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LA ROUTE DE … LA MORT !

Ah ah ! Ca fait peur… rien que le nom ! Hier, j’ai dit à maman sur Messenger « demain, je vais faire la route de la mort en vélo ». Elle m’a répondu : « einh ? euh tu fais gaffe quand même ». Ca, ça veut dire « ça serait mieux si tu allais visiter un musée… par exemple ! » Bon, et c’est quoi ce truc ? C’est une des attractions principales près de la Paz.

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Le principe est très simple : tu prends un vélo, tu mets ton équipement de combat, tu te laisses descendre de 4800 mètres à 1300 mètres. Même pas besoin de pédaler (ou presque). Pourquoi la route de la mort ?  Cette route reliait auparavant la Paz au village de Coroico. Il y a plus de croix ou de monuments que de garde-fous ici. Je ne sais pas si on peut parler de ravin après la route, je parlerais plutôt de vide. Auparavant, c’était entre 200 et 300 morts par an sur cette route ! Aujourd’hui, une nouvelle route a été construite pour les voitures et celle-ci est à destination des vélos, qui la descende à fond la caisse avec une relative sécurité (je ne suis pas sûr que le casque ou les genouillères servent à quelques choses si on tombe dans le vide). En fin de compte, c’est un peu comme sur certaine pistes de ski… Il faut simplement éviter de trop causer à son voisin dans la descente !

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Les Andes, à près de 5000 mètres, ça caille … surtout en vélo. On a de la chance (pour l’instant)… Là-haut, c’est tout blanc, c’est dégagé. Le début de la descente se fait sur le bitume. Tiens, dans le groupe, je crois qu’on a notre Jean-Claude Duss. Il cause, joue de l’harmonica en pause, s’improvise médecin pour tenter une approche ! Bon, moi, j’essaie de me réchauffer les doigts gelés. La deuxième partie, la vraie route de la mort, c’est davantage une piste en terre. Ca fait deux fois que je vois une blonde, pas très à l’aise visiblement, aller à fond la caisse. Son sort sera vite réglé avec une chute dans le ravin. La route tient sa réputation ! Nan, je déconne. Elle s’est juste bien viandée et s’est cassée le petit doigt. Et en plus, pas de panique, JC Duss est là !

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Moi, je fais le truc à mon rythme, souvent cassé d’ailleurs par les pauses photos imposées par le guide. Il est super sympa, mais c’est comme ça, ça fait partie du truc. S’il est sympa, c’est aussi car il m’a demandé si je faisais du VTT en compétition, vu mon sens de l’équilibre ! (comme si j’avais une gueule à faire du VTT de compétition). Normalement, j’ai peur du vide mais je dois avouer que depuis le début du voyage, j’ai fait des trucs bien pires (vol du condor à 200 mètres du sol, sur un cable).

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Le temps aura été très changeant : presque beau en haut, purée de pois ensuite, pluvieux, chaud en bas ! Comme je l’ai souvent dit, c’est aussi ça qui fait le charme de cette saison de pluie : le paysage change toutes les 10 minutes !

Arrivé en bas, après 64 kilomètres de descente : c’est déjà fini ? Et même pas mort !

Le truc : réserver son tour à partir de 17 heures à La Paz. Pas besoin de vélo super suspension. Négociation possible à 300 Bol pour une personne (sans doute à moins à plusieurs).

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LA PAZ, LA PERCHEE

Il y a des villes, comme ça… Je ne saurais pas dire pourquoi j’aime bien… mais il se passe quelque chose. Je suis arrivé dans cette ville, bloqué par le Dakar.

IMG_20180112_170113.jpgOn a pu voir les voitures et la caravanes passer. La ville est perchée à 3700 mètres. Si on l’oublie, les escaliers et les pentes de cette capitale la plus haute du monde nous le rappelle vite.

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D’un point de vue architecture, il n’y a pas grand chose… ou alors juste un truc énorme : une ville construite sur des flancs de montagnes, où les quartiers on été désenclavés récemment par un réseau de téléphérique. Dans le centre, les constructions récentes se mêlent aux monuments anciens. Il n’existe pas véritablement de centre historique, sauf une rue refaite, la Calle Jaén, qui est étonnamment déserte et ressemblerait davantage à un décor de cinéma.

Mais La Paz, c’est une ville qui vit. Les cholitas (femmes à haut chapeau) sont partout, avec leur sac en tissage incas sur le dos. Les marchés sont énormes. Il y a plus d’échoppes que de clients. On m’avait parlé de population froide : il faut simplement prendre le temps de sourire et de lancer la conversation.

On y trouve le quartier des Brujas (des sorcières). Vous voulez un foetus de lama à enterrer dans votre jardin, en offrande à la Pachamama ? Vous le trouverez ici, et je suis sûr que vous ne verrez plus vos champs de patates comme avant. Les produits à base de coca permettent de tout guérir … ou presque. Il y a toute sorte d’objet. Tout près, la rue à touristes avec les fameux pull en alpaga, ou pas… les magasins où vous pouvez vous faire faire un manteau en cuir à que dalle !

