Publié dans guatemala

SAN PEDRO DE LA LAGUNA

Depuis la frontière Mexico-Guatémaltèque, après mon grand tour en Chicken-bus, après la traversée du Lac Atitlàn depuis Panajachel en lancha, me voici à San Pedro de la Laguna, au pieds du volcan San Pedro, tout au bord du lac. C’est ma première étape Guatématèque, j’y suis resté deux semaines. J’aurais pu y rester encore plus longtemps !

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De Panajachel, vue sur le lac Atitlàn et ses volcans dont le San Pedro à droite

San Pedro est une petite ville bien calme lorsque j’y étais (saison basse, saison des pluies). C’est connu pour le cadre assez exceptionnel et paisible à la fois, ainsi que pour ses écoles d’espagnol (une dizaine au total). J’en ai moi-même choisi une (Ecole Mayab, voir article dans Expériences) dans laquelle je suis resté deux semaine, et bien entendu en parallèle dans une famille locale. A la maison,  l’espagnol est mélangé au Tz’utujil  (langue maya parlée dans une vingtaine de communes) dans la même conversation comme le breton chez les mémés. J’ai pu vivre 15 jours dans la famille de Mario et Anà, avec les deux enfants Juàn José et Marià Alejandra.

LA VIE EN FAMILLE GUATEMALTEQUE

Ici, la plupart des gens prépare leurs maisons à un étage supplémentaire. Il y a donc des tiges de fer partout sur les toits. Mario, lui, a déjà fait ses étages, preuve que ses affaires doivent se porter correctement. Au-dessus du petit magasin de bières Coronà, qui fait également laverie et cyber café, il a construit un petit hôtel, le Don Chema (nom de son grand-père), et au dernier étage un bar avec deux amis. Dans la vie, il est animateur sportif pour la ville auprès des écoles. L’école se déroulant de 7h15 à 12h30, il assure des animations sportives avec les enfants l’après midi. Evidemment, j’ai été embauché à deux reprises pour jouer au foot. Anà, quand à elle, s’occupe de la maison, de l’hôtel, de la laverie (qui se fait au lavoir), et fait un peu de couture.

Les enfants sont un peu comme chez nous. Marià-Alenjandra voudrait être princesse et trouver un prince pêté de tunes pour que sa maman ne travaille plus, mais si ça ne marche pas, elle fera docteur. Son frère Juàn-José veut quand à lui être footballeur pro au Barça. Comme il n’a pas de plan B, je lui ai dit qu’au pire il pouvait venir jouer au FC Lorient. Les gars jouent donc au foot, les filles aussi (très tôt, elles s’occupent des taches ménagères). Marià fait du basket. Comme un footballeur pro  doit parler anglais et qu’une princesse peut potentiellement rencontré un prince anglophone, on a fait des cours d’anglais (ne pas confondre chicken et kitchen !). Ici, pas de consoles de jeu vidéo. Juàn José va dans une école privé, une personne d’Alaska paye un truc du genre 100 € par mois. Marià est dans une école publique, mais bien équipée. Il faut savoir que certaines écoles ne disposent d’aucun ordinateur à ce jour.

C’est drôle de se promener en ville. On entend sans cesse ce bruit « clac-clac-clac ». Ce sont les femmes qui préparent les tortillas. Ils en mangent une quantité ! C’est impressionnant. Je dois avouer avoir eu du mal au départ. Je me suis eu final bien adapter, plus qu’aux frijoles (des haricots ou des fayots si vous préférez) présents à tous les repas y compris au petit déjeuner Le maïs cuisiné sous toutes ses formes (cuit à la vapeur, préparé en pates, sur épis, en soupe), les bananes (version nature, cuites à l’eau, frites…) sont souvent présents au menu, le tout accompagné de café local, pour le coup pas fort du tout !

Ces moments en famille étaient très riches. Nous avons échangé sur plein de sujet : la comadrona qui est la sage-femme locale qui a un don et qui donc ne fait pas d’études, les tremblements de terre (la nuit qui a suivi, tremblement de terre supérieur à 7 sur l’échelle de Richter où j’ai vraiment vu les murs tremblés… ).

De supers moments qui resteront gravés, c’est sûr.  Le dernier soir, la bombarde était de sortie (toute la famille est venu du coup : cousin Brian, cousin Mario…).

Allez, quelques photos des rencontres à San Pedro !

QUE FAIRE A SAN PEDRO ?

Des cours d’espagnol : c’est un vrai business, c’est développé, pro et ça fonctionne. Pour ma part j’y suis resté deux semaines. La progression demande un peu de travail au-delà des 4 heures de cours.

Des activités sur le lac : c’est peu développé. Des agences proposent du canoé à pas cher du tout.

Des randonnées : c’est très populaire avec deux spots essentiels. Le premier est la Nariz del Indio (vous prenez la montagne la mettez à l’envers et ça donne la photo ci-dessous). Beaucoup de gens prennet un tours à 4h du matin, pour aller voir le lever du soleil (guide obligatoire, vers 150 QTZ). La seconde randonnée est l’ascension du volcan (là encore, le guide est quasi obligatoire).  J’en ai fait aucune des deux : saison des pluies et météo trop aléatoire.

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Les villages alentours : San Juàn pour les ateliers de tisseuses, San Marco pour son « industrie touristique » de la relaxation, Santiago pour son marché du jeudi… et plus loin Chichicastenango pour ses marchés, surtout celui du dimanche.


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