Publié dans Perou

LA MONTANA DE 7 COLORES

Je commence à m’y habituer à ces réveils à pas d’heure. Cette fois, c’est à nouveau pour un trek, mais simplement d’une journée. Je file vers  la Rainbow Mountain ou la Montaña de 7 Colores, Vinicunca de son vrai nom. C’est drôle mais cette destination, aujourd’hui second point d’intérêt dans les environs de Cuzco, était quasiment inconnue il y a encore 4 ans. Ce n’est qu’en 2015 que les Tours Operators ont commencé à organiser des tours pour cette destination. J’ai entendu dire que cette montagne était auparavant souvent recouverte par la neige, mais que le réchauffement climatique fait qu’elle est plus accessible aujourd’hui.

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Les montagnes alentours

Bon, réveil à 3 heures du matin, embarquement à 4h et départ pour environ 3 heures de route. Comme d’habitude, à l’arrivé il pleut et on ne voit rien. On s’arrête pour un petit déjeuner sommaire et c’est parti pour la randonnée. Je fais la connaissance de 3 français, visiblement aguerris à la marche, avec qui je réaliserai l’ascension. Cette randonnée est considérée comme « dure ». De 2 heures à 3 heures de marche en théorie, 400 m de dénivelé positif…. Facile me direz-vous. C’est sans compter l’altitude ! Le dernier point de vue s’élève à plus de 5 100 mètres. Un Japonais, pas loin de moi dans la montée avait carrément un équipement pour s oxygéner !

Beaucoup de gens démarre d’ailleurs l’ascension à pied, la finisse à cheval…  Les guides  pour les chevaux sont des locaux, pour le coup pas « déguisés », simplement vêtus en tenue de tous les jours. C’est drôle car plus on monte, plus les montagnes se colorent, se mêlant aux couleurs vives des tenues locales.

Je crois que nous avons de la chance. Le ciel s’est complètement dégagé, même si des nuages continuent de menacer. Nous arriverons en haut assez rapidement, avec les félicitations de notre guide âgé de … 12 ans (c’est aussi ça le Pérou). Attention tout de même à l’acclimatation. Certaines personnes peuvent souffrir de maux de têtes violents et de nausées. Mieux vaut éviter d’y aller des le premier jour à Cuzco ! Pour ma part, j’ai mangé des bonbons au Coca toute la montée. D’autres mâchaient des feuilles de Coca. Une promenade de santé ! Nan, je rigole ! Il faut écouter son corps, ne pas essayer de suivre qui que ce soit, aller simplement à son rythme.

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Vue sur la vallée et la dernière montée

Là-haut, la vue est simplement sublime. Ok, ce ne sont pas les couleurs vives improbables vendues sur les affiches de Cuzco, retouchées à coup de Photoshop et de filtres. C’est simplement une montagne, avec une déclinaison de couleurs étonnantes : du vert en passant par le jaune ou l’orange ! Ce sont les différentes couches sédimentaires qui génèrent ce fabuleux jeu de couleur. Le rouge, c’est l’oxyde de fer… Le jaune, c’est le souffre et le vert le sulfate de cuivre.  Les autres montagnes sont tout aussi belle même si notre point de vue nous dirige tout droit vers Vinicunca. C’est nuageux aujourd’hui… mais nous avons une couleur bonus : le blanc de la neige tombée la nuit précédente !

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C’est classe, n’est-ce pas ?

Et gros coup de chance à nouveau : les nuages ont recouvert la montagne 10 minutes après notre arrivée. Ça veut dire que 80% des gens n’ont rien vu aujourd’hui. Nous avons fait parti des 20% veinards, grâce à notre ascension «  maillot à pois rouge ! ». Il est normalement possible de redescendre par un autre chemin. En cette période de pluie, cet itinéraire est fermé. Ce n’est pas très grave en soit. La descente, avec ses paysages changeants, est tout aussi délicieuse : lacs, pâturages de lamas…

Bien qu’il faille y consacrer une journée complète, cette rando avec son point final est simplement un « Must ». Il faut y aller par un « Tour Opérator » de Cuzco. En solo, c’est loin et compliqué. En plus, ce n’est vraiment pas cher : négocié à 50 soles la journée avec petit déjeuner, guide et repas du midi inclus. Une entrée à 10 soles est à payer sur place. Pour la montée à pied, une bonne condition physique est nécessaire. Même avec la condition et/ou pour une montée à cheval totale ou partielle, mieux vaut s’être assuré avant à sa capacité à faire face à l’altitude. Les effets du mal d’altitude ne sont pas agréables !

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