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Les patates déshydratées !

Du côté des musées, il y a également de quoi voir. J’ai pour ma part visiter le musée d’ethnographie. Après le musée de l’or de Bogota, c’est le meilleur musée que j’ai visité en Amérique du Sud. Il manque un peu d’explications, mais les collections sont belles et bien mises en valeur. J’ai particulièrement apprécié la salle des masques, ou encore celle des plumes ! Les représentations de la vierge sont une fois de plus très intrigantes : ici, elle souvent représenté sous la forme d’une montagne, la tête non couverte… comme un volcan avec de la lave ou la fameuse Pachamama !

Le musée de la musique est pas mal non plus. Je regrette simplement qu’on ne puisse pas entendre le son des instruments. on est beaucoup plus dans une exposition. Heureusement, un petit concert de « maîtres musiciens boliviens » avait lieu le soir même, avec notamment un joueur de charango, petite guitare à corde pincée de la taille d’un Yukulele. Son compère flûtiste était pas mal aussi… moins impressionnant. Enfin, le guitariste lui jouait de son instrument réversible des deux côtés ! Intéressant… Et qui qui s’est retrouvé sur scène sur le final ? C’est bibi !!!

 

La Paz est une ville où il fait don déambuler. Il ne faut pas s’attendre à des « Whaou » à tous les coins de rue. J’ai simplement bien aimé l’authenticité de cette capitale !

 

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ISLA DEL SOL

Le Lac Titicaca est partagé entre le Pérou et la Bolivie. Après une première exploration côté Pérou, me voilà côté Bolivie. La frontière entre les deux pays… c’est un peu la kermesse des années 70. Tout ça ne fait pas très pro, il faut faire la queue, attendre et puis ton tour vient : pas de question, un tampon et c’est partie.

J’apprends à la frontière par des français que le Dakar chamboule un peu les plans de toute le monde. Des routes sont bloquées, il y a des manifestations. Moi, je ne savais pas que le Dakar passait dans le coin. En fait, ils viennent d’Arequipa où j’étais pour Noël, ils vont à la Paz, à Uyuni et à Salta (Argentine). Ils font un peu mes éclaireurs en fin de compte ! Je ne devrais pas être embêté car je visite l’Isla del Sol. Je devrais donc être une journée après eux.

A peine une dizaine de kilomètres après la frontière, nous arrivons à Copacabana. Non, pas la célèbre plage du Brésil, mais la toute petite mais très charmante de Bolivie. A peine arrivé, je laisse mes bagages en consigne (il y en a une dans un hôtel en remontant sur vers la cathédrale, après la place des bus sur la droite) et file à l’embarcadère (que deux bateaux par jours). J’ai en tête de visiter l’île du nord au Sud, circuit à priori de rêve vu les blogs. Je tombe sur un petit vieux aux tickets, à l’accent local, qui s’en fout un peu de moi. Je crois comprendre qu’on ne peut plus aller au nord mais il ne m’explique pas pourquoi. Moi, j’ai envie de comprendre ! Je saurai plus tard que le nord de l’Ile est fermé depuis plusieurs mois, à cause d’un conflit entre communautés (le Sud profite des retombées directes du tourisme, le nord voit passer les touristes sans réelles retombées).

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Bref, me voilà donc partie pour le Sud de l’Ile avec la volonté d’y passer au moins la nuit ! Le trajet en bateau offre de supers points de vues. L’arrivée sur l’île est simplement « whaow, où je suis ? ». On se croirait plus arrivé en Corse plutôt que sur une île lacustre à plus de 4000 mètres d’altitude. Ici, ça monte et à cette altitude, on le ressent. Les paysages sont merveilleux. Mais quelle frustration ! Le Sud de l’Ile est tout petit. On y fait le tour en deux heures. On aperçoit des miradors ce qu’on aurait du voir au nord. Peut-être une prochaine fois… La ballade reste toutefois très sympa.

Je finirai mon séjour sue l’Ile avec une famille française en tour du monde, que je devrai revoir plus tard. Rosa, une catalane, que j’avais rencontrée à Quita, puis à Cuzco, se joint à nous. Rosa a plus de 65 ans et voyage en sac à dos. Elle me demande si elle peut continuer avec moi à La Paz, n’étant pas super à l’aise dans les grandes villes. C’est parti mon kiki !

Avant de partir, je fais un petit tour dans Copacabana. Aye, les femmes boliviennes avec leur haut chapeaux et leurs dizaines de couche de jupes sont là ! Ici, il y a la bénédiction des voitures en face de la cathédrale. Une petite ville qui ne manque pas de charme !

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Puno et les Iles du Lac Titicaca

Pourquoi pendre le bus de jour pour voyager de Cuzco à Puno, sur les bords du lac Titicaca ?

  • Car le bus de nuit vous débarque entre 4 heures et 5 heures du matin, ce n’est donc pas top pour finir sa nuit
  • Car c’est une des uniques occasions de découvrir l’Altiplano péruvien. Les paysages sont simplement magnifiques. Dommage, les vitres du bus sont sales et que je n’ai rien pour faire les carreaux !
  • Le trajet pase vite et l’heure d’arrivée laisse le temps d’organiser la journée suivante

Je dois dire que je commence à courir un peu après le temps. Il y a tant de choses à voir par ici ! Mon plan est donc assez simple. Ici, je vais jouer la sécurité et l’efficacité avec un Tour à la journée me menant sur deux îles ddu Lac Titicaca. Dites-le à vos enfants, ça fait toujours son petit effet ! Il s’agit du lac navigable le plus haut du monde (plus de 3800 mètres d’altitude). Et même à Puno, ville portuaire, le moindre effort se fait ressentir directement au niveau du souffle.

Je trouve donc un tour dans la rue commerçante de Puno à 50 soles la journée, repas inclus (soupe et truite à la plancha). Qui dit mieux (13 euros la journée, en bateau rapide). Rapidement, la ville de Puno la porte d’entrée du Lac Titicaca, côté péruvien. Niveau architecture, son intérêt est limité. J’y ai toutefois passé une bonne soirée. Il y a de l’âme ici !

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Cathédrale de Puno

Le bateau est top, on se croirait dans un bus ! Le guide a l’air pas mal. Je comprends tout de ce qu’il dit en espagnol ! S’il manque un petit truc, la traduction anglaise me permet de combler.

La première halte de la journée est Las Islas Uros. J’étais impatient de découvrir ces îles artificielles flottantes où sont censées vivre plus de 2000 personnes. J’avais vu de superbes reportages la dessus il y a plusieurs années à la TV. Mouais… ça a bien changé ! Très clairement, nous sommes arrivés dans une sorte de cirque à touristes, avec plus grand-chose d authentique. Bien sur les techniques de constructions de ces îles restent intéressantes, marcher sur le roseau est assez improbable, le pourquoi de ces îles (les Uros les avaient créées pour échapper aux Incas). Pour le reste, passez votre chemin. C’est à peu près tout ce que je déteste en voyage : culture totalement folkloriste, dans le sens le plus péjoratif du terme, « ouvre ton portefeuille » (les pseudo-habitants chantent en français, italien… pour quémander une pièce), explications du guide totalement bidons… Bref, ça ne restera pas un souvenir impérissable.

Heureusement, la deuxième étape nous a débarqué dans la petite île de Taquile, pour le coup superbe. Ok, il y a beaucoup de touristes qui, comme moi, ont emprunté le tour à la journée. Mais cette petite île reste encore préservée. Sa population vit de l’agriculture et de l’artisanat, surtout du tissage. D’ailleurs, quasiment tous les femmes croisées filent la laine de manière totalement automatique, comme si le corps avait développé une extension naturelle avec des aiguilles au bout des doigts. Le petit commerce sur la place offre de belles pièces textiles artisnales, avec de la « vraie matière », à des prix bien plus intéressant que Cuzco. Des terrasses andines ont été aménagées pour l’agriculture. Les paysages et la vue sur le lac font un peu penser à des paysages méditerranéens, avec une eau Azul. Seule différence, la température de l’eau ne dépasse pas 7 degrés ! Avis aux amateurs !

Il y a la possibilité de s’organiser des trucs en solo de Puno. Les horaires de bateaux sont affichés au port. Ce jour là, j’avais la flemme et vu le prix, je n’ai pas voulu me prendre la tête. Vous l’avez compris, il y avait du bon et du moins bon ! Comme toujours, on retiendra les belles images de la journée !

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LA MONTANA DE 7 COLORES

Je commence à m’y habituer à ces réveils à pas d’heure. Cette fois, c’est à nouveau pour un trek, mais simplement d’une journée. Je file vers  la Rainbow Mountain ou la Montaña de 7 Colores, Vinicunca de son vrai nom. C’est drôle mais cette destination, aujourd’hui second point d’intérêt dans les environs de Cuzco, était quasiment inconnue il y a encore 4 ans. Ce n’est qu’en 2015 que les Tours Operators ont commencé à organiser des tours pour cette destination. J’ai entendu dire que cette montagne était auparavant souvent recouverte par la neige, mais que le réchauffement climatique fait qu’elle est plus accessible aujourd’hui.

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Les montagnes alentours

Bon, réveil à 3 heures du matin, embarquement à 4h et départ pour environ 3 heures de route. Comme d’habitude, à l’arrivé il pleut et on ne voit rien. On s’arrête pour un petit déjeuner sommaire et c’est parti pour la randonnée. Je fais la connaissance de 3 français, visiblement aguerris à la marche, avec qui je réaliserai l’ascension. Cette randonnée est considérée comme « dure ». De 2 heures à 3 heures de marche en théorie, 400 m de dénivelé positif…. Facile me direz-vous. C’est sans compter l’altitude ! Le dernier point de vue s’élève à plus de 5 100 mètres. Un Japonais, pas loin de moi dans la montée avait carrément un équipement pour s oxygéner !

Beaucoup de gens démarre d’ailleurs l’ascension à pied, la finisse à cheval…  Les guides  pour les chevaux sont des locaux, pour le coup pas « déguisés », simplement vêtus en tenue de tous les jours. C’est drôle car plus on monte, plus les montagnes se colorent, se mêlant aux couleurs vives des tenues locales.

Je crois que nous avons de la chance. Le ciel s’est complètement dégagé, même si des nuages continuent de menacer. Nous arriverons en haut assez rapidement, avec les félicitations de notre guide âgé de … 12 ans (c’est aussi ça le Pérou). Attention tout de même à l’acclimatation. Certaines personnes peuvent souffrir de maux de têtes violents et de nausées. Mieux vaut éviter d’y aller des le premier jour à Cuzco ! Pour ma part, j’ai mangé des bonbons au Coca toute la montée. D’autres mâchaient des feuilles de Coca. Une promenade de santé ! Nan, je rigole ! Il faut écouter son corps, ne pas essayer de suivre qui que ce soit, aller simplement à son rythme.

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Vue sur la vallée et la dernière montée

Là-haut, la vue est simplement sublime. Ok, ce ne sont pas les couleurs vives improbables vendues sur les affiches de Cuzco, retouchées à coup de Photoshop et de filtres. C’est simplement une montagne, avec une déclinaison de couleurs étonnantes : du vert en passant par le jaune ou l’orange ! Ce sont les différentes couches sédimentaires qui génèrent ce fabuleux jeu de couleur. Le rouge, c’est l’oxyde de fer… Le jaune, c’est le souffre et le vert le sulfate de cuivre.  Les autres montagnes sont tout aussi belle même si notre point de vue nous dirige tout droit vers Vinicunca. C’est nuageux aujourd’hui… mais nous avons une couleur bonus : le blanc de la neige tombée la nuit précédente !

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C’est classe, n’est-ce pas ?

Et gros coup de chance à nouveau : les nuages ont recouvert la montagne 10 minutes après notre arrivée. Ça veut dire que 80% des gens n’ont rien vu aujourd’hui. Nous avons fait parti des 20% veinards, grâce à notre ascension «  maillot à pois rouge ! ». Il est normalement possible de redescendre par un autre chemin. En cette période de pluie, cet itinéraire est fermé. Ce n’est pas très grave en soit. La descente, avec ses paysages changeants, est tout aussi délicieuse : lacs, pâturages de lamas…

Bien qu’il faille y consacrer une journée complète, cette rando avec son point final est simplement un « Must ». Il faut y aller par un « Tour Opérator » de Cuzco. En solo, c’est loin et compliqué. En plus, ce n’est vraiment pas cher : négocié à 50 soles la journée avec petit déjeuner, guide et repas du midi inclus. Une entrée à 10 soles est à payer sur place. Pour la montée à pied, une bonne condition physique est nécessaire. Même avec la condition et/ou pour une montée à cheval totale ou partielle, mieux vaut s’être assuré avant à sa capacité à faire face à l’altitude. Les effets du mal d’altitude ne sont pas agréables !

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CUSCO ET LA VALLEE SACREE

CUSCO OU CUZCO

Cusco, ce nom raisonne souvent avec Machu Picchu. Mais si je vous dit que Cuzco signifie en Quechua « Le Nombril de la Terre », rien que ça… Ca laisse songeur. J’ai passé 15 jours dans cette région entre trekking, visite de sites archéologiques, visite de la ville et de ses alentours proches.

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La cathédrale de Cusco, de la Plaza de Arma

Cusco aurait été fondé par Manco Capac (premier empereur du Peuple Inca…) et Mama Occlo (déesse de la fertilité). C’est ensuite devenu la capitale de l’Empire Inca qui s’étendait du sud de la Colombie au milieu du Chilie environ. Cette ville a bien entendu fait les frais des conquistadors espagnols. Détruite en partie, elle a été reconstruite sur les ruines de vieux temples ou autres constructions incas. A l’origine, cette ville avait été bâtie sous la forme d’un puma, animal sacré chez les Incas (vous vous rappelez, le Machu Picchu, c’est un condor…).

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Aujourd’hui, forte de l’activité touristique, cette ville est très animée. On y trouve des restaurants en tout genre comme des cuyerias (littéralement des « cochondinderia »). On y trouve des pulls en Alapaga à 300 dollars et d’autres à 20 dollars (c’est évidemment tout sauf de l’alpaga à ce prix). Tous les touristes achètent leur bonnet péruvien et leur pull moche à tête de lama et se retrouvent sur la Plaza de Arma ! Les bâtiments de la ville sont assez étonnants. Très souvent, on retrouve les bases de l’architecture inca avec des fondations en très grosses pierres taillées minutieusement, avec ensuite le reste de la construction en type colonial. Les églises ont été construites sur d’anciens temples. A l’intérieur, les espagnols n’ont pas réussis à supprimer toute culture inca : dans la cathédrale, on y trouve un tableau de la cène avec… un cuye (cochon d’inde rôti) à la place du pain ! Sur d’autres édifices, on peut retrouver trace de condor ou de feuilles de coca.

Parmi les musées de la ville, le musée Inca est pas mal (pour le Pérou), avec des reconstitutions de momies, des crânes originaux déformés (des civilisation pré-incas se faisaient allonger le crâne en guise de distinction). Le musée Historico Regional vaut également le coup d’oeil (il est compris dans le boleto turistico). Le musée d’art moderne ne présente aucun intérêt selon moi. Tout autour de Cusco, plusieurs sites archéologiques sont très intéressants. J’ai fait la visite en prenant un tour à 20 soles, les entrées sur les sites étant elles aussi comprises dans le Boleto turistico (cf. ci-dessous). Bref, il y a moyen de se prendre pour un vrai Quechua en visitant tous ses sites !

Et Cusco, c’est aussi son marché San Pedro. J’ai l’impression qu’il s’y passe toujours quelque chose. Avant le jour de l’an, les vendeurs de slips et strings jaunes se tiraient la bourre (il paraît qu’il faut porter ça pour le passage de la nouvelle année). Le jour de l’Epiphanie, il se vend des poupées et des habits pour poupées. Celles-ci seront ensuite bénies à l’église (une par famille). Et tous les jours, à mon grand plaisir, les vendeurs de jus de fruits frais auront fait mon bonheur ! Je n’ai pas testé les Ceviches servis sur place, doutant un peu de la fraîcheur des poissons. Possibilité de se faire Entrée -Plat-Dessert à moins de deux euros !

Bref, il y a de quoi faire dans cette ville !

 

LA VALLEE SACREE DES INCAS

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A quelques kilomètres de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas s’étend sur une quarantaine de kilomètres entre Pisac et Ollantaytambo, le long du fleuve Urubamba. Ca peut être un point d’entrée sympa avant le Machu Picchu. Pour ma part, je l’ai fait après le Machu Picchu. D’Aguas Calientes, j’ai pris le train qui m’a arrêté à Ollantaytambo, ma première étape dans la Vallée Sacrée.

Ollantaytambo : j’ai été reçu dans un nouvel hostel « aux petits oignons ». Et d’ailleurs, je m’y suis senti bien, dans ce petit village. Il y a de l’âme, du charme. Idéal donc pour récupérer du petit pépin gastrique !

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On retrouve encore beaucoup de trace du vieux village inca. Les rues ont conservées leur tracée d’origine : une des rares trace de l’architecture authentique inca.

Sur les deux flancs de montagne, on retrouve des ruines assez impressionnantes. D’un côté, une forteresse s’élève au sommet de plusieurs étages de terrasses. Elle fut le siège de combats acharnés entre Incas et Espagnols, Manco Inca s’y réfugiant pour tenter de fédérer la résistance inca après la chute de Cuzco. Ces constructions avaient donc un intéret militaire mais également religieux avec le Temple du Soleil. Sur l’autre flanc de montagne, le site de Pinkullyuna offre une superbe ballade avec une belle vue sur la ville et sur le site majeur. Ces ruines sont ‘anciens entrepôts agricoles. La vallée sacrée a en effet un potentiel agronomique important ! On le verra avec d’autres lieux encore.

 

Pisac : un de mes coups de coeur de la Vallée Sacrée

Cette ville est à l’opposée d’Ollantaytambo, géographiquement. J’en ai fait ma deuxième étape en prenant un premier colectivo près du marché pour aller vers Urubamba, puis changement de bus pour Pisac. Super facile et très économique (5 soles tout au plus). Outre ses ruines, la ville de Pisac est également connue pour son marché. Comme beaucoup de marché touristiques en Amérique du Sud, on trouve la même chose d’un stand à l’autre et il s’agit souvent d’articles très bas de gamme. Bon, je n’y allais pas pour ça. La montagne qui surplombe le village est recouverte de terrasses et de ruines incas. Personnellement, je reste toujours aussi « scotché » devant ces terrasse, ou l’art d’apprivoiser la montagne pour développer des cultures. Outre cette fonction agricole, Pisac avait aussi très probablement une fonction militaire, au même titre qu’Ollantaytambo.

Autre particularité des lieux : sur la falaise en face du cillage principal, on peut observer des trous. Il s’agt en fait de tombes incas qui ont été pillées. Pour visiter le site, j’ai démarrer une rando du village jusqu’au sommet. Normalement, il y a la possibilité de  faire une boucle en redescendant par les terrasses. En cette saison des pluies, compte tenu des éboulement possibles, la descente par ce versant était interdite.  Des bus peuvent également atteindre le sommet, avec la possibilité de visiter le site assez rapidement.

Les Salineras et Moray

C’est le dernier jour dans la Vallée Sacrée, et j’ai encore bien des choses à voir ! Je vous avais dit que les alentours de Cuzco ne manquaient pas d’atouts et de curiosités.  D’ailleurs, aujourd’hui, c’est un peu le jour des curiosités.

De Pisac, je reviens sur mes pas à Urubamba. De là, je prend un colectivo pour Maras (il y en a un direct !).Et ensuite, la galère peut commencer. J’ai en effet décider de visiter les Salineras et Moray dans la journée. Il est possible d’atteindre les deux sites à pieds. Mais les deux cumulés dans la même journée, ça fait pas mal de kilomètres. Je réussis donc à négocier pour 40 soles les deux sites + retour au croisement de la route vers Cusco.

La ville de Maras est située à plus de 3000 mètres d’altitude. Ce village a semble-t-il vécu grâce à ses salines. Euh, elle est où la mer ??? Et bien, c’est grâce à une rivière saturée en chlorure de sodium que les locaux ont développée une activité qu’on a davantage l’habitude de voir en bord de mer : 3600 bassins et production annuelle de 200 tonnes de sel. Les bassins sont là encore situé sur le flanc d’une montagne : un travail de titan !

De l’autre côté, la curiosité est aussi étonnante. On a l’impression de pistes d’atterrissage pour la navette de la Soupe aux Choux, ou encore d’un stade rond avec des gradins tout autour.

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Nous sommes à Moray. Il existe plusieurs hypothèses sur la fonction de ce site mais la plus probable semble être « un laboratoire agricole ». Et ça tient la route ! En effet, l’utilisation de terrasses en rond permet de constituer des niveaux de températures et d’ensoleillement. En agronomie, on compte souvent en « somme de températures ». Il se dit que cet endroit était un laboratoire, permettant la sélection et le développement d’espèces végétales dans un petit milieu !

 

Allez, je ne détaille pas le reste de mes visites dans cette vallée sacrée et autour de Cuzco. Sachez qu’il faut avoir le Boleto turistico pour accéder à la majeure partie des sites (sauf les salineras… 10 soles). Ce billet coûte cher : 130 soles. J’en ai profité pendant 4 jours donc ça va… et si ça permet la conservation des sites… Alors pourquoi pas !

Petit conseil : si vous ne faites pas de trek pour le Machu Picchu, un circuit Vallée Sacrée à partir de Pisac, jusqu’à Ollantaytambo, puis train jusqu’à Aguas Calientes, puis Machu, me semble être pertinent sur pleins de points : acclimatation, montée en puissance des sites, gain de temps grâce à un circuit bien pensé !

 

 

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TREK DU SALKANTAY VERS LE MACHU PICCHU

Et voilà ! J’y suis… Après une nuit de bus d’Arequipa, je viens d’arriver à Cuzco… la capitale de l’Empire Inca. Ca s’est rafraîchi ici. En même temps, on est à 3400 mètres. Et Cuzco, c’est quoi ? C’est la porte d’entrée vers le Machu Picchu, le fameux ! Du coup, je pose mes affaires à l’hôtel (j’ai réservé un hôtel top… c’est mon cadeau de Noël à moi… 17 € la nuit avec petit déjeuner) et fonce vers le centre ville, où des centaines d’agences qui travaillent plus ou moins entre-elles, se tirent la bourre pour vendre le Machu et si possible le trek qui va avec.

 

LE TREK DE SALKANTAY

Ah oui, je n’ai pas envie du Machu Picchu « facile ». Du coup, je pars pour un trek. Il y a bien le Trek des Incas, hyper célèbre. Il faut le réserver longtemps à l’avance (quoi qu’à cette période de pluies, il semble possible de le dégoter quelques jours avant). Mais il coûte surtout super cher (entre 500 et 600 dollars les 4 jours) ! Je me rabats donc sur le non moins difficile trek de Salkantay. Au-delà de sa cinquantaine de kilomètres, il passe surtout par un sommet au-delà de 4600 mètres, ce qui en fait sa difficulté majeure. Autre difficulté : la météo est capricieuse en cette période de pluie, avec le risque de ne rien voir certaines journées. C’est aussi ça le trekking.

Je négocie un bon plan avec Machu Picchu Réservations (800 soles, trek + rainbow mountain + bâtons de marche + sac de couchage + Wayna Picchu + train au retour). Et c’est parti dès le sur-lendemain. Et oui, mon calcul est simple : visiter le site le 1er de l’an. Ca a de la gueule, non ?

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Le Salkantay, que je n’ai jamais vu en entier !

Jour 1 : le pire de la journée pour moi a été la première minute. Quelle idée… Il faut se réveiller à 3 heures du mat’ ! Oh p…, ça pique. Je ne saurai dire combien d’heures de bus nous avons mis pour aller au premier arrêt p’tit-déj. On ne déconne pas avec le sommeil, j’ai donc tranquillement fini ma nuit dans le bus. J’ai tout juste aperçu quelques montagnes avant l’arrêt… Ah oui ! Car après, on ne voyait plus rien. Quand je dis rien, c’est rien ! En plus, la pluie se met à tomber à torrent alors que nous allons commencer la marche du premier jour. J’ai tout prévu : pancho et sur-pantalon de pluie. Une fois l’équipement mis, je suis « mort ». Même mettre un sur-pantalon à presque 4000 mètres… ça tue ! Bon allez, c’est parti. Par chance, ça commence à se dégager. On retire les couches de vêtements… ça me gave car ça me crève plus que la marche ! La première journée est assez cool. On rejoins une lagune : « Lago Humantay ». C’est bien pentu mais en une heure et demi, nous voilà en haut. Ce lac est entouré de montagnes, de glaciers qui se jettent littéralement dans le lac.

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Photo de Sebastian, l’autrichien ayant fait le trek avec moi

C’est magnifique cette couleur turquoise, même si derrière on ne voit que partiellement la montagne. Avec les nuages, les couleurs changent. Les vallées alentours… c’est un peu comme dans le Seigneur des Anneaux. Ok, on n’a pas le super soleil, mais on a des couleurs changeantes, et du coup des paysages simplement de fou. Le guide nous fait son blabla sur Pachamama (c’est la Déese Terre, vénérée par les Incas). Au retour, première tourista pour une fille du groupe. Pas de panique, j’ai la trousse à pharmacie (Sylvie, ils t’aiment ici !). Le campement a de la gueule, déjà car il n’y a pas de tente à monter ! Et puis, même pas froid malgré les 4000 mètres ! Le lendemain, nous somme réveillés avec un thé au Coca dans la tente (pour combattre le mal d’altitude).

Jour 2 : et oui ! car aujourd’hui, nous montons… et nous montons haut ! à 4650 mètres. Les nuages sont toujours là. Les pics se sont blanchis durant la nuit. En ce qui me concerne la montée se fait sans embûche. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Sebastian, l’autrichien, regrette tout d’un coup la cigarette. Moi je dis « merci mon hypnotiseur » (d’ailleurs, ça fera un an que je ne fume plus dans 4 jours !). Un des mexicain, pourtant grand sportif (il a traversé la manche à la nage) souffre de maux de tête. Bref, je ne vais pas dire non plus que j’ai fini en courant, mais j’ai fini tranquile. A l’approche du sommet, les pas ralentissent et c’est pareil pour tout le monde !

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Je suis le plus à gauche !

Là-haut, le guide nous fera une cérémonie pour « touristes glandus qui ferment les yeux » et font des offrandes à Pachamama (on a enterré des feuilles de coca ! Normalement une offrande, c’est au moins un lama ! Tout se perd…). Et là, de nouveau, on ne voit plus rien et on ne verra plus rien jusqu’à la fin de la journée. Nous descendons quasiment 2000 mètres de dénivelé sous la bruine. Pas très agréable, avouons-le. La végétation change néanmoins. Nous passons à une végétation de forêt, quasi de jungle.

Jour 3 : là, c’est le pompom ! On prend le petit-déjeuner. Le guide vient me voir en aparté et me propose de goûter au petit-déj’ inca. Curieux, j’essaie ! C’est une liqueur à plus de 20 degrés et il vient de la préparer, elle est tiède ! Quelques minutes après, je me rends compte qu’il est complètement bourré… En soit, c’est son problème… mais nous, on ne sait pas où on va ! Il recommence avec sa Pachamama (mais je crois que Pachamama non lus ne comprend rien)… Ca ne fait plus rigoler certains qui commencent à avoir les pétoches. J’ai repérer le chemin, normalement c’est tout droit. On demande quand même au commis de cuisine de venir avec nous. Le guide, lui, est devant. Les explications sont réduites « à la portion congrue » et on ne s’en porte pas plus mal ! Il a du faire deux fois plus de kilomètres que nous. Heureusement, ce troisième jour est tranquille: nous nous arrêtons à midi à Santa Térésa où les treks 4 jours rejoignent Aguas Calientes. Nous, on finit notre journée aux sources d’eaux chaudes dans les montagnes.

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Jour 4 : deux possibilités s’offrent à nous. Descendre jusqu’à Aguas Calientes. C’est trois heures à pieds sur une route où passent les voitures et à priori avec un intérêt limité…

Bof… Sinon, c’est Zip Line et ensuite bus jusqu’à Aguas Calientes. C’est parti pour cette option. Moi, je voyais le truc comme l’accro-branche de Creac’h Gwen à Quimper. Non, du tout… le premier « vol », c’est un cable de 300 mètres à environ 300 mètres du sol. Pour la petite histoire, je m’élancerai en dernier laissant passer tous les autres pour « voir comment ils faisaient » et pour m’assurer de la solidité du cable. Bref, j’ai traversé des ponts suspendus avec des trous, retraversé le canyon la tête en bas et finis par faire le condor, le tout pas très fier (mais je n’ai pas de photos !).

Nous rejoindrons le reste du groupe pour finir la marche de la journée pour Aguas Calientes : c’est en fait le village au pied du Machu. C’est assez original car ces trois heures de marches se passent sur le bord de la voie ferrée, où nous contournons la montagne Machu Picchu. De temps, en temps, on voir passer un ces trains bleu et jaune et Peru Rail.

Nous passerons cette dernière nuit à l’hôtel pour le coup. Nous sommes le 31 décembre. Les rues se parent de jaune (c’est la couleur du nouvel an). En ce qui nous concerne, le nouvel an se passera de la manière suivante : une bouteille de rouge en apéro au goulot, un resto hyper simple avec les mojitos en digestif (il a fallu tout le repas pour les préparer…), une bouteille de « champagne » simplement immonde… et une bière. Compte tenu de l’heure du réveil du lendemain (3 heures et demi) et la journée qui nous attendait, c’était dodo pour tout le monde. Sauf… pour moi…

 

JOUR 5 : LE MACHU PICCHU

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J’ai bien choisi mon jour : Cette fois, la tourista, c’est pour bibi. Une heure du matin, deux heures, l’heure du réveil…et toujours au même endroit. Je prends les louzou (médicaments en breton), avec effet lent mais efficaces. Pas assez efficaces toutefois pour entreprendre la montée de la montagne à pieds (une demi-heure de marche puis une heure d’escaliers en continu !). Tant pis, je prendrai le bus qui coûte une blinde et m’économiserai pour la suite. Tiens dans la file du bus, y’a un gros connard qui tape l’incruste et passe devant tout le monde… C’était moi (anh !!!). J’avais pris un peu de retard le matin aux toilettes et aurais retardé tout mon groupe si je n’avais pas fait ça. J’ai quand même du expliquer ça à deux suisses, au début énervés, à la fin morts de rire de mes explications.

Bref, c’est quand même le Machu Picchu. Ou pas… Il fait un temps de m… et on ne voit rien. On rentre sur le site avec une vision à 5 mètres … super. Notre guide recommence avec ses explications sur Pachamama. Me concernant, ça va mieux mais c’est pas encore le top !

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Et pendant ses explications, le site se dégage. On commence par apercevoir les montagnes en arrières plans, puis le Yuayna Picchu (la célèbre montagne du site qu’on voit sur toutes les photos). Avec du recul, je dirais qu’on a une sacrée chance : non seulement tout s’est dégagé, mais en plus des nuages sont accrochés à droit ou à gauche, donnant amplifiant le caractère mythique du lieu.

Après avoir visité beaucoup de site maya, je dois avouer ici une certaine frustration. Ici, quasiment tout est basé sur des hypothèses, avec très peu de certitudes et pour cause :

  • le site n’a été redécouvert qu’au début du vingtième siècle, avec une absence totale d’écrits préalables
  • le site n’a été occupé que peu de temps (une centaine d’année ?)
  • et d’ailleurs, la période Inca est très courte dans le temps…

On a donc au final peu d’explications sur les lieux. L’architecture en elle-même n’est pas extraordinaires dans sa réalisation. C’est davantage les prouesses techniques ayant permis de bâtir une telle cité à un tel endroit qui bluffe totalement ! Quelle idée de faire une ville sur une montagne si hostile, d’ailleurs comment ont-ils fait avec ces pierres énormes qui constituent les édifices ?

Et de n’importe où on se place sur le site, c’est simplement grandiose. J’avais réservé l’ascension du Wayna Picchu. Je vais y aller à mon rythme, en serrant les fesses (eh eh). C’est surprenant. Avec cette météo, dès qu’on se retourne, on ne voit plus la même chose. A certain moments, on distingue quand même :

  • Le Condor
  • Einh ?
  • Oui, le Condor : le Machu Picchu a été construit sur la forme d’un Condor, animal sacré. Et on en distingue parfaitement les formes.
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Vous le distinguez le condor ?

Cette journée est simplement superbe. On y prend pleins les yeux. Vers 13 heures, une pluie torentielle commence à s’abattre. Il est temps de rentrer. La santé va  mieux ! Je ferai la descente par les marches cette fois. J’arriverai à Aguas Calientes creuvé, mais heureux… ayant sans aucun doute perdu 2 kg dans ces 24 heures. Pour le retour, j’ai pris le train jusqu’à Ollantaytambo, une des portes d’entrée de la Vallée Sacrée.

 

A refaire ?

  • je ferais le trek en 4 jours et non en 5 (4ème jour au Machu)
  • je remonterais en bus, surtout si vous avez prévu le Wayna ou la Montana
  • je ferais forcément une nuit à Aguas Calientes (même sans le trek), afin de profiter du site au lever du soleil
  • je referais un retour en train. Même si très cher, il est mythique ce petit train d’un autre temps.
  • j’arriverais ou repartirais par la vallée sacrée d’Ollantaytambo

 

Prochain article : la Vallée Sacrée des Incas