On peut faire demi tour ? J’ai froid, je ne vois rien, je n’apprécie pas… je veux rentrer !!! ». Je ne le savais pas, mais à ce moment, on était déjà à 4500 mètres. Jorge sait motiver ses troupes, à savoir « moi tout seul »… on s’arrête dans un refuge de fortune, on arrache quelques tiges séchées qui constituent le toit….. afin de faire un feu. 30 minutes après, c’est reparti pour une demi heure de cheval, puis 45 minutes de marche pour arriver aux mines, sur le glacier. On n’est pas encore « là où tout est blanc », mais nous sommes sur un terrain recouvert de caillasse, avec en dessous de la glace…. Une glace pure,  qu’on peut mettre dans la bouche… Je m’initie à la découpe à la pioche, Jorge me montre comment emballer le  tout dans ces herbes de montagne.

À malgré de la descente, les Dieux sont avec nous. Tout se dégage… la Bête (le volcan) se dévoile… et ce n’est pas si fréquent. La météo en Equateur et très capricieuse. J’aurais eu de la chance de pouvoir accéder jusqu’au glacier et de voir de près cet imposant volcan qu’est le Chimborazo. Bon au passage j’aurais perdu ma énième paire de lunettes de soleil depuis le début du voyage. Mon sac s’est ouvert dans la descente… je vais sans doute finir par lancer une souscription pour des lunettes de soleil !

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Encore une très belle expérience avec une manière originale et peu chère d’appréhender un volcan équatorien ! En soirée, je trouverai Léo et Marine… avec au programme nos échanges de bons plans. Eux partent vers le nord (je connais)… moi vers les Galapagos (ils connaissent)… car ils en viennent !

2 commentaires sur « LE CHIMBORAZO ET SES DERNIERS HELIEROS »

  1. Salut,
    Article super intéressant! Nous sommes actuellement en Équateur et souhaitons faire une excursion au chimborazo, j’aimerai savoir combien ça t’a coûté et avec quelle agence/hôtel l’as tu fait ?
    Merci beaucoup

    J'aime

